J’ai souri cette fin de semaine en lisant le dossier principal du cahier affaires du Globe & Mail. Ce dossier, qui coïncide avec les 10 ans du krach des technos, portait sur les difficultés des entreprises en démarrage de trouver du financement de capital-risque.
Alors que le Canada anglais n’a pas fini de traverser le désert, le Québec y est dépeint en des termes élogieux, comme une sorte d’Eldorado du capital-risque. On y vante notamment le nouveau fonds québécois Teralys Capital. Financé par la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds de solidarité de la FTQ et le gouvernement du Québec, Teralys dispose de plus de 700 millions de dollars à investir dans les nouvelles technologies (santé, environnement, information), la moitié au Québec.
«Le gouvernement s’est rendu compte qu’il doit faire quelque chose pour soutenir l’industrie. Je suis pour la libre entreprise, mais dans un environnement comme celui-ci, où la Chine a la main haute, c’était une décision brillante», a noté John Ruffolo, grand responsable des secteurs des technologies, des médias et des télécoms à la firme Deloitte & Touche.
Wow ! Tout un changement de ton du Globe, qui dénonce régulièrement l’interventionnisme québécois et qui dépeint souvent la «mighty Caisse» comme une sorte de force machiavélique au service des intérêts (forcément indépendantistes) du Québec.
Mais le fait est que Teralys n’a pas fait ses preuves. Du moins pas encore. Lancé il y a près d’un an, Teralys n’a consenti à ce jour qu’un seul investissement, de 75 millions de dollars, dans Tandem Expansion. Et ce fonds lancé par Charles Sirois et Brent Belzberg doit investir cet argent à son tour.
Tout cela pour dire que les entrepreneurs technos du Québec n’ont pas encore reçu le grand coup de pouce qu’ils attendent. Qu’est-ce qu’on dit déjà ? Le chèque est à la poste ?











