Élément surprenant de l’enquête sur le crash du jet régional de Bombardier, aux États-Unis, l’hiver dernier : le salaire modeste de la co-pilote. Qui avait, l’année précédente, un job à temps partiel pour joindre les deux bouts.
Incroyable.
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petitvampire
16 Mai 2009
10h21
Quoi ? Ou est le problème ?
La pauvre compagnie aérienne doit faire des profits voyons . Ce n’est certainement pas avec des pilotes syndiqués payer a un salaire décent que les patrons de cette compagnie vont faire de l’argent . Ne sommes nous pas en Amérique , pays de la libre entreprise et du capitalisme disons parfois un ti-peu sauvage ?
chanmarshall
16 Mai 2009
10h26
Les avions ne roulent ou ne volent pas tous 24/24 ou encore 7 jours sur 7…je connais des autobus Greyhound qui embarquent seulement 3 personnes sur 400 km et ils travaillent quand même.
paul_bernier
16 Mai 2009
10h38
C’est pas d’hier que les pilotes commencent avec des salaires de crève-faim, même que ça toujours été le cas! Au début il faut presque mendier afin d’avoir un siège sur un porteur, et espérer se faire payer. Au Canada, les pilotes sont mis sous pression certaines fois par l’employeur de fermer un oeil sur les consignes de sécurité afin de préserver leur emploi.
Et après on se demande s’ils méritent vraiment le salaire qu’ils gagnent dans les plus grandes cie aériennes établies. Il ya bcp d’inconnu du public par rapport à cette profession, la plupart des gens pensent qu’on a tout dans la bouche à partir du moment qu’on acquiert notre licence.
Le contraire est plutôt vrai. Welcome in the real world.
pierrelemieux
16 Mai 2009
10h39
Et plusieurs croient que les PCAA sont les seuls coupables du crash de l’automne dernier. On a ici un beau témoignage de jusqu’où a mené cette doctrine de la minimisation des salaires pour l’optimisation des dividendes et des primes.
C’est étrange que personne n’ait posé la question depuis la dérive boursière de l’an dernier: Et si l’américain moyen avait eu accès à UN salaire assez décent pour rencontrer ses obligations hypothécaires de chaque mois, p’t'être ben que les PCAA qui y étaient adossés n’auraient pas trashé comme on l’a vu?
Mais non, on nous a sorti le discours “moralisateur” du surendettement causé par la surconsommation. Et si ce n’était qu’un mythe médiatisé pour nous occulter la réalité américaine des salaires ratatinés jusqu’à l’indécence?
Louis Préfontaine
16 Mai 2009
10h44
Voilà qui devrait réjouir une certaine droite, qui trouve toujours que les gens sont trop payés et qui s’attaquent sans relâche à la classe moyenne. Hé bien, c’est ce que ça donne: quand on donne un salaire de misère à quelqu’un, on obtient une performance de misère.
julienn
16 Mai 2009
10h45
Vu d’ici il serait beaucoup mieux rénumérer a travailler dans une de nos garderie d’état…
Selon ce que rapport ECO 89 (qui rapport selon Washington Post) le 16,000$ est en US$, on parle donc de 19,000$CDN, genre notre nouveau salaire minimum…
Pourquoi? Bien probable que les perspective e long terme son lè, selon Washington Post la moyennes des pilotes sénior est a 125,000$US.
Et comme me l’avait déjà expliquer un pilote d’hélicoptère, il y a beaucoup de monde qui veulent faire ce métier, donc l’offre de service est nettement supérieur a la demande…, donc l’exploitant a pas besoin d’offrir beaucoup pour avoir du personnel.
Mr.Cyclique
16 Mai 2009
10h46
Ce qui est triste, c’est que ce n’est pas un problème typiquement américain. Le Canada et surtout le Québec n’ont pas une feuille de route beaucoup plus reluisante. Quelqu’un qui sort de l’école de pilotage devra se tapper plusieurs années à travailler pour des salaires de crève faim.
Mais il y a pire encore. Il existe certains opérateurs d’hélicoptères qui chargent leurs employés pour travailler! Ces opérateurs on souvent une école de pilotage, lorsqu’ils forment un pilote, ils lui donnent la possibilité d’augmenter ses heures en le faisant payer pour effectuer des vols commerciaux. Il s’agit d’une pratique très contoversée dans le milieu et je crois que ça mériterait de l’attention médiatique.
wyztix
16 Mai 2009
10h48
Et dire qu’il existe toujours des gens pour pavoisser devant ce pays uniquement parce que “ca coute moins cher quand on y va en vacances”.
claude_lafreniere
16 Mai 2009
11h01
Incroyable? Hum… pas tant que ça.
La plupart des gens se font une idée “rose” de la profession de pilote et, sans nier qu’il est plus prestigieux de piloter un Boeing 747 que de “chauffer” un Peterbilt ‘classic’ avec une remorque pleine de cochons, il ne faut pas croire que les pilotes roulent sur l’or… même quand ils ont une job. Beaucoup de pilotes sont à contrat…
Parmi les pilotes qui veulent absolument piloter plutôt que de faire autre chose (il y a une passion à piloter), beaucoup se ramassent avec des contrats à l’autre bout du monde (par ex.: patrouille contre les feux de forêts à Matagami. la ville des gars pas de blonde {bigamie: 2 blondes, monogamie:1 blonde, Matagami: …}) pour des salaires de crève-faims.
J’ai quelqu’un proche parent avec moi qui était dans cette situation. Le dernier contrat de pilotage était avec ‘Air Labrador’ et il était basé à Blanc-Sablon (bled nordique où les dents te gèlent même quand tu as la bouche fermée…). La job consistait à faire le taxi pour le Labrador, Terre-Neuve et la Côte-Nord: atterrissage-décollage-atterrissage-et ainsi de suite … Toutes sortes de passager: employés de compagnies minières, infirmières, malades,’First Nations Poeple’ (avec des biceps plus gros que votre corps Patrick Lagacé!), etc.
Pour vous donner une idée de l’ambiance, la plupart des avions ont des toilettes sauf un. Ben c’est justement dans celui-là qu’un passager a eu une “envie du diable” (un #2…) en plein vol… Humiliation suprême: il a du faire la job dans un sac de papier, devant les autres et a réussi à empester les passagers et l’équipage pour le reste du vol. Essayez de vous concentrer sur les instruments de vol en vous bouchant le nez pour voir… ;-)
En comptant les coûts de logement et de bouffe (+son appart à MTL), le pilote dont je vous parles a calculé qu’il devait payer pour aller piloter dans ce coin charmant Z’et bucolique. Pour ces questions de revenus, il est revenu et il en est revenu (!). Il travaille dans un domaine connexe à l’aéronautique mais à dû mettre sa passion pour le pilotage sur la glace…
La job des autres a toujours l’air plus rose qu’elle ne l’est. (À part celle de journaliste - dont on dit - qu’ils passent leurs journées avachis dans des hamacs en surfant nonchalamment sur le Ouaibe avec leur MAC ou à fréquenter des cocktails et boire des martinis ;-) )
Bonne journée. :-)
–
Claude LaFrenière [climenole: [{p ٧ ¬p}W{p ۸ ¬p}] ]
Qc city, Canada
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henripoincare
16 Mai 2009
16h50
Patrick…en aviation, il faut accumuler des heures pour devenir quelqu’un. Certains sont prêts à payer des dizaines de milliers de dollars pour faire ca. À 24 ans, ca lui fait un salaire d’appoint pour apprendre les rouages du métier pour peut-être un jour devenir pilote de grande ligne.
En lisant la transcription de la discussion du pilote avec la jeune femme quelque minutes avant le crash…suis-je le seul à avoir eu l’impression qu’il la cruisait un peu?
alexpert
17 Mai 2009
00h30
O exactitude
L’avion de Colgan air qui a emporté tous ses occupants n’était pas un jet régional
mais un Avion turbo propulsé Dash Q400, fabriqué à Toronto dans les anciens ateliers
de De Havilland Canada qui appartient maintenant à Bombardier, c’est un avion à hélices
et ce n’est pas un jet
paul_bernier
17 Mai 2009
03h05
@ henripoincare
Je vous cite: ” En lisant la transcription de la discussion du pilote avec la jeune femme quelque minutes avant le crash…suis-je le seul à avoir eu l’impression qu’il la cruisait un peu?”
J’ai lu aussi le compte-rendu et votre supposition est réellement déplacée. Rien pour me permettre de penser de cette façon. Aux premiers abords c’est plutôt l’erreur d’avoir “rétracté” les volets au lieu de les déployer qui a ensuite conduit l’appareil dans une situation de décrochage.
C’est n’importe quoi votre affaire.
Gengis
17 Mai 2009
04h46
Et si elle avait avait été payée plus cher, l’écrasement ne serait pas arrivé?
paul_bernier
17 Mai 2009
09h41
@ Gengis
Si elle avait été payée plus cher, elle n’aurait pas eu à se taper un autre boulot à côté et elle aurait entreprise son vol avec moins de fatigue. La fatigue mène à des erreurs de concentration, comme celle de rétracter les volets au lieu de les déployer…
louise52
17 Mai 2009
10h22
@ claude_lafreniere
Merci de m’avoir tant fait rire, j’en avais les larmes aux yeux. Le pire, c’est la vérité dans plusieurs cas.
pisquoiencore123
17 Mai 2009
23h36
Apres 50000$ (et toute l`etude qui viens avec) pour les licences, 10 ans de travail pour de petites entreprises (salaire de 8000$ a 18000$ par anne)… enfin Air Canada!!! 38000$…. Un pilote, c`est pas riche!!!
jocelynx
18 Mai 2009
17h44
Bin quoi? Tout dépend de ses conditions d’embauche. Si la personne reçoit un salaire de 16K$ pour ne faire que quelques vols par années ou pour demeurer en “standby” et qu’elle empoche une prime ou un bonus à chaque assignation, ça peut-être très bien. Et le pilote a peut-être d’autres contrats du genre avec d’autres compagnies. Faut savoir. Et faut bien commencer quelque-part, au bas de l’échelle (ou de la liste de rappel)…