C’est lundi que s’ouvrira à Toronto le procès criminel des trois anciens dirigeants de Nortel qui sont accusés d’avoir tripoté la comptabilité de ce fabricant d’équipements de télécommunications entre 2000 et 2004. Il s’agit de Frank Dunn, ex-PDG de Nortel, et de deux de ses adjoints de l’époque, Douglas Beatty, chef des finances, et Michael Gollogly, contrôleur.
Ce procès pour fraude et falsification de documents survient trois ans après la faillite de Nortel, quatre années après le dépôt des accusations par la GRC et huit ans après le renvoi de ces dirigeants par Nortel.
Enfin, pourrait-on dire. Car la difficulté à traduire en justice les présumés fraudeurs à cravate et la lenteur de ces procès laissent les investisseurs sur l’impression que PDG jouissent d’une quasi immunité.
En même temps, ce procès ne fait que rappeler un drame que tous préféreraient oublier. Le Canada a perdu son entreprise phare en R&D. Une entreprise qui, au tournant de l’an 2000, employait près de 6000 salariés dans la région de Montréal. Dont nombre de jeunes ingénieurs talentueux qui sont depuis repartis aux quatre vents.
L’un des avocats de la défense, Brian Greenspan, dénonce ceux qui établissent un lien entre ce scandale financier et la faillite de Nortel. Accusation grossière, affirme-t-il.
Mais, personne ne peut nier que la direction de l’entreprise ait été distraite par le retraitement de ses états financiers et la recherche d’un nouveau PDG. Ainsi, l’entreprise a perdu de vue les bouleversements technologiques et économiques qui s’opéraient chez ses clients dans les années qui ont suivi l’éclatement de la bulle techno.
Or, le monde de la technologie est sans pitié pour les entreprises qui s’égarent. On le voit actuellement avec RIM, qui peine à reprendre son ascendant dans les téléphones intelligents.
Oui, on préférerait oublier la descente aux enfers de Nortel. La plus grande capitalisation boursière du pays a fait perdre sa chemise aux grands comme aux petits investisseurs, que ce soit par leurs actions ou, indirectement, par leur régime de retraite.
Aussi douloureux soit-il, ce rappel est toutefois essentiel. Parce que la culture de la rapacité et la recherche du profit à court terme n’ont pas disparu du monde des affaires. Même après la crise financière, la leçon n’a pas été retenue.
On voit encore, dans les circulaires d’information de certaines entreprises, des structures de rémunération qui récompensent la médiocrité ou les succès à court terme. Et cela, sans égard aux conséquences à long terme pour l’entreprise, conséquences qui toucheront les actionnaires qui ne se livrent pas à de la spéculation.
En ce sens, même si ce procès s’est fait longtemps attendre, il est toujours autant d’actualité.










nickoleterrible
11 janvier 2012
13h59
L’entreprise pour laquelle je travaillais à cette époque fournissait les circuits imprimés à Nortel. Tout allait très bien et soudainement on se fait dire qu’il y avait eu une surestimation des stock d’inventaire et que les ventes n’étaient plus au rendez-vous.
Je sais pas très bien si c’est directement un effet de ces malversations, mais une journée les dirigeants se cassaient la tête à savoir comment augmenter la productivité et le lendemain la moitié des lignes de production étaient arrêtées. Si je me souviens bien il y a eu 1200 employés licenciés à ce moment. C’était ViaSystem Granby et l’usine a été fermée après quelques mois.
Je me rappelle d’un couple de laborantins Roumains qui non seulement venaient de s’acheter une maison, mais avaient mis toutes leurs économies en action ViaSystem, Pauvres eux. Moi j’ai manqué le bateau ayant remis ma démission 3 mois avant la fermeture, étant donné les primes de licenciement généreuses qui ont été accordées.
Moi je crois que tout est relié dans ce dossier. Un peu comme quelqu’un qui grossit ses revenus pour avoir plus de crédit en se disant qu’il va remonter la pente.
johanne.marcotte
11 janvier 2012
13h59
Nortel a omis de suivre les doctrines libertariennes concernant la compétition et le développement de son innovation. Erreur de base.
bloganon
11 janvier 2012
14h54
@ johanne.marcotte
On la reconnaît votre propagande.
alphy
11 janvier 2012
15h07
Les laissés pour compte ce sont aussi les retraités de Nortel. Les retraités de Lab Chrysotyle, White Birch, Singer et j’en passe.. Pourquoi les gouvernements laissent-ils les dirigeants d’ entreprises sans scrupule ,( en profitant de la loi de la protection de la faillite), piller leurs retraites en toute impunité. Ces pauvres travailleurs qui ont bossés toute leur vie. Scandaleux! Immoral! Les médias devraient faire pression auprès des politiciens afin de mieux protéger les travailleurs en modifiant les lois. Les entreprises veulent se placer sous la protection de la faillitebon leur semble. Mais touchez pas aux retraités, c est sacré.
rodlemeg
11 janvier 2012
19h41
Ça ne peut pas être la véritable Johanne marcotte .
Le propos est trop ridiculeusement caricatural.
peloquma
12 janvier 2012
08h03
Est ce qu’on peut tous se rappeler les miraculeux chiffres et le salaire de John Roth 1 mois avant un recul hallucinant…hahaha comment se faire rouler… escrocs vous dites ?
chip
12 janvier 2012
08h30
Il serait bien de se rappeler que les déboires de Nortle ont commencé sous John Roth, lequel se la coule douce avec quelques centaines de millions dans les poches.
rogerothornhill
12 janvier 2012
08h39
Le pire profiteur de Nortel lui s’en tire sans aucune accusation. Je parle de John Roth. Celui qui lorsqu’il était à la tête de Nortel a fait gonfler artificiellement (on le sait maintenant) et de facon très risquée pour la compagnie afin d’échanger ses options d’achats pour la suite quitter le navire en perdition.
mikemontreal
12 janvier 2012
09h09
Et John Roth lui…le grand architecte de tout ce fiasco. Il fait quoi , il est ou, il est parti avec combien???
cqfd
17 janvier 2012
15h14
rodlbmeg,
“johanne.marcotte” est venue nous écoeurer depuis 2ou 3 jours avec ses propos libert-a-rien sur le blogue de Richard Dufour. On lui a dit d’aller écoeurer ailleurs, et à date, ça fonctionne pour nous… mais je constate qu’elle sévit encore chez vous…
Je déteste les idées de droite intégriste, mais je ne pense pas que la vraie Johanne Marcotte soit assez stupide pour écrire de telles imbécilités à répétition !!!
Je pense aussi que “johanne.marcotte” n’est probablement qu’un ado usurpateur de nom. Le CEGEP recommence la semaine prochaine… vous en serez probablement débarassé.
Bonne chance !!!
makimike
21 janvier 2012
22h41
c’est assez drole que personne ne parle des millions que tout les employées de BELL ont perdu car comme actionnaire j’avais investie 10% de mes payes en actions et comme par harsard un an avant le scandale le complot etait de fractionner mes actions de bell pour des nortels ,en conclusion 1 action de bell plus deux nortel= perte net de 3 )4 % de mon fond de retraite environs 300,000 dollars hé oui ca fait mal au coeur en maudit et ca s’oublie jamais … merci
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