
Photo d'archives, Ivanoh Demers, La Presse.
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper serait favorable à ce que le détaillant américain Amazon puisse s’établir physiquement au Canada, en ouvrant un entrepôt et un centre de distribution de livres. C’est ce que révèle aujourd’hui le quotidien Globe & Mail.
Cette éventualité a suscité un tollé chez les libraires du pays, qui y voient une entorse aux règles de propriété étrangère. Selon celles-ci, les librairies, des entreprises culturelles, ne peuvent être contrôlées par des intérêts étrangers.
Selon les sources du Globe & Mail, l’établissement d’Amazon au pays s’inscrirait dans l’ouverture à la concurrence internationale exprimée lors du discours du Trône.
C’est une vieille marotte des conservateurs d’ouvrir plus largement l’industrie des télécommunications à la concurrence étrangère. Mais comme l’industrie de la télévision est étroitement associée à la câblodistribution, pour ne prendre qu’un exemple, il y a un certain flou artistique sur les intentions des conservateurs quant à la culture. Flou qui suscite son lot de craintes.
Les appréhensions sont d’autant plus grandes que les conservateurs ont déjà mis la charrue devant les boeufs. Pensez seulement à la décision du gouvernement d’autoriser le lancement du service de téléphonie sans fil Wind Mobile de Globalive, alors que cette entreprise est clairement contrôlée par le groupe égyptien Orascom.
C’est un non-sens en 2010 de protéger d’une prise de contrôle étrangère les sociétés de télécommunications. Pour prendre une image simple, leur métier consiste pour l’essentiel à installer de la «tuyauterie». Les Canadiens paient chèrement cet anachronisme sous la forme de forfaits trop élevés.
En revanche, les entreprises culturelles, elles, doivent être protégées d’un contrôle étranger. C’est particulièrement vrai en télédiffusion, où les Américains ont des ambitions clairement hégémoniques.
Mais, là où le débat devient vraiment boueux, dans le cas d’Amazon, c’est que l’entreprise vend déjà des livres au pays par l’entremise de son site internet amazon.ca, lancé en 2002. (Les livres sont distribués par l’entremise d’une filiale de Postes Canada.) Site qui met d’ailleurs en évidence des auteurs canadiens.
Par ailleurs, certains des plus grands vendeurs de livres au pays, comme Costco ou Walmart, ne sont même pas réglementés parce que ce ne sont pas des libraires à proprement parler.
En même temps, si le gouvernement fédéral est pour donner un passe-droit à Amazon, comment peut-il refuser à une entreprise canadienne comme Indigo le droit de s’associer à un détaillant américain comme Borders, comme cela s’est vu dans le passé. On joue à armes égales ou on ne joue pas.
Une chose est limpide. Plutôt que des décisions ad hoc, il faut de nouvelles règles du jeu. Et vite à part cela.










alex1979
10 mars 2010
15h13
www.amazon.ca existe déjà. La semaine dernière, j’ai commandé un livre et il était chez moi 16 heures après que j’aie passé ma commande.
Si les libraires en ont contre amazon, qu’ils fassent fermer le site canadien parce qu’entre temps, on peut se servir du site au Canada et ça ne génère presqu’aucun emploi dans notre pays.
Personnellement, je suis pour cet entrepôt.
madmaf
10 mars 2010
15h14
On paie TOUT trop cher! Les livres, les cellulaires, les billets d’avion, l’Internet, le lait, le beurre!
Et tout ça en raison de décisions gouvernementales qui visent à protéger ceci, cela, telle industrie, telles compagnies, en restreignant l’accès à des compagnies étrangères.
Les seuls intérêts qui ne sont jamais protégés sont nos intrérêt: ceux des consommateurs.
Je n’ai jamais voté Conservateur mais dans ce dossier, j’appuie complètement le gouvernement fédéral.
Prochain dossier? Les quotas laitiers!
easter
10 mars 2010
15h19
Moi je dis oui à la concurrence, ça va peut-être faire baisser le prix des livres ?
missivedutexas
10 mars 2010
15h31
La culture, pour être accessible, doit être abordable. Je n’étais pas au courant pour cette mesure protectionniste.
Comme je ne fais confiance à aucun geste des gouvernements ces temps-ci, considérons ceci: Les prix descendraient c’est certain.
La plus grande question cependant est:
Est-ce que d’ouvrir cette porte permettrait l’entrée dans tous les autres secteurs culturels? Les accords comme l’ALENA et l’OMC ont des clauses pièges de ce genre.
Donc, le gouvernement nous révèle-t-il juste la pointe de ces ambitions, sachant qu’une opinion favorable du publique mènerait éventuellement à l’ouverture dans des domaines où le publique ne serait absolument pas en faveur?
Rock and hard place, baby, rock and hard place, lalala…
wako901
10 mars 2010
15h41
Les sites canadiens de vente en ligne sont tellement minables qu’on est rendu à être content à ce que des firmes étrangères s’implantent au Canada. Wake up call?
Juste à comparer Homedepot.ca versus RenoDepot.com et ca dit tout!
boleo
10 mars 2010
15h55
Quand je vois la convergence de Quebecor, je me dis que les Américains ne feraient pas pire.
pragmatisme
10 mars 2010
16h04
Ah oui… bien sûr l’ouverture aux capitaux veut dire automatiquement plus de concurrence dans les télécommunications…
C’est certain que dans un marché (qui n’est pas parfait) composé d’anciens monopolse, où le spectre cellulaire est limité l’ouverture aux capitaux étrangers (encore plus lorsque nous somme à côté du géant américain) va se traduire automatiquement à plus de concurence. Prenons l’exemple des Banques !!!
Oh non, c’est vrai ce n’est pas le meilleur exemple.
Dans un cadre où le spectre est limité et doit être vendu aux enchères, les petits ne pourront plus acheter du spectre parce que les enchères exploserons. Alors, au revoir petit joueurs canadiens des télécomm. Les entreprises pourront utiliser les nouveaux capitaux étrangers pour acheter les petits joueurs en faillite (et surtout leur spectre céllulaire !) et à terme on se retrouvera avec seulement quelques gros joueurs de télécomm. et une règlementation aussi étoffé qu’au Far West…
C’est bien en théorie, mais ce ne serait pas mieux d’essayer d’énoncé une théorie qui colle à la réalité ?
Est-ce que je me ferait excommunier par les ayatollahs du néolibéralisme si je propose plutôt une meilleur règlemantation au niveau de la concurrence dans le secteur des télécomm (et des banques un coup parti !) ? Et des politiques qui favorise l’émergence de nouveaux joueurs ?
Ah non c’est vrai, c’est pas dans l’air du temps et en plus on serait certain que cette fois les résultats iraient dans le même sens que les intentions derrière la mesure !
revilo1977
10 mars 2010
16h06
Totalement Pour!
et comme mentionne Sophie et les autres interlocuteurs, ca ne devrait pas seulement se faire au niveau des distributeurs de biens ou services culturels.
-Le marché aérien
-Les telecoms
-Le marché de l’électricité
-le marché des alcools
ramses2.1
10 mars 2010
16h06
“Juste à comparer Homedepot.ca versus RenoDepot.com et ca dit tout!” wako901
===
Ouais mais compare les prix en magasin. Home depot est plus cher.
Jean Émard
volvo26
10 mars 2010
16h07
Évidemment que les libraires sont contre !
Vous aller voir Archambault (propriété de l’empire Quebecor) contester très bientôt.
zenyth
10 mars 2010
16h11
@ Madmaf “On paie tout trop cher”…
Accepteriez-vous une baisse de salaire globale (Applicable à tout le monde) pour que les prix puissent descendre? Tout le monde veut faire plus d’argent et en avoir plus dans ses poches à la fin du mois.
Le Canada est un marché très protégé. Les producteurs laitiers et les fonctionnaires (Pour ne nommer que ces deux secteurs) bénéficient de la même protection. Leur nature et leur structure actuelles font en sorte qu’ils sont à l’épreuve de la globalisation. Si on s’attaque aux producteurs laitiers, va t-on également sabrer dans les salaires des fonctionnaires?
Je suis pour une concurrence internationale dans les entreprises culturelles et de télécommunications, sous certaines conditions:
1. La protection et la valorisation de l’identité culturelle “locale”;
2. La création d’emplois locaux;
3. Le paiement de redevances/taxes au gouvernement pour accéder au bassin commercial que le Canada a développé pour eux (Cable, Internet, Satellite, etc). Quelques sous par transactions.
Je suis conscient que cette 3e condition est une taxe que le consommateur assumerait. Sauf que si, malgré cette taxe, il paie quand même moins cher en bout de ligne, je n’ai pas de problème avec ça.
pragmatisme
10 mars 2010
16h14
@madmaf
Oui abolissons les quotas de lait, afin de payer notre fromage 5-10% moins chers au détail comme aux USA et d’avoir des fluctuations de prix malades dans les produits laitiers…
Tout ça afin d’être obligé de subventionner les producteurs laitiers comme les producteurs américains (donc plusieurs milliards de dollars) afin de pouvoir payer 2 fois nos produits laitiers !!! Youpii !
En plus, on va pouvoir regarder mourrir les producteurs laitiers qui sont loins des grands centres… Que de belles années en perspectives !
elorio
10 mars 2010
16h40
Puisqu’Amazon est déjà sur le Net, le débat n’est-il pas ici, mettons … virtuel ?
ncrdrg
10 mars 2010
16h48
Pour les communications, il en faudrait plus encore. Les compagnies canadiennes cherchent à refaire leur profits car ils ont mis l’infrastructure. Donc maintenant, ils chargent bien trop en comparaison au reste du monde. SURTOUT les cellulaires. Un peu de compétition étrangère pour les remettre les pieds sur terre, ça fait du bien. Des emplois sont également créés ici.
Dans le cas d’Amazon, c’est jouer à l’autruche car ils sont implantés sur le net. Très bon site d’ailleurs. Donc pourquoi pas? Juste à leur forcer comme dans le monde des télécommunications d’avoir un % de contenu canadien pour protéger l’identité locale.
ppvr
10 mars 2010
16h59
Approximativement, 80% de mes livres et CD sont acheté sur amazon.fr…Aucun magasin ne m’offre autant de choix. Je paye le transport. Mais je ne dois pas me déranger. J’ai même acheté aux USA un lecteur de DVD multizone, ce qui me permet d’acheter des DVD en Europe. Choix titanesque et tout en français…
mattgilles
10 mars 2010
17h02
Je ne vois pas Amazon ni aucun libraire comme une entreprise culturelle. Ils vendent des produits liés en partie à la culture (parce que je ne considère pas les gros vendeurs tels que “… for Dummies” comme de la culture) mais c’est tout.
Donc ils veulent nous forcer à payer plus cher? Ça va à l’encontre du capitalisme, c’est un oligopole qu’ils tentent de faire? Envoyez-moi ça en prison! Vive le libre marché! S’ils sont pas contents ils n’ont qu’à innover et battre Amazon sur son propre terrain.
piedoq
10 mars 2010
17h14
pas convaincu , lorsque j achete aux Usa ca me coute généralement pas mal moins cher que si j achete a amazon .ca
pympau
10 mars 2010
17h18
Elle est claire la nouvelle regle du jeu: libre-concurrence. Ouela.
trembvd
10 mars 2010
17h20
J’achète déja mes livres sur Amazon. Je croyais déjà que l’entreprise avait un/des entrepôt(s) au Canada, alors que finalement ce n’est vraisemblablement pas le cas. La livraison est toujours très rapide et les livres arrivent toujours en excellente condition.
De plus, il y a un évantail beaucoup plus grand de livres sur Amazon qu’en succursale. Il y a baucoup de livres que je n’aurais pu avoir sans Amazon étant donné l’indisponibilité ici. Malheureusement, il n’y a pas beaucoup de libraires qui offrent des livres en anglais (Chapters sinon très légèrement Archambault). C’est pourquoi je me suis tourné vers Amazon.
Finalement, j’ajouterais que les prix offerts par Amazon sont beaucoup plus intéressants que ceux en magasin. Alors, dans mon cas, il est évident qu’un entrepôt au Canada est très favorable. Cela créerait des emplois ici et serait donc bénéfique pour le marché de l’emploi et les consommateurs qui paieraient encore moins cher. En tant que consommateur, je donne mon argent à ceux qui m’offre les produits les moins chers et avec le meilleur service. C’est pourquoi je fais affaire avec Amazon.
Merci. En espérant que Harper fasse avancer ce projet avec succès
pympau
10 mars 2010
17h22
@zenyth:
1. La protection et la valorisation de l’identité culturelle “locale”;
Pas compliqué: les ‘locaux’ n’ont qu’à acheter des produits ‘locaux’; s’il n’en achètent pas c’est qu’il n’y a rien à protéger; pas besoin d’un règlement pour ça
2. La création d’emplois locaux;
Pas compliqué: il suffit que les ‘ locaux’ aient les compétences pour occupper les emplois qui seront de toutes façons créés localement, et le goût de les occuper; pas besoin de règlement pour ça.
3. Le paiement de redevances/taxes au gouvernement pour accéder au bassin
Toute les entreprises qui font des profits, en paient; si Amazon veut ouvrir des opérations ‘locales’, on s’entend bien que c’est pour faire des profits; alors ils paieront des impots; pas besoin de règlement pour ça.
elorio
10 mars 2010
17h30
D’accord, d’accord ; mon âme contre ton âme, moi je suis à la baisse
pjeanguy
10 mars 2010
18h03
Amateur de polars, de biographies et d’histoire j”achète à rabais quand certains titres sont disponibles chez Costco. Je vais regarder amazon.ca avec beaucoup plus d’attention surtout pour les livres écrits en français.
Ça m’évitera de payer trop cher chez Archambault…
lineni
10 mars 2010
18h20
Je n’ai eu que des bonnes expériences avec Amazon. Que la chaîne ouvre ou non un magasin m’indiffère. Les achats par Internet sont déjà très efficaces. Je préfère de loin bouquiner en ligne. Les libraires de ma région n’ont généralement en stock que les nouveautés et les livres qui se vendent. La passionnée d’histoire que je suis trouve davantage son compte sur Internet.
elvince
10 mars 2010
18h24
C’est n’importe quoi. Présentement amazon.ca vend déjà des livres et des CD/DVD. Ça fait 10 ans que je n’achète mes livres que chez amazon (sauf les achats impulsifs; je suis à la lecture ce que les femmes sont aux souliers) La seule différence que ça apporterait serait qu’amazon.ca se mettrait à vendre toutes les autres gogosses qui se vendent sur amazon.com (électronique, produits de santé, etc…), et ça, ça ne compétitionne pas les libraires.
C’est vraiment n’importe quoi.
quidnovi
10 mars 2010
18h57
J’achète tous mes livres chez Amazon depuis des années, à moins qu’une aubaine plus intéressante se présente. En français, c’est généralement 15% de moins, alors qu’en anglais on peut aller chercher des escomptes de 40% et même plus. Je bouquine chez Archambault, Renaud Bray, Pantoute, Chapters et Indigo pour faire mes choix. Pour ce qui est des best sellers, je m’adresse à ma bibliothèque locale.
Je suis citoyen, mais d’abord consommateur de culture. Moins c’est cher, plus on en a. De plus, la culture, c’est ce que les consommateurs achètent, ce n’est pas ce que nos libraires vendent. Défendre nos libraires pour des raisons culturelles est un détournement de sens. C’est comme diplômer peu de médecins pour enrayer la maladie, forme d’intervention très québécoise. Si nos libraires veulent réagir, qu’ils le fassent par les mêmes armes en déployant des trésors d’ingénuité commerciale. Ce ne sont pas les moyens commerciaux qui manquent, surtout avec l’électronique.
piedoq
10 mars 2010
21h55
il faut faire la différence entre amazon.com et amazon .ca
dormammu
11 mars 2010
07h24
@madmaf – 10 mars 2010, 15h14
Je suis d’accord avec vous! Il y a un manque cruel de concurrence dans plusieurs domaines au Canada et nous, les consommateurs, en payons cruellement le prix. J’écoutais un spécialiste à RDI économie hier soir dire qu’il existait de la concurrence dans le domaine des TELECOMS (Bell, Telus et Rogers). Ce n’est pas évident du tout et en ce qui me concerne, les trois se comportent comme un gros monopole et ça nous coûte beaucoup cher qu’ailleurs.
Je lisais l’autre jour qu’un bouquet de services équivalent à ce que j’obtiens de Vidéotron me coûterait substantiellement moins cher en France. A toutes les fois que je reçois mon compte de cette compagnie, le montant est plus élevé que la facture précédente. Si je ne suis pas content, je fais quoi, je m’en vais chez Bell et oh surprise, ça va me coûter aussi cher … WOW belle concurrence!
On a déjà parlé dans les pages de la presse du fait que nous payions nos produits laitiers beaucoup cher qu’ailleurs gracieusement d’un autre monopole.
La même chose avec le panier d’épicerie, tu te promènes de IGA à Métro à Provigo et tous vendent la même chose le même prix. Pendant ce temps, en Ontario le panier d’épicerie coûte moins cher.
Je magasine souvent sur Ebay.com pour des CD, DVD et autres choses et les différences de prix avec les mêmes items vendus en magasins est hallucinante. Même avec les frais de transport, tu épargnes des 20, 30, 40% et plus. On comprend maintenant les profits faramineux que font les entreprises au Québec et au Canada.
Lorsque quelqu’un parle d’une vraie concurrence, un smart vient toujours nous dire qu’il faut protéger la culture, les intérêts canadiens, etc. Il n’y a jamais personne pour défendre les consommateurs qui sont les moteurs de l’économie canadienne, on nous dit, acheter et fermer-là.
codepress
11 mars 2010
07h28
A vouloir nourrir des dinosaures ces temps-ci, c’est de ni plus ni moins de vouloir écrémer le ti-lait affin de pouvoir les nourrir.!
Amazone et autres du genre ne sont pas les béquilles de la culture.
A propos je ne crois pas qu’il font dans les journaux à potin, télé-réalité, et autres blablabla. Alors pourquoi ne pas rapatrier (des JOB’s, impôts et taxes) qui ce font déjà hors de nos frontières. Pourquoi pas?
dormammu
11 mars 2010
07h28
Addendum …
En ce qui me concerne, Amazon peut bien s’installer au Canada. Lorsque j’achète sur Amazon, je le fais sur Amazon.com et encore là, c’est bien meilleur marché qu’Amazon.ca et en cela en dépit du fait que notre dollar est presqu’à parité avec la devise américaine.
Madame Cousineau, il s’agit d’une autre chose qu’il faudrait que quelqu’un m’explique, pourquoi des différences si considérables sur les mêmes items alors que notre dollar est si fort ?
jay_jay
11 mars 2010
07h59
@pragmatisme
«afin de payer notre fromage 5-10% moins chers au détail comme aux USA et d’avoir des fluctuations de prix malades dans les produits laitiers…» Pour une grande famille qui vit sous le seuil de la pauvreté, je crois que c’est préférable de payer 10% moins cher pour le lait, quitte à payer parfois plus cher, parfois moins. C’est comme n’importe quel autre aliment…
«Tout ça afin d’être obligé de subventionner les producteurs laitiers comme les producteurs américains» Parce que tu crois que les producteurs ne sont pas subventionnés???
«En plus, on va pouvoir regarder mourrir les producteurs laitiers qui sont loins des grands centres» Alors que présentement, ce sont ceux qui restent à St-Hyacinte et dans la Beauce qui vivent comme des rois…
o_bannion
11 mars 2010
08h16
@ ramses2.1
Ouais mais compare les prix en magasin. Home depot est plus cher.
-
Il y a une différence entre librairie et quincaillerie, dans les librairies, les livres tiennent leurs prix, tandis que dans les centres de rénovation, il y a des variations et il suffit de surveiller les prix. Ce n’est pas vrai que Home Dépôt vend plus cher que Reno Dépôt, suffit seulement d’attendre le bon moment pour acheter. J’ai souvent payer plus cher chez Reno Dépôt pour du matériel équivalent (marque différente) que chez Home Dépôt.
Concernant, Amazon, je ne vois pas aucun problème, les librairies ont seulement à s’ajuster aux marchés.
madmaf
11 mars 2010
08h49
@ pragmatisme
Allez dire ça aux producteurs de fromage qui ne peuvent produire à parti de leur propre lait.
Allez dire ça aux jeunes producteurs qui ne peuvent acheter des quotas car les prix sont trop élevés et aucune banque ne veut financer leur achat.
Qui achète des quotas? Les gros producteurs.
Tout ça pour le bénéfice de qui? Des gros producteurs et du syndicat agricole.
Et la même chose est en train de se produire avec le sirop d’érable: quelques immenses producteurs qui achètent les plus petits, gèrent le syndicat qui gère les stocks pour faire grimper le prix du sirop.
Pendant ce temps, nous autres on paie trop cher.
@zenyth
La logique de la concurrence est la même qu’on parle d’agriculture ou de culture tout court! En acceptant plus de joueurs, de facto on ouvre la porte à la perte d’emplois et la fermeture de commerce.
Et pour ce qui est des fonctionnaires, sans sabrer dans leurs salaires, faudrait assurément geler l’entièreté des embauches à l’exception de certains secteurs (éducation, santé, justice, services sociaux).
allonsvoyons
11 mars 2010
09h17
@zenith
Je ne comprends pas le rapport avec les fonctionnaires. Souvent, ce sont des professionnels qui sont aussi solicités par le privé (je pense aux comptables, gestionnaires de projets, professionnels de la gestion d’inventaire, professionnels en rémunération, etc). Le gouvernement (provincial ou fédéral) offre donc des salaires et/ou des conditions compétitifs pour attirer ce personnel qualifié.
Pour ce qui est de la subvention de l’agriculture, eh bien c’est tout un dossier. Je crois qu’elle n’a plus sa place car nous ne sommes plus à une époque où la sécurité alimentaire est un enjeu pour un pays riche comme le Canada.
Enfin, pour ce qui est de la culture, avec l’électronique et l’internet, les lois sont désuettes!
missivedutexas
11 mars 2010
09h30
Je viens de lire votre dernier article là-dessus ce matin. Il ne faut pas oublier les ententes internationales comme l’ALENA et l’OMC, ainsi que les règles spéciales qui s’appliquent entre les US et la Chine. La Chine a le statut de “most favored trading nation” de la part du congrès, et si je ne me trompe, cela permet des règles de propriété par les chinois un peu plus relaxe.
Quand aux éditeurs de livre, avec l’internet, leur rôle change et ils doivent s’adapter. Je ne vois rien qui encourage l’accès facile aux auteurs. Les éditeurs manquent l’appel ici, les protéger par des lois protectionniste n’empêchera pas leur déclin inévitable s’ils persistent dans leur façon de faire.
arthuretzeia
11 mars 2010
09h52
Quand un livre est vendu 10$, l’auteur reçoit 1$. Le distributeur 2$ et l’éditeur 3$. Restent 4$ qui vont au libraire. Dans le cas d’Amazon, c’est un 4$ encore plus payant qu’un entrepôt coûte moins cher à gérer qu’un vrai magasin (loyer, employés). En plus, Amazon est en partie distributeur. Pariez que le 2$ ne va pas entièrement dans les poches de Postes Canada. Tout ce temps là, notez-le bien, l’auteur ne reçoit qu’un ridicule 1$ alors qu’il est à la base de toute l’industrie. Sans auteur, pas de libraire. C’est le monde à l’envers.
Ceci dit, j’adore Amazon, qui me permet de mettre la main sur des importations, des publications rares, anglophones, autrement non disponibles en librairie, celles-ci ne présentant que des nouveautés, la plupart populaires. Essayez, par exemple, de trouver “A little princess” de Frances Hodgson Burnett, entre deux piles de biographies de Céline Dion et de romans de la série Twilight…
dormammu
11 mars 2010
09h59
@jay_jay
Il y a eu un article dans la Presse sous la plume de M. Picher (je crois) concernant les prix des produits laitiers au Québec. Selon l’article la différence de prix est nettement plus élevé que le 5-10% que vous mentionnez. Ca ne me dérangerait pas de payer un surplus décent aux producteurs du Québec, mais payer des 20% ou plus, je pense qu’il y a un problème quelque part. La secteur agricole et la fixation des prix est le fait d’un autre monopole comme le Québec est si bon dans ce domaine.
On se rappellera la situation absurde avec les prix du sirop d’érable il y a quelquese années, alors que les stocks s’entassaient dans des entrepôts. Il s’agit d’un autre section où il n’y a pas de concurrence.
gl000001
11 mars 2010
10h19
Les livres sont trop cher. Terry Goodkind du fantastique. Ici $30, sur Amazon $20 pour les TROIS premiers livres !!!!! Ri-Di-Cu-Le.
lecteur_curieux
11 mars 2010
11h06
C’est une question qui demande réflexe.
Par contre, pour les libraires, ceux qui restent. Ils doivent s’adapter, ceux qui le peuvent sinon ils sont condamnés à tous disparaître. Écoutez, cela a été vécu par beaucoup d’autres commerçants avant eux… Et si on parlait des épiciers restaurateurs d’autrefois ? Bien sûr, ils sont disparus ou certains étaient devenus des dépanneurs mais eux aussi disparus. Mais il y a de nos jours, des boutiques spécialisées qui réussissent à vendre de la qualité…
C’est bien plate… Mais peu importe les règles gouvernementales si vous ne vous adaptez pas au marché vous allez disparaître. Et vous n’avez aucune chance en étant en compétition directe avec le gros… Il faut faire dans la différence… En autant qu’il y a un marché pour.
Le libraire avec ses best sellers fait la même chose qu’une petite échoppe de fromage qui voudrait vendre du CHEEZE WHIZ…
ASSUMEZ-VOUS… Quand on ne fait pas dans le volume quoiqu’il en faut un certain (regroupez-vous au niveau des achats ), il faut faire dans l’exclusivité, dans le service…
Il faut même être un peu snob… Pourquoi vouloir vendre la même m.erde que les grandes surfaces et en plus vouloir que être protégé pour cela ????
lecteur_curieux
11 mars 2010
11h12
Cheez Whiz…
Le petit commerçant perdrait toute sa crédibilité… Distinguez-vous ou bien fermez vos portes sinon votre agonie pourrait durer longtemps… Et cela vous rapportera peu pour ceux qui tiennent le coup…
Nous sommes en 2010 et pas en 1970… Et des petits libraires ou disquaires qui se distinguent en banlieue cela était rare… Ceux qui étaient là sont disparus… Et ils combinaient d’autres commerces souvent… Marchand d’électronique et disquaire en même temps, par exemple. Papetier et libraire…
mattiew
11 mars 2010
11h15
Aucun probleme a voir Amazon venir s’installer ici et a voir les mediocres qui utilisent les lois pour se proteger de la competition prendre le bord.
La majorité de ma bibliotheque (plusieurs dizaines de livres) viens de Amazon, car la quasi totalité de ces livres sont difficilement disponibles en librarie et si oui, generalement ca me couterait beaucoup plus cher.
En bout de ligne, meme en payant le transport, a coup de 3 livres ca me coute quand meme moins cher!
pragmatisme
11 mars 2010
11h35
@ jay_jay
Non pas de subvention direct au producteur et surtout rien comparable aux subventions américaines, même pas proche !
@ Madmaf
La fin des quotas va amener la fin de la gestion de l’offre. LA fin de la gestion de l’offre veut dire ( en regardant l’exemple des autres pays) de grandes fluctuations de prix qui ne profitent qu’aux transformateurs qui peuvent acheter les protéines de lait lorsque les prix sont bas et font des réserves. Ces fluctuations à la baisse n’affecte pratiquement pas le prix de détail pour le consommateurs malheureusement.
Mais plus encore, la fin de la gestion de l’offre sonnera le début d’une libéralisation complète de l’agriculture. Comme les producteurs américains recoivent des subventions directes astronomiques en plus d’importantes subventions à l’exportation tous vos jeunes producteurs pourront produire du lait mais ils ne seront incapable de le vendre. La raison ? Le prix du lait américain sera de beaucoup sous le prix du coût de production.
La réalité c’est ça, et un minimum de recherche sur les conséquences des subventions agricoles américaines dans les marchés ouverts vous le confirmera.
Y’a-t-il quelqu’un qui suit les enjeux des négociations de Doha à part moi coudonc ?
mercador
11 mars 2010
13h03
Qu’on ouvre les portes à la concurrence et au plus vite !
madmaf
11 mars 2010
13h28
@ pragmatisme
Ça va être mon dernier commentaire sur la question.
Étant limités dans leur nombre, les quotas de lait sont devenus très chers (jusqu’à 30 00$ mainteant) pour pouvoir cendre le lait d’une seule vache! Or, au départ, ils étaient gratuits!
En raison de la gestion des prix du lait (plancher et maximum), les producteurs qui veulent augmenter leur production doivent obtenir plus de quotas (parce qu’ils ne peuvent pas développer de nouveaux marchés avec des bas prix), de là la hausse constante des prix des quotas.
Donc, les prix planchers et maximum crées une pression sur la valeur des quotas et diminuent la possibilité de voir de nouveaux producteurs entrer dans le marché tout en limitant les producteurs actuels qui voudraient augmenter leur production (because le nombre limité de quotas).
Donc, les quotas et la gestion des prix limitent l’arrivée de nouveaux joueurs et limitent la croisssance des joueurs actuels tout en gonflant la facture des consommateurs (individuels et corporatifs). Et tout ça influence les transformateurs du lait, autant les petits que les Saputo.
Or, bientôt, qui pourra se permettre de payer 5$Million pour partir une ferme? À moins que Papa te donne ses quotas, seules les grandes compagnies pourront se permettrent d’acheter une ferme laitière.
Doha pas Doha.
pympau
11 mars 2010
14h13
Vois vraiment pas pourquoi je devrais payer mes bouquins 20% plus cher sous le prétexte fumeux de défendre la soi-disant ‘culture canadienne’. Ceux pour qui c’est important, et ça vous inclue Mme Cousineau, ben envoyez donc vos chèques directement a l’Association des Libraires Canadiens emballés dans une feuille d’érable pis lâchez-nous patience. La culture canadienne en l’instance, ça me semble surtout être une excuste pitoyable pour perpétuer un genre de racket.