Le premier ministre britannique Gordon Brown a plaidé en faveur hier d’une commission des valeurs mobilières internationale, dans une entrevue accordée aux médias à la veille du sommet du G8 depuis sa résidence au 10 Downing Street.
«Tous les pays au monde doivent prendre le temps d’examiner leur système de réglementation. Soyons clairs : si rien ne change à la suite de la crise financière, et bien le monde deviendra encore plus instable, et la croissance ne pourra pas être soutenue. Les choses doivent changer.»
Le Canada se montre réticent à l’idée d’abandonner son propre système de réglementation, rapporte le Globe & Mail. Ce qui ne manque pas d’ironie quand l’on connaît les efforts que déploient le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, pour instaurer un régulateur unique afin de remplacer les commissions provinciales, redondantes et inefficaces à ses yeux.
Son meilleur allié est Vincent Lacroix ! Chaque nouvelle révélation dans le traitement nonchalant de Norbourg par l’Autorité des marchés financiers (lire à ce sujet la chronique L’incurie accablante de l’AMF) convertit des investisseurs à la cause d’une commission unique. À tort ou à raison.
Bref, les ministres québécois Raymond Bachand (Finances) et Claude Béchard (Affaires intergouvernementales canadiennes) auront fort à faire ce matin, en conférence de presse, pour expliquer l’opposition du Québec.
(Et non, le nouveau ministre du Développement économique, Clément Gignac, n’y sera pas…)
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