(Photo Le Soleil, Raynald Lavoie)
Jaroslav Halak lors de sa meilleure performance junior, le 11 janvier 2005, au Colisée.
Je regardais Jaroslav Halak multiplier les miracles de la galerie de presse du Centre Bell mardi et je ne pouvais me débarrasser d’une impression de déjà-vu.
Une équipe moyenne, qui défait une équipe supérieure, par la marque de 3-2, grâce à une performance exceptionnelle de son gardien… Où avais-je déjà assisté à pareille performance? Alors je me suis mise à chercher, et à chercher. En fait, j’ai cherché jusqu’au retour à Québec.
Mais comme ma mémoire est presque aussi fiable que l’accélérateur de ma Toyota, il a fallu que je me réfère aux riches archives du Soleil et à celles tout aussi impressionnantes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Eh bien, encore une fois, mes fiables outils de travail ne m’ont pas trahie.
Cette victoire des Canadiens contre les Canucks de Vancouver, je l’avais déjà vue… au Colisée!
Il y a un peu plus de cinq ans, le 11 janvier 2005, le gardien des Maineiacs Jaroslav Halak connaissait le meilleur départ de sa carrière junior. Très moyenne cette année-là, l’équipe de Lewiston s’amenait au Colisée pour affronter les dominants Remparts d’Éric Lavigne. Et vous devinez sûrement la suite… Halak a été fumant, arrêtant 41 des 43 lancers dirigés vers lui. Seuls un certain Alexander Radulov et son coéquipier des Remparts Josh Hennessy (sur une passe du même Radulov…) étaient parvenus à déjouer le portier de 19 ans, élu première étoile de la soirée.
«Je donne crédit à mon gardien. Il a su faire les arrêts-clés. C’est une grosse victoire. Nous venons de briser la glace. Dans l’ensemble, les jeunes sont demeurés calmes», avait analysé à l’époque l’entraîneur de Lewiston et actuel pilote de l’Océanic de Rimouski, Clément Jodoin.
Malgré une saison couci-couça, les Maineiacs avaient fait les séries cette année-là, un peu beaucoup à cause de Halak. Après avoir éliminé les Cataractes de Shawinigan en quatre parties consécutives, Lewiston avait frappé un mur nommé Rimouski en deuxième ronde. Contre la bande à Sidney Crosby, qui allait finir par gagner la Coupe du Président, les hommes de Clément Jodoin n’ont eu aucune chance, s’inclinant en quatre matchs.
C’est ce qui allait mettre fin au stage junior de Jaroslav Halak. Mais le Slovaque, qui occupait le rôle de numéro un à Lewiston devant Jonathan Bernier — Le gardien appartenant aux Kings de Los Angeles occupe présentement le deuxième rang de la LAH, tout juste derrière Cédrick Desjardins (Montréal) —, n’allait pas quitter le Circuit Courteau sans y laisser quelques statistiques impressionnantes.
Le choix de 9e ronde du Canadien en 2003 (271e au total) a terminé la saison régulière avec la sixième meilleure moyenne du circuit (2,78) et ce, en évoluant dans une équipe classée 10e sur 16 équipes. Il était suivi, au huitième rang, de Cédrick Desjardins (2,95), alors portier du tout-puissant Océanic de Rimouski. Halak se classait également quatrième au chapitre du taux d’efficacité avec 91,3% — pas de surprise là — encore une fois devant Desjardins, qui se retrouvait au sixième rang avec 90,9%…
Malgré la déconfiture contre l’Océanic et une fiche de 4 victoires et 4 défaites en huit matchs, le petit cerbère était parvenu à conserver un taux d’efficacité de 90,8% en séries éliminatoires. Seule ombre au tableau, une moyenne de buts alloués de 3,52.
De retour au match du 11 janvier 2005, vous vous demandez quel genre de match Halak avait connu après sa déterminante victoire? Eh bien, il avait été particulièrement solide dans une autre victoire — de 2-1 en prolongation contre les mêmes Remparts —, au terme de laquelle il a obtenu la deuxième étoile pour avoir effectué 25 arrêts sur 26 lancers… Une indication de ce qui se produira ce soir à Boston?
En passant, en faisant mes recherches pour ce blogue, j’ai découvert un site Internet qui fait campagne pour que Jaroslav Halak soit le gardien numéro un du Canadien… http://www.halak1.com/

































