Marie-Claude Lortie

Marie-Claude Lortie - Auteur
  • Marie-Claude Lortie

    Journaliste à La Presse depuis 20 ans où elle est columnist et critique gastronomique, Marie-Claude Lortie commente l'actualité, entre deux brassées de lavage et un match de soccer.
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    Jeudi 19 janvier 2012 | Mise en ligne à 22h46 | Commenter Commentaires (27)

    Margaret, Angela, Hillary et les autres

    NDLR : Dans le but d’encourager un débat ouvert et respectueux, seuls les commentaires signés sont publiés. Merci de votre collaboration.

    Êtes-vous allé voir The Iron Lady, le nouveau film inspiré de la vie et de la carrière de l’ancienne première ministre britannique ?

    Moi oui. Ça m’a inspiré une réflexion, une chronique. Pas sur l’oeuvre de Mme Thatcher, dont je n’ai jamais partagé les idées politiques. Loin de là. (Pour moi, Mme Thatcher, c’est non pas une chanson, comme l’a écrit ma collègue Nathalie Petrowski mais plutôt le chaos londonien mis en avant-plan par Stephen Frears dans le film Sammy and Rosie Get Laidqui commence avec Mme Thatcher en voix hors champ commentant sur le travail à faire dans les quartiers chauds…).

    Le Iron Lady de Phyllida Lloyd et Merryl Streep m’a plutôt fait réfléchir à la difficulté d’être une femme au pouvoir, d’y arriver, d’y rester, d’y occuper une juste place.

    J’aurais pu parler dans ce texte de toutes les femmes qui ont été ou sont actuellement au pouvoir, d’Indira Ghandi (Inde) à Benazir Bhutto (Pakistan), en passant par Michèle Bachelet (Chili), Dilma Rousseff (Brésil) ou Christina Kirchner (Argentine), du fait que les femmes avancent, oui, ailleurs, loin. J’ai surtout pensé aux pays du G8 et au Canada où les femmes avancent encore trop lentement et semblent pouvoir faire leur place plus facilement lorsqu’elles sont conservatrices, ce qui n’est paradoxalement pas le cas dans les pays du sud dont le stéréotype est pourtant qu’ils sont plus machos…

    Le sujet est vaste et je vous encourage à lire à cet égard le livre de Pascale Navarro sur la question. J’ai choisi de parler du malaise de voir que les avancées semblent toujours être accompagnées de reculs… Et que 20 ans après Mme Thatcher, j’aurais aimé qu’on soit plus loin.


    • Beaucoup de mythes entourant Thatcher. On la glorifie comme une libératrice et une sainte mais les faits sont qu’elle a été a poupée de Reagan et ainsi été l’idiote utile du néo-libéralisme débile qui nous a conduit dans la crise dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Trudeau avait raison à son sujet “She is a brave lady, but she seems dumbly dogmatic”.

      Zac Posen

    • Ça nous prendrait vraiment une Margaret Thatcher au Québec!!!

    • Il ne faut pas faire l’erreur de penser que le point de vue féministe représente le point de vue de toutes les femmes.
      La plupart des féministes se situent à gauche du spectre politique ce qui est loin d’être le cas de toutes les femmes.
      Et pour plusieurs féministes, choisir autre chose qu’une carrière d’homme représente “un recul”.

      C’est pas vrai.
      Pour une femme choisir autre chose qu’une carrière d’homme c’est tout simplement faire un choix en fonction de ses aspirations personelles.

      Moins de femmes que d’hommes choisissent la carrière politique pour la même raison que peu d’hommes choisissent de devenir entrepreneur dans l’industrie du cosmétique comme Edith Serei, Mary Kay Ash, Estée Lauder, Elizabeth Arden (qui fut à un moment donné la femme la plus riche du monde) et bien d’autres.

      Une liste de plusieurs dizaines d’autres femmes entrepreneurs en cosmétiques est ici:
      http://en.wikipedia.org/wiki/Category:Cosmetics_businesspeople

      L’idéologie féministe continue de faire croire que les choix des femmes sont le résultat d’une conspiration patriarcale.
      Ça n’a jamais été démontré.

      Au contraire, au Parti Libéral du Québec par exemple, malgré le fait que moins de femmes choisissent de faire de la politique, on les fait passer par-dessus les élus de sexe masculin pour en faire des ministres, créant ainsi de toute pièce une injustice non seulement envers les élus mais aussi envers les électeurs, hommes et femmes, qui ont voté démocratiquement pour un député masculin parce qu’il représentait davantage leurs convictions.

      On fait aussi énormément de discrimination positive envers les femmes en leur proposant des programmes qu’on ne propose pas aux hommes:

      -Comme la Banque de Développement du Canada qui a un programme de 1,8 milliard de dollars rien que pour les femmes pour les encourager à devenir entrepreneur et dont voici l’hyperlien ici:
      http://www.bdc.ca/fr/je_suis/femme_entrepreneur/Pages/femme_entrepreneur.aspx

      -Les programmes comme “chapeau les filles” ou “excelle science” qui donne des bourses exclusivement aux filles à l’heure où il y a moins d’hommes que de femmes dans les universités parce qu’on ne fait quasiment rien pour contrer le décrochage scolaire des garçons au secondaire.

      -Des campagnes pour financer des cancers excusivement féminins comme le cancer du sein pendant que quasiment rien n’est dit au sujet du cancer de la prostate qui tue pourtant sensiblement autant que le cancer du sein.

      Tout ça on le fait depuis des années au Québec et ailleurs comme s’il n’y avait rien que les femmes qui méritaient de guérir, d’être récompensées par une bourse à l’école, de voir leurs projets d’entrepreunariat financés par le gouvernement, ou leurs carrières de ministres passer devant celles des candidats qui ont le malheur d’être de sexe masculin.

      Elle est où la conspiration patriarcale contre les femmes là-dedans ?

    • Oups, oublié de signer.
      Jean-Charles Tremblay,
      Montréal.

    • On peut remonter bien plus loin encore. Beaucoup de femmes de pouvoir de l’histoire ont fait l’objet de légendes misogynes, de Lucrèce Borgia à Catherine la Grande, deux grandes figures dont on a beaucoup exagéré les défauts et vices. Dès qu’une femme n’était pas entièrement vertueuse et gentille et qu’elle avait du pouvoir, on lui attribuait une méchanceté incroyable et des moeurs de possédée. Dans cette optique, on dirait presque que la reine Victoria a eu une stratégie extrêmement habile d’instaurer de nouvelles règles plus strictes afin d’être en position de force et de parer aux pires critiques. Remarquez qu’aucune de ces femmes n’étaient une sainte, elles ont bel et bien fait certaines choses ou pris des décisions qui ont fait souffrir sinon anéanti des gens et même des peuples entiers. C’est le deux poids, deux mesures qu’on retient.

      Il faut bien sûr se garder de tout ramener à ce facteur. Oui, Pauline Marois est plus critiquée parce qu’elle est une femme, mais est-ce que tous ses déboires se résument à la misogynie? Il me semble que c’est presque condescendant à son égard. Elle a fait des erreurs, est-ce qu’on ferme les yeux à cause de son sexe? J’ai été l’un des champions d’Hillary Clinton dans les pages de Cyberpresse au cours des dernières présidentielles et j’ai bien sûr attribué une grande partie de ses problèmes au sexisme, mais, oui, elle a fait de graves erreurs de stratégie. Je ne peux pas l’admirer tout en ne lui donnant aucune part de responsabilité, comme si c’était un être fragile qui ne fait que subir et subir et subir.

      En fait, peut-être que les femmes plus à gauche devraient étudier les femmes de pouvoir plus à droite, et c’est le mérite de ce nouveau film de faire ressortir certains traits qui ont permis à Margaret Thatcher de règner avec sa légendaire poigne de fer.

      M. P.A. Paquin

    • Ah oui, la ”Dame de fer ” … qui a laissée torturer à répétition puis mourir plusieurs grévistes de la faim (10) membres de l’IRA (dont Roibeárd Gearóid Ó Seachnasaigh, dit Bobby Sands, pourtant dûment élu au Parlement du Royaume-Uni) dans ses prisons. À ce sujet, voir absolument HUNGER, du réalisateur Steve McQueen, oeuvre qui en dit long sur ”l’inflexibilité” de la dame, qui percevait – selon ses propres dires – la résistance irlandaise catholique comme un simple regroupement de vulgaires… criminels !

      Sans compter sa participation, en compagnie de Ronald Reagan, à l’édification du capitalisme sauvage (néolibéralisme) dont les populations occidentales subissent actuellement les contrecoups négatifs.

      Il est à espérer que The Iron Lady n’en fasse pas une personne ‘’sympathique”, et davantage un modèle d’administration de l’État (occidental).

      Si tel est le cas, il s’agit d’une grossière entorse à l’histoire.

      Gordon Sawyer

    • Pour nos féministes, les femmes pourraient être chefs d’État à la grandeur de la planète, occuper tous les postes importants, elles trouveraient tout de même le moyen de considérer les femmes comme de pauvres et d’éternelles victimes. Propos d’une gaugauche féminine infime. La vaste majorité des femmes ordinaires ne se sentent pas discriminées, aiment la compagnie des hommes et se fichent éperdument de Margaret Thatcher!

    • J’ai oublié de signer: Jean-Pierre Gagnon

    • @jeancharles80

      “Il ne faut pas faire l’erreur de penser que le point de vue féministe représente le point de vue de toutes les femmes. La plupart des féministes se situent à gauche du spectre politique ce qui est loin d’être le cas de toutes les femmes.”

      Vous avez raison mais il ne faut pas non plus commettre l’erreur (beaucoup plus courante à mon avis) de croire que les quelques “féministes” qui tiennent des propos qui déplaisent ou qui sont discriminatoire envers les hommes représentent le point de vue de toutes les féministes. Je ne dis pas que c’est ce que vous faites, vous admettez d’ailleurs que la plupart des féministes sont de gauche, ce qui implique forcément qu’il y en a qui sont de droite. Des questions comme la prostitution, le voile ou la discrimination positive (quotas de femmes) divise aussi beaucoup les féministes, ce qui prouve qu’elles peuvent être d’avis différents les unes des autres.

      “Et pour plusieurs féministes, choisir autre chose qu’une carrière d’homme représente “un recul”
      Pour une femme choisir autre chose qu’une carrière d’homme c’est tout simplement faire un choix en fonction de ses aspirations personelles.”

      Ce ne sont pas des féministes pour moi, puisque la vraie égalité des sexes c’est que chaque personne puisse exercer le métier de son choix, qu’il soit traditionnel pour son sexe ou pas, en fonction de sa personnalité. Les femmes qui exercent un métier “d’homme” font tout autant un choix en fonction de leur aspirations personnelles que celles qui sont coiffeuses ou secrétaires.

      “L’idéologie féministe continue de faire croire que les choix des femmes sont le résultat d’une conspiration patriarcale. Ça n’a jamais été démontré.”

      Quelle féministe, quel regroupement le moindrement sérieux prétendrait de nos jours qu’une femme qui exerce un métier traditionnellement féminin est victime d’une conspiration patriarcale? C’est comme la question des mères au foyer. De façon générale, d’après ce que je peux lire moi depuis des années, les féministes se battent pour que les femmes ait le choix tout simplement. Le choix de travailler dans un métier autrefois réservé aux hommes ou pas, le choix de demeurer à la maison lorsqu’elles ont des enfants ou de mener de front carrière et maternité.

      Je suis d’accord avec vous que la lutte aux cancers masculins devrait bénéficier d’autant de visibilité médiatique que la lutte au cancers féminins et que les programmes réservés aux filles à l’école ou aux femmes entrepreneures pourraient être remplacé par des programmes mixtes. On pourrait faire découvrir divers métiers en science ou autres domaines aux élèves des deux sexes, en leur montrant des modèles des deux sexes également (on voit déjà ça dans les publicités pour promouvoir les études post-secondaires et c’est très bien) et du moment qu’on s’assure que les femmes n’essuient pas de refus injustifié du fait de leur sexe lorsqu’elles veulent créer leur entreprise, il n’y a pas de raison pour qu’un programme pour encourager entrepreneuriat ne soit adressé qu’à un seul sexe.

      S.LeBlanc

    • Ah, le bon vieux discours féministe, il ne change jamais. Si un métier n’est pas 50% féminin, c’est du sexisme; si un métier est 90% féminin, les infirmières par exemple, bah on parle pas de ça.

      Il y a des raisons pour lesquelles les hommes et les femmes ont tendance à choisir des métiers différents, et ça n’a rien à voir avec ce que les féministes veulent bien nous faire croire – ce qu’elles ont réussi à faire croire au Grand Magouilleur.

      Si une Margaret Thacher se présentait au Québec elle aurait mon vote à 100%. Par contre, aucune des ministres du conseil des ministres bêtement paritaire de notre cher gouvernement du Québec ne mérite mon vote, car elles ne sont tout simplement pas compétentes pour le poste qu’elles occupent, “résultats” à l’appui (oui oui, les autres ministres de ce gouvernement font dur eux aussi, mais ça c’est un autre débat).

      G. Lalande

    • “les femmes avancent encore trop lentement et semblent pouvoir faire leur place plus facilement lorsqu’elles sont conservatrices”

      Il effectivement est de plus en plus observable qu’il existe un féminisme de droite

      http://ysengrimus.wordpress.com/2009/10/15/sur-le-feminisme-de-droite/

      Nier cette sorte de «consécration» sociale du féminisme, c’est quand même un peu se mentir… Conséquemment, les femmes dirigeantes, finalement, ont la couleur socio-politique des pays dont elles émanent, point/barre…
      Paul Laurendeau

    • Plus loin? La moitié des ministres de Charest sont des femmes. Pouvez-vous imaginer plus nounounes que la St-Pierre qui ne fait rien pour protéger le français? Que la Julie et ses pillules? que la grande Courchesne qui n’a rien vu dans les permis de garderies?
      Que penser de Michaelle Jean qui s’est pris pour la Reine du Canada? Ou de Mme thibeault qui n’a toujours pas remboursé les 700,000 piasses qu’elle nous a coutées?

      Slackez moé avec vos femmes en politique!

      jean lapointe

    • Je suis féministe à ma façon, et je ne tiens pas particulièrement à ce qu’une femme soit au pouvoir pour le principe. J’aimerais qu’elle soit portée au pouvoir par une vague de confiance, d’espoir, un peu comme celle qui a donné le statut d’opposition officielle au NPD (mais avec les résultats que l’on sait, ce n’est plus guère probant). De toute façon, les hommes qui gouvernent sont la plupart du temps critiqués durement, tournés en dérision et traités sans respect et avec cynisme. Pourquoi alors, le prétendu sexisme qui retient l’électeur d’élire davantage de femmes serait-il, dans ce contexte, pire?
      L. Niquet

    • Deux choses: vous nommez Michelle Bachmann dans votre chronique. Svp, cette femme ne représentera jamais une avancée pour les femmes de ce monde à cause de sa grande stupidité, et non par son côté conservatrice. Attention, je ne le dis pas sous prétexte qu’elle est une femme, je la mets tout simplement dans le même bateau que Georges W. Bush, un bateau à torpiller soit dit en passant.

      Deuxièmement, est-il possible que les femmes ne soient pas aussi intéressé que les hommes par le pouvoir politique? J’ai toujours eu comme principe que l’émancipation de la femme n’impliquait pas forcément de les pousser vers une profession qui les intéressent peu. Oui, il y a moins de femmes ingénieurs que d’hommes, “So what?”, il paraîtrai qu’il y aura bientôt plus de femmes en médecine que d’hommes. Il me semble que la médecine est aussi noble que l’ingénierie, non? Si les femmes prennent des orientations différentes que les hommes, pourquoi pas? Tant qu’elles choisissent de leur plein gré, n’est-ce pas suffisant?

      Il y a quelques années, j’ai connu une étudiante qui voulait, comme emploi d’été, devenir éboueuse. Jusque-là, pas de problème. C’est son argument qui ne tenait pas : elle voulait prouver qu’elle était capable de faire comme les hommes. Là, j’ai un problème, elle ne voulait pas le faire parce qu’elle le désirait.

      Mesdames, je vous en prie, prenez votre place dans la société en restant des femmes, pas en essayant d’imiter les hommes.

      Ma fille étudie pour devenir vétérinaire, pas pour prouver qu’elle peut imiter les hommes, tout simplement parce qu’elle a une passion pour les animaux et la médecine, voilà tout ce qui importe selon moi, la passion de ce qu’on fait. Alors, je répète ma question, est-il possible que les femmes soient tout simplement moins passionnées par la politique?

    • Oups, moi aussi, j’ai oublié de signer.

      J.Lefrançois

    • Je pense que le féminisme aura gagné lorsqu’on ne parlera plus de Margaret Tatcher comme un exemple féminin mais comme un exemple de première ministre.

      Je m’en fou complètement que ce soit une femme, tant mieux au fond. Tant mieux que la droite ai repris des mouvements comme le féminisme. La droite devrait aussi reprendre des causes comme l’environnement et ne pas laisser ça aux mains de la gauche. Car la gauche abuse de la cause environnementale pour imposer son modèle de redistribution de richesse. Les objectifs se mélanges et les opposants aussi!

      Noyé dans l’immobilisme québécois je ressent une grande admiration pour la détermination de Mme Tatcher. Une dame de fer, c’est ce qu’on aurais besoin au québec pour mener à bien des réforme de la santé et de l’éducation. Je préfère une Dame de fer avec une main de fer que de voir mourir des gens sur des listes d’attentes.
      Puisque les journaleux gauchistes s’exprime, je le fait aussi.
      Margaret Tatcher a boté le cul aux syndicats et à l’opposition. Il y avait un modèle social en décrépitude qui pourrissait lentement, elle a appliqué un remède de cheval.

      Quand le modèle ne fonctionne pas on attend tranquillement qu’il se plante ou bien on agit? Trop nombreux espère qu’il se plantera après leur mort. Mais si ça arrive avant, on pourrais bien les débrancher plus tôt…

      Pierre Tremblay

    • PiBlay

      20 janvier 2012
      15h05

      !!!

      Voilà un bel exemple de ce que avancez madame Lortie.
      Quel recul !

      Robert Duquette. De gauche et féministe.

    • @PiBlay

      J’aimerais bien que votre gang de penseurs libertariens reviennent prendre le pouvoir question de voir s’ils seront si bon comparativement à nos “gauchistes” qui gouvernent l’Occident depuis le départ de Tatcher. En passant, c’est pas ton héros Reagan qui vendait des armes à l’Iran dans le secret alors qu’il disait à son peuple de moutons que le boycott était essentiel contre l’Iran ?

      La droite libertarienne mythifie Tatcher comme ils aiment le faire avec Reagan mais on déboulonne assez facilement ces mythes de glorification.

      John Boss

    • @gordonsawyer 20 janvier 2012 08h17

      Avant de planter Thatcher, vous devriez nous parler de l’état lamentable dans lequel se trouvais la Grande Bretagne avant le règne de Thatcher. Et nous dire que la social-démocratie avait mis carrément le Royaume -Uni sur la banqueroute.

      Mais je sait que voue n’en parlerez pas. alors je vais mettre un cour résumé de l’état de la Grande-Bretagne d,avant Thatcher.

      ————————————————————–
      Quand elle a pris ses fonctions de Premier ministre, le Royaume-Uni était frappé depuis une décennie par une grave crise économique, sociale, politique et culturelle avec, entre autres, 30 millions de journées de grève en 1979. Le gouvernement tory d’Edward Heath avait entrepris une politique réformatrice vite abandonnée et caractérisée par ses « U-turns » (volte-face) permanents. Le gouvernement travailliste d’Harold Wilson est élu en 1974 avec une majorité relative et doit s’allier pour former des majorités fragiles ; la situation est marquée par une ambiance d’instabilité et de déclin1.
      L’interventionnisme est à l’ordre du jour avec de nombreuses nationalisations et 29,3% de la population active employée dans le secteur public2. La fiscalité est élevée : la tranche marginale d’imposition sur les revenus du capital est alors de 98% et celle sur les revenus de 83%2. Ainsi, en 1966, The Beatles sortent une chanson intitulée Taxman dans laquelle ils dénoncent cette fiscalité qui les impose au taux marginal de 96%3. Le collecteur qui intervient dans la chanson demande à être félicité pour leur laisser 5% de leurs revenus et promet de tout taxer.
      La situation économique est telle que le pays est surnommé « l’homme malade de l’Europe » et certains économistes se demandaient si l’on n’assistait pas à un phénomène de retrodevelopment (« développement inversé »), par lequel l’ancien « atelier du monde » serait en train de prendre la voie du sous-développement4. Les nationalisations se multiplient et le chômage passe de 2,6% en 1974 à 8,1% en 1979. L’économie britannique se désindustrialise de plus en plus. L’inflation croit encore, passant de 9% par an sous le gouvernement conservateur à 15% par an sous le gouvernement travailliste5. En 1976, le gouvernement doit demander un prêt de 4 milliards $ au FMI. Le rejet de l’austérité salariale par les syndicats de fonctionnaires débouche sur l’« hiver du mécontentement ». Il choque l’opinion publique britannique et prépare le succès du discours radical de Margaret Thatcher.

      ps, Et ce n’est qu’un cour résumé, la situation étais encore pire que ça. Pas compliquer, dans les années 70 la Grande-Bretagne étais devenu la risée de l’Europe entière, ou presque… Thatcher a remis sur les rails la Grande-Bretagne, ni plus, ni moins…. mais je peu comprendre que pour un gauchiste, Thatcher est le diable en personne MDR!!! :-)

    • Oublié de signé, J Dion

    • Un des aspects du féminisme qui me rebute le plus, et qui porte en soi les germes de son propre échec, c’est cette volonté de diviser à tout prix le monde en deux clans, en fonction du sexe de chacun, pour en faire ensuite des antagonistes. Le monde n’est pas fait de femmes d’un côté et d’hommes de l’autre. Bon sang, la vie n’est pas un match de hockey où il doit nécessairement y avoir un gagnant d’un côté et un perdant de l’autre !

      Si les personnes les plus aptes à gouverner, peu importe leur sexe, sont choisies par l’électorat, tout le monde y gagne, hommes et femmes. Cette obsession du pouvoir est franchement malsaine, parce qu’elle évacue le but même du politique qui doit être le bien commun, pour ne retenir que les avantages de l’individu (et de sa clique) qui le possède. Si vous avez de bonnes idées, alors il faut les partager avec d’autres (hommes et femmes). Mais en politique comme ailleurs, il faut aussi accepter que les autres ne soient pas de votre avis, et qu’ils n’aient pas tort pour autant . . .

      Bref, il faut d’abord commencer par s’assumer, que diable ! Les féministes auront fait un pas de géant lorsqu’elles penseront et agiront non pas contre quelque chose ou quelqu’un, toujours en victimes, mais comme des personnes qui assument pleinement leurs succès et leurs échecs et qui savent en tirer autant les bénéfices que les leçons.

      Paul Dupuis

    • @ stephanie2009

      Si ce vous dites est vrai, et qu’il y a des féministes modérées, qui sont contre les injustices que j’ai énumérées, on le les entend pas, on ne les voit pas, et elles ne font aucune pression que ce soit sur les féministes radicales ou le gouvernement pour que ces injustices, le favoritisme et la discrimination positive cesse.

      Et ce depuis plusieurs décennies.

      Comme dit le proverbe:
      “Qui ne dit mot consent.”

      Jean-Charles Tremblay.

    • “il ne faut pas non plus commettre l’erreur (beaucoup plus courante à mon avis) de croire que les quelques “féministes” qui tiennent des propos qui déplaisent ou qui sont discriminatoire envers les hommes représentent le point de vue de toutes les féministes”

      stéphanie

      Comme tous les extrémistes ce sont c’est minoritées qui font le plus de dommage.

      @ jeancharles, j’ai eu du plaisir à lire votre billet.

      la santé et l’éducation sont majoritairement contrôlé par les femmes, deux endroit ou il existe un capharnaüm incroyable. 

      Danny Mansour

    • Que serait-il arrivé à toutes ces femmes extraordinaires si leur mères respectives avaient su qu’elles étaient enceinte d’une fille? Seraient-elle passé dans l’aspirateur à cause de leur sexe, comme cela se pratique couramment aujourd’hui? Ah oui j’oubliais, si c’est le désir de la mère, elle peut ‘’flusher’‘ son enfant n’importe quand. Adieu à plusieurs futures femmes extraordinaires. Vive le combat des femmes actuelles. Elles ont étudié, obtenu des degrés, elles sont des professionnelles. Malheureusement, l’instruction n’a jamais remplacé le jugement mais il ne faut pas le dire, elle vont encore brailler……

      http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201201/21/01-4488072-sexe-des-bebe s-divulguer-sans-delai-dit-le-college-des-medecins.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_ contenuinterne=cyberpresse_B13b_sante_562_section_POS1

      F.Fortin

    • Ma pensée rejoint celle de plusieurs qui ont exprimé leur point de vue plus haut : il faut cesser une fois pour toute de faire des constats réducteurs sur les proportions homme / femme de certains domaines d’activité, qui ne représentent finalement qu’une seule vérité : les hommes et les femmes ne sont pas pareils, et il en va de même pour leurs intérêts respectifs.

      Je suis dans le milieu des sciences pures, complètement déserté par les femmes par manque d’intérêt tout simplement, il faut bien l’admettre. Mais personne n’en parle… C’est sur les postes de pouvoir que les féministes se déchaînent à cause de leur visibilité et l’image de réussite sociale qu’ils représentent. Or il semble que le pouvoir et l’entreprenariat intéresse moins les femmes… A-t-on vraiment le droit de se plaindre des conséquences de cette réalité sans s’attarder à ses causes ? Je ne pense pas. Est-ce que le pouvoir représente vraiment le paroxysme de la réussite d’une vie ? Je ne pense pas non plus…

      Le féminisme de droite est son propre ennemi, il se tire dans le pied en dénigrant le choix des femmes et en valorisant indirectement les positions typiquement masculines.

      Women Power !!!

      Pierre Toutant

    • “Et que 20 ans après Mme Thatcher, j’aurais aimé qu’on soit plus loin.”

      C’est quoi plus loin?

      On a des femmes premières ministres, des femmes présidentes, des femmes députées, des congresswomen, des femmes sous-ministres, bref, on a des femmes dans tous les postes pas mal partout en Occident.

      Alors, plus loin, c’est quoi? 40%? 50%? 60%?

      Voyons les choses d’un autre oeil. Est-ce que les femmes ont des obstacles significatifs pour se lancer en politique que les hommes n’ont pas? Je réponds non à cette question. Oui, on dit souvent que les femmes politiciennes sont jugées sur leur look. Peut-être, mais on ne les écoeure pas non plus sur leur mariage, sur le fait qu’elles aient fait le service militaire ou non, etc.

      Ultimement, c’est une question d’offre aussi. Est-ce que les femmes s’offrent en nombre égal aux hommes pour occuper des charges d’État? Non. Ont-elles tous les droits nécessaires pour le faire? Oui. Comme elles ont tous les droits nécessaires – et même certains supplémentaires (par exemple, des bourses d’études uniquement dédiées à elles) – pour aller dans n’importe quelle branche à l’université, mais choississent plus souvent la médecine que le génie.

      Le rôle de l’État, c’est de s’assurer de l’égalité des chances dans un cas comme ça. Là-dessus, on peut pas dire grand-chose.

      La société pourrait-elle se montrer plus indulgente face aux femmes? Je perçois pas de biais foncièrement anti-femmes. Pour chaque point négatif, il y a des points positifs. Les femmes ont un bénéfice du doute que les hommes n’ont pas.

      Au lieu de se demander comment “aller plus loin”, faudrait peut-être se demander comment faire pour que les femmes qui sont vraiment victimes de discrimination – dans trop de pays musulmans, par exemple – pourrait être libres et égales comme les nôtres.

    • Ah, et le nom

      S. Barriault

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