
Photo AFP
Je suis tombée sur le magazine à l’aéroport, sonnée par sa page couverture non pas alarmiste mais alarmante. “Gendercide” disait le titre de la prestigieuse revue Economist, combinaison de “gender” comme dans “genre”, soit homme ou femme, et “-cide” comme dans “homicide”, génocide, infanticide. Cide comme dans tuer. (Lien sur l’article, ici.)
Le “gendercide” ou “genrecide” comme je l’ai traduit, c’est que sont en train de constater les démographes qui observent les tendances des naissances dans plusieurs pays où les petits garçons naissent beaucoup plus souvent que les petites filles. Chine, Inde…
Les craintes exprimées quand on a commencé à pouvoir connaître le sexe des bébés avant leur naissance, sont en train de se concrétiser. Les parents choisissent d’avoir des garçons au lieu de filles. En Chine, en Inde, même dans certains sous-groupes de population aux États-Unis.
Avez-vous dit, inquiétant ?
À lire.










felicio_di_parma
19 mars 2010
16h19
un des élements qui explique la volonté des dirigeants chinois de vouloir davantage de male est à des fins militaires !
je me rappels avoir vu un reportage à la BBC qui en faisait état !
missivedutexas
19 mars 2010
16h34
Ben voyons, rien de nouveau là. En Chine, les chanceuses sont abandonnées, les autres, assassinées. Tout ça pour faire place à un beau garçon.
Et des garçon, il y en a tellement que les militaires sont tous excités par le nombre de recrue qui s’en vient – 30 millions d’hommes sans femme en 2020.
En Chine, il y a 18 millions d’hommes en trop
http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-en-chine-il-y-a-millions-d-hommes-en-trop-4852.asp?1=1
Une ‘tite guerre avec ça?
danbel
19 mars 2010
16h36
Alerte?
Pourquoi une alerte maintenant? Ça fait des années que les chinois se débarrassent de leurs filles en les abandonnant dans les champs, quelle est la différence?
themusicalbox
19 mars 2010
16h50
Je suis aussi d’avis que c’est inquiétant.
Par contre, comme nous le savons tous, ce phénomène n’est pas particulièrement étonnant. La différence c’est que maintenant, au lieu d’abadonner leur petite fille à la naissance, ils ont l’occasion de le faire avant qu’elle “soit à terme”.
Tout aussi inquiétant, mais pas nouveau.
ysengrimus
19 mars 2010
16h55
Donc, les poches de population réactionnaires et non-progressistes vont voir leur densité masculine augmenter, suite à ces interventions artificielles d’intubage patriarcal intempestif.
Qu’on ne se surprenne plus ensuite de voir les hommes régresser dans le cloaques arriérés et les femmes tirer profit des vagues progressistes… Cet eugénisme illusoirement pro-mec amorce un tel virage dès l’espace famillial… Ce crime va favoriser les femmes à terme… Foutaise biaisée et masculinité sont vouées à une longue coexistence de par ce genre de folle pratique…
Paul Laurendeau
roxiebel
19 mars 2010
16h58
Je trouve que le terme “gendercide” évacu la problématique que ce génocide touche particulièrement les filles.
Tout ce que j’ai à dire: on s’attendait à quoi d’autre ? La division sexuelle du travail (femme à la maison et homme qui subvient au besoin de la famille) allait nécessairement créer quelque chose d’affreux. Ça y est. Peut-être que certaine personne ont vu le reportage sur le vol d’enfants masculin (présenté à Radio-can)afin de les revendre à des familles plus fortunées afin de subvenir aux besoins des parents dans leur vieux jours?
Aperçu de demain: enlèvement de femmes, vente de femmes, une femme pour trois frères, etc. Oups, j’oubliais, on y est déjà.
zeneitude
19 mars 2010
17h13
En occident, on fait dans le transgenre, les avortements sont nombreux sans soucie quant au sexe de la chose, ce dont on ne veut pas c’est d’un enfant qui pourrait entraver nos projets de vie.
Nous sommes bien mal placés pour faire la leçon à qui que ce soit.
Là-bas les parents choisissent d’avoir des garçons, ici ils choisissent de ne pas en avoir.
Avez vous que l’inquiétant est là-bas? Ha bon!
kliff
19 mars 2010
18h32
Lors d’un récent séjour en Inde, je discutais avec des jeunes hommes qui exprimaient avec dépit l’impossibilité pour eux de se trouver une copine, et de se marier un jour. Les très rares femmes de leur âge disponibles trouvaient vite preneur chez les familles plus fortunées, car bien évidemment, lorsqu’il est question de mariage en Inde, les dés sont pipés. Pourtant, c’étaient des jeunes hommes de la nouvelle classe moyenne, qui vivaient très décemment selon les standards du pays.
Remarquez, je ne pense pas que le fait de connaître à l’avance le sexe des enfants change grand chose. Cette situation perdure depuis la nuit des temps en Inde et en Chine, d’où le décalage observable depuis déjà longtemps. Seulement, auparavant, de nombreuses p’tites filles disparaissaient mystérieusement quelques semaines après leur naissance.
jeancharles80
19 mars 2010
18h48
Ça c’est une des conséquences de l’avortement utilisé comme contrôle des naissances, on jette le bébé avec l’eau du bain comme qui dirait.
On peut pas empêcher les gens de choisir de se faire avorter ou non, ben voilà le résultat.
En Chine aujourd’hui comme ici par le passé, c’est principalement les hommes qui sont capables de faire les métiers dangereux ou physiquement exigeants et donc de trouver plus facilement du travail et de gagner plus d’argent que les femmes.
Les parents dans les pays comme la Chine et le Vietnam savent bien que s’ils ne veulent pas vieillir dans la misère et préparer leurs vieux jours, il est préférable d’avoir un garçon plutôt qu’une fille.
gall
19 mars 2010
20h00
Légalement parlant, les foetus ne sont pas des enfants, de sorte qu’on n’aurait pas à se plaindre des parents qui s’en débarrassent.
Comme toutes les raisons sont bonnes pour s’en débarrasser, on ne devrait pas faire de discrimination entre les raisons. Certains ne veulent pas d’enfants trisomiques. D’autres ne veulent pas d’enfants imprévus. D’autres, encore, ne veulent pas de second ou de troisième enfant. Enfin, plusieurs ne veulent pas de foetus dont l’avenir serait féminin. Dans le contexte contemporain de l’avortement, imposer des limites aux parents avorteurs serait une atteinte à leur liberté sexuelle et à l’organisation de leur vie.
Évidemment, si ces foetus étaient déjà des enfants, on pourrait comprendre une certaine horreur devant l’hécatombe des filles. Mais que dire aussi de l’hécatombe des garçons, bien que moins nombreux?
— Georges Allaire.
raoul914
19 mars 2010
20h01
L’histoire nous raconte qu’il y a toujours eu des guerres pour éliminer le surplus de males dans les pays qui avaient ce problème.
mariodupuis
19 mars 2010
20h01
Tout ca me fait peur. Comment croyez-vous que tout cela va finir. Une possible traite des blanches, l’invasion d’un pays voisin. Je ne me souviens plus ou j’avais lu cet article, mais je me souviens qu’un sociologue ou disait que les gouvernements pourraient trouver la un pretexte pour declarer un conflit avec un pays voisin pour l’envahir. Parce que un homme sans compagne de vie ca peut devenir encombrant.
Mais ce que j’y vois aussi, c’est le long combat que les femmes ont a faire avant de devenir vraiment egale aux homes
snowroune
19 mars 2010
20h25
Rien de surprenant. Ca va avec l’air du temps. La téléréalité ne fait que ça …rejetter le pas bon!!!
samuelc
19 mars 2010
20h59
En ouvrant la porte à l’avortement c’était une suite logique. Un meurtre c’est un meurtre qu’il soit discriminatoire ou non .
skidooman
19 mars 2010
21h57
C’est sûr que c’est inquiétant. La culture de ces régions est en train de leur jouer un sale tour. Parce que ce qui est logique pour les parents devient désastreux pour la société. Pensez-y, tous ces futurs hommes ne pourront pas avoir de famille même si c’est leur désir. À moins bien sûr que la culture change radicalement et que la monogamie cesse d’être une règle plus ou moins bien respectée.
D’autre part, c’est peut-être justement ce manque de balance qui ultimement va être bénéfique pour les femmes. Par exemple, en Inde, faut verser une dot pour avoir le “privilège” de marier sa fille. Dans une situation où l’offre de femmes est très inférieur à la demande, il y a de bonnes raisons d’espérer que cette tradition va s’auto-détruire – et ce faisant, réduisant de beaucoup la préférence pour les garçons (ou la dé-préférence pour les filles, c’est selon).
En Chine, par contre, c’est un peu plus délicat. Le pays s’est débarassé de nombre de traditions discriminatoires telles que le bandage des pieds, et en ville du moins l’égalité des sexes est très avancée. C’est donc un peu décourageant de voir encore ce phénomène, mais j’ai aussi l’impression que c’est un phénomène très rural. Et il faut entendre les histoires d’horreur des Chinois, plusieurs étant vraies, d’hommes organisant des expéditions en ville afin d’aller y capturer des femmes qui sont ramenées en campagne et, avec l’accord tacite des autorités locales, sont maintenues là contre leur gré. Bien sûr, quand Beijing a vent de ces choses-là, les responsables sont punis, mais comme il y a beaucoup de personnes en Chine…
abi_
19 mars 2010
22h21
Certains sous-groupes de populations aux États-Unis? Lesquels?
abi_
19 mars 2010
22h35
J’ai trouvé ma réponse: “There are even signs of distorted sex ratios in America, among various groups of Asian-Americans.”
lagouze
19 mars 2010
23h09
L’enfant sur la photo est tout simplement horrible ! Obèse ! Il fera pas de vieux os !
J’ai des collègues (femmes) plus jeune que moi en train de faire leur famille, qui préfèrent nettement avoir des garçon que des filles.
Moins de trouble disent-elles !
Quand les femmes s’y mettent ! Elles sont redoutablement idiotes !
wtfomgbbq
19 mars 2010
23h36
Le plus inquiétant c’est qu’on a deux très grosse nation en surplus d’homme assez près l’une de l’autre. Une guerre sino-indienne est possible dans 20 ou 30 ans, si la situation n’est pas corrigée d’ici là.
antoine2711
20 mars 2010
01h22
Mme Lortie, le bon mot ne serait-il pas «gynécide» ?
pierrick_d
20 mars 2010
07h44
L’augmentation de la démographie est le plus gros problème pour notre avenir. Je vois d’un œil plutôt positif l’avortement sélectif pour cette raison. Un homme peut mettre plusieurs femmes enceintes, alors réduire le nombre d’homme est inutile. Par contre, réduire le nombre de naissance de femme est une mesure plus efficace de ralentissement de la croissance démographique. Pour des pays surpeuplés comme l’Inde et la Chine, ce phénomène sera peut-être salvateur.
qcinbeijing
20 mars 2010
08h40
Bon … pour ceux qui ont lu l’article en lien, mentionnons que le passage cité vient d’une histoire fictive “inspirées” de faits ayant eu lieu dans les années 80 … plutot malhonnete de l’Economist de ne pas le mentionner.
Pour le reste, j’écris ces lignes de la province du Shandong, nommée dans l’article, et ceux qui pensent que les bébés y sont abandonnés dans des champs ou noyés sans réaction de la police ne connaissent pas grand chose de la réalité ici.
Évidemment, ce probleme démographique existe et continue à s’agrandir … la raison en est cependant un nombre grandissant d’avortements plutôt que les histoires d’horreurs qui ont tellement touché l’imaginaire occidental dans les dernières décennies.
Le problème est réel et s’agrandira dans les prochaines générations, tel que le mentionne l’article, mais pour le moment aucun impact n’est visible. Afin de relativiser les choses … 18 millions d’hommes de trop en Chine, ca équivaut à 1.4% de la population …
N’allez pas croire que je défends l’avortement sélectif de petites filles … je crois simplement que beaucoup de gens ont tendance à tomber dans le sensationnalisme ou les préjugés et gagneraient à avoir un peu d’expérience sur le terrain.
missivedutexas
20 mars 2010
11h10
Les gens semblent voir un problème avec l’avortement. Vous n’êtes pas les seuls:
“The most dangerous place for an African American to be is in the womb of their African American mother.”
Rev, Clenard H Childress Jr.
http://www.blackgenocide.org/
“Minority women constitute only about 13% of the female population (age 15-44) in the United States, but they underwent approximately 36% of the abortions.
According to the Alan Guttmacher Institute, black women are more than 5 times as likely as white women to have an abortion
On average, 1,876 black babies are aborted every day in the United States.
This incidence of abortion has resulted in a tremendous loss of life. It has been estimated that since 1973 Black women have had about 16 million abortions. Michael Novak had calculated “Since the number of current living Blacks (in the U.S.) is 36 million, the missing 16 million represents an enormous loss, for without abortion, America’s Black community would now number 52 million persons. It would be 36 percent larger than it is. Abortion has swept through the Black community like a scythe, cutting down every fourth member.”
A highly significant 1993 Howard University study showed that African American women over age 50 were 4.7 times more likely to get breast cancer if they had had any abortions compared to women who had not had any abortions.”
roxiebel
20 mars 2010
12h03
@ jeancharles80
En passant, l’industrie du textile et autres dans le genre comprend davantage de femmes que d’hommes. Les petites mains et la dextérité des femmes est souvent un net avantage. Mais il se trouve que ces métiers ne sont pas moins dangeureux pour la santé des femmes et des enfants.
@pierrick_d
Évidemment, tuer les foetus femelles (souvent des familles pauvres) est le meilleur moyen de contrôler la démographie? Ça me rappel toutes les campagnes de stérilisation des femmes autochtones, au Guatemala et les essaies cliniques avec injections de Dépo-porvéra sur les femmes africaines, qui à long terme peut rendre les femmes stériles, pour ne pas qu’elles se reproduisent. La sélection des femmes plus “indésirables” pour ne pas qu’elles se reproduisent est tout sauf ethique. Tout ça parce que ELLES, ça ne vaut pas la peine qu’elles se reproduisent ?
Évidemment, l’éducation et un changement radical dans la forme de gouvernement est beaucoup trop coûteux et long…pourquoi ne pas castrer les hommes, tant qu’à y être? Ça règlerait le problème de la démographie! ; )
@ antoine2711
Effectivement, ce mot est beaucoup plus juste…
Le droit d’avoir une famille n’est pas un privilège des classes sociales supérieures.
wtfomgbbq
20 mars 2010
21h25
“Minority women constitute only about 13% of the female population (age 15-44) in the United States, but they underwent approximately 36% of the abortions.”
Il faut mettre les choses en perseptive, l’important c’est le taux de natalité. Si on prend les données de 2007 (parce que ce sont les premières que j’ai trouvées), le taux de natalité au États-Unis était de 14.3 pour mille femmes âgées entre 15 et 44 ans. Celui pour les Noirs était de 16.4, les Hispaniques de 23.3, les Asiatiques de 17.2, les Autochtone de 15.2 et finalement les Blancs ferme la marche avec 11.5.
Donc, même si les femmes noires ont un taux d’avortement plus élevé que la moyenne américaine, leur taux de naissance demeure plus élevé lui aussi. On comprend que si les foeutus des minoroté américaine ont plus de chance de se faire avorté, ceux de la majorité américaine ont plus de chance de ne jamais être conçu.
Les blanches sont-elles plus frigides? Plus prudes? Moins fertiles? Le rapport dit plutôt qu’elle sont plus nombreuse à utilisé les anti-contraceptifs…
http://www.cdc.gov/nchs/data/nvsr/nvsr57/nvsr57_12.pdf
pierrick_d
21 mars 2010
13h20
@roxiebel Effectivement, on pourrait castrer les hommes, mais il suffit qu’il n’y ait qu’un homme qui puisse ensemencer pour que cent femmes puissent procréer. Les populations humaines sont trop importantes pour les ressources de notre planète, et le contrôle de la croissance démographique devrait être une priorité. L’éducation est la meilleure solution, mais les asiatiques ont trouvé un autre moyen d’y arriver.
missivedutexas
21 mars 2010
13h38
On peut faire dire ce qu’on veut aux stats. Que le pourcentage des naissances pour les minorités soit plus élevé ne change pas ceci:
…since 1973 Black women have had about 16 million abortions…On average, 1,876 black babies are aborted every day in the United States…
Selon votre perspective, combien de millions faut-il pour appeler ça un génocide?
“There are three types of lies – lies, damn lies, and statistics.” – Variously attributed to Benjamin Disraeli