Richard Dufour

Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 9h56 | Commenter Commentaires (13)

Encore peu d’espoir avec Yellow Media

yl

Bay Street offre encore très peu d’espoir aux actionnaires de Yellow Media (YLO) au lendemain de la présentation de la performance financière de la compagnie.

Maher Yaghi, Desjardins:

«Les fondamentaux pointent vers un déclin continue. Je vois des ennuis significatifs de financement de 2013 à 2017 et il y a peu de visibilité au niveau des revenus et des bénéfices. Tant que je ne serai pas convaincu que le chemin ver l’amélioration est clairement établi, ce que je ne peux voir présentement, je vais maintenir qu’il faut vendre le titre. Une hausse additionnelle du coût de la dette pourrait effacer la valeur restante de la compagnie. Ma cible passe à 15 cents (elle était de 40 cents).»

Scott Cuthbertson, TD:

«Les résultats sont inférieurs aux attentes. Les fondamentaux qui supportent les revenus des bottins imprimés se détériorent et ça devrait continuer dans la même direction en 2012. La compagnie met en place un comité pour examiner les alternatives de refinancement avant le 18 février (date d’échéance d’une obligation financière). Cette situation implique que plusieurs alternatives sont possibles et plusieurs d’entre elles ne sont pas avantageuses pour les actionnaires. Je ne vois aucune valeur ici. Je pense qu’un processus plus formel de restructuration est possible (dont un appel à la protection de la loi sur les faillites), ce qui effacerait la valeur qui reste. La situation devient pire qu’elle était et les chances de survie pour les actionnaires s’amenuisent. J’éviterais ce titre.»

Robert Bek, CIBC:

«Ma cible reste à 0. Je continue de croire qu’il est peu probable de tirer une valeur positive compte tenu de la pression sur les activités et de la lourdeur de la dette. Yellow Media devra faire face à l’échéance de plusieurs autres obligations financières l’an prochain. La seule option sera une pleine recapitalisation, ce qui rend peu probable que l’action aura une valeur. La flexibilité financière a considérablement été réduite. La création d’un comité chargé d’examiner le refinancement indique qu’il faut s’attendre à une négociation avec les détenteurs d’obligations. La suspension du versement du dividende sur les actions privilégiées est un autre exemple du risque accru.»

Tim Casey, BMO:

«Je ne crois plus qu’il existe encore de la valeur dans le titre. Les événements qui vont remettre en cause les liquidités vont commencer à se faire sentir tôt en 2013. Je prévois un déclin dans les deux chiffres des marges BAIIA consolidées cette année et un déclin plus lent en 2013. La compagnie n’offre plus de prévisions, mais s’attend à une érosion plus importante des revenus tirés de l’imprimé cette année. Bien que l’entreprise tente une transition vers un modèle numérique, la compression des marges et une diminution des fonds disponibles (decline in cash generation) semblent inévitables. Ça pourrait mener à des ennuis pour remplir les obligations financières qui viennent à échéance l’an prochain.»

Drew McReynolds, RBC:

«La visibilité demeure extrêmement limitée. Une recapitalisation semble probable éventuellement en raison des échéances qui s’en viennent en 2013. J’abaisse mes prévisions et ma cible passe à 10 cents (elle était de 40 cents). La faible visibilité rend l’évaluation spéculative.»

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Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 9h17 | Commenter Un commentaire

Manuvie perd des recommandations d’achat

mfc

L’assureur Manuvie (MFC) perd au moins deux recommandations au lendemain de la présentation de ses résultats financiers et de l’annonce du départ du chef des finances (qui était notamment apprécié pour sa capacité à gérer et vulgariser une difficile et complexe situation).

Robert Sedran, CIBC:

«Je suggère dorénavant de conserver le titre. Le trimestre n’a pas offert le mélodrame que les trimestres précédents ont offert chez Manuvie. C’est clairement une bonne affaire. Mais la forte performance du titre en Bourse depuis le début de l’année (+9,5%) fait en sorte qu’il y a moins de potentiel à la hausse par rapport à ma cible qui passe par ailleurs à 13$ (elle était de 13,50$).»

Peter Routledge, Banque Nationale:

«Le risque associé au titre est trop élevé pour justifier une recommandation d’achat. Je propose donc dorénavant de conserver et j’abaisse ma cible à 14,50$ (elle était de 16$).»

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Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 8h42 | Commenter Commentaires (2)

Quelques réflexions sur Air Canada

acb

L’action d’Air Canada (AC.B) s’est fait malmener jeudi en réaction à la présentation de la performance financière trimestrielle.

Quelques réflexions:

Cameron Doerksen, Banque Nationale:

«Je maintiens qu’il faut conserver le titre et j’abaisse ma cible à 1,25$ (elle était à 1,55$). Bien que les relations/négociations entre le syndicat et la direction apportent un certain niveau d’incertitude, je m’attends à ce que le gouvernement canadien intervienne rapidement pour prévenir une grève. La situation gardera cependant une pression sur le titre en Bourse. Une entente au niveau des relations de travail serait une très bonne nouvelle pour la valeur de l’action. L’exposition au marché européen est un autre nuage au-dessus du titre.»

Ben Cherniavsky, Raymond James:

«Les résultats du trimestre sont dans l’ensemble conformes à mes attentes, ce qui fait en sorte que je ne change pas ma recommandation de conserver le titre. Ma cible passe cependant à 1,50$ (elle était de 1,75$). Les dirigeants réduisent les coûts, ont amélioré la position financière et maintiennent une discipline au niveau de la capacité ici tout en augmentant la présence dans les marchés à l’international. Il y a cependant plusieurs défis à relever dont les conflits de travail qui en plus des problèmes habituels, nuisent au projet de lancer un transporteur à rabais. L’intensification de la concurrence, l’endettement et la gestion de la caisse de retraite, les prix du carburant, la faiblesse de la demande en Europe et la menace de plus en plus forte de la part de WestJet avec son projet de transporteur régional sont d’autres éléments à surveiller.»

Hilda Maraachlian, UBS:

«Je bonifie ma cible à 1,20$ (elle était de 1,10$), mais je continue de croire qu’il faut conserver l’action. Je songerai à devenir plus constructive lorsque les négociations avec les employés et le lancement d’un transporteur à rabais n’offriront pas autant d’incertitude. Je suis cependant encouragée par la réduction des coûts et le renforcement de la position financière.»

Walter Spracklin, RBC:

«Les résultats sont décents. Toutefois, les investisseurs sont clairement déçus, ce qui découle d’une hausse des attentes. Soulignons que le titre avait gagné 47% avant la publication des résultats. Je pense qu’il aurait fallu qu’Air Canada surpasse les prévisions pour que la réaction soit positive. Bien que le trimestre d’Air Canada n’a pas été aussi robuste que celui des concurrents, il n’y a rien de particulier pour soulever les craintes. Je continue de croire que le titre représente une belle occasion pour un trader et que c’est aussi un placement à considérer si le contexte macro continue de prendre du mieux. Il ne fait aucun doute, les investisseurs restent prudents en raison du niveau d’endettement et des obligations à long terme de la compagnie, ce qui fait en sorte qu’un escompte significatif pour une faillite potentielle est intégrée dans le titre.»

Tim James, TD:

«Je ne recommande plus l’achat, mais plutôt de conserver à partir d’aujourd’hui et ma cible baisse à 1,50$ (elle était de 2,50$) en raison notamment d’un ralentissement plus fort que prévu dans la croissance des revenus. Je vois de la pression avec de mauvais résultats cette année, une possible révision des attentes et une concurrence accrue chez WestJet. Toutefois, une entente avec les employés et même une légère révisions positives des prévisions de revenus sont deux éléments qui ont le potentiel pour faire bouger l’action à la hausse.»

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