Les avis des analystes ne sont pas nécessairement appréciés également de tous les investisseurs, mais ils apportent tout de même souvent un éclairage et parfois même un avantage pour transiger.
Ici, Desjardins Valeurs Mobilières, la Financière Banque Nationale, Canaccord et plusieurs autres offrent aux journalistes un accès direct à leur recherche. La Scotia offre la recherche de ses analystes aux journalistes avec un délai d’une journée la plupart du temps. D’autres comme la TD, la BMO et la Royale font le maximum pour éviter que leur recherche tombe entre les mains des journalistes.
Chaque firme a sa politique et chaque firme doit évaluer la valeur de la visibilité que la publication de la recherche de ses analystes lui apporte. De nouveaux clients? De la crédibilité? Autres choses?
Un tribunal a tranché jeudi à New York: le site Web Theflyonthewall.com n’a plus le droit de dévoiler les recommandations de certains analystes de Wall Street le matin avant l’ouverture des marchés.
Theflyonthewall ne peut plus publier les recommandations des analystes de Barclays, Bank of America Merrill Lynch et Morgan Stanley avant 10h le matin si la recherche est diffusée avant l’ouverture par les analystes ou deux heures après la diffusion si les analystes publient pendant la séance boursière.
Les banques soutiennent que le site commet une infraction à la propriété intellectuelle en vendant la recherche de leurs analystes.
Theflyonthewall offre un essai gratuit de 30 jours, mais demande ensuite 50$ par mois pour avoir accès à un résumé de la recherche de Wall Street.
Les avocats de Flyonthewall, qui vont aller en appel, se défendent en affirmant que leurs concurrents, comme Bloomberg, Dow Jones et Reuters par exemple, font la même chose.










