Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est columnist et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
  • Lire la suite »

    Lundi 16 janvier 2012 | Mise en ligne à 23h16 | Commenter Commentaires (15)

    Manquer le bateau (et surtout le train)

    Capture d’écran 2012-01-16 à 23.13.30
    Pourquoi Tintin, lui, il peut toujours prendre le train partout où il veut ? Image tirée de l’exposition Tintin, Hergé et le train de la Société nationale des chemins de fer belges. (c) Hergé.

    Ce matin, chronique sur le gâchis du Train de l’est, que Québec veut endiguer parce que ses coûts sont en train d’exploser. Alors non seulement le projet va mal, en soi, mais, en plus, il est en train de miner la crédibilité du transport durable et de la nécessité d’y injecter des fonds importants.

    J’explique ce que j’en pense ici.

    Mon collègue François Cardinal de l’édito en parle ici.

    Pour plus de détails, le reportage de mon collègue Bruno Bisson sur les derniers développements qui ont déboulé la semaine dernière.


    • Quel gâchis ce gouvernement, le pire c’est que rien n’est perdu et qu’il pourrait être réélu. Quelle sorte de peuple sommes – nous où rien ne nous atteint, un nouveau scandale en chasse un autre jour après jour, peut-être avons-nous perdu notre capacité à s’indigner. Le comble, accuser l’AMT d’être responsable de ce désastre, ce gouvernement a perdu toute conscience sociale.

      M.Leduc

    • Il y a d’autre moyen d’améliorer notre qualité de vie et la qualité de l’air que le foutu train. Selon les chiffres avancés par votre collègue Cardinal, si le projet de train se fait pour 700 millions, ça fait 64 000$/ usager. Chiffres absurdes, mais pas tant que ça lorsque l’on sait que les banlieues ont été planifiées pour nuire au transport en commun. Leur naissances découlent du désir des grands fabricants américains comme GM et de leur alliés pétroliers de tuer le transport en commun (électrique à l’époque) afin de faire place à l’automobile, dont il fallait faire la promotion et à laquelle il fallait ouvrir les villes.

      Choix délirant, direz-vous. En effet. Et c’est pourquoi, dès les années 1920, General Motors, Firestone et la Standard Oil de Californie se sont attelés à la tâche de convaincre l’opinion publique d’opter pour une solution polluante, inefficace et extrêmement coûteuse. Comment faire ? Facile.

      D’abord, mise sur pied d’une entreprise-écran (National City Lines) qui, progressivement, achète et contrôle les compagnies qui possèdent les tramways dans des dizaines de villes (New York, Los Angeles, Philadelphie, St-Louis, etc.) ; puis, démantèlement progressif de ces compagnies au profit d’autobus achetés par un fournisseur appartenant au trio GM, Firestone et Standard Oil ; puis, en 1939, GM présente son documentaire propagandiste “Futurama” dans le cadre de l’exposition universelle de New York. Dans ce film, GM présente SA vision de la société, axé bien sûr sur l’automobile et un réseau de route à travers l’Amériques: les autoroutes. Enfin, et en parallèle, action politique par le National Higway Users Conference (lobby pétrolier) pour promouvoir, avec succès, la construction d’autoroutes pour le bénéfice de l’industrie automobile et pétrolière.

      Prenez Montréal, par exemple. Le premier tramway y a roulé en 1892. Ensuite, pendant six décennies, les tramways, bientôt électrifiés, sécuritaires, de plus en plus nombreux et appréciés, sillonnent la ville. Puis, en 1959, c’est fini et on arrache tout. Pourquoi ? Qui est véritablement derrière cette décision? Qui tire les ficelles? Cinquante ans plus tard, c’est difficile de trouver les coupables, mais c’est tout aussi difficile de modifier une structure qui a été conçu à la fois pour favoriser le transport individuel et pour nuire au transport collectifs.

      Installer un train de banlieu aujourd’hui ne règle qu’une partie du problème puisque aujourd’hui nos insfrastructures sont construites en fonction du transport individuel, gracieuseté de notre dépendance au cartel pétro-automobile. La meilleur solution me semble d’exiger une véritable révolution dans la conception des voitures afin qu’elles intègrent une motorisation 100% électrique et efficace. GM produisait une voiture électrique capable de franchir 200 km sur une charge en 1996 (la EV-1). Pourquoi a-t-elle séquestré la technologie embarquée dans cette voiture et nous présenter, 15 ans plus tard, une voiture qui fait à peine 60 km sur le tout-électrique avec la Chevrolet Volt?

      Pendant ce temps, Tesla, une petite compagnie américaine avec peu de moyennous offrira cette année une voiture avec une autonomie de 480 km et une autre compagnie chinoise, BYD, s’apprête à commercialiser la e6 qui nous en offrira 500… Peut-on exiger de nos gouvernement de légiférer afin d’obliger les Grands de l’automobile de présenter au moins un modèle électrique efficace et économique?

      Cela assurerait une véritable concurrence pour faire baisser les prix à un niveau moins artificiels et le gouvernement pourrait bonifier l’offre avec des subventions (pas seulement ce ridicule crédit d’impot de 7500$ qu’il offre présentement alors qu’une voiture électrique se détaille aux alentours de 40000$. Même à 10000$, le gouvernement économise 54000$ par usager, pas mal…

      Frédéric Boisvert

    • Vous ne publierai certes pas mon commentaire puisqu’il ne concerne pas le problème, ce problème n’a qu’une seule source: la population est en train d’étouffer la ville, et ça ne va que s’empirer, même si tous les projets de transport en commun venait qu’à voir le jour, la qualité de vie des Montréalais va diminuer encore et encore, et son coût augmenter encore et encore, en même temps que le temps requis pour les déplacements.

      Moi j’habite dans une petite ville ou la circulation est fluide 24/7 et les bulletins de circulation Montréalais me font rire; presqu’autant que le prix qu’ils paient pour se loger et que les 4 pieds carré dont ils disposent pour mettre leur BBQ dont l’odeur est enterrée par celle des bobettes accrochées sur la corde à linge du voisin. Il est vrai qu’il n’y a qu’une centaine de restaurants dans ma ville et qu’il n’y a aucune discothèque ouverte le mardi soir, mais pour rien au monde j’accepterais de commencer à envisager la possibilité de peut-être aller m’installer dans la région de Montréal, il ne faut pas s’aimer pour faire ça…

      Pierre Toutant, Drummondville.

    • C’est la crédibilité de ceux qui évaluent les projets qui est en jeux. Et la crédibilité de ceux qui acceptent ces projets pour gagner des votes.

      Alain Lajoie

    • Il est où le problème?
      Tout ce qui est entrepris au Québec depuis 40 ans est un gâchis.

      Donc le train de l’est est dans les normes.

      L. Trépanier
      Montréal

    • à ptoutant
      Vous venez d’une tite ville vous dites? Ah, j’aime ça ce genre de ti-commentaire venant d’un ti-clin, un ti peu habitant qui fais bien rire les Montréalais. Il me semble que vous êtes bien loin (en fait bien creux) pour vous mêler du transport en commun à Montréal… Pis la qualité de vie à Dumbmondville est sûrement bien plus intéressante qu’à Montréal. Participer au débat en disant des choses intéressantes ou continuer à lire L’Expresse de Drummondville pour en apprendre plus sur ce qui se passe dans votre contré.
      DGagnon
      Montréal

    • Il faut stopper ce projet. À ce cout ce projet est contre productif.

      Dans un premier temps il faut avoir un plan d’ensemble avec une vision sur 5, 10 et 20 ans que l’on devrait revoir à tous les 5 ans.

      Il est incroyable que l’on construise à la pièce un réseau sans avoir aucune vue d’ensemble ni même de but!

      Tout ce fiasco démontre un manque de leadership dans la région montréalaise et une très grande déficience dans les structures décisionnelles.

      Ces deux éléments ne sont en faites que des symptômes d’un mal plus profonds, un mépris total du gouvernement Québécois et du peuple pour la métropole.

      Bernard Théroux
      Hochelaga

    • @Pierre Toutant, Drummondville, bon matin.

      Trop drôle de vous lire:-)
      Je connais 3 personnes de Drummond qui vivent maintenant à Montréal.
      Contrairement à vous, c’est justement pour vivre qu’ils sont partis
      de Drummond.

      Pour eux, Drummond était une belle “petite” ville, rien de plus.
      2 filles / un gars qui pour le travail n’avait pas le choix de venir s’installer ici.
      2 filles / un gars qui voulaient plus et ce à tous les niveaux.

      Pour l’une, c’était beaucoup le facteur culturel varié qui a joué.
      Pour l’autre, l’anonymat que lui offrait la grande ville.
      Tant qu’au gars, Montréal était l’aventure avant tout.

      Pourtant, 3 belles personnes qui s’aimaient beaucoup.
      Toujours à Montréal et toujours heureuses d’y vivre.
      Jamais, ils ne retourneraient à Drummond sauf pour la retraite…
      …..et encore pour l’une …..jamais!

      Découragés aussi de tous les problèmes de Montréal.
      Déçus aussi de tous ces choix bizarres et coûteux de NOS administrations.
      Québec/Montréal/ arrondissement…

      Surtout déçus, que VOTER ne change rien, ne donne rien….
      On dirait que nos employés (les politiciens élus) ne sont pas conscients
      de l’obligation d’agir, là, maintenant, aujourd’hui……

      Je doute beaucoup que ce soit seulement un choix monétaire….
      quand ils veulent, ils en trouvent de l’argent…..et beaucoup.

      Alors pourquoi ce gâchis…..joute politique selon moi:-(
      Chacun tire la couverture de son bord=rien n’avance….
      …..reste les courants d’air pour les citoyens.
      Louise April(Laloue)

    • @ptoutant… et tellement d’autres aussi

      Vivre à Montréal n’est pas un purgatoire, mais bien un choix.

      Ce choix que j’ai personnellement fait et que je continue d’apprécier tout les jours. Je ne suis pas mécontent d’avoir un petit terrain car il est joli et facile à entretenir. Je ne suis pas mécontent d’être à dix minutes de mon travail, de mes loisirs, des restos que je fréquente et d’un des centre-ville les plus important en Amérique… Pour ce qui est du prix d’achat, à mon sens c’est aussi une question de point de vue.

      Dénigrer constamment Montréal n’est que perte de temps ainsi qu’une belle façon d’avouer votre peur de la différence. Voyez, je ne connais pas bien Drummond, tout comme Valleyfield ou Rouyn. Je n’y vit pas et je n’y déménagerai probablement jamais. Pourquoi alors perdre mon temps à en parler.

      En attendant, ceux qui vivent en couronne et qui travaillent à Montréal devraient pouvoir bénéficier de transports collectifs efficaces et agréables… justement parce que ça améliore la qualité de vie de relaxer entre le bureau et la maison.

      Je vous souhaite d’être heureux chez vous et d’arrêter de perdre votre temps à parler de ce qui ne vous concerne pas vraiment.

      Francis Huneault

    • Rater le train ?
      Je me demande comment on peut écrire une chronique aussi nulle que la vôtre au sujet des trains de banlieue. Pour une fois, c’est à Richard Bergeron que je donne raison. Car pendant qu’on dépensera 700 millions de dollars pour le train de Mascouche, rien ne sera fait dans la métropole. C’est la vision du maire Drapeau qui est enterrée encore plus profond sous terre. À quand date la dernière station de métro installée sur l’île?…. Comme je le disais dernièrement, à Nantes en France, c’est là que furent réintégrées les premières lignes de tramway et c’était en 1986. Y a-t-il un projet de ramener le tramway dans la métropole en vue? Où, quand, comment, dans l’est, dans l’ouest de l’île, du sud au nord? Non, rien…. Reste-t-il encore des rails .pour le transport des marchandises? Allez donc voir à Nantes. Alors que c’est à pleins camions que cela entre dans l’île et qu’on multiplie les embûches à l’égard des camionneurs, multipliant les heures perdues pour qu’ils puissent aller faire leurs livraisons. Ces embûches, c’est par la multiplication de blocs de condos qu’ils sont créés, cette « condomanie » répandue sur toute l’île et jusqu’au centre-ville.
      Madame Lortie, avec cette multiplicité de logements installés autour des nouvelles gares, dans l’île, et qui contribueront à multiplier la présence de véhicules dans les rues de la métropole, ne pourrait-on pas s’attendre à voir les trains de banlieue partir vides de leur point de départ, par exemple de Mascouche? Et voir par contre plus de gens quitter l’île pour aller travailler à l’extérieur? Car il; y a tout de même une limite à entasser tous les emplois au centre-ville? Il faudra bien alors chercher à les multiplier un peu ailleurs. Vous n’êtes pas de cet avis là? Les multiplier dans le commerce à ramener sur l’île, notamment, afin de diminuer le nombre de résidents qui se rendent chaque fin de semaine faire leurs principaux achats hors de l’île? C’est sur le transport et les déplacements à l’intérieur de l’île qu’il faut d’abord porter son attention. Laisser les banlieues extérieures s’occuper des déplacements de leurs résidents et des déplacements des marchandises, inter-îles, banlieues-sud à banlieues-nord, ce qui est primordial. Rolland Lambert

    • Toute cette situation me semble bien complexe et je n’ai pas l’expertise pour en évaluer les tenants et aboutissants cependant, il m’apparaît clair que peu de gens dans la vieille capitale sont aptes à comprendre les besoins d’une grande ville et sa région immédiate.

      On peut constater ce manque de sensibilité chez nos décideurs et fonctionnaires à Québec dans tout ce qui touche Montréal: les hôpitaux, les urgences, les services aux itinérants, conserver les Expos, les ponts, les budget alloué pour la réfection des écoles centenaires, name it.

      Les Montréalais, on compte pour des prunes et je suis prête à élire un gouvernement municipal qui nous sortira de ce carcan administratif. Entendez par là un gouvernement municipal qui proclamera l’indépendance de Montréal. À nous nos impôts, à nous nos solutions.

      Ysabel Labonté

    • Vous avez raison sur toute la ligne. C’est vraiment un beau gâchis, surtout en ce qui concerne l’opinion publique par rapport au transport en commun.

      Jérémy Boivin

    • @jarol
      “Les multiplier dans le commerce à ramener sur l’île, notamment, afin de diminuer le nombre de résidents qui se rendent chaque fin de semaine faire leurs principaux achats hors de l’île?”

      HAHAHAHAHA!
      Mort de rire!
      Comment voulez vous magasiner à Montréal? À moins que ce que vous achetez entre dans un sac à dos, c’est physiquement impossible.
      Se rendre en voiture sur le Plateau est maintenant illégal, grâce à notre cher ami Luc Fernandez!

      B Plante

    • Malgré mon amusement je souhaite ce train au Montréalais; c’est triste de voir que te telles initiatives se voient étouffées par l’administration douteuse de grands projets du passé. Le transport en commun, en plus d’amoindrir la pollution, a un réel pouvoir d’améliorer les choses; avec le covoiturage, l’auto-travail et … la dépopulation ! Je comprends le découragement exprimé par Laloue face aux élus mais il n’en demeure pas moins que le problème de fond est presqu’insoluble et que les coûts des changements réels sont prohibitifs. Mais des décisions devront éventuellement se prendre, parce que ça ne peut pas s’empirer éternellement ainsi.

      Malgré les coût astronomique que ça représente, je crois que Montréal devrait suivre l’exemple de Boston, qui a pratiquement tout jeté par terre et recommencé, avec des résultats très probants !

      Bonne chance !

      Ti-Clin

    • J’avoue ne pas comprendre l’intérêt de ce projet. On veut favoriser l’étalement urbain? Justement vous le dites, Mme Lortie, Mascouche est une ville de nouveaux développements. Au lieu de favoriser l’éparpillement de la population, il faut au contraire chercher à la densifier. Même le projet initial coûtait très cher… On va aller jusqu’où dans cette direction complètement folle? On va encore contribuer au développement des banlieues, alors que plein de zones sur l’ile sont mal développées – je pense à tout l’est de l’ile par exemple – et sont très mal desservies par les transports en commun.

      Quand donc va-t-on avoir un plan d’ensemble pour le développement de la région de Montréal? On dirait que l’on préfère développer des banlieues, et tant pis pour la facture… On fait dans l’électoralisme pour plaire aux gens qui veulent avoir leur terrain avec une piscine et un BBQ.

      Il faut penser plus en fonction du développement de pôles urbains de haute densité que d’étalement de la population. À ce titre, le métro de Laval était une bonne idée, alors que le train pour Mascouche en est une mauvaise. On est en train de créer un centre-ville à Laval autour des nouvelles stations de métro, alors que les nouvelles gares ne vont recueillir que des gens d’une ville dortoir qui va continuer de s’étaler d’autant plus.

      Il faut développer l’ile et la zone immédiate autour de l’ile, pas la banlieue éloignée ! On va juste tuer la ville centre en drainant à l’extérieur la population active, pendant que des zones de Montréal et de son île sont négligées, peu densément peuplées et mal desservies. Un développement plus organique de la région de Montréal voudrait que l’on fasse du développement à proximité des zones plus développées et densément peuplées, pas à l’autre bout du monde!

      À quand un train pour Lanoraie tant qu’à y être, tant qu’à s’étaler… Faut arrêter les conneries un moment donné, on ne peut plus continuer à garrocher l’argent par les fenêtres en négligeant la ville centre !

      Stéphane Thibodeau

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

    publicité

  • TWITTER

  • Catégories

  • Calendrier

    juin 2011
    L Ma Me J V S D
    « mai   juil »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité