Bay Street offre encore très peu d’espoir aux actionnaires de Yellow Media (YLO) au lendemain de la présentation de la performance financière de la compagnie.
Maher Yaghi, Desjardins:
«Les fondamentaux pointent vers un déclin continue. Je vois des ennuis significatifs de financement de 2013 à 2017 et il y a peu de visibilité au niveau des revenus et des bénéfices. Tant que je ne serai pas convaincu que le chemin ver l’amélioration est clairement établi, ce que je ne peux voir présentement, je vais maintenir qu’il faut vendre le titre. Une hausse additionnelle du coût de la dette pourrait effacer la valeur restante de la compagnie. Ma cible passe à 15 cents (elle était de 40 cents).»
Scott Cuthbertson, TD:
«Les résultats sont inférieurs aux attentes. Les fondamentaux qui supportent les revenus des bottins imprimés se détériorent et ça devrait continuer dans la même direction en 2012. La compagnie met en place un comité pour examiner les alternatives de refinancement avant le 18 février (date d’échéance d’une obligation financière). Cette situation implique que plusieurs alternatives sont possibles et plusieurs d’entre elles ne sont pas avantageuses pour les actionnaires. Je ne vois aucune valeur ici. Je pense qu’un processus plus formel de restructuration est possible (dont un appel à la protection de la loi sur les faillites), ce qui effacerait la valeur qui reste. La situation devient pire qu’elle était et les chances de survie pour les actionnaires s’amenuisent. J’éviterais ce titre.»
Robert Bek, CIBC:
«Ma cible reste à 0. Je continue de croire qu’il est peu probable de tirer une valeur positive compte tenu de la pression sur les activités et de la lourdeur de la dette. Yellow Media devra faire face à l’échéance de plusieurs autres obligations financières l’an prochain. La seule option sera une pleine recapitalisation, ce qui rend peu probable que l’action aura une valeur. La flexibilité financière a considérablement été réduite. La création d’un comité chargé d’examiner le refinancement indique qu’il faut s’attendre à une négociation avec les détenteurs d’obligations. La suspension du versement du dividende sur les actions privilégiées est un autre exemple du risque accru.»
Tim Casey, BMO:
«Je ne crois plus qu’il existe encore de la valeur dans le titre. Les événements qui vont remettre en cause les liquidités vont commencer à se faire sentir tôt en 2013. Je prévois un déclin dans les deux chiffres des marges BAIIA consolidées cette année et un déclin plus lent en 2013. La compagnie n’offre plus de prévisions, mais s’attend à une érosion plus importante des revenus tirés de l’imprimé cette année. Bien que l’entreprise tente une transition vers un modèle numérique, la compression des marges et une diminution des fonds disponibles (decline in cash generation) semblent inévitables. Ça pourrait mener à des ennuis pour remplir les obligations financières qui viennent à échéance l’an prochain.»
Drew McReynolds, RBC:
«La visibilité demeure extrêmement limitée. Une recapitalisation semble probable éventuellement en raison des échéances qui s’en viennent en 2013. J’abaisse mes prévisions et ma cible passe à 10 cents (elle était de 40 cents). La faible visibilité rend l’évaluation spéculative.»












