Richard Dufour

Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 8h42 | Commenter Commentaires (2)

Quelques réflexions sur Air Canada

acb

L’action d’Air Canada (AC.B) s’est fait malmener jeudi en réaction à la présentation de la performance financière trimestrielle.

Quelques réflexions:

Cameron Doerksen, Banque Nationale:

«Je maintiens qu’il faut conserver le titre et j’abaisse ma cible à 1,25$ (elle était à 1,55$). Bien que les relations/négociations entre le syndicat et la direction apportent un certain niveau d’incertitude, je m’attends à ce que le gouvernement canadien intervienne rapidement pour prévenir une grève. La situation gardera cependant une pression sur le titre en Bourse. Une entente au niveau des relations de travail serait une très bonne nouvelle pour la valeur de l’action. L’exposition au marché européen est un autre nuage au-dessus du titre.»

Ben Cherniavsky, Raymond James:

«Les résultats du trimestre sont dans l’ensemble conformes à mes attentes, ce qui fait en sorte que je ne change pas ma recommandation de conserver le titre. Ma cible passe cependant à 1,50$ (elle était de 1,75$). Les dirigeants réduisent les coûts, ont amélioré la position financière et maintiennent une discipline au niveau de la capacité ici tout en augmentant la présence dans les marchés à l’international. Il y a cependant plusieurs défis à relever dont les conflits de travail qui en plus des problèmes habituels, nuisent au projet de lancer un transporteur à rabais. L’intensification de la concurrence, l’endettement et la gestion de la caisse de retraite, les prix du carburant, la faiblesse de la demande en Europe et la menace de plus en plus forte de la part de WestJet avec son projet de transporteur régional sont d’autres éléments à surveiller.»

Hilda Maraachlian, UBS:

«Je bonifie ma cible à 1,20$ (elle était de 1,10$), mais je continue de croire qu’il faut conserver l’action. Je songerai à devenir plus constructive lorsque les négociations avec les employés et le lancement d’un transporteur à rabais n’offriront pas autant d’incertitude. Je suis cependant encouragée par la réduction des coûts et le renforcement de la position financière.»

Walter Spracklin, RBC:

«Les résultats sont décents. Toutefois, les investisseurs sont clairement déçus, ce qui découle d’une hausse des attentes. Soulignons que le titre avait gagné 47% avant la publication des résultats. Je pense qu’il aurait fallu qu’Air Canada surpasse les prévisions pour que la réaction soit positive. Bien que le trimestre d’Air Canada n’a pas été aussi robuste que celui des concurrents, il n’y a rien de particulier pour soulever les craintes. Je continue de croire que le titre représente une belle occasion pour un trader et que c’est aussi un placement à considérer si le contexte macro continue de prendre du mieux. Il ne fait aucun doute, les investisseurs restent prudents en raison du niveau d’endettement et des obligations à long terme de la compagnie, ce qui fait en sorte qu’un escompte significatif pour une faillite potentielle est intégrée dans le titre.»

Tim James, TD:

«Je ne recommande plus l’achat, mais plutôt de conserver à partir d’aujourd’hui et ma cible baisse à 1,50$ (elle était de 2,50$) en raison notamment d’un ralentissement plus fort que prévu dans la croissance des revenus. Je vois de la pression avec de mauvais résultats cette année, une possible révision des attentes et une concurrence accrue chez WestJet. Toutefois, une entente avec les employés et même une légère révisions positives des prévisions de revenus sont deux éléments qui ont le potentiel pour faire bouger l’action à la hausse.»

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Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 16h05 | Commenter Commentaires (22)

Vendredi: Bernanke, Telus et le weekend

Deux représentants de la Fed, dont Bernanke, parleront du marché immobilier vendredi.

Deux représentants de la Fed, dont Bernanke, parleront du marché immobilier vendredi.

Le patron de la Fed fera sa deuxième sortie publique de la semaine sur l’heure du midi vendredi.

Ben Bernanke sera à Orlando, en Floride, pour prononcer une allocution dans le cadre d’un salon organisé par l’Association nationale des constructeurs d’habitations.

Il sera notamment question du rôle du marché immobilier dans la reprise économique, de la transition observée dans le marché immobilier et des défis auxquels font face les constructeurs.

Une période de questions-réponses suivra le discours.

«Les récents commentaires formulés laissent croire qu’il pense que le marché immobilier a touché le plancher, mais qu’il demeure déprimé», commente Sal Guatieri, de la BMO.

Une collègue de Bernanke, Sandra Pianalto (Fed de Cleveland) prendra elle aussi la parole sur l’heure du midi pour discuter du marché immobilier. Elle sera en Ohio pour parler de création de valeur dans les quartiers défavorisés.

Une mise à jour de la balance commerciale sera publiée au Canada et aux États-Unis avant l’ouverture des Bourses. Il s’agira de données pour le mois de décembre.

La version préliminaire de l’indice de confiance de l’Université du Michigan pour le mois de février sera diffusée à 10h.

Telus, Manitoba Telecom, Alcatel Lucent, Barclays, Emera, IGM Financial, NYSE Euronext, YM Biosciences, Arch Coal et Calpine sont des entreprises qui publieront leurs résultats trimestriels durant la journée.

Jeudi, les principaux indices boursiers nord-américains ont clôturé de manière relativement stable.

Un pacte sur les mesures d’austérité en Grèce a finalement été annoncé.

«La Grèce est une bête complexe. Si vous pensez qu’obtenir un accord sur les compressions est difficile, sachez que l’implantation des mesures sera encore plus difficile», dit Kathleen Brooks, chez Gain Capital.

«L’infrastructure politique du pays est une énorme toile de 1500 édifices séparés avec des centaines de départements qui communiquent peu entre eux. Obtenir une entente était la partie facile. En réalité, la seule option pour réduire la dette de la Grèce de façon substantielle est de demander aux détenteurs d’obligations d’absorber éventuellement une plus grande perte encore, ce qui risque de mener à une volatilité accrue sur les marchés financiers.»

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Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 13h40 | Commenter Commentaires (3)

Manuvie a de grands souliers à remplir

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En publiant sa performance trimestrielle jeudi, Manuvie (MFC) a laissé savoir que son chef des finances, Michael Bell, quittait l’entreprise pour retourner vivre à Philadelphie.

Ce départ a peut-être plus d’impact sur le titre jeudi que les résultats eux-mêmes.

Deux réactions:

Peter Routledge, Banque Nationale:

«Je comprends que Manuvie a déjà lancé les démarches pour trouver un successeur à Michael Bell. Des candidatures à l’interne et à l’externe seront considérées. Ce successeur aura de gros souliers à chausser. Michael Bell a joué un rôle primordial pour réduire la sensibilité de Manuvie aux marchés boursiers et aux taux d’intérêt. Plus important encore, il a amélioré la visibilité qu’on pouvait attendre au niveau de la rentabilité pour faire nos prévisions et ultimement, la valeur comptable de l’entreprise. En raison de l’amplitude du progrès réalisé à ces niveaux pendant qu’il était en poste, je crois que l’annonce de son départ a grandement contribué au repli du titre en matinée. Pour ce qui est des résultats présentés, les résultats du trimestre ont tout juste surpassé mes attentes. L’impact de la fluctuation des taux d’intérêt et des indices boursiers pendant le trimestre s’est avéré conforme aux prévisions, ce qui est clairement un facteur positif pour le titre car le marché escomptait dans l’action un manque de visibilité à ce niveau. Malgré tout, en raison de ce que je viens de mentionner ci-dessus, Manuvie risque de perdre une partie de la prime détenue face à un titre comme Sun Life.»

John Aiken, Barclays:

«Le départ de Michael Bell est loin d’être un élément positif. Il a prouvé qu’il avait une emprise ferme sur les opérations de l’entreprise. Il sera difficile à remplacer. Bien que je vois des choses positives dans les résultats trimestriels, je ne pense pas que les résultats générés suffiront pour faire monter la valeur du titre en Bourse. Et je ne serais pas surpris de voir l’action sousperformer à court terme compte tenu de la performance enregistrée et de l’annonce du départ du chef des finances.»

Michael Bell a accepté de demeurer au service de Manuvie pour superviser la production des rapports financiers annuels 2011, puis de rester encore par la suite afin de permettre à Manuvie d’embaucher un nouveau chef des finances et d’assurer une transition ordonnée.

Il est chez Manuvie depuis juin 2009. Avant d’entrer chez Manuvie, il a été pendant six ans vp directeur et chef des finances chez Cigna à Philadelphie.

Il y avait dirigé la vente du portefeuille de régimes de retraite de l’entreprise et l’acquisition des activités relatives aux soins de santé de la Great-West.

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