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Kathleen Lavoie  Zone capitale

Kathleen Lavoie  Zone capitale - Auteur

Kathleen Lavoie

Après le départ de ses Nordiques chéris, la ville de Québec s'est réinventé une identité sportive, devenant un château-fort du football universitaire, du hockey junior et du baseball professionnel. Kathleen Lavoie commente les événements qui font vibrer les amateurs de la capitale.

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Le Jeudi 4 Février 2010 | Mise en ligne à 13h34 | Commenter Aucun commentaire

Il y a cinq ans… Jaroslav Halak!

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(Photo Le Soleil, Raynald Lavoie)

Jaroslav Halak lors de sa meilleure performance junior, le 11 janvier 2005, au Colisée.

Je regardais Jaroslav Halak multiplier les miracles de la galerie de presse du Centre Bell mardi et je ne pouvais me débarrasser d’une impression de déjà-vu.

Une équipe moyenne, qui défait une équipe supérieure, par la marque de 3-2, grâce à une performance exceptionnelle de son gardien… Où avais-je déjà assisté à pareille performance? Alors je me suis mise à chercher, et à chercher. En fait, j’ai cherché jusqu’au retour à Québec.

Mais comme ma mémoire est presque aussi fiable que l’accélérateur de ma Toyota, il a fallu que je me réfère aux riches archives du Soleil et à celles tout aussi impressionnantes de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Eh bien, encore une fois, mes fiables outils de travail ne m’ont pas trahie.

Cette victoire des Canadiens contre les Canucks de Vancouver, je l’avais déjà vue… au Colisée!

Il y a un peu plus de cinq ans, le 11 janvier 2005, le gardien des Maineiacs Jaroslav Halak connaissait le meilleur départ de sa carrière junior. Très moyenne cette année-là, l’équipe de Lewiston s’amenait au Colisée pour affronter les dominants Remparts d’Éric Lavigne. Et vous devinez sûrement la suite… Halak a été fumant, arrêtant 41 des 43 lancers dirigés vers lui. Seuls un certain Alexander Radulov et son coéquipier des Remparts Josh Hennessy (sur une passe du même Radulov…) étaient parvenus à déjouer le portier de 19 ans, élu première étoile de la soirée.

«Je donne crédit à mon gardien. Il a su faire les arrêts-clés. C’est une grosse victoire. Nous venons de briser la glace. Dans l’ensemble, les jeunes sont demeurés calmes», avait analysé à l’époque l’entraîneur de Lewiston et actuel pilote de l’Océanic de Rimouski, Clément Jodoin.

Malgré une saison couci-couça, les Maineiacs  avaient fait les séries cette année-là, un peu beaucoup à cause de Halak. Après avoir éliminé les Cataractes de Shawinigan en quatre parties consécutives, Lewiston avait frappé un mur nommé Rimouski en deuxième ronde. Contre la bande à Sidney Crosby, qui allait finir par gagner la Coupe du Président, les hommes de Clément Jodoin n’ont eu aucune chance, s’inclinant en quatre matchs.

C’est ce qui allait mettre fin au stage junior de Jaroslav Halak. Mais le Slovaque, qui occupait le rôle de numéro un à Lewiston devant Jonathan Bernier — Le gardien appartenant aux Kings de Los Angeles occupe présentement le deuxième rang de la LAH, tout juste derrière Cédrick Desjardins (Montréal) —, n’allait pas quitter le Circuit Courteau sans y laisser quelques statistiques impressionnantes.

Le choix de 9e ronde du Canadien en 2003 (271e au total) a terminé la saison régulière avec la sixième meilleure moyenne du circuit (2,78) et ce, en évoluant dans une équipe classée 10e sur 16 équipes. Il était suivi, au huitième rang, de Cédrick Desjardins (2,95), alors portier du tout-puissant Océanic de Rimouski. Halak se classait également quatrième au chapitre du taux d’efficacité avec 91,3% — pas de surprise là — encore une fois devant Desjardins, qui se retrouvait au sixième rang avec 90,9%…

Malgré la déconfiture contre l’Océanic et une fiche de 4 victoires et 4 défaites en huit matchs, le petit cerbère était parvenu à conserver un taux d’efficacité de 90,8% en séries éliminatoires. Seule ombre au tableau, une moyenne de buts alloués de 3,52.

De retour au match du 11 janvier 2005, vous vous demandez quel genre de match Halak avait connu après sa déterminante victoire? Eh bien, il avait été particulièrement solide dans une autre victoire — de 2-1 en prolongation contre les mêmes Remparts —, au terme de laquelle il a obtenu la deuxième étoile pour avoir effectué 25 arrêts sur 26 lancers… Une indication de ce qui se produira ce soir à Boston?

En passant, en faisant mes recherches pour ce blogue, j’ai découvert un site Internet qui fait campagne pour que Jaroslav Halak soit le gardien numéro un du Canadien… http://www.halak1.com/

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Le Mardi 2 Février 2010 | Mise en ligne à 20h27 | Commenter Aucun commentaire

Les ennuis de Steve Bernier

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(Photo La Presse, André Pichette)

Très bon papier du collègue François Gagnon de La Presse sur les ennuis qu’éprouve Steve Bernier, un petit gars de Québec, à faire sa place dans l’alignement des Canucks…

À 24 ans, 25 en mars, le choix de 1re ronde des Sharks de San Jose en 2003 (16e au total) doit faire un examen de conscience, croit Alain Vigneault. L’entraîneur n’est toutefois pas prêt à lancer la serviette pour ce qui est de l’ancien attaquant des Wildcats de Moncton…

On peut lire ici.

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Le Vendredi 29 Janvier 2010 | Mise en ligne à 10h30 | Commenter Commentaires (5)

Salut Maurice!

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Un monument du journalisme sportif dépose son calepin aujourd’hui. Si je le sais, ce n’est certainement pas parce qu’il l’a crié sur tous les toits. C’est plutôt parce qu’il s’agit de mon voisin de bureau… Tout un voisin de bureau.

En tant que petite dernière de la section des sports du Soleil, je n’aurai bénéficié de la direction de Maurice Dumas que pendant quelques mois. Je suis donc mal placée, contrairement à mon collègue Kevin Johnston, pour relater les savoureuses anecdotes — généralement de l’époque des Nordiques — dont Maurice a été le héros. Par contre, je peux vous dire ce que ce n’est pas d’hier que je respecte et suis le travail de ce dernier.

Je devais bien avoir une douzaine d’années. Maniaque de notre sport national, je dévorais tous les jours la section sportive du Soleil, le quotidien préféré de mon grand-père, et les textes de ses talentueux journalistes, dont Maurice Dumas. Une fois à l’école, j’essayais d’émuler leurs savantes analyses dans les pages de mon journal étudiant, où je signais des papiers sur le hockey.

Si la vie m’a effectivement amenée au journalisme, elle ne m’a pas immédiatement permis d’aller au bout de ce rêve de gamine de devenir journaliste sportive. D’autres opportunités se seront présentées à une époque où le milieu était aussi embouteillé que le filet du Canadien… Je vous passe les détails.

Il y a bien eu cet épisode de quelques mois, en 2000, où j’ai eu la chance de faire un passage dans la section des sports que Maurice dirigeait déjà à l’époque. Il n’avait pas hésité à confier à une petite journaliste surnuméraire le dossier des célébrations du 50e anniversaire du Colisée. Jamais je n’oublierai la façon dont il m’avait présentée aux Jean Béliveau, Michel Goulet et Peter Stastny, mon idole d’adolescence, comme «son homme de confiance». J’en ai encore des frissons.

Dix ans plus tard, alors que j’arrive au but, Maurice s’en va. Sans avoir terminé mon éducation sportive. En quelques mois, il m’aura toutefois, par l’exemple, appris de précieuses leçons. Ne serait-ce que par sa façon de se «mettre sur le téléphone» et de pourchasser le scoop, par sa ténacité à ramener les lecteurs aux opinions discordantes de son bord, par sa passion contagieuse pour le baseball dont il est une encyclopédie vivante — Il n’est pas membre du Temple de la renommée du baseball québecois pour rien! —, par sa personnalité plus grande que nature qui avait le don d’animer notre section. Et de que dire de sa fierté envers sa petite famille!

Si, comme il se plaît à me le répéter, on ne peut juger de la carrière d’un athlète que par «les chiffres sur le tableau et le temps», Maurice aura été un véritable joueur de concession pour la section des sports du Soleil. En 36 ans, sa moyenne au bâton n’aura jamais fléchi.

Comme Kevin, je sais que Maurice ne sera pas content que je lui consacre un blogue ce matin. Parce qu’il ne part qu’à moitié — il continuera d’écrire dans nos pages —, il ne voulait pas d’hommage. Mais s’il y a quelques chose que j’aurai retenu de notre mentor, c’est qu’on ne doit jamais se laisser arrêter par un «non»…

Salut Maurice!

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Le Lundi 18 Janvier 2010 | Mise en ligne à 20h01 | Commenter Commentaires (2)

L’inspiration de «Tiger»

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(Photo PC)

L’un des éléments les plus intéressants, à mon sens, du point de presse donné par Patrick Roy ce soir, a été le récit de la réaction de ses joueurs face à l’incident qui a expédié le défenseur Mikaël Tam à l’hôpital, hier.

Dans des circonstances pénibles, un groupe formé en grande partie de nouveaux venus s’est serré les coudes et a fait preuve d’un esprit d’équipe  incomparable.

Voilà qui tend à faire réfléchir…

Surtout qu’on avait commencé, avec les deux victoires de la fin de semaine, à voir des signes de chimie intéressants sur la glace de la part de cette même équipe. Qu’on a pu apercevoir les jeunes vétérans des Remparts rapidement embrasser leurs nouveaux rôles de leaders (Vallerand, Tam, Paquette, Marchessault, etc.), autant sur la patinoire qu’en dehors de celle-ci. Sans parler des espoirs de la formation qui, forts de la confiance placée en eux par leur entraîneur, ont su relever leur jeu d’un cran (Domingue, Lefevbre) et contribuer de façon significative aux triomphes du weekend.

C’est à se demander jusqu’où, inspirés par la mésaventure du coéquipier Tam, les Remparts peuvent maintenant se rendre?

Seule la deuxième moitié de la saison, qu’ils entament en première position de la Division Est, apportera une réponse à cette question.

Chose certaine, Patrick Roy doit se féliciter d’avoir regarni la banque de défenseurs de son équipe pendant la dernière période des échanges.

Ces derniers auront fort à faire, au cours des prochaines semaines, afin de combler le trou béant laissé par leur chum «Tiger»…

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Le Lundi 18 Janvier 2010 | Mise en ligne à 0h45 | Commenter Commentaires (22)

Incident Cormier: des mesures exemplaires?

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(Photo Huskies de Rouyn-Noranda, Jean Lapointe)

Réaction d’effroi sur le banc des Remparts après le coup porté par Patrice Cormier sur Mikaël Tam au Centre Dave Keon, hier.

Depuis hier soir, les chaînes sportives repassent en boucle des images de l’agression de l’attaquant Patrice Cormier, des Huskies de Rouyn-Noranda, sur le défenseur Mikaël Tam, des Remparts.

Pour ceux qui n’auraient pas vu la séquence, je me contenterai, puisque je n’étais pas sur place, de vous dire que le premier a porté un coup de coude à la tête du second (qui n’avait pas la rondelle) au centre de la patinoire. Sous la violence du choc, le petit arrière s’est écroulé sur la glace, où il a été pris de convulsions. Si bien qu’on a dû intervenir rapidement et le sortir sur une civière, sous les regards horrifiés de milliers d’amateurs.

Diagnostic des médecins: traumatisme crânien. Pas commotion cérébrale. Pire: traumatisme crânien.

Mikaël a plus tard été déclaré hors de danger, mais devra rester sous observation à l’hôpital de Rouyn pendant 48 heures. Un transfert dans un hôpital montréalais est aussi envisagé. Quant à l’équipe de Patrick Roy, elle est demeurée sur place afin d’accompagner son joueur.

Il n’y a pas à dire, il s’agit du genre d’«accident» qu’on ne souhaite à personne. Surtout à un gentil garçon comme Mikaël Tam, le futur capitaine des Remparts, dont je faisais justement un portrait dans Le Soleil de mardi.

Heureusement, le défenseur a pu, après avoir retrouvé ses esprits, s’entretenir avec sa mère, hier. Quant à son père, il est présentement en voyage en Chine, mais a été joint par les Remparts.

Si vous tenez vraiment à voir les images de l’incident, vous savez où les trouver. De mon côté, je ne contribuerai pas, comme le suggère l’actuel capitaine des Remparts Marc-Olivier Vallerand, à les faire circuler.

Par contre, je suis curieuse de savoir quelles mesures seront prises à l’égard de Patrice Cormier…

L’une des vedettes du Circuit Courteau, ce dernier avait été nommé capitaine d’Équipe Canada lors des derniers Mondiaux juniors. À cette occasion, il avait d’ailleurs été impliqué dans un incident semblable auprès d’un joueur suédois. Le geste n’avait pas été puni.

Un espoir des Devils du New Jersey, Cormier, 19 ans, doit-il, à l’instar de Michael Liambas dans la Ligue de hockey de l’Ontario, être banni à vie?

On sait déjà que la Sûreté de Québec a été alertée à la suite du malheureux événement. Assistera-t-on à des poursuites judiciaires?

Chose certaine,  tous les yeux du monde du hockey sont maintenant tournés vers l’organisation des Huskies, la LHJMQ et la SQ. Ira-t-on de mesures exemplaires?

Pour ceux que ça intéresse, quelques notes biographiques sur Mikaël Tam…

Surnommé «Tiger» en raison de sa ressemblance avec le golfeur professionnel Tiger Woods, Mikaël Tam est le fils du restaurateur très connu de la région de Québec, Tomas Tam. Âgé de 18 ans, le choix de 2e ronde des Remparts en 2007 (19e au total), est surtout reconnu pour sa fiabilité en défensive, alors qu’il terminait la saison 2008-2009, sa deuxième chez les Diables rouges, avec une fiche de 18 points (en 68 matchs) et un impressionnant différentiel de +36. Après 47 matchs cette saison, Tam se dirigeait vers sa meilleure campagne chez les Remparts, ayant déjà inscrit 10 buts et 22 points.

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Le Jeudi 14 Janvier 2010 | Mise en ligne à 12h48 | Commenter Aucun commentaire

Le fond de la transaction Delmas

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S’il était clair que Patrick Roy se départirait du gardien Peter Delmas à l’ouverture de la période des échanges, un joueur qui lui avait causé sa part de soucis en première moitié de saison, on est en droit de se demander si le DG des Remparts n’était pas prêt à l’envoyer sous d’autres cieux pour pas cher!

Vraiment?

Ce n’est pas moi qui le dis, c’est son ancien coéquipier et actuel propriétaire des Mooseheads d’Halifax, Bobby Smith, qui se frotte les mains d’être allé chercher le 2e choix de l’Avalanche du Colorado pour une choix de… sixième ronde en 2011. Surtout que le même Delmas lui avait été offert par Lewiston il y a un an contre deux choix de première ronde!

C’est le Chronicle Herald qui rapporte les propos de l’ancien numéro 15 du Canadien ici.

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Le Jeudi 14 Janvier 2010 | Mise en ligne à 9h38 | Commenter Aucun commentaire

Brian Burke à la recherche de solutions… à Québec

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Les représentants des médias qui suivent les activités des Remparts attendaient que Patrick Roy viennent tenir son point de presse d’après-match, en fin de soirée hier, lorsqu’est apparue dans les corridors du Colisée l’une de têtes blanches les plus reconnaissables du monde du hockey.

Ce n’est pas tous les jours que le grand patron des Maple Leafs de Toronto, Brian Burke, se pointe dans la capitale. Même qu’à sa connaissance, sa dernière visite remontait au repêchage de la LNH de 1993, alors qu’il était alors DG des Whalers d’Hartford et qu’il avait repêché le défenseur Chris Pronger. «Un souvenir inoubliable», a-t-il affirmé, hier.

Même s’il était débarqué chez nous incognito, en éclaireur, afin d’observer deux espoirs de son organisation, Brian Burke s’est montré à la hauteur de sa réputation et n’a pas fuit la meute de journalistes qui s’est agglutinée autour de lui.

Il ne s’est pas fait prier non plus pour s’exprimer sur la question d’un retour de Québec dans la LNH. Jugeant que la ligue avait fait un bon travail à relever des franchises aux assistances problématiques telles que Washington, Boston et Chicago, le président des Leafs s’est tout de même dit ouvert à l’ajout d’une équipe de ce côté-ci de la frontière.

Selon Burke, si Québec parvient à faire la démonstration qu’une franchise de la Ligue nationale de hockey peut survivre dans la capitale, il sera le premier à appuyer le projet.

«Comme nous sommes une équipe canadienne, nous aimerions voir davantage d’équipes au Canada, si c’est sensé sur le plan des affaires bien sûr. Il y a un projet de construction d’un édifice ici. Il semble que M. Aubut ait ça bien en mains. Il doit maintenant faire la démonstration qu’il y a un appui de la population et de la communauté d’affaires. Il faut vendre des loges corporatives. Il y a des prérequis financiers. Mais si on peut prouver que c’est viable, il est évident que j’aimerais revoir une équipe à Québec», a-t-il fait savoir, hier.

La visite surprise du grand manitou de Team USA avait toutefois pour objectif de venir voir évoluer deux jeunes de l’organisation des Maple Leafs, soit l’attaquant des Cataractes Philippe Paradis, acquis en mars de la Caroline en échange de Jiri Tlusty, ainsi que l’attaquant des Remparts Mikhail Stefanovich, un choix de 4e ronde de l’organisation en 2008 [98e au total].

«J’ai trouvé qu’il [Stefanovich] avait bien joué. Quand on l’a renvoyé, c’est qu’il avait besoin de travailler certains aspects de son jeu. C’est un joueur de talent. Un gros bonhomme. Souvent, quand on regarde de gros bonshommes comme lui jouer, il y a toujours la tentation de vouloir les faire jouer physique. Mais c’est un gars qui a des habiletés. Et j’ai trouvé qu’il les avait bien utilisées ce soir. Je suis sûr qu’il est désappointé du résultat du match, mais il a bien joué», a répété Burke.

Interrogé à savoir s’il comptait faire appel aux services du Biélorusse dans un avenir rapproché, il a gardé la porte ouverte. «Nous avons besoin de tout présentement [chez les Leafs]! Nous avons des problèmes à toutes les positions. Il a donc une chance.»

Pas reconnu pour son caractère flamboyant ou sa robustesse, le grand Stef a obtenu quelques bonnes chances de marquer au cours de la rencontre d’hier, mais surtout — et fait inusité dans son cas — il a écopé de trois pénalités! Jeune homme silencieux, il s’est même permis de contester l’arbitre sur un jeu discutable! La différence dans son comportement était si évidente que les observateurs ont tous conclu qu’il tentait d’épater Burke, ce dernier lui ayant reproché son manque d’implication physique dans le passé.

«Moi, je ne lui ai pas dit qu’il était là. S’il était au courant, ça ne venait pas de moi. Mais eux [Burke et les dépisteurs des Leafs] semblaient satisfaits», a fait savoir Patrick Roy, après la rencontre.

Pour ce qui est de Paradis, le DG des Maple Leafs s’est fait plus circonspect. «Je pense qu’il a bien joué aussi. Il arrive qu’on fasse des voyages en éclaireurs et qu’aucun des joueurs qu’on surveille ne fasse bien. Et on finit par se demander pourquoi on a fait le voyage. Ce soir, les deux joueurs ont bien joué.»

Les prochaines semaines nous diront bien assez vite ce que le DG des Leafs aura réellement pensé du travail des deux jeunots…

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Le Mercredi 13 Janvier 2010 | Mise en ligne à 16h18 | Commenter Aucun commentaire

S’attendre à quoi des nouveaux Remparts?

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(Photo Le Soleil, Martin Martel)

Après quatre parties à l’étranger et un remodelage complet, des Remparts plus jeunes et plus grands sauteront sur la glace du Colisée ce soir, pour le deuxième match d’une série aller-retour contre les Cataractes de Shawinigan.

Dimanche, les hommes de Patrick Roy  se sont inclinés — dignement tout de même — 4-0 devant la troupe d’Éric Veilleux. Aujourd’hui, il est difficile de savoir à quoi s’attendre de leur premier match de 2010 à la maison.

D’une part, Ryan Bourque réintégrera l’alignement pour la première fois depuis la finale des Mondiaux juniors. À cette occasion, il sera réuni à ses compagnons de ligne Dmitry Kugryshev et Jonathan Audy-Marchessault. Ensuite, le gardien d’avenir Louis Domingue obtiendra son premier départ devant ses nouveaux partisans. Finalement, la foule — on s’attend à une foule de plus de 13500 amateurs! — devrait être électrisante.

Il est vrai que l’arrivée de huit nouveaux joueurs fait l’effet d’un nouveau début de saison, même si, en réalité, l’équipe se trouve toujours en bonne position au classement et n’a pas mis une croix sur les séries éliminatoires.

Reste maintenant à voir si la sauce prendra assez vite pour que les Diables rouges, qui se font chauffer par l’Océanic à six points du premier rang, atteignent leur objectif de se maintenir en tête de la Division Est d’ici la fin de la saison.

Et ça commence ce soir, au Colisée.

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Le Samedi 9 Janvier 2010 | Mise en ligne à 13h29 | Commenter Commentaires (3)

Domingue: déjà un Rempart

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Lorsque je l’ai joint jeudi, quelques heures après son échange, l’ancien gardien des Wildcats de Moncton, Louis Domingue, avait eu le temps de se calmer un peu. À l’autre bout du fil, sa voix trahissait toutefois une excitation certaine de s’amener à Québec et de se joindre aux Remparts pour quelques années. Une excitation que le texto de son agent, qui lui annonçait la nouvelle à 8h ce matin-là, avait immédiatement suscitée. «Je n’ai jamais été capable de me rendormir!» a avoué le portier de 17 ans.

Pour ce dernier, endosser l’uniforme du Grand R équivaut à venir apprendre «du meilleur goaler de tous les temps». Une expérience qui n’a pas de prix pour un jeune homme que les dépisteurs de la Centrale de recrutement de la Ligue nationale de hockey place aux premier rang des espoirs de la LHJMQ à sa position. Une place qu’il risque aussi d’occuper au pays, lorsque la même centrale dévoilera son palmarès unifié, lundi.

Déjà bien en vue sur le radar d’Hockey Canada — il a participé cette année au camp de gardiens de but estival de la fédération, au tournoi Ivan Hlinka et à la Super Série Subway —, Domingue se pointe dans la capitale le couteau entre les dents, prêt à subtiliser son poste de numéro un fraîchement acquis à Antoine Tardif.

Le gardien débarque aussi chez nous en sachant que les activités des Remparts sont très suivies par les médias et les dépisteurs, ce qui, s’il sait saisir l’opportunité, l’aidera à augmenter sa valeur aux yeux des recruteurs de la LNH.

«Je m’en viens dans une place où il y a beaucoup de médias, où l’équipe est très entourée. Il y a toujours beaucoup de recruteurs aux games des Remparts. En venant à Québec, je pense que c’est la meilleure chose qui peut arriver pour mon repêchage», a-t-il fait savoir au Soleil.

Mais Domingue est rapide à ajouter que le prochain encan amateur est la dernière chose qui le préoccupe en ce moment. «J’essaie de ne pas me mettre de pression par rapport à ça. Pour l’instant, tout ce que je sais, c’est que mon vœu de jouer à Québec est réalisé», a-t-il indiqué.

À cet égard, Domingue croit que les Diables rouges pourraient surprendre cette année. «Si on regarde les Remparts, c’est une équipe qui a quand même de bons leaders, des gars d’expérience comme Paquette, les deux Euros [Stefanovich et Kugryshev], qui ont beaucoup de talent, Marchessault. Je ne pense pas qu’on ait de problème [malgré les changements apportés jeudi]. On va avoir encore une super équipe. Parce que Patrick a toujours des équipes compétitives…»

Louis Domingue obtiendra son premier départ devant le filet des Remparts mercredi, au Colisée, face aux Cataractes de Shawinigan.

Ce que pense Patrick Roy de la lutte à prévoir devant le filet…

«On a rencontré Antoine. Je lui ai expliqué la situation. C’est sûr qu’au début, on va peut-être y aller par alternance. Par la suite, on verra comment ça va aller. On va plutôt y aller à la pièce. C’est certain que Louis va devenir notre gardien de but d’avenir et c’est certain qu’on va vouloir investir beaucoup de temps sur lui. Mais je veux quand même respecter Antoine, c’est un vétéran dans la ligue, et c’est un gars qui a une belle personnalité et on veut lui donner l’opportunité de continuer à jouer.»

Quelques liens…

L’ancien entraîneur de Domingue, Frantz Bergevin-Jean, nous fait son rapport d’éclaireur ici.

Réactions à chaud de Domingue ici.

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Dmitry Kugryshev, des Remparts, et Nikita Filatov, des Blue Jackets de Columbus, déplorent le manque de professionnalisme des dirigeants de la sélection russe, qui a défendu l’honneur du pays aux derniers Mondiaux juniors.

On a beau célébrer la Noël russe aujourd’hui, l’attaquant des Remparts Dmitry Kugryshev n’a pas pour autant de cadeaux à remettre aux dirigeants de la sélection nationale de son pays, qui vient d’offrir sa pire performance en 10 ans aux Mondiaux juniors, en Saskatchewan.

C’est qu’en tombant aux mains de la Suisse, la Russie obtenait son classement le plus bas depuis 2001 (7e place), soit une «lamentable» sixième place. Retranché à la dernière minute de la sélection, le petit rouquin des Remparts, qui a été accusé par son entraîneur d’afficher «une mauvaise attitude», m’a dit ne pas avoir été surpris de cette chute, hier.

«J’ai travaillé avec ce coach, Vladimir Plyushchev [à la Super Série Subway]. Ce n’était pas un bon coach. Il n’avait pas de système. Il ne nous expliquait rien. Il nous donnait la rondelle et nous disait de faire ce que l’on voulait. On ne peut pas jouer de cette façon contre des équipes comme la Suède, le Canada et les Etats-Unis! Il n’avait pas de tactique, il n’avait rien», a jugé le 17 des Diables rouges, ajoutant que les décisions de l’entraîneur avaient soulevé un tollé dans le monde du hockey russe.

L’ailier de 19 ans n’a surtout pas apprécié que Plyushchev impute la défaite à son bon ami et capitaine de la formation, Nikita Filatov, pourtant deuxième marqueur de l’équipe — après Kirill Petrov (10 points) — avec 6 points en six matchs.

Après avoir discuté mardi avec l’espoir des Blue Jackets de Columbus, qui évolue présentement dans la KHL, le joueur des Remparts compatissait avec son compatriote.

«Il était tellement furieux! Tellement dégoûté! Parce que l’entraîneur l’a tenu publiquement responsable de la défaite. Quand une équipe perd un tournoi, c’est toute l’équipe qui perd. Même le coach. Ce n’est pas seulement la faute de Filatov. Il ne peut quand même pas marquer 10 buts par match!»

Kugryshev déplorait en outre que la Russie, l’une des super puissances du hockey international, se soit présentée en Saskatchewan avec une sélection aussi inexpérimentée.

«Tu ne peux pas aller aux Mondiaux Juniors, qui est l’un des plus grands tournois au monde, avec une seule bonne ligne et beaucoup de joueurs qui n’avaient jamais joué au Canada, qui n’avaient pas d’expérience. Tu ne peux pas gagner de cette façon.»

Selon le choix de 2e ronde des Capitals de Washington en 2008, il s’agissait de signes d’amateurisme flagrants de la part de la délégation russe.

«Je pense seulement qu’on devrait avoir une approche plus sérieuse dans le choix des entraîneurs et du personnel de soutien. Je pense qu’on devrait être plus professionnel, comme ici au Canada. À la Super Série Subway, j’ai tout de suite vu que les gens qui entouraient l’équipe n’étaient pas sérieux», a-t-il répété.

Si la critique de Kugryshev semble valable, elle explique probablement aussi sa sortie prématurée du tournoi. Malheureusement, celui que tous les observateurs voyaient endosser l’uniforme de son pays en était à sa dernière année d’éligibilité chez les moins de 20 ans et ne pourra donc pas se reprendre l’an prochain.

En bout de ligne, l’attaquant de Remparts n’aura probablement pas été le plus grand perdant dans cette histoire. Car avec son manque de production à l’attaque, l’équipe nationale russe pouvait-elle réellement se passer des services du 9e marqueur du Circuit Courteau, l’auteur de 17 buts et 35 passes en 40 matchs cette saison?

Poser la question, c’est y répondre!

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