J’écris encore sur les événements de lundi soir, dans ma chronique de demain.
Il y a un aspect qui me tarabuste au plus haut point, dans la réponse policière. Je parle ici de la police qui demande au public de lui envoyer des images des casseurs. Que des citoyens, de leur propre chef, envoient des clips et des images pris lundi soir aux flics, ok, je n’ai pas de problème avec ça.
Mais là, ça me dérange pour trois raisons.
Un, la police de Montréal demande aux gens, avec un enthousiasme déplacé, qu’on lui envoie des images des événements, comme si chaque vidéaste amateur était un délateur en puissance. C’est plus une demande, c’est une méthode d’enquête.
Deux, si j’étais un casseur, je m’assurerais donc de casser la gueule à tous ceux qui filment les événements, désormais, puisque ce sont des collaborateurs potentiels de la police.
Trois, si la police avait fait son travail convenablement, lundi soir, si elle avait dépêché suffisamment d’agents dans les rues, on n’en serait pas là, à demander à tout le monde de faire de la job de police.
Et là, à LCN, on voit des policiers aller jaser avec des commerçants du centre-ville, pour les « rassurer » et leur dire de ne pas laisser d’objets de valeur dans les vitrines. Comme si les commerçants laissaient des Macs, des Rolex et des colliers de perle en vitrine, le soir ! Ceux qui laissent des objets dans leurs vitrines laissent des cossins sans grande valeur, comme des espadrilles ou des t-shirts. Justement pour ne pas se faire voler. Ils n’ont pas besoin du SPVM pour leur dire ça.
Je vis dans la possible illusion que les policiers veulent arrêter des bandits, des crottés, des fraudeurs, des voleurs, etc. Je ne peux pas croire que les agents à qui on demande de faire ainsi du « communautaire », dans le cadre d’une opération de damage control organisée par leurs patrons, sont contents. Je ne peux pas y croire. Pincez-moi, quelqu’un.
























wfaf
23 Avril 2008
16h36
Montréal creuse sa tombe: plus ça va, avec ses rues sales, ses nids de poule, ses parcomètres gloutons jusqu’à 21h, ses itinérants à chaque coin de rue, voilà que ça devient une ville risquée, dangereuse (?): à quand la prochaine casse avec la police qui fait du socio-communautaire avec les vandales ???
scotch
23 Avril 2008
16h50
Perso, je ne veux plus rien rajouter sur l’incompétence du service de police de Montréal. J’ai fait deux plaintes à la commission de la déontologie policière malgré l’intimidation d’un superviseur dans un poste de quartier qui m’a souhaité avec toute sa condescendance et son arrogance: “Bonne chance”. Cette commission de la déontologie policière était une farce monumentale.
J’espère que Guy Lafleur va gagner sa cause contre le service de police de Montréal mais c encore les contribuables qui vont payer pour leurs erreurs. Même chose avec la famille qui poursuit le service de police de Québec pour la mort d’un jeune homme à la suite d’une décharge de taser gun. Il faudrait peut-être que quelqu’un commence à les responsabiliser ou à mieux les former.
marie.de.montreal
23 Avril 2008
16h51
Ta 2e raison est excellente. Ne vous avisez pas personne de filmer la prochaine fois que vous êtes témoin d’un truc répréhensible parce que vous vous en sortirez des dents et le portable en moins.
Il y a quelques années, je filmais aux tam-tams du Mont-Royal. Il ne se passait rien de répréhensible, je ne faisais que filmer les jammeurs. Faut dire que j’avais été une adepte de la danse sur le Mont-Royal durant 13 ans, tous les dimanches de beau temps. Comme j’avais quitté ces lieux depuis 3 ou 4 ans, quand j’y suis retournée j’ai voulu filmer… My God! Les nouveaux ne me connaissaient pas et se sentaient menacés par la caméra. Au bout de moins d’une minute, on est venu m’avertir assez cavalièrement de cesser de filmer sur le champ. Il y a toutes sortes de raisons pour lesquelles les gens ne veulent pas être filmés. Avis aux cinéastes amateurs.
rogiroux
23 Avril 2008
16h52
Dénoncer un acte criminel n’est pas de la délation puisque celui qui dénonce n’en tire pas profit sinon d’avoir fait son devoir de citoyen. Imaginez que les gens se mettent à dénoncer les gens qu’ils auraient reconnus sur les photos d’une émeute … Les Ti-pits y penseraient à deux fois avant de s’amuser à détruire juste pour le plaisir.
Pour une fois que les caméras video sur les cells. serviraient à autre chose que filmer des conneries et serviraient plutôt à freiner l’ardeur des casseurs qui devraient en plus de casser la baraque s’assurer que personne dans la foule n’enregistre la preuve de leur méfait.
Vous aurez beau mettre des milliers de policiers dans les rues, vous ne réussirez jamais à arrêter totalement les casseurs à moins que la majorité des citoyens s’implique et utilise les nouveaux moyens dont elle dispose.
civisme
23 Avril 2008
16h54
Quand je vois des casseurs qui brulent des voitures, qui pillent des commerces,
je veux bien devenir un collaborateur des policiers
je veux bien devenir délateur pour appuyer NOTRE POLICE
je veux bien agir en bon citoyen en étant du côté de notre police et non du côté des casseurs., voyous, ect………chacun choisit son camp.
Unspoken_Request
23 Avril 2008
16h57
Pour arrêter ceux qui enfreignent la loi, ça prend très souvent des témoins…
La recherche de témoins est une méthode d’enquête classique.
D’un point de vue strictement d’enquête policière, quelle est réellement la différence entre prendre un vidéo ou bien avoir un témoin capable d’identifier le malfaiteur?
Donc, oui, demander aux gens ayant des vidéos de se manifester est devenus, dans le monde technologique d’aujourd’hui, une méthode d’enquête et, tant que ça ne brime pas la vie privée des gens, je n’ai pas bcp de problème avec ça.
Vous souvenez-vous comment les policiers ont lancés appel par dessus appel auprès de la population pour avoir des infos sur l’enlèvement de Cédrika Provencher?
Si quelqu’un était arrivé avec un video ou un indice majeur permettant de retrouver la petite, qui aurait chialer contre le caractère délateur du gars? Personne.
Ça peut paraître incongru comme comparaison, mais il faut comprendre que pour le système de justice, un crime est un crime. Donc, toute les méthodes d’enquête légales permettant de coincer les criminels sont bonne.
Sur le fait qu’un gars en filmant un autre en train d’incendier une voiture de police risque de se faire péter la gueule: disons que c’est le risque que coure toute personne qui est témoin d’un crime.
Tout témoin oculaire est un collaborateur potentiel de la police.
Votre problème M. Lagacé, c’est que vous ne considérez pas ces gestes comme des crimes, mais uniquement comme des petits méfaits. Ça vous pousse à considérer les gens qui donne leur video comme des “stooleurs”, des délateurs (ce qui est mal vu par la société.
Si vous considériez ces actes comme des crimes plus graves (incendie criminel, vol, meurtre, viol), vous n’auriez aucun problème à ce que la police se servent de video pour coincer les malfaiteurs.
De mon point de vue, on est loin du petit vandalisme ici. Ce n’est pas un grafiti sur un édifice dont on parle.
Personnellement, je ne dénoncerais probablement jamais un jeune qui fait un grafiti sur un édifice.
Par contre, je n’aurais aucun problème à dénoncer le même jeune s’il mettait le feu à des voitures.
Unspoken_Request
23 Avril 2008
16h59
J’ajouterai qu’il est normal de ne pas vouloir se faire filmer sans permission.
hdufort
23 Avril 2008
16h59
Ça s’appelle une enquête, et ça consiste à trouver des témoins et à leur demander leur version des faits. S’il y a des enregistrements, tant mieux, ça fait progresser l’enquête encore plus rapidement.
Si l’enjeu était de retracer le kidnappeur de Cédrika Provencher, par exemple, je suis certain qu’on ne se poserait pas tant que question et qu’on enverrait nos clips vidéo.
Il y a eu un crime, et il y a enquête. Et on n’a pas tordu le bras du bon citoyen. Tout est rigoureusement normal, ici.
scotch
23 Avril 2008
17h00
Mieux encore que pensez-vous de la liberté de presse? Le service de police a perquisitionné avec mandat Le journal de Montréal et un autre média pour mettre la main aux vidéos. À quand un État policier?
nimzo
23 Avril 2008
17h04
La délation est répréhensble si c’est pour dénoncer des idées dérangeantes ou des opinions qui contestent le système. Il faut dire non à la délation du “délit d’opinion”.
Mais là faut pas charrier. Un casseur ne fait pas du délit d’opinion. Il fait du vandalisme, point. Pourquoi aurait-il droit au silence complice du public ?
Si une caméra de surveillance filme un type qui vandalise ta propriété Vas-tu, par peur de délation, refuser d’apporter cette preuve à la police ?
Il peut être honorable de refuser de dénoncer des délits d’opinions mais certainement pas les actes de vandalisme ou de violence contre la personne.
gb
bob_fish
23 Avril 2008
17h06
Un article de cyberpresse commence de cette façon :
«Le nombre important de gens munis de téléphones cellulaires qui prenaient des photos et des vidéos lors de l’après match du Canadien, lundi, a joué comme autant de bougies d’allumage. De se sentir filmés a causé une excitation chez certains et les a amenés à s’adonner à des divers débordements.»
Quelle conclusion doit-on tirer?
pieled
23 Avril 2008
17h19
De quel côté êtes-vous M.Lagacé. Vous faites parti de ces personnes qui font de leur “police-bashing”, leur sport national. Selon vous, la police devrait toujours être “parfaite” en toutes circonstances, prévues ou non. En tant que citoyen honnête et payeur de taxes, je désire qu’il y ait de l’ordre dans la société dans laquelle je vis et c’est par la police que doit être imposé cet ordre s’il y a lieu. Et si vous vous mettez à critiquer cette police, vous encouragez indubitablement les tatas qui aiment se défouler sur l’ordre établi. Et qui paie pour ça, vous et moi. Je ne suis pas un fan de hockey, mais si je l’étais comme vous, je serais frustré de voir des épais venir perturber mes réjouissances honnêtes et je tomberais à bras raccourcis sur ces frustrés débiles au lieu de chercher des poux à la police.
catalinavite
23 Avril 2008
17h20
Cette séquence-là me rappelle le quatrième film de la série de la Planète des Singes… de vrais chimpanzés… ou des gorilles… se dandinant autour des flammes en grognant… faire un enfant et le voir pousser pendant 16, 18, 20 ans, pour arriver ça… le principal problème, c’est pas la police…
brutus033
23 Avril 2008
17h23
Heureusement, la technologie nous permet de dénoncer un méfait avec la preuve à l’appuie. Si cela devient un outil pour faire respecter l’autorité, go for it! La police ne peut plus faire respecter l’ordre parce que la loi protège les crotés. Cela a pour conséquence qu’ils “travaillent” moins fort dans ces circonstances puisque les peines qui suivront seront ridicules. Simple relation de cause à effet.
Patrick Lagacé
23 Avril 2008
17h54
@ Pieled : mon cher pieled, j’ai défendu et encensé la police depuis que je suis columnist, ici et au JdeM. J’ai défendu la police quand des islamistes l’ont taxée de racisme, après un incident impliquant un musulman. J’ai vanté l’organisation et la bravoure des policiers pendant Dawson. J’ai raillé un tata qui s’étonnait d’avoir reçu une balle dans le derrière, après avoir agressé deux policières.
Donc, M. Pieled, avant de lancer des accusations et de dire n’importe quelle niaiserie, vous devriez vous renseigner.
@ Tout le monde : un sage a dit qu’un État policier, ce n’est pas la police partout. Ce sont des délateurs partout. Dans ce cas, je m’étonne que vous ne soyez pas insulté de voir les patrons de la police bousiller la planification du plan policier de lundi soir et demander à la population de réparer les pots cassés, après.
@ hdufort : bien sûr, que s’il s’agissait de Cédrika, ce serait différent, ne serait-ce que parce que la police n’aurait aucun autre moyen d’épingler le suspect que via un hypothétique clip filmé par un citoyen. Mais je vous soumets respectueusement qu’il y a une différence énorme entre des chars de police incendiés (événements facilités par l’incurie des patrons de la police) et l’enlèvement d’un enfant. Alors ne mêlons pas les pommes et les kiddnappeurs.
marie-madelaine
23 Avril 2008
18h02
Est-ce vraiment de la délation? Ne serais-ce pas plutot le devoir de chaque citoyen de rapporter le vandalisme,et les méfaits publics ? que cela soit après une bonne game de hockey ou simplement dans la nuit, le vandalisme reste du vandalisme, si on voit quelqu’un qui met le feu ,qui brise volontairement des autos,c’est du vandalisme, et c’est notre devoir de citoyen responsable d’avertir la police,sinon, c’est l’anarchie qui s’installe dans la ville,une petite gang décide faire chier les policiers qui font leur travail, ,la meme gang s’en prend aux pompiers qui doivent protéger les biens publics , et il y en a qui se demandent qui est à blamer,les spectateurs sont aussi impliqués que les participants, et iul faut avertir les gens ,que s’ils font du grabuge ils vont etre sous arret,pas de pitié pour les vandales .
nimzo
23 Avril 2008
18h17
“@ Tout le monde : un sage a dit qu’un État policier, ce n’est pas la police partout. Ce sont des délateurs partout.” [Patrick Lagacé]
=====
Faut pas charrier. Bien sür que donner des renseignements sur ce que “pensent” nos voisins des autorités c’était le sport préféré de plusieurs salauds sous les régimes communistes.
Ça na rien à vois avec dénoncer des actes de violence et de criminalité spis un système démocratique.
gb
patz
23 Avril 2008
18h29
Moi j’aimerais bien voir le raport de police de l’accident. Avec la liste des suspects identifiés par les agents. Du style
“Suspect #23 Homme de taille moyenne, cheveux chatains, portait un chandail du Canadien.”
“Suspect #43 Homme de taille moyenne, cheveux chatains, portait un chandail du Canadien.”
“Suspect #54 Homme de taille moyenne, cheveux chatains clair, portait un chandail du Canadien.”
etc…
“si lors de la prochaine partie vous appercevez un suspect communiquez avec le SPVM ?” :)
sammi
23 Avril 2008
18h29
@ Patrick Lagacé
Et si le monde de Montréal savait en général vivre, la police n’aurait pas besoin d’être omniprésente après une victoire du CH. C’est quoi l’idée de tout casser je vous le demande?
mozart999
23 Avril 2008
18h32
@M Lagacé
Il est tout a votre honneur de critiquer l’état de délation, je suis contre les délateurs contre les corbeaux et colporteurs de nouvelles, toutefois, il ne s’agit pas là de délation, mais de témoignages de délits et crimes.
J’en ai assez moi aussi de voir la police faire de l’assistance a criminels en danger, j’ai été agressé dans le magasin ou je travaillais et j’ai du me défendre nos amis policiers sont arrivés 3 heures plus tard, pour me dire l ‘essentiel c’est qu’il y’a pas eu de casse.
toutefois, je suis pour une police forte et protégée, des lois qui font en sorte que les voitures de flics ne soient pas brulées impunément par des imbéciles qui se croient tout permis parce que soit disant ils ont un malaise social sans aucune revendication légitime. ce genre de cas se soigne a coups de matraques sur le dos.
martine_h
23 Avril 2008
18h36
Une trop grandement implication du citoyen risque de rendre davantage le corps policier inactif.
Cela peut également faire en sorte que certains individus chercheront à intervenir (ou à se prendre pour des journalistes) au moindre événements regrettables impliquant la foule ou des jeunes en mal de défoulement, rendant ainsi le chaos encore plus cahotique….
almadore
23 Avril 2008
18h58
La société d’aujourd’hui, nous offre, d’un coté, le monde des sensations fortes, de l’autre, sa morale, qui “admet” tout. Après cela, comment énoncer les choses qu’on ne doit pas faire? Comment accuser les manifestants de briser des vitres? Comment défendre certaines choses quand tout est permis? Société explosive. Chaos, en effet.
Unspoken_Request
23 Avril 2008
19h00
M. Lagacé
Si vous dénonciez les mandats de perquisition contre Radio-Can et autre médias, je serais d’accord avec vous.
“Alors ne mêlons pas les pommes et les kiddnappeurs.”
Je vous l’ai dit plus haut, mais il semble que vous m’ignoriez (sinon votre réponse à hdufort qui soulève les mêmes points que moi aurait été différente), pour le système de justice, un crime est un crime.
Incendier une voiture est un incendie criminel. C’est un crime grave.
Je me répète, votre erreur est que vous considérez ces actes comme des petits méfaits de bas étages alors qu’il y a des crimes sérieux là-dedans.
Si vous acceptiez le fait qu’il y a des crimes sérieux qui ont été commis, vous ne parleriez pas de délateurs mais de TÉMOINS qui font leur devoir de citoyen pour coincer des criminels.
Sur la notion d’État policier: il est ridicule de dire que tout ce que ça prend pour avoir un État policier, c’est des délateurs.
Un État policier implique nécessairement des lois et une constitution qui briment les droits des citoyens pour en donner à la police
DONC, tant que ces vidéos n’atteignent pas au droit à la vie privée (ou aux autres droits de la personne), on ne peut pas en toute logique parler d’État policier pour le cas présent.
Voulez-vous de vrai exemple d’État policier ? En voici: faciliter outrageusement les méthodes enquêtes (bien appréciées de tous, la loi anti-gang a ce potentiel), mandats pour écoute électronique trop facile à obtenir, CERTIFICAT DE SÉCURITÉ, mandat de perquisition chez des journalistes (plusieurs cas au Canada de ça), PATRIOT ACT, pousser des gens à commettre des actes criminels pour mieux les pincer, lois sur les mesures de guerre, caméras de surveillances partout dans les rues du centre-ville…
Vous devriez vous renseigner davantage sur les questions de droits de la personne. Vous seriez alors mieux habilité à dénoncer les vrais dérives sécuritaire dans nos démocratie. Bref, vous vous trompez de cibles.
mitchyul
23 Avril 2008
19h08
Le but de tout acte semblable est de communiqué un mécontentement. Quand il y a une protestation souvent c’est dans le calme mais quand les medias arrivent le show commence. Ces gens cherche l’attention ils aiment ca, les medias sont leur outils de communication pour passer le message.
Aucun corps policier n’est parfait et c’est Montréal. On est permissif, peu contrôlé comme à Toronto ou une grande ville américaine par exemple. Personne aura pu prévoir un tel événement si non, tous les journalistes aura été prêt pour transmettre le tout, et vous tomber dans leur piège. Je suis complètement d’accord avec les agissements de policier et même d’accord avec les perquisitions ont été menées chez les médias. J’aime ma ville, sa culture, son côté permissif et des événements comme celle de lundi vont seulement augmenter le vouloir de Big Brother de nous surveiller et nous contrôlé.
Alors oui on est tous des délateurs pour le bien de tous.
djieff
23 Avril 2008
19h12
Pas chaud chaud à l’idée de devenir délateur.
Pour ce qui est de la police « qui n’a pas fait son travail », combien d’entre vous pensaient vraiment qu’il y allait avoir de la casse? Il n’y avait aucun précédant qui permettant de penser que ça allait être le cas. C’est facile de «second-guesser» avec plein de si… Par exemple : Et si les médias, le jour ou la veille du match, n’avaient pas fait de reportages ou de papiers sur la présence policère autour du Centre Bell ou sur les émeutes de 93, y aurait-il eu tout ce grabuge? Alors, l’oeuf ou la poule?
davidgagnon
23 Avril 2008
19h18
Donc si on est témoin d’un crime et qu’on rapporte l’évennement à la police on contribue à créer un état policiers ?
Donc un état policiers c’est un état où les citoyens font librement et volontairement leur devoir pour assurer la sécurité et l’ordre public.
Yé bien…
Les types qui ont rendu public le scandale des commandites doivent rougir de honte en ce moment: ils ont participer à la création d’un état policier.
Mais faire de la délation à un journaliste, c’est aussi l’état policier ? On dirait que des gens veulent avoir le monopole sur les “whistleblowers”…
yoda_monroe
23 Avril 2008
19h29
J’en ai marre.
Est-ce qu’un jour on se rendra compte que pour quelques petites merdes qui tentent de profiter de la situation, on emmerde des milliers de gens qui sont capables de célébrer sans foutre le bordel?
Quand je vois un imbécile sautant sur une voiture avec son foulard au visage, je comprend les corps policiers de faire appel au public.
Ceci étant, le manque ou l’absence de préparation des forces de l’ordre est incompréhensible…
walt68
23 Avril 2008
19h30
@M. Lagacé, il faudrait que vous fassiez attention… Vous n’avez pas vu ceux qui ont fourni des photos aux policiers… Il y en avaient peut être des pas mal plus fort que vous… Je crois que l’aide fournie aux policiers peut rappeler le système communiste de l’Europe de l’est où tous et chacun surveillaient son prochain au profit du Big Brother.
En fin, il serait intéressant d’entendre des points de vue de quelques néo-canadiens ayant habité dans l’Europe communiste du KGB, de la Stasi ou de la Securitate. Tant qu’à y être, il serait bien de lire ou d’entendre des témoignages d’ Haïtiens ayant connu le Régime des Tontons Macoutes.
nimzo
23 Avril 2008
19h31
J’ai bien peur que le chroniqueur utilise une définition plutôt “personnelle” du terme délateur. :)
Définitions tirées au hasard de quelques dicos:
Délation : dénonciation intéressée, méprisable, inspirée par la vengeance, la jalousie ou la cupidité. [Grand Usuel Larousse]
Délation : dénonciation intéressée et méprisable, [Larousse de poche.]
Délation : Dénonciation inspirée par des motifs méprisables. (trahir, vendre). [Le Petit Robert]
Bref comme il n’y a pas de motifs méprisable ou intéressé le terme délateur est grandement charrié.
gb
pierrelemieux
23 Avril 2008
19h31
La délation a pris sa connotation négative dans les régimes totalitaires etb répressifs. Être délateur sous la France occupée par l’Allemagne nazie , c’était mal pour une multitudes de raisons humanitaires, politiques et sociales et on le comprend.
Dans le contexte d’une bande de crottés marginaux qui occupent la place publique et brime les droits civiques de la majorité d’avoir une place publique tranquille et qui sapent les biens payés par les contribuables (un “char de police” demeure un bien payé avec des taxes et c’est pas donné), je suis tout à l’aise devant une appel à la délation.
L’idée qu’on ne peut jamais dénoncer à la police pour ne pas être délateur relève d’une morale certainement encouragée par le monde criminel, mais il devrait être modulé dans le contexte des comportements publics que la majorité attend de ses concitoyens. Au mieux, c’est une morale de cours d’école où, justement, les p’tites bolles ont tous peur de se faire “péter la ‘yeule” par le gros con qui traine le long de la clôture frost.
berge33
23 Avril 2008
19h45
La dernière fois que j’ai vérifié, un citoyen n’a pas que des droits mais aussi des responsabilités. Me semble que rapporter ce genre de délits tombe facilement dans la catégorie des responsabilités. Comme si la police pouvait facilement arrêter une poignée de voyous parmi une foule nombreuse..
Impressionnisme
23 Avril 2008
19h48
Normal qu’on tente d’éviter la casse la prochaine fois et de l’éliminer complètement. Ce que la police recherche, ce sont des témoins.
J’aimerais juste avec le mot ‘délateurs’ employé ici - vous demander à vous tous comment vous vous seriez sentis, enfant ou ado, que la gestapo rapplique chez-vous à cause justement d’une délation et parce que votre famille est dans la résistance ou qu’elle est juive … quelle saloperie !!! moi le mot délation, c’est dans ce sens que je le vois …
Et vous ?
walt68
23 Avril 2008
19h49
@Rogiroux, faux, dans les Régimes communistes, fachiste, islamiste ou celui de l’Apartheid ; les casseurs se font littéralement brisés… mais toutes les dictatures finissent par s’écrouler, car lorsque les individus préfèrent mourir plutôt que de subir…
Quand à nous, au Québec, nos forces policières auraient pu écraser et même tuer ces idiots, par contre on ne batit pas une société en tuant ses jeunes.Il faut comprendre que ceux qui sont comme eux, sont frustrés, castrés et sûrement désoeuvrés, car les beaux jeunes, ambitieux, travaillant et forts ne risquent pas leurs avenirs par stupidité.
frigonan
23 Avril 2008
20h06
On a vraiement pas idée du bien que l’on peut faire aux gens dans le besoin avec le prix de 16 voitures de police, le coût de rechercher ces crapules, le coût de les traduires en justice (sans doute aux frais du contribuable) et de les réformer !
Pour les retrouvés la police n’a qu’a aller au prochain sommet économique mondial, ils y seront !
ouaip
23 Avril 2008
20h16
Je suis en partie d’accord avec l’approche de la police en ce qui a trait a la délation cela va avoir un effet dissuasif certain.
Je me rappele étant enfants et adolescent dans les anées 70 et 80 on osaient beacoup moins faire des mauvais coups car on se faisait avertir ou carrement reprimander par un voisins ou un simple passant.
De nos jours on est plus brave car on sait que rien va nous arriver car personne ne reagit. Combien de fois j’ai vu des actes réprehensible en public et personne n’a oser intervenir.
Surement que si on commet des actes nusible et que l’on risque d’est dénoncé et puni on va y penser a deux fois avant d’agir.
Les plus brave vont quand meme faire des conneries mais les suiveux vont surement ne pas suivre.
Par contre cela me fait peur en même temps c’est l’avenement de big brothers a la puissance 10. Tout le monde peut nous surveiller avec les foutu telephone camera et l’on peut se retrouver sur Youtube pas toujours sous notre meilleur jour. Essayer d’effacer cela sur internet de la diffamation sur notre personne c’est tres difficile.
En observant la politique americaine surtout durant la recente campagne primaire americaine, je peut constater que les candidats democrates et republicain peut importe ce qu’ils on put faire ou dire dans le passé ou le présent peut se retourner contre eux a tout moment surtout avec l’internet et youtube alias bigbrother.On a pas la droit a l’erreur.
En cela je rejoint patrick lagacé , j’ai peur de la perte de notre vie personnel. D’etre constament surveillé a tout moment.
verret
23 Avril 2008
20h21
Parlant de pommes et d’oranges, ne tombons pas dans les martinismes faciles . Si on torturait des citoyens pour leur faire cracher les noms de leurs parents ou amis qui ne recyclent pas ou qui ne vont pas à la messe, alors là, ce ne serait ni très gentil ni très rassurant pour l’avenir de nos droits.
Dans ce cas précis, on invite des témoins impossibles à identifier autrement à assister les policiers pour coincer des vandales dangereux (oui, dangereux - intimider des automobilistes captifs et foutre le feu, on sait ou ça commence mais pas vraiment ou ça finit).
On peut donc légitimement supposer que l’empathie citoyenne penchera plus du côté des services publics et des innocents spoliés que du côté des casseurs, et c’est ma foi plutôt sain. On pousse les gens en possession de preuves potentielles du côté où ils penchent déjà, sans menacer de s’en prendre à leurs proches ou à leurs biens s’ils ne coopèrent pas.
Bien d’accord par contre que ça n’excuse pas le cafouillage initial (plutôt prévisible dans la mesure où les plans d’urgence et la gestion de crise semblent systématiquement en retard d’une décennie ou deux), mais les hoquets stratégiques et logistiques de lundi ne changent en rien la nécessité de coincer les coupables après coup.
Pour ce qui est de l’intervention psychosociale des policiers auprès des commerçants, là, on sombre en effet allégrement dans le ridicule.
Sprypilot
23 Avril 2008
20h30
Est-ce qu’on voit ça seulement à Mtl, une émeute et personne n’a rien gagné. Les Giants de New-York ont gagé le SuperBowl et c’était pas comme ça. Il y a un gros malaise qulque part.
poirim
23 Avril 2008
20h37
Hey Réveille un peu…
Je suis abasourdit de voir des supposé adultes se laver les mains de gestent completement inacceptables et de mettre la faute toujours sur les autres.
Au lieu de railler tu devrait faire quelque chose de sérieux et de responsable et faire ta part pour que notre société(notre société)donc c’est chacun de nous qui doit participer…… ah les grandes gueles qui ne font que cacasser…
Michel Poirier Montreal
refus.global
23 Avril 2008
20h44
@ mozart999
“des lois qui font en sorte que les voitures de flics ne soient pas brulées impunément par des imbéciles qui se croient tout permis”
Hum! C’est déjà interdit, et ça arrive quand même…On appelle ça un “méfait public”, il me semble, et c’est déjà prévu au Code criminel, si je me rappelle mes cours d’introduction au droit…
@ Patrick Lagacé / tous
Que la police “sollicite” la contribution des citoyens sur une base volontaire, je n’ai rien contre. C’est comme si elle sollicitait des témoignages après un délit de fuite. C’est fréquent et c’est acceptable. Personne n’est obligé de courir au poste de police pour y télécharger le contenu vidéo de son tél cellulaire. âmes trop sensibles, s’abstenir.
Que la direction de la police ait manqué son coup et mal planifié, ça saute aux yeux. Mais individuellement, les policiers ont sans doute fait ce qu’ils pouvaient, compte tenu des moyens et effectifs dont ils disposaient. C’était pas l’escouade tactique. C’était la police de quartier! Quel manque de vision, bordel! La première série remportée par les Canadiens de Montréal après des années de disette? C’était écrit dans le ciel que ça pouvait arriver! Ils n’ont personne pour PENSER et PRÉVOIR, à la police?
Là où je suis absolument pas d’accord, c’est quand la police de MONTRÉAL obtient d’un juge de VAL D’OR, au milieu de la nuit, un mandat de perquisitionner chez les médias à MONTRÉAL. Pourquoi ils ont appelé à VAL d’OR? Il n’y a pas de juges à Montréal? Ou serait-ce plutôt parce que les juges de Montréal ont tous répondu “Pas question”?
En attendant, le juge Boilard va étudier la question et j’espère qu’il va annuler la décision du juge Barbesse (?) de Val d’Or.
Si la police veut des images, qu’elle amène ses caméramen et qu’elle les protège. Ce n’est pas aux médias d’assumer ce risque POUR la police. S’ils veulent l’assumer dans le cadre de leur job, c’est une autre affaire.
M. Lagacé, je ne comprends pas cet argument que vous apportez:
“Deux, si j’étais un casseur, je m’assurerais donc de casser la gueule à tous ceux qui filment les événements, désormais, puisque ce sont des collaborateurs potentiels de la police. ”
Un casseur peut-il être assez naïf pour penser qu’aucun de ceux qui les filment avec leur téléphone n’ira fournir d’images sur une base volontaire? Que la police “sollicite” ou non cette collaboration, le danger pour le casseur ne change pas. Il existe déjà.
Filmer avec son cellulaire, à 50 pieds de distance, avec la toute petite ouverture focale de la minuscule lentille et la capacité réduite à un mégapixel (2? 3? Ça ne changera rien), je doute que ça puisse permettre des images susceptibles d’amener une condamnation au delà de tout doute raisonnable.
puravida
23 Avril 2008
20h47
Je m’interroge…Les policiers sont-ils en mesure de réagir de façon efficace lorsqu’une situation imprévue survient? Si c’est ça, restons bien tranquille chez-nous car le pire pourrait arriver.
Maintenant, que des gens aident la police à épingler “les p’titts drôles sans génie” qui profitent de la vague pour voler et faire du grabuge, je n’ai rien contre ça. Je serais bien heureuse qu’une personne capte un événement qui pourrait mettre un peu de lumière sur une agression, vol ou méfait commis dans mon entourage.
sherbrookoise
23 Avril 2008
20h49
La casse de mardi concernait des biens matériels.
Si les mêmes individus avaient pris à partie d’autres citoyens malencontreusement présents sur les lieux, les avaient battus, massacrés, est-ce cela aurait été de la délation que de les dénoncer ?
Sans se prendre pour la police ou un journaliste, un simple citoyen ne se doit-il pas de dénoncer des abus de toutes natures, quand il en est témoin ? Ou doit-on passer à côté d’un corps ensanglanté sans réagir ? En se disant que ce n’est pas de notre affaire.
À mon humble avis, dénoncer des abus s’apparenterait plutôt à du civisme qu’à de la délation.
walt68
23 Avril 2008
21h13
@ouaip, où vous viviez dans les années 70 ? Sur la lune ? Quant à moi, j’ai vécu dans un coin mal famé de Montréal et dites-vous que la violence faisait partie du quotidien. Rappelez-vous de la grève des policiers qui avait laisser le champ libre aux criminels pour voler les banques et les dépanneurs. Rappelez-vous aussi de la grève des pompiers où les pyromanes, tout feu tout flamme, sacraient le feu un peu partout. En 76, j’avais 8 ans et je me rappelle que cette année là nous avions été victime d’un cambriolage, le dépanneur à côté avait été victime d’un hold up, j’ai vu aussi une femme défigurée (vivante ou morte ?) se faire transporter dans une ambulance. À cette époque, j’avais déjà conscience qu’il y avait des prédateurs sexuels qui rodaient, tels des vautours, dans les entours… etc. Donc, regardez de plus près et vous vous aperceverez que les 70’s n’étaient pas le royaume de Dysney…
denis9332
23 Avril 2008
21h16
Avec votre vision, un délinquant X peut détruire vos biens en toute impunité malgré la présence de témoins. J’aimerais bien voir votre réaction face à un témoin étant capable d’identifier le suspect. Refuseriez-vous son aide ??? Oubliez un peu les droits et essayez de réfléchir aux obligations des individus. Les droits c’est bien beau mais n’oubliez pas que la liberté peut être brimé par des droits… Est-ce que le droit au vandalisme est plus important que la paix sociale ???
kesterpo
23 Avril 2008
21h23
Le concept de la sécurité dans une démocratie et l’emploi des services policiers pour protéger les citoyens a été établi il y a plus d’un siècle par Sir Robert Peel (le père de la police moderne). M. Peel indique que pour qu’une société démocratique fonctionne et que la sécurité de ses citoyens soit respectée, chaque membre de cette société a une responsabilité de s’assurer que les lois soient respectées. Afin d’assister les citoyens à maintenir cet ordre et sécurité, M. Peel a établi la première police professionnelle qui était payé pour effectuer ces mêmes tâches à temps plein et sous l’égide d’un palier gouvernemental avec des règles préétablis. L’institution de cette police n’a jamais été d’enlever aux citoyens leurs responsabilités de maintenir l’ordre et de s’assurer de prendre action lorsque nécessaire. Ceci veut dire évidemment d’aider une personne qui se fait attaquer, de ne pas simplement passé à côté d’une personne qui fait du dommage à la propriété d’autrui et de, dans le contexte du monde présent, de soumettre des preuves aux services de police afin que les personnes responsables soient soumis à notre système de justice.
Malheureusement, il y a de plus en plus de gens qui on décidé de ne prendre aucune responsabilité et de simplement passer à côté d’événements criminels se disant que ce n’est pas leur responsabilité, c’est à la police de s’en occuper. Il y a plein d’exemple de cela, des voies de faits sur de personnes avec les gens qui marche à côté sans ne rien faire ou des vols, incendies criminels et autres sur la rue Ste-Catherine. Ce n’est pas ma responsabilité si la police ne fait pas sa job… Belle attitude.
Il y a également beaucoup d’exemple où des communautés ont réduit la criminalité parce que ses membres ont décidés d’agir plutôt que de fermer les yeux. Ils ont décidé de dire non, pas chez nous, pas dans ma cour. Nous avons tous une responsabilité d’agir. Ce que je n’aime pas de votre rubrique, M. Lagacé, est que vous prônez cette attitude de ce n’est pas à moi de faire quelque chose… ce n’est pas de ma faute si la police ne fait pas sa job. Vous avez tord et vous ne faite que donner raison au gens qui ne font rien, au gens qui décide que ce n’est pas leur job. Il y en avait plusieurs sur la rue Ste-Catherine. Personnellement, je dis bravo aux gens qui ont décidé de s’impliquer et de faire la différence. Je dis bravo au SPVM d’utiliser toutes les ressources à leur disposition pour faire leur travail. Et je vous dis que vous avez tord de dire que c’est correct de ne rien faire et de ne pas s’impliquer.
Les policiers n’ont pas fait un travail parfait ce soir la. Il n’y en a pas de travail parfait, il n’y a pas assez de policier pour faire un travail parfait et vous n’aimeriez pas la facture que les citoyens de Montréal devrait payer pour avoir une couverture parfaite… si cela arrivait, je suis certain que vous appelleriez ça un état policier n’est-ce pas.
J’ai une question pour vous M. Lagacé. En tant que journaliste, que feriez vous si vous aviez votre appareil caméra et vous étiez témoin d’un crime. Est-ce vous aideriez la personne en détresse où est-ce vous prendriez des photos pour mettre dans votre journal. Suite à vos commentaires, j’ai l’impression que vous iriez directement à votre appareil photo. Vous feriez votre travail de journaliste… bravo… mais vous n’auriez pas fait votre travail de citoyen.
Personnellement, je n’ais aucun problème avec les gens qui aident les policiers à trouver les criminels qui ont mis le feu à des véhicules, qui ont endommagés la propriété d’autrui et qui ont commis des vols. En fait, je leur dis bravo !
verret
23 Avril 2008
21h26
@sherbrookoise
Vous avez admirablement résumé la situation à mon sens:
civisme n’égale pas délation.
Tout est dit.
Il ne s’agit pas ici de dénoncer un voisin afin de tirer profit de ses démêlés avec les autorités. Il s’agit de civisme pur et simple. Ces auto-patrouilles m’appartiennent, comme elles apartiennent directement à quiconque paient son impôt foncier, directement ou via son loyer. Elles font partie de nos actifs collectifs. Nous n’avons pas à tolérer que la rébellion d’adolescents attardés nous force à les remplacer au gros prix. Il faut envoyer un message clair à ceux qui seraient tentés d’enfler leur relation difficile avec l’autorité jusqu’à détruire le bien public ou le bien d’autrui par orgueil mal placé, comme si ça allait de soi.
sooph
23 Avril 2008
21h28
J’ai fait mes devoirs:
TARABUSTER = Verbe
harceler par des remarques constantes
causer de l’inquiétude, de la contrariété
J’vais me coucher une peu plus brillante ce soir.. Merci Patrick!
steveh
23 Avril 2008
21h29
@refus.global
“la police de MONTRÉAL obtient d’un juge de VAL D’OR, au milieu de la nuit, un mandat de perquisitionner chez les médias à MONTRÉAL. Pourquoi ils ont appelé à VAL d’OR?”
Tout simplement parce qu’aucun juge ne siège pendant la nuit et ce, dans tous les districts judiciaires à la grandeur du pays. Si un mandat est requis au milieu de la nuit, le juge qui assure la garde est appelé (dans ce cas-ci Val-D’Or) et c’est ce dernier qui doit se prononcer sur la validité ou non de la demande.
Pour ce qui est du sujet principal de ce blogue, je suis d’avis que les services policiers suivent le mandat que la société veut bien lui donner. Puisque l’histoire récente nous démontre que la société désapprouve l’usage de la force policière, c’est logique que la société assiste les services policiers à rétablir l’ordre social et faire en sorte que les casseurs comprennent que leurs actions ne sont pas cautionnées par l’ensemble de la population. BRAVO AUX GENS QUI ONT ENVOYÉS LEURS IMAGES.
jackau
23 Avril 2008
21h36
Pat ce n’est pas ta journée. Laissons les citoyens faire preuve de civisme et les policiers faire leur devoir en espérant qu’ils s’amélioreront si d’autres imbéciles ne peuvent célébrer sans tout casser.
Mobile
23 Avril 2008
21h49
«BRAVO AUX GENS QUI ONT ENVOYÉS LEURS IMAGES.»
Je me souviens d’une histoire…
hyperlien
centaure
23 Avril 2008
21h52
Montréal est une ville risquée… il ne faut pas charrier. Le taux de criminalité est très faible quand on la compare à la plus part des grandes villes nord-américaines. Par exemple, ce dernier week-end à Chicago il y a 36 fusillades faisant 7 morts et des blessés. Pas trop pire quelques chars en feu avec 0 mort et 0 blessé en 1 événement.
alexf
23 Avril 2008
22h00
@wfaf:
Absolument! Montréal est maintenant rendu une ville sale, qui sens mauvais avec des rues pleins de trous, une ville qui laisse ces travailleurs déménager en banlieue et qui abandonne le centre-ville à des petits bums sans envergure ou à des sans-abris sans ambition…
Où est rendu la ville cosmopolite des années 70-80??
alexandremercier
23 Avril 2008
22h02
Des idiots décident de faire du grabuge et c’est la police ‘paratonnerre’ qui s’attire les foudres. La délation est un acte de trahison alors en quel honneur solliciter les témoins (qui ne sont pas nécessairement complices des méfaits) à partager leurs images devient automatiquement un acte de délation?
verret
23 Avril 2008
22h28
@alexf
Sérieux… À moins de sortir de Saint-Profond-des-Creux et de n’avoir jamais visité une autre grande ville pour vrai, il est difficile de déclarer que Montréal est dangereux (n’en déplaise à Ferland, grammaticalement, Montréal, c’est un gars). Ses habitants classiques, voire indigènes, en font un endroit plutôt tranquille.
Les visiteurs occasionnels/opportunistes ont toutefois tendance à penser que ces jolies façades qu’ils côtoient ne sont que des décors en papier mâché derrière lesquels personne ne vit, ce qui est faux, archi-faux. Personnellement, j’entends les tonitruantes alarmes de vos véhicules tout comme vos conversations aussi insignifiantes qu’envahissantes à 3 heures du matin quand vous quittez les restos en route vers vos banlieues respectives. Pas de prob de mon côté à ce que vous profitiez des bars et des restos de Saint-Denis ou Saint-Laurent, mais apprenez à baisser le ton quand vous vous aventurez à l’intérieur des terres au milieu de la nuit pour l’amour du cr****!!!
refus.global
23 Avril 2008
22h45
Il me semble opportun de préciser mon commentaire précédent, après avoir lu ici que la police n’avait aucun moyen de prévoir. Le lecteur FRIGONAN a raison de cibler le gang d’anarchos qui sont de toutes les foules et de toutes les manifs pour les détourner de leurs buts: sommets évonomiques, sommet des Amériques, rencontre du G-8… Et victoires SIGNIFICATIVES des Canadiens.
C’est sûr que la foule ne déferlera pas dans les rues après une victoire survenue le 21 février ou le 17 novembre. Mais après une série 4 de 7, surtout quand le club a failli l’échapper, et surtout avec ce club très électrisant et rassembleur, les anarchos ont compris qu’il y aurait foule. Ils ont eu du flair. Que le chef de police vienne brailler devant les caméras (même celles de TQS, mais bon!) que ON POUVA PÂ SAWÈRE, je nie: Oui, messieurs-dames, vous pouviez prévoir, de la mème façon que les anarchos ont pu, eux, le prévoir.
Ça m’inquiète, moi, simple citoyen, de constater ainsi qu’un corps de police aussi important ne compte personne, au sein de son état-major, qui puisse prévoir ce qu’un groupuscule de fous furieux a été capable de comprendre: après l’élimination des Bruins, les joyeux partisans vont se répandre dans la rue, et eux, les anarchos, n’auront qu’à les accompagner et se “fondre” dans la foule, jusqu’à ce qu’elle atteigne la cible.
Comment peut-on se sentir en sécurité dans une société où le sens d’anticipation démontré par une poignée de casseurs au comportement par ailleurs prévisible, est à ce point supérieur à celui d’un corps policier comptant dans ses rangs 7126 employés?
lien vers le SPVM (stats): hyperlien
sherbrookoise
23 Avril 2008
22h48
@Verret
Bonjour M. Verret (J’imagine que votre patronyme est Verret ?)
Merci beaucoup. Votre commentaire m’a fait énormément de bien.
Venant de vous, je dirais que c’est obligeant.
Je suis une vieille bonne femme (eh oui, je dois le constater…), souvent naïve, souhaitant un monde plus juste et plus humain. Que dis-je, l’humain recèle autant d’humain que d’inhumain… Il s’agit des mêmes personnes…
Je sais que l’utopie me guette…
Enfin, je vous lis toujours avec grand intérêt.
Louise Lefebvre
refus.global
23 Avril 2008
22h56
Il me semble opportun de compléter mon commentaire précédent, après avoir lu ici que la police n’avait aucun moyen de prévoir. Le lecteur FRIGONAN a raison de cibler le gang d’anarchos qui sont de toutes les foules et de toutes les manifs pour les détourner de leurs buts: sommets évonomiques, sommet des Amériques, rencontre du G-8… Et victoires SIGNIFICATIVES des Canadiens.
C’est sûr que la foule ne déferlera pas dans les rues après une victoire survenue le 21 février ou le 17 novembre. Mais après une série 4 de 7, surtout quand le club a failli l’échapper, et surtout avec ce club très électrisant et rassembleur, les anarchos ont compris qu’il y aurait foule. Ils ont eu du flair. Que le chef de police vienne brailler devant les caméras (même celles de TQS, mais bon!) que ON POUVA PÂ SAWÈRE, je nie: Oui, messieurs-dames, vous pouviez prévoir, de la mème façon que les anarchos ont pu, eux, le prévoir.
Ça m’inquiète, moi, simple citoyen, de constater ainsi qu’un corps de police aussi important ne compte personne, au sein de son état-major, qui puisse prévoir ce qu’un groupuscule de fous furieux a été capable de comprendre: après l’élimination des Bruins, les joyeux partisans vont se répandre dans la rue, et eux, les anarchos, n’auront qu’à les accompagner et se “fondre” dans la foule, jusqu’à ce qu’elle atteigne la cible.
Comment peut-on se sentir en sécurité dans une société où le sens d’anticipation démontré par une poignée de casseurs au comportement par ailleurs prévisible, est à ce point supérieur à celui d’un corps policier comptant dans ses rangs 7126 employés?
lien vers le SPVM (stats): hyperlien
sherbrookoise
24 Avril 2008
00h32
Petite mise au point (qui peut, bien sûr, être questionnée).
Anarchos, anarchistes
Les anarchistes, selon Léo Ferré qui en était un, sont des personnes qui se gouvernement par elles-mêmes, n’ont pas besoin qu’on leur dise quoi penser, ni quoi faire.
Selon le Petit Robert : personne qui rejette toute autorité, toute règle.
Ce ne sont pas nécessairement des casseurs.
Nos casseurs ne s’autogouvernent aucunement. Au contraire.
Voilà.
loulal
24 Avril 2008
05h31
M. Lagacé, au sujet de votre article “Tous des petits flics”.
Nous avons tous eu assez honte qu’il faut que cela cesse. Alors tous les moeyns sont bons. Lâchez-nous avec les délateurs, on s’en c…..es-tu, on veut juste que ces trous-de-cul se fassent “pognés”.
OK peut-être que les policiers ont “fouarrés”, mais c’étai juste les huitièmes de finale bâtard, alors donnons-leur un coup de main.
walt68
24 Avril 2008
07h36
Au moins, cette histoire montre que pusieurs, parmi la population, n’approuvent pas la casse.
nimzo
24 Avril 2008
09h27
“Petite mise au point (qui peut, bien sûr, être questionnée).
Anarchos, anarchistes
Les anarchistes, selon Léo Ferré qui en était un, sont des personnes qui se gouvernement par elles-mêmes, n’ont pas besoin qu’on leur dise quoi penser, ni quoi faire.
Selon le Petit Robert : personne qui rejette toute autorité, toute règle.
Ce ne sont pas nécessairement des casseurs.
Nos casseurs ne s’autogouvernent aucunement. Au contraire.
Voilà [sherbrookoise]
===
Les anarchistes ne se contentent pas de se “gouverner eux-même” comme vous dites.
Les anarchistes agissent en vue de l’abolition du système démocratique actuel pour le remplacer par un système utopique sans structures ni coercition.
Pour instaurer leur utopie il préconisent le renversement de la démocratie actuelle par la force.
Ils refusent la voie démocratique et encouragent le boycott du processus électoral démocratique.
Ils sont donc des éléments dangereux dans une démocratie parce qu’ils cherchent à la détruire à la base.
Et la violence est une des actions qu’ils préconisent.
On est loin de Léo Ferré et de la chansonnette française. :)
gb
refus.global
24 Avril 2008
09h54
@ sherbrookoise
Bonjour madame,
Mon utilisation du terme “anarchos” avait pour but premier de souligner que les casseurs cherchent à créer une situation chaotique - ou, au sens figuré, l’anarchie, qui exclut toute forme d’autorité.
Je voulais également affirmer par là que ces casseurs, ou du moins une bonne partie d’entre eux, ont une pensée politique: ils veulent être vus alors qu’ils résistent à une arrestation. Ils cherchent à discréditer l’autorité policière.
Ne vous en faites pas, j’ai étudié Proudhon et Bakounine et je connais les fondements de la pensée libertaire. Merci de m’avoir “rappelé à l’ordre”.
almadore
24 Avril 2008
10h26
Moi je n’accepte pas que des gens jouissent de la victoire du CH par la violence à des personnes innocentes. Il faut jouir par la joie, c’est, pour moi, la bonne attitude.
Mais il y a des gens qui refusent la joie et ils font payer ça à des innocents. Pourquoi faire du mal aux commerçants? Pour être cohérent avec notre société qui “permet tout”. Par cohérence, donc. Si on veut être logique avec la société qu’on a aujourd’hui, on doit accepter la violence.
Alors, notre société n’est pas acceptable. On ne peut pas vivre entre la joie et la violence. On ne doit pas vivre dans le vide.
Or, le soir de la victoire, il y avait un vide.
Quant aux policiers, ils demandent la “participation” (c’est la formule la plus juste, à mon avis) des citoyens. Au nom de quoi? Par amour de la police? Très surréaliste.
NOTRE SOCIÉTÉ EST VIOLENTE, FAISONS AVEC, SOYONS LOGIQUE, ENVOYONS DE LA POLICE.
scotch
24 Avril 2008
10h53
Montréal fait de plus en plus pitié. Les services publics sont déficients. Le maire de Montréal est un insignifiant, lorsque je l’écoute parler j’ai l’impression d’entendre une technicienne en garderie expliquer des consignes à des enfants de 2 ans. Lui et Delorme sont sur les Prozacs. Tout va bien Madame La Marquise. Les gens quittent Montréal parce qu’ils en ont marre des syndicats de cols bleus, transport en commun, policiers etc. De plus, les services sont pourris. Les syndiqués sont peu courtois mais jamais sanctionnés parce qu’ils sont protégés. Les gens en ont assez de payer pour de mauvais services et être traités comme des tas de merde. C’est devenu agressant de vivre à Montréal. Québec a aussi une grande part de responsabilité quant à la décadence de Montréal.
Jacques.A.Dion
24 Avril 2008
10h55
La mon cher tu divague.Tes propos trahissent en partant un dégout pour la police donc un manque complet d’objectivité.Qui à été lésé par les casseurs,si ce n’est le public.Pourquoi une institution qui est au service du public ex Radio-Canada et le public en général ne serait pas requis de collaborer a tout point avec la police,qui elle est aussi au service du public.Plus de 300 policiers pour une première série,et ce n’est pas assez,peut-être quelques 5000 pour une finale de la coupe.Complètement insensé.M.Lagacé,d’habitude vous faites plus de sens.Lisez Boisvert de temps en temps.
sherbrookoise
24 Avril 2008
11h37
Merci @ vous nimzo et @ vous refus.global (beau pseudo) pour vos précisions.
J’ai montré mon petit penchant anarchiste, pas dangereux du tout.
Reste que j’aimais bien Ferré…
scotch
24 Avril 2008
11h40
@ Jacques.A.Dion
Personne n’est pour la casse et les voyous. Mais de 1: les casseurs ne sont pas des criminels organisés comme l’a sous-entendu le service de police. Les gangs de rue en mène large mais il faudrait arrêter de les blâmer pour tous les maux de la ville, il s’agit de petits délinquants de bonne famille comme l’on en retrouve dans les écoles secondaires. 2: Le service de police n’a qu’à faire comme l’armée et avoir ses propres caméramen ou/et photographes. 3: La presse en général n’a pas à assister le travail de la police. La liberté de presse est importante dans un pays démocratique. Les gens n’auront plus confiance aux journalistes ce qui est primordiale dans notre société. 4: Si on doit appeler à la rescousse la SQ et la GRC, à toutes les parties ça va nous coûter une fortune. 5: Les gens biens n’auront aucune envie d’aller au centre-ville lors des parties de hockey jusqu’à ce que le Canadien se fasse éliminer. Prions pour qu’ils se fassent éliminer au plus vite. Je déteste le hockey et j’en ai marre de payer pour des événements Montréalais qui ne m’intéressent pas.
minimum
24 Avril 2008
12h47
J’ai toujours été d’avis que dénoncer un criminel à la police était un geste civique, qu’on se devait d’encourager en tout temps. Rien à voir avec la délation pratiquée dans les états totalitaires, où ce sont les gens “bien” qui se font dénoncer et livrer à l’état pour avoir voulu changer leur société.
Je suis toujours découragé (autrefois j’étais révolté, mais je suis de plus en plus résigné) quand je vois une personne intelligente comme monsieur Lagacé confondre ces deux situations: comme s’il fallait mettre dans le même sac quelqu’un qui a dénoncé aux Nazis une famille juive, et quelqu’un qui dénonce un authentique criminel dans une société comme la nôtre.
Vous vous demandez ce qui risque d’arriver aux citoyens qui filment les casseurs, si de plus en plus souvent la police a accès à ces films pour ses enquêtes ? Eh bien, il deviendra plus risqué de les filmer, c’est bien entendu. Il faudra donc plus de courage aux bons citoyens, mais cela n’a rien à voir avec le côté moral du geste.
Dénoncer les casseurs et dénoncer le kidnappeur de Cédrika ne sont pas deux gestes différents dans leur essence. Le dernier crime est plus grave, mais le premier crime n’en est pas moins un crime.
marie.de.montreal
24 Avril 2008
12h57
@ sammi et Sprypilot.
(À sammi) Les citoyens de Montréal savent vivre tout autant qu’ailleurs, mon cher sammi. Tu ne dois pas venir souvent à Montréal pour dire ça. Est-ce que tu crois que toutes les personnes rencontrées à Montréal SONT DE Montréal ? Lundi soir, j’étais sur Saint-Denis au nord de Jarry avec mon drapeau du Canadien. Je saluais les automobilistes qui ENTRAIENT en grand nombre dans Montréal après la victoire afin de célébrer dans le centre-ville. Ils venaient donc de Laval et des environs.
(À Sprypilot) Ce n’était pas une émeute. Lire l’excellent article de Benoit Aubin dans le JdeM d’hier. Il l’explique très bien que ce n’était pas une émeute. Arrêtons l’inflation des mots. En voici un extrait:
«C’est qu’il n’y a pas eu d’émeute lundi soir, rue Sainte-Catherine.
Une émeute est un soulèvement populaire ; c’est un événement de nature politique ; souvent, l’émeute est le prélude à un changement de régime.
Une émeute est ce qui se produit quand une foule opprimée brûle un fusible et se retourne contre ses oppresseurs.
Un bingo dans une prison, c’est, clairement, une émeute. À la rigueur, la violence qui a suivi la suspension de Maurice Richard lors de la finale contre les Red Wings en 1955 était émeutière, le prélude à un changement politique important : la Révolution tranquille.» hyperlien
J’espère qu’on me pardonnera ce lien avec un quotidien concurrent… Aubin est un chroniqueur gé-nial.
marie.de.montreal
24 Avril 2008
13h09
@ alexf.
Pas plus tard que ce matin, j’ai pris une longue marche dans Villeray-Petite-Patrie. Ce qui m’a frappé, tout était propre. Les devantures de maisons balayées, les tulipes qui pointent vers le ciel, les trottoirs absolument propres.
C’est sûr qu’il y a une semaine ou deux, c’était horriblement sale à cause de la fin de l’hiver et de nombreuses choses enfouies sous la neige au fil des mois. Maintenant que les citoyens ont rafraîchi leurs bouts de terrains, c’est sûr que les photographes de journaux ne viennent pas prendre quelques clichés parce que ça ne fait pas vendre une ville propre. Par contre, à chaque fin d’hiver ils sont là pour nous humilier et nous faire sentir cheap. Et c’est cette image que les gens des régions aiment avoir de Montréal; c’est trop dur de dire que Montréal est une ville agréable… J’en ai marre!
Je ne dis pas que c’est propret partout. Il y a toujours des poches de résistance et des mentalités de… J’ose pas le dire des mentalités de quoi.
scotch
24 Avril 2008
13h20
@ minimum
Ce sera au juge de décider. Pour ma part en tant qu’ancienne étudiante en communications je pense que la presse ne peut être le prolongement du service policier. Sinon, les cameramen et journalistes ne pourront plus faire leur travail. Déjà TVA, TQS, 98,5 protègent le service policier parce qu’il leur fournit des nouvelles. S’il n’y avait pas le service de police, TQS n’aurait pas existé. TQS ne me manquera pas.
minimum
24 Avril 2008
14h57
@ scotch
L’argument des réseaux de télévision, qui revendiquent le droit de refuser aux policiers l’accès à leur matériel filmé, me semble tout à fait défendable. Je ne parlais pas d’eux, mais des citoyens ordinaires qui se sentent coupables à l’idée de dénoncer des criminels comme ceux de lundi soir dernier. C’est à ces citoyens ordinaires que monsieur Lagacé faisait allusion, et non aux réseaux de télé, puisqu’il a écrit:
“Un, la police de Montréal demande aux gens, avec un enthousiasme déplacé, qu’on lui envoie des images des événements, comme si chaque vidéaste amateur était un délateur en puissance. C’est plus une demande, c’est une méthode d’enquête.
Deux, si j’étais un casseur, je m’assurerais donc de casser la gueule à tous ceux qui filment les événements, désormais, puisque ce sont des collaborateurs potentiels de la police.
Trois, si la police avait fait son travail convenablement, lundi soir, si elle avait dépêché suffisamment d’agents dans les rues, on n’en serait pas là, à demander à tout le monde de faire de la job de police. “
paulvachon
24 Avril 2008
17h52
Patrick Lagacé nous apprend dans sa chronique du 24 avril que lui, il savait qu’il y aurait ce grabuge mardi soir dans le centre-ville de Montréal, il fait la leçon aux policiers et au chef Yvan Delorme qui “n’a pas passé le test”… Facile de jouer aux gérants d’estrade quand on est bien au frais dans son petit bureau de La Presse, loin de la foule et de l’agitation. Il y en a marre des donneurs de leçons insipides qui sont grassement payés pour user leur fond de culotte à râler à coeur de jour dans les colonnes de nos quotidiens et sur les ondes de nos médias. Quelle pauvreté nos médias!
Paul Vachon
Patrick Lagacé
24 Avril 2008
18h55
@ Paul Vachon : vous faites une erreur de fait que je m’empresse de corriger : j’étais sur la rue Sainte-Catherine lundi soir, à couvrir l’événement.
mamiedou
24 Avril 2008
20h16
@Paul Vachon, vous n’avez pas lu le billet de M. Lagacé à l’évidence. Il était là, sur place. Et vous? Avant de donner votre petite leçon de morale 101, ayez au moins la décence de vous renseignez.
Quand tu te retrouves sur la place publique, et que tu agis en barbare ou en voyou, tu peux t’attendre d’être vu, photographié ou filmé et d’en subir les conséquences.
Jacques.A.Dion
24 Avril 2008
20h39
Comment réagirait Radio-Canada et tout les autres réseaux si la police qui est sensée protèger tout le monde,décidait pour leur propre protection d’interdire la présence de tout cameraman lors de telle manifestation.On crierait a l’état policier,abus de pouvoir etc.Non ,la police est la pour protèger tout le monde incluant les caméramans et devrait avoir le droit d’utiliser tout les moyens mis a sa disposition pour appréhender les coupables n’en déplaise aux défenseurs de la liberté de presse.
catalinavite
25 Avril 2008
08h42
Les casseurs s’envolent, les photos restent……….
almadore
25 Avril 2008
16h10
Les casseurs… c’est à dire, les agressifs, les avides, les coriaces,les enragés, les frustrés…