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Vendredi 20 Novembre 2009 à 16h54

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La séance de vendredi s’est déroulée sans grandes nouvelles économiques et boursières et les indices ont clôturé de manière stable, sinon en très légère baisse. Le prix de l’or a fait bande à part vendredi en avançant un peu plus haut.

Malgré la morosité des derniers jours, le TSX et le Dow Jones ont tout de même enregistré des gains pour l’ensemble de la semaine. Le principal indice de la Bourse de Toronto a gagné 1,5% au cours de la semaine alors que celui de la Bourse de New York a progressé de 0,5%.

Après avoir clôturé à trois reprises au-dessus du seuil des 1100 points dans les derniers jours, l’indice S&P 500 se retrouve sensiblement au même point qu’il y a une semaine.

Le Nasdaq est le seul des principaux indices nord-américains à avoir encaissé des pertes pour la semaine. Le secteur des techs a été bousculé dans son ensemble et le Nasdaq a largué 1% de sa valeur en cinq séances.

Les actions de Research In Motion, Apple, Dell, Intel, Cisco, eBay et plusieurs autres ont un peu moins de valeur qu’elles en avaient une semaine plus tôt.

Si une portion de la hausse des indices pouvait être liée à l’anticipation de la publication de bons résultats financiers, il faudra trouver un nouveau catalyseur maintenant que la ronde de divulgation des chiffres trimestriels s’achève aux États-Unis. Au Canada, il reste encore ceux des banques, de Gildan, Couche-Tard et autres Bombardier à venir au cours des prochaines semaines.

Les données économiques prendront peut-être un peu plus d’importance alors que la stabilisation de la valeur du dollar américain sur les marchés de change cette semaine est également un élément à souligner.

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Vendredi 20 Novembre 2009 à 14h22

C’est absurde et c’est arrivé à peu près à la même période l’année dernière.

Ça vient encore une fois d’arriver cette semaine: le rendement des bons du Trésor américains de trois mois est passé en territoire négatif au cours des dernières heures.

C’est comme si les investisseurs trouvaient que les taux d’intérêt n’étaient pas suffisamment bas.

Placer son argent dans un compte d’épargne rapporte un faible rendement, mais au moins ça rapporte un rendement.

Il y a un an, la confiance envers le système bancaire était mince. Les investisseurs privilégiaient la sécurité absolue procurée par les bons du Trésor.

Rappelons que les dépôts bancaires sont garantis par le gouvernement américain jusqu’à concurrence de 250 000$. Quand une entreprise a des millions entre les mains, elle ne peut risquer de n’avoir que 250 000$ à récupérer en cas de faillite de la banque. D’où le coût d’opportunité d’acheter des bons du Trésor à rendement négatif.

Mais c’était il y a un an. Le retour des rendements négatifs est plus difficile à saisir cette semaine.

Une hypothèse veut que les investisseurs institutionnels (banques, fonds, etc.) empilent les «t-bills» en ce moment pour embellir leurs états financiers en cette fin d’année. Certains institutionnels ont des restrictions qui les forcent à détenir un certain pourcentage d’actifs en bons du Trésor.

D’un autre côté, cette situation fait ressortir le défi qu’a à relever la Fed face aux menaces de déflation qui pèsent sur l’économie actuellement compte tenu du taux de chômage élevé et des difficultés grandissantes des propriétaires de maisons avec leur hypothèque aux États-Unis.

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Vendredi 20 Novembre 2009 à 11h05

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Un des sujets de discussions sur Wall Street et Bay Street vendredi est le tournant que vient de prendre la carrière d’un analyste après qu’il ait recommandé la vente des actions d’une compagnie qu’il venait d’évaluer.

Même s’il estime avoir bien fait son travail, la pression était devenue trop forte. Brian Kennedy a quitté la firme Jefferies & Co en affirmant que l’environnement était devenu hostile et que les gens le percevait comme un fauteur de troubles.

«Wall Street n’apprécie pas ce type de rapport de recherche», dit Kennedy. «Je pensais faire mon travail de façon crédible. Quand c’est devenu controversé, je me suis demandé comment est-ce que je pouvais en sortir gagnant».

Brian Kennedy a publié une recommandation de vente sur le titre de CardioNet (BEAT) au printemps dernier et l’action de cette compagnie a depuis ce temps cédé 75% de sa valeur en Bourse. Les marchés prouvent qu’il a eu raison. Toutefois, les critiques ont été nombreuses.

La direction de CardioNet a même déposé une plainte auprès de la Securities and Exchange Commission contre l’analyste. Des analystes de firmes concurrentes (qui recommandaient l’achat du titre) ont aussi dénigré son rapport de recherche.

Brian Kennedy songe aujourd’hui à poursuivre sa carrière, mais il souhaite le faire pour une firme indépendante qui n’offre pas les services d’une banque d’affaires (investment banking).

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