Sophie Cousineau

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 8 février 2012 | Mise en ligne à 18h58 | Commenter Un commentaire

L’usine de Bombardier à Derby serait sauvée

C’est ce que rapporte le Financial Times dans cet article.

L’an dernier, Bombardier a remis en question l’existence même de cette usine après avoir échappé le contrat de 1,6 milliard de livres du Thameslink. Le gouvernement de coalition de David Cameron a préféré l’octroyer au constructeur allemand Siemens.

Mais depuis, la controverse fait rage au Royaume-Uni, où cette décision est vivement critiquée par les gens d’affaires de la région et par l’opposition travailliste.

Les 1600 employés de l’usine de Derby seront informés de cette bonne nouvelle d’ici la fin la semaine, ce qui mettra fin à des mois d’incertitudes.

L’usine aurait trouvé assez d’ouvrage pour tenir le coup pendant trois ans, rapporte le Financial Times, sans toutefois préciser la nature exacte de ces contrats. Cela lui permettra de soumissionner sur les contrats à venir, dont celui de Crossrail, un contrat de 1 milliard de livres dont l’octroi a été retardé.

Bombardier Transport n’a pas commenté les informations du Financial Times.

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Lundi 6 février 2012 | Mise en ligne à 15h15 | Commenter Commentaires (57)

L’âge de la retraite, la suite

Mon collègue Vincent Marissal rapportait la semaine dernière les propos de Robert Goguen, député conservateur de Moncton-Riverview-Dieppe, qui cherchait à minimiser les répercussions de la hausse de l’âge de la retraite envisagée par le gouvernement fédéral, vraisemblablement de 65 à 67 ans. «Qu’est-ce que cela va changer dans leur vie quotidienne? » demandait-il, en affirmant que les Canadiens ne sortiront pas dans la rue pour manifester à ce sujet.

Cela fait une semaine que j’ai écrit sur ce sujet, et je reçois encore des courriels en réaction. Assez nombreux pour tenir une belle manif ! Ce qui me permet de revenir sur ce sujet, puisque l’espace m’a manqué la semaine dernière. (900 mots sur les retraites, quand il faut expliquer les différents paliers de revenus des régimes publics et privés, c’est vite dépensé !)

En raison du titre de cette chronique, «Liberté 67 ? Une mauvaise idée», certains ont pensé à tort que je m’oppose au travail passé 65 ans. Au contraire. Tout ce que je disais, c’est qu’il faut inciter les travailleurs qui en ont envie à poursuivre leur carrière, même à mi-temps, plutôt que de forcer tout le monde à travailler deux années de plus. Dont les salariés qui sont épuisés après avoir mené une carrière physiquement exigeante ou mentalement aliénante.

Surtout que le prétexte d’Ottawa est faux: il n’y a aucune urgence financière pour le gouvernement fédéral.

Or, quels sont les employeurs qui permettent à leurs employés d’expérience de quitter leur emploi avant 65 ans sans grande conséquence financière - les pénalités actuarielles, dans le jargon ? Les gouvernements de tous les ordres : le fédéral, les provinces, les municipalités.

Si l’âge effectif de la retraite des Canadiens est bien en-deçà de l’âge officiel de la retraite, c’est en grande partie en raison des régimes de retraite dans la fonction publique qui ont été négociés par les gouvernements. Et des primes de départ anticipé que les gouvernements ont offertes pour comprimer leurs coûts de main-d’oeuvre et réduire l’ampleur de leur déficit.

Bref, si Ottawa souhaite vraiment que les Canadiens travaillent plus longtemps, il devrait commencer par donner l’exemple. Beaucoup de choses peuvent être faites avant de relever l’âge officiel de la retraite.

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Il n’y a pas si longtemps, on disait que les fusions entre places boursières, qui se négociaient à la chaîne, étaient inévitables. Une fatalité à laquelle aucun parquet ne pouvait échapper.

Et puis les autorités de la concurrence et les élus ont mis leur nez inquisiteur dans ces transactions. Après le refus de Canberra, qui a bloqué la fusion des bourses de Singapour et d’Australie, voici que la Commission européenne intervient pour empêcher le mariage de la Deutsche Börse et de NYSE Euronext, une transaction de 17,9 milliards US.

Il ne s’agit pas d’une grande surprise. Les autorités européennes avaient déjà exprimé des réserves sérieuses sur ce projet au cours des dernières semaines.

En revanche, les raisons données sont intéressantes. Et lourdes de sens pour le consortium canadien Maple, qui attend depuis plusieurs mois une décision du Bureau de la concurrence sur son projet d’acquérir le Groupe TMX, avec l’achat de son concurrent Alpha comme condition sine qua non.

Si la Commission européenne s’est opposée à cette transaction, c’est en raison de la très forte concentration dans la négociation des produits dérivés qui aurait résulté de la combinaison des filiales Eurex (Deutsche Börse) et Liffe (NYSE Euronext). Leur part de marché aurait été supérieure à 90%.

Le parallèle avec le Canada est patent. Si Maple réunit la Bourse de Toronto et sa concurrente Alpha sous un même toit, elles accapareront ensemble plus de 80% du volume de négociation des actions au pays. Le Bureau de la Concurrence a d’ailleurs exprimé de «sérieuses préoccupations» à cet égard, dans un avis rendu public cet automne.

Dans sa décision, la Commission européenne a aussi dénoncé le fait que Deutsche Börse et NYSE Euronext comptaient marier leurs filiales de compensation. Une chambre de compensation aussi dominante inciterait les participants du marché à privilégier ces joueurs établis plutôt que leurs jeunes concurrents.

Ici encore, Maple prévoit dégager des économies d’échelle et des gains d’efficacité en étant propriétaire à la fois de la chambre de compensation CDS et de la Corporation canadienne de compensation des produits dérivés (CDCC), une filiale de la Bourse de Montréal.

Au risque de répéter ce qui s’apparente à une évidence, les choses semblent mal engagées pour le consortium Maple.

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