Richard Hétu

Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 14h53 | Commenter Commentaires (20)

Saisies immobilières : un accord record

Le scandale des saisies immobilières douteuses a éclaté il y a 14 mois. (Photo AP)

Le scandale des saisies immobilières douteuses a éclaté il y a 14 mois. (Photo AP)

C’est un accord record que Barack Obama a annoncé avec fierté : cinq grandes banques américaines vont payer 26 milliards de dollars pour régler les poursuites intentées par le gouvernement fédéral et 49 États dans la foulée du scandale des saisies immobilières douteuses.

Quelque deux millions de propriétaires immobiliers pourraient recevoir un soutien financier à la suite de cette entente passée avec JPMorgan Chase, Bank of America, Wells Fargo, Citigroup et Ally Bank. D’autres banques pourraient se joindre à celles-ci et hausser le montant total de l’accord.

L’aide prendra notamment la forme de paiements d’environ 2 000$ pour quelque 750 000 propriétaires ou d’une réduction des taux d’intérêts que doivent payer plusieurs autres propriétaires.

La somme d’argent que verseront les banques ne représentera qu’une fraction des coûts entraînées par les saisies immobilières douteuses. Mais, selon le président, l’accord marquera «la fin d’une ère d’excès qui a causé énormément de dégâts».

Et même si l’entente met fin à certaines poursuites au civil, Obama a réitéré sa promesse de poursuivre au pénal les prêteurs soupçonnés de fraude.

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Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Commentaires (10)

Il faut qu’on parle de Mitt…

Le choc d'une triple défaite se lisait sur le visage de Mitt Romney mardi soir. (Photo AP)

Le choc d'une triple défaite se lisait sur le visage de Mitt Romney mardi soir. (Photo AP)

La triple défaite de Mitt Romney dans les scrutins républicains de mardi continue à susciter l’inquiétude au sein d’une bonne partie de la droite américaine. Je donne trois exemples de ce qu’on peut lire aujourd’hui sous la plume de commentateurs conservateurs :

La page éditoriale du Wall Street Journal :

«Les conservateurs ne font pas confiance à M. Romney en partie parce qu’il leur a donné très peu de raisons de le faire… Il semble battre en retraite au premier signe d’un argument moral progressiste. Cela signifie qu’il jouerait défensivement contre le président Obama.»


John Podhoretz
:

«Si Romney gère mal les six prochaines semaines, il se causera un tort considérable chemin faisant vers l’investiture. Et il n’est pas impensable qu’il puisse se nuire au point où quelqu’un d’autre franchira en boitant la ligne d’arrivée avant lui.»

Thomas Sowel :

«S’il y a un message dans la montée et la chute d’un si grand nombre de candidats républicains conservateurs depuis le début de la saison électorale, c’est les électeurs républicains d’aujourd’hui qui disent : Nous ne voulons pas Romney! Nous ne voulons pas Romney!»

Après les caucus du Maine de samedi, le Michigan et l’Arizona tiendront le 28 février les prochains scrutins de la course à l’investiture républicaine. Rick Santorum, l’auteur d’un tour du chapeau mardi – il a triomphé au Minnesota, au Missouri et au Colorado -, a décidé de miser sur le Michigan, l’État natal de Romney.

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Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (67)

L’hypocrisie «répugnante» des progressistes

L'aile gauche du Parti démocrate appuie les politiques anti-terroristes de Barack Obama. (Photo AP)

L'aile gauche du Parti démocrate appuie les politiques anti-terroristes de Barack Obama. (Photo AP)

Les deux politiques anti-terroristes les plus controversées de Barack Obama – l’utilisation de drones contre Al-Qaïda au Pakistan ou dans d’autres pays et le maintien de la prison Guantanamo – jouissent d’un large appui dans la population américaine, y compris au sein de l’aile gauche du Parti démocrate, selon un nouveau sondage Washington Post/ABC News.

Pas moins de 53% des démocrates qui se disent progressistes (ou liberals, au sens américain) sont en faveur du maintien de Guantanamo, même si cette prison est devenue le symbole des politiques anti-terroristes de George W. Bush après les attentats du 11 septembre 2001, politiques que plusieurs progressistes ont dénoncées.

Et 77% des démocrates se disant progressistes appuient l’utilisation de drones contre Al-Qaïda au Pakistan ou ailleurs, et ce, même si les frappes de la CIA tuent parfois des civils et enfreignent peut-être les lois américaines et internationales. Le soutien des progressistes à l’usage de drones demeure relativement élevé dans le cas de frappes contre des citoyens américains comme l’imam radical Anouar al-Alauqi, chef de la branche yéménite d’Al-Qaïda.

Ces données ont poussé le blogueur et avocat progressiste Glenn Greenwald à dénoncer l’«hypocrisie répugnante» des progressistes dans ce billet. Sur un ton sarcastique, Greenwald écrit que le Parti démocrate devrait présenter ses «excuses sincères» à Bush, Dick Cheney et cie pour avoir adopté des politiques auxquelles ses chefs de file et ses membres se sont jadis opposés.

On peut évidemment se demander jusqu’à quel point le maintien de Guantanamo est une «politique» d’Obama plutôt qu’un échec dont il a dû s’accommoder. Mais le fait demeure que cette politique est aujourd’hui populaire auprès des progressistes américains.

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