… Ça va bien.
Oui, OK, le pays scandinave peut compter sur des revenus pétroliers. Mais contrairement à bien des pays qui baignent dans les pétrodollars, la Norvège ne s’est pas lancée dans de grandes dépenses, quand les prix de l’or noir ont explosé. La Norvège a déposé ces revenus dans son fonds d’investissement souverain.
Le New York Times fait un portrait de ce pays - un État social-démocrate présentement dirigé par des socialistes - qui échappe à la crise, ici. Citation de la ministre des Finances, à la fois sceptique face à la libéralisation excessive de l’économie et plutôt habile pour en profiter:
“As a socialist, I have always said that the market can’t regulate itself,” she said. “But even I was surprised how strong the failure was.”
























Louis Préfontaine
14 Mai 2009
15h15
Merci pour le lien. Il est vrai que la crise est un excellent moment pour se rappeler que le marché, s’il n’est pas fortement régulé, s’auto-détruit de lui-même. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le Québec est un des endroits les moins touchés par la crise en Amérique du Nord. Il serait peut-être temps de s’inspirer un peu plus de ce qui fonctionne au lieu de croire aveuglément tous les gourous du libre-marché.
mozart999
14 Mai 2009
15h22
Shhhuutttt, faut pas dire le mot maudit, socialite… mais sérieusement il ne manquerait plus qu’un drapeau rouge et voila l’étendard des hordes communistes.
viper37
14 Mai 2009
15h23
Je n’ai pas eu connaissance que ça allait mal en Alberta.
Pas plus que je n’ai entendu dire que les Émirats Arabes Unis étaient au bord de la faillite et que Dubaï était une ville fantôme.
Si les Norvégiens agissaient comme les Québécois, ils n’y aurait aucune plate-forme de forage dans leur pays. On refuserait de “sacrifier l’environnement pour exporter” le pétrole. On ferait des études d’impact pendant 15 ans pour savoir si on peut extraire du gaz naturel dans une zone de reproduction de mammifères marins.
Là-bas, on ne se casse pas la tête avec les anti-chasse à la baleine, on les chasse c’est tout. Ici, on donne de la crédibilité aux anti-chasseurs de phoques.
Pendant qu’ici on braille à chaque arbre coupé, là-bas on abat des forêts entières, pour ensuite les reboiser. Impossible de faire ça ici. Je dois aussi avouer qu’ils n’ont pas maille à partir avec de grosses puissances économiques qui font du protectionisme sur les produits qu’ils offrent. Remarquez, on entend aucun sénateur américain parlé de ‘dumping’ lorsqu’il s’agit de notre Hydro-Électricité ou de notre pétrole…
americanophile
14 Mai 2009
15h37
Le Québec est un Etat socialiste et nous ne sommes pas capables de contrôler nos dépenses (dette de 200 milliards). Alors, les leçons de gestion de la part des socialistes, on peut s’en passer. La Norvège a du pétrole. Parions que si nous avions du pétrole au Québec, on serait quand même dans le trou (question de culture politique). Les Norvégiens ont une culture de solidarité. Quant à nous, tout le monde tire la couverture de son bord, surtout les syndicats et les groupes dits sociaux ou populaires.
geckorn
14 Mai 2009
15h51
On parle souvent de ce beau pays en bien, qu’il est un exemple à suivre.
On pourrait parler de ces lois très souples sur les armes à feu (arme longue/arme de poing). On comprendrait qu’un société qui fonctionne bien est la solution aux problèmes de criminalité/violence et non des règles stupides qui coûtent chères et font rager les gens honnêtes et rire les criminels.
rega
14 Mai 2009
16h06
Bravo pour la Norvège. Ils n’ont peut-être pas à défrayer comme ici, un milliard par année en frais de santé pour les maladies du tabac. Ou peut-être n’ont-ils pas comme ici 400000 porteux de pancartes qui font front commun pour attaquer le gouvernement, pardon, les contribuables.
dcsavard
14 Mai 2009
16h08
Que je sache, il n’est pas démontré que c’est l’absence de réglementation du marché lui-même qui soit la cause de cette crise. Et prendre la coïncidence d’un événement, celui de l’état financier de la Norvège par exemple, pour le transformer en démonstration causale, c’est charrier beaucoup.
armand_dugland
14 Mai 2009
16h16
Il me semble que l’équation soit facile à comprendre : entre des PDG qui se sauvent comme des voleurs avec des millions et laissent des actionnaires sur la paille, et un “certain” partage de la richesse, les quels des humanoïdes sont les mieux servis ?
Pourquoi faut-il que l’humanoïde ait le nez dans son caca pour comprendre ?
TSLS
14 Mai 2009
16h19
Le problème avec le Québec, c’est qu’on se compare toujours avec les autres provinces canadiennes ou les USA. Souvent, pour se consoler, mais il n’en demeure pas moins que ce n’est pas ça qui va aider le Québec à innover ou simplement s’améliorer.
Si ça vous intéresse M. Lagacé, vous pouvez aussi lire mon blogue pour voir ce qui se fait en Suède: hyperlien
goldwyn
14 Mai 2009
16h21
Il y a longtemps que Léo-Paul Lauzon nous vante les pays scandinaves
mathieu_p
14 Mai 2009
16h28
@ Louis Préfontaine nous sommes en “retard” sur la récession, nous ne sommes pas moins touché. Un peu comme la grippe H1N1, nous sommes juste en retards sur le reste du pays, mais t’inquiète nous les dépasserons bientôt ;)
savmarc
14 Mai 2009
16h35
@Louis Préfontaine: Le Québec un des endroits les mions touchés par la crise? Je crois que tu as oublié les 40 milliards perdus par la Caisse de dépôt…
amigos
14 Mai 2009
17h24
@viper37
J’ai de la diffulté à comprendre ton commentaire.
J’espère que tu n’es pas sérieux lorsque tu dis que ca ne va pas mal en Alberta et que Dubai n’est pas une ville fantôme.
Dubai a effectivement été frappée de plein fouet par la crise et nombre de travailleurs étrangers ont dû quitter la ville faute de travail Il n’y a pas de pétrole à Dubai comme dans les autres Émirats. La situation s’améliore, ma la ville a perdu beaucoup de son lustre.
En Alberta, les gens perdent leurs jobs beaucoup plus qu’au Québec. Il est reconnu que le prix du baril à moins de 60$ rend l’exploitation des sables bitumineux déficitaires et l’économie de la province en souffre beaucoup.
Je suis d’accord avec toi, suivons l’exemple de pays qui n’ont pas peur d’agir, malgré les protestations. L’immobilisme dont nous faisons preuve est nocive pour notre futur… et celui de nos enfants.
ledubois
14 Mai 2009
20h42
Situation privilégiée que celle de la Norvège… L’intérêt de cette histoire réside surtout dans ce qu’ils font de leur privilège et dans leur résistance aux sirènes qui ont entraînés les marchés au naufrage. Un exemple à suivre pour n’importe qui, individu ou nation.
Les esprits chagrins qui profitent de la présente discussion pour rabaisser le Québec et sa culture politique me chagrinent. C’est comme un retour du discours de l’Anglais de la conquête qui inscrivait l’incompétence en affaire comme un trait national des canadiens-français, mais bien intériorisé dans l’inconscient de certains. C’est stérile. Dites-moi, qu’est-ce qu’il peut faire le Québec, à part être poche? Devrait-il aspirer à être comme les États-Unis ou comme la Norvège? Ou préféreriez-vous vivre, pour élever une famille disons et vous épanouir?
derteilzeit-berliner
15 Mai 2009
12h06
Le modèle scandinave est basé sur une taxation élevée de tout le monde et le plein emploi. Avec son 8% de chômage et 40% de non-contribuable, le Québec n’a pas les moyens de l’appliquer. Imaginez notre gauche (à la Marois ou à la Khadir) si on devait taxer la moindre carotte à 25%, sans remboursement de TPS/TVQ pour les plus démunis?
Les Norvégiens sont assis sur le pétrole et pourtant ils paient l’essence très cher (Statoil.no indique 2.18$ le litre PLUS le coût du transport depuis la raffinerie), on est donc loin du Québec et de son électricité vendue à rabais!