Je viens de recevoir une directive du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP), dont je fais partie, me demandant de suspendre pour une durée indéterminée la rédaction de mon blogue.
Cette directive a été lancée par le STIP dans le cadre de négociations avec la direction du journal sur les conditions de travail des journalistes et le développement de nouveaux contenus électroniques sur Cyberpresse.
Je continue cependant de publier mes chroniques régulières, que vous retrouverez dans la section Chroniqueurs de Cyberpresse et dans le journal en papier, dans le cahier Actuel.
























nocanola
18 Septembre 2007
12h43
C’est certe un peu décevant pour nous, mais il demeure très important pour vous de définir la place de ces nouvelles technologies dans le cadre de votre travail et de vos conditions.
Je me suis toujours demandé comment vos conditions étaient adaptées à ces tâches qui s’ajoutent sans cesse à l’emploi de base que constitue le travail de journaliste.
Doit-on supposer que tous les blogueurs de cyberpresse ont reçu cette directive ?
nocanola
18 Septembre 2007
12h44
À bien y penser, j’écrirai probablement un billet sur le sujet, au cours de la journée: hyperlien
haroldb
18 Septembre 2007
13h00
Pauvre vous ! Et vive la solidarité syndicale. Si vous étiez médecin, on vous empêcherait de soigner, j’imagine. C’est ce qu’on appelle la grève, c’est vrai. Voici l’étymologie des mots “directive” et “grève” :
Directive : du latin directus, de dirigere, qui signifie diriger.
Autrement dit, vos collègues se transforment en patrons. Gare à vous si vous usez de votre liberté d’expression ! L’ostracisation vous guette au détour d’un corridor !
Grève : du latin grava, qui signifie sable ou gravier… d’où, à Paris, la place de Grève, au bord de la Seine (sur l’emplacement actuel de l’Hôtel de Ville), où se réunissaient les ouvriers sans travail.
Naguère, on se réunissait sur les plages de sable pour réclamer le droit au travail. Aujourd’hui, on se dirige vers les plages de sable pour ne plus travailler !
Quel raccourci. J’ai honte. Lorsque je lis la quantité astronomique de mots que vous pondez chaque semaine, et plutôt bien d’ailleurs, je ne peux qu’applaudir votre amour du travail. Vous l’aimez tellement, d’ailleurs, que je suis convaincu que cette solidarité syndicale vous contrarie autant que nous, vos fidèles lecteurs.
Au plaisir de vous relire.
Dites, votre syndicat pourrait-il profiter de l’occasion pour négocier les conditions de travail des lecteurs qui contribuent aux différents blogues de Cyberpresse? Après tout, on les lit aussi et ils font augmenter l’achalandage, donc la valeur des bandeaux publicitaires ! (Je blague, là, mais je suis sûr que certains disent : “Ben oui, HaroldB a raison, les lecteurs se font exploiter!”)
Que voulez-vous, les Québécois ont été conditionnés par les syndicats à monnayer le moindre de leurs gestes. Ces mêmes syndicats, d’ailleurs, qui s’attaquent au méchant esprit mercantile des gens d’affaires ! :)
js_vtec
18 Septembre 2007
13h02
C’est donc dire que quelque part, quelqu’un qui vous représente a la responsabilité d’en demander plus pour en faire moins… telle est la devise syndicale !!
mathieurobitaille
18 Septembre 2007
13h03
Haaa ! Bon, bin bonne chance ma chtite dame !
northcub
18 Septembre 2007
13h22
Faut vraiment être déconnecté.. je viens de voir passer une manif syndicale des profs de l’Uqam.. sur SteCath en plein centre-ville entourée de sans-abris, de démunis, de gens sur l’aide sociale.. Sososo Solidarité mais juste pour nous autres.. Ras-le-bol des syndicats vraiment.. vous me faites pleurer avec vos conditions de travail, vos avantages, votre pension, votre job à vie, vous faites vraiment pitié.
barnabee
18 Septembre 2007
13h52
Évidemment,comme dit Northclub,s’il y a des sans-abri,des démunis et des béesses,c’est la faute des syndicats!!
barnabee
18 Septembre 2007
13h56
C’est la faute à Charest aussi qui a beaucoup trop augmenté le salaire minimum ce qui a forcé les employeurs à jeter plein de travailleurs à la rue!!Le salaire minimum devrait être ramené à $2 l’heure…
bleu_frog
18 Septembre 2007
14h01
Pathétique, rien de moins. Vous crevez de faim ? Vos patrons abusent de vous ? Trop de coups de fouets ? Peut-être que le fond de retraite n’est pas assez multiplié en rapport des privés? Déjà qu’il faut tolérer les chauffeurs de bus et métros avec leurs vêtements aux couleurs du syndicat (en plus d’endurer leurs conversations PRIVÉES au cellulaire, tout en conduisant); maintenant, plus de blogues ! Pénalisons allègrement ceux et celles qui lisent en ligne (plutôt que de gaspiller du papier et contribuer à la pollution). Pas de risque que le syndicat demande de ne pas contribuer à la version écrite, ça risquerais de pénaliser les camarades du montage.
Je vous souhaite une éventuelle grève de longue durée d’où vous sortirez tous perdants, à la Olymel.
Un privé qui doit sa survie à la qualité de son travail plutôt qu’à son ancienneté.
longueuilloise
18 Septembre 2007
14h31
Ouf. Quel festival de l’intolérance et, disons-le, de la bêtise que ces commentaires crasses.
longueuilloise
18 Septembre 2007
14h31
Moi aussi je suis travailleuse autonome mais pas obligée d’insulter les autres pour autant.
ndrewd1979
18 Septembre 2007
14h34
@bleu_frog
Hey là… j’appartiens au secteur public et je suis syndiqué, j’ai d’énormes responsabilités et une charge de travail assez prenante. J’adore mon métier et je me considère chanceux d’avoir certains avantages sociaux (fond de retraite par exemple).
Croyez-vous sincèrement que les syndicats sont tous les mêmes??? Oui il y a des abus, des chialeux qui en veule toujours plus. Mais il y a des syndiqués comme moi qui font un excellent boulot, qui en ramène à la maison et qui sont très satisfait de leurs conditions. J’approuve le syndicat pour définir ce qui incombe comme tâche à une personne et comment celle-ci doit être effectué.
Croyez-vous vraiment que la totalité des entreprises privées en offre plus?? Au contraire… conditions de travail déplorable, aucun avantage et charge de travail toujours aussi lourde.
Je ne fais pas partie de cuex qui revendique pour rien. Je considère qu’il est essentiel que les employé(e)s soit bien représenté. Non pour l’abus mais pour la justice.
Malheureusement il y a des syndicat qui abuse et je trouve cela malheureux.
Alors venez pas me faire la moral avec votre QUALITÉ versus ANCIENNETÉ, oui l’ancienneté prime mais il faut la gagner par la qualité et l’investissement à sa carrière.
Souvent ceux qui peste contre les syndicats on une forte tendance à généraliser…
;)
puravida
18 Septembre 2007
14h34
Chère Marie-Claude,
Vous lire était un plaisir, vous me manguerez!…
Derrière le syndicat il y a l’employeur…qui désespère…
ndrewd1979
18 Septembre 2007
14h35
Au plaisir de vous relire Mme Lortie :)
maroisnobinette
18 Septembre 2007
15h09
Pour faire place à la négociation. Belle leçon de démocratie et bonne chance aux syndiqués!
MICHELECORNEAU
18 Septembre 2007
15h25
En attendant de vous lire prochainement, voulez-vous m’expliquer pourquoi certains restaurants donnent des heures aux clients soit 18h ou 21h alors que ces restaurants ne remplissent pas. Qui a raison le client ou le patron, moi j’ai toujours entendu que c’était le client qui avait toujours raison. J’ai déjà travaillé dans la restauration, je connais très bien le milieu. A bientot.
meerly
18 Septembre 2007
15h38
Je vous souhaite de bonnes négociations et ce sera un réel plaisir de vous lire lorsque vous serez de retour!
incognito
18 Septembre 2007
15h41
Ce qui serait normal, serait, que vous , vous demandiez si votre Blog pose un probleme ou un arrangement dans votre cadre de travail…je ne vois pas pourquoi c’est le syndicat qui décide de ces choses-la…..
De toute facon, a l’heure du net, la presse-papier, vecteur d’informations est dépassée par les multiples sources que nous avons, de pouvoir nous renseigner…..il serait plus intéressant pour les syndicats de se demandercomment rendre attractif leur journal…qui reste leur gagne-pain…Mais en dehors de la ”greve”, aucune alternative et toujours le client, pris en otage. Pas de blog a la presse…tant pis, le lien va ailleurs…Regardez le N-YTimes, il met tout le journal disponible sur le net…meme chose pour ”le Monde”……..Je continuerais de vous lire, avec plaisir, l’information doit rester libre.
js_vtec
18 Septembre 2007
15h55
Certain(e)s ont tendance à oublier que les syndicats sont des entreprises très lucratives.
Les chefs syndicaux sont des capitalistes qui se cachent derrière une cause socialiste. Alors que les employés sont choqués que leur employeur fait plus d’argent qu’eux-même, ils oublient que les syndicats font des millions sur leur dos…
Quelle bel exemple de naïveté !!! Croyez-vous sincèrement que Henri Massé est de la classe “moyenne”? Posez-vous la question…
kuebek
18 Septembre 2007
15h57
Je viens tout juste de relire une deuxième fois le tout récent texte de Charles Taylor, intitulé « The Collapse of tolerance », publié hier, probablement seulement qu’en ligne mais je n’en suis pas sûr, sur le site web du journal gauchiste britannique The Guardian.
C’est très léger, et c’est surtout très naïf. Mais comment résumer le fond du propos de Talor?
Disons qu’il y a les Verts et qu’ils y a les Jaunes. Pour Taylor, la seule chose qui peut faire problème, c’est la perspective réciproque qu’auront les Verts des Jaunes et les Jaunes des Verts. Si tout le monde se trouvait gentil, il n’y aurait pas de problèmes, et l’on vivrais dans le meilleur des mondes. Mais le problème commence avec les pas gentils. Voyons voir comment.
Si un membre des Verts se met à percevoir les Jaunes comme quelque chose de potentiellement dangereux, eh bien cette perception méchante des choses aura des influences néfastes, stimulant l’émergence, cette fois chez les Jaunes, de méchants similaires qui, eux aussi mais inversement, se mettront à percevoir les Verts comme quelque chose de potentiellement dangereux.
En gros, tout le monde il est gentil et tout le monde il est beau, mais il y a par contre des méchants qui, dans un groupe comme dans l’autre, se mettent parfois à penser que l’Autre n’est pas nécessairement beau et gentil. De par leur perception non jovialiste du groupe d’en face, ces méchants enclenchent un atroce cercle vicieux perceptuel, entraînant ainsi les deux groupes à ses concevoir d’une manière de plus en plus négative. Dès qu’un membre des Jaunes se met à juger négativement les Verts, eh bien un membre des Verts se met à faire la même chose des Jaunes, ce qui stimule l’apparition d’encore plus de méchants chez les Jaunes, ce qui stimule la même chose chez les verts, etc. Tout ça, selon Taylor, nous mène vers la folie.
En gros, selon le constructivisme social primitif qu’applique Taylor, la réalité devient malsaine quand on se met à percevoir qu’elle est malsaine. Dans l’analyse de Taylor, il n’y a plus de réalité, il n’y a que perceptions. La perception, c’est la réalité. Du moins pour Taylor. Si les gens pouvaient s’arrêter de juger négativement l’Autre, il n’y aurait plus jamais d’escalades conflictuelles, et on pourrait enfin vivre dans un grand village planétaire, cosmopolite, pacifique et plein d’amour.
Pour Taylor, la non-harmonie est quelque chose que fabriquent les gens qui, en se positionnant du point de vue de leur groupe à eux, voient comme une menace un autre groupe. Encore plus loin, pour Taylor, la non-harmonie est secrétée avant toute chose par les gens qui s’identifient identitairement à un groupe social donné. Ces immondes “block thinkers”, en osant s’identifier à autre chose qu’à la grande famille humaine, expliqueraient ainsi la théodicée.
En résumé, selon Taylor, le mal sur terre provient du fait que certaines personnes osent porter des jugements non-roses sur ce qui n’est pas eux. Si tout le monde disait “gentil”, eh bien tout deviendrait “gentil”.
hyperlien
louise52
18 Septembre 2007
16h23
Bon ben, bonne vacance
francois_vachon
18 Septembre 2007
16h27
ça donne des frissons dans le dos: quand un syndicat a autant de pouvoir sur une journaliste, et que l’on sait que les syndicats ont des préférences politiques… ça remet en question l’intégrité journalistique.
Par exemple: Tommy Chouinard n’a jamais écrit un édito dans La Presse, par contre il est clairement “indépendantiste”. Pourquoi je pense ça? à force de le lire, ça saute aux yeux. Par contre je ne suis pas censé deviner ça, il est censé seulement rapporter les nouvelles, pas les commenter comme le fait Mme Lortie.
Au moins ça nous apprend à lire entre les lignes…
MadMAf
18 Septembre 2007
21h50
Haroldb dit: “Que voulez-vous, les Québécois ont été conditionnés par les syndicats à monnayer le moindre de leurs gestes.”
Tout comme n’importe quel businessman / women qui va chèrement nous faire payer le moindre de ses petits gestes - et le 15 minutes de plus est facturé au client comme étant 1 heure de travail.
Beau raisonnement - logique implacable. B.R.A.V.O. Vous devez avoir fait des études universitaires, vous…
nadeauja
18 Septembre 2007
22h23
Se pourrait-il que vous soyez de ceux et celles qui n’assistent pas aux assemblées syndicales? Se pourrait-il que le tout ait été discuté en assemblé et que n’y ayant pas participé vous receviez une communication issue de cette assemblée et que vous l’interpreteriez comme une «directive» alors que les membres présent l’auraient voté à majorité? Je ne sais pas, mais si vous n’y étiez pas c’est que vous aviez peut-être laissé cette responsabilité à d’autres!
haroldb
18 Septembre 2007
23h36
@MadMaf
J’ai beau être pigiste et facturer à l’heure, j’en donne souvent beaucoup plus que ce que le client demande, et je fais pas mal de bénévolat en plus. Ce qui ne m’empêche pas d’être bien payé et d’avoir beaucoup de clients. On retient moins le montant de ma facture que ma souplesse et ma disponibilité. Sans compter ma compétence : comme je n’ai aucune sécurité d’emploi, aucun syndicat pour me protéger (même si j’étais incompétent), je n’ai pas le choix d’être à la hauteur. Tout calculer finit par empoisonner les relations professionnelles. Les gens qui ont vraiment le sens des affaires, tout comme les employés qui aiment leur travail et leur milieu de travail, en prennent et en laissent. Si certains patrons deviennent très rigides et à cheval sur les règles, c’est souvent, aussi, parce que des syndiqués eux-mêmes n’ont pas fait preuve de souplesse lorsque nécessaire. Que diriez-vous de ça si vous étiez sur une table d’opération et que le chirurgien et son équipe prenaient leur pause-café “parce que c’est écrit dans la convention collective de la prendre à telle heure”, vous laissant en plan? Vous les trouveriez irresponsables, pas vrai (si par chance vous vous en sortiez vivant!)? C’est ça, faire preuve d’intelligence, de souplesse et d’un peu d’ouverture d’esprit. Le respect de l’autre, le gros bon sens et les valeurs s’apprennent dès la naissance, dans la famille. Puis à l’école et dans la vie.
La culture syndicale du Québec (État le plus syndiqué en Amérique du Nord) fait en sorte, oui, qu’on est conditionné à tout calculer et à se poser continuellement en victime et en revendicateur. Je ne veux pas parler du cas de La Presse mais de cette posture du faible qui croit que ses problèmes ne peuvent être résolus que s’il se met en gang.
L’union fait la force, sans doute. Mais au Québec, c’est la seule force qui est valorisée, au détriment de ceux qui veulent réussir, qu’on traite rapidement (par envie, sans doute!) d’exploiteurs ou de méchants profiteurs (de qui?).
La solidarité syndicale n’est qu’une façade dans ce pays où les gens éprouvent surtout un malin plaisir à se manger la laine sur le dos.
marie.de.montreal
19 Septembre 2007
10h27
Avant que la blogosphère ne vous avale tout rond, il est bon de prendre une pause et de baliser collectivement votre travail. Bonnes négociations.
MICHELECORNEAU
19 Septembre 2007
10h46
J’espère que nous aurons bientot la chance de vous lire.
coolgate
19 Septembre 2007
11h04
@haroldb
C’est amusant cette leçon d’étymologie qui utilise le mot “naguère” dans le sens de “‘il y a longtemps”, alors que ce mot provient de “il n’y a guère…” et signifie donc “dans un passé très récent”….
haroldb
19 Septembre 2007
15h10
@coolgate
Merci !! J’éprouve beaucoup de plaisir à apprendre. Les gens éprouvent parfois de la gêne à corriger autrui alors qu’on a tous intérêt à s’améliorer. À force d’être mal employés, certains mots perdent leur sens premier. Ainsi, depuis une vingtaine d’années, l’adjectif “écœurant” est devenu un synonyme de “formidable” ou de “merveilleux” pour certaines personnes, et franchement, je trouve ça écœurant. Ou presque. :)
michel17
19 Septembre 2007
20h32
Taux de syndicalisation au Quebec = 40,2% !!!!
Il n’y a pas eu de recession depuis les années 1990 et pourtant, le gouvernement du Québec a continué à s’endetter…
longueuilloise
20 Septembre 2007
14h44
SI on était sérieux on enverrait un courriel au ministre fédéral de l’Environnement John Baird pour lui dire qu’il est tenu par la loi de respecter le Protocole de Kyoto, il reste moins de 5 heures pour le faire
hyperlien
diji
20 Septembre 2007
19h26
Est-ce que ce sont les mêmes personnes qui dénoncent l’individualisme et la solidarité syndicale? Si vous pensez que votre talent vous apportera la reconnaissance et un pouvoir de négociation automatiquement, détrompez-vous. Dans, plus il y a d’employés dans une boîte, plus on risque d’être traité comme un numéro, peu importe nos autres qualités.
Je vous appuie MCL, comme j’appuie les syndiqués du Journal de Québec et je leur lève mon chapeau pour leur moyen de pression, si j’étais à Québec, j’achèterais sûrement leur journal. Comme, je n’achète jamais le Journal de Montréal, je ne peux le boycotter davantage.
Pour les anti gogauche, je vous inviterais à lire, le billet de Pierre Fortin, qu’on ne peut sûrement pas accuser d’être extrémiste de gauche, dans le magazine L’actualité, 15 septembre 2007.
“Le Québec a réaliser le plein emploi, ou presque. …En juin dernier, ce noyau dur de la population adulte était au travail dans une proportion de 82%, soit le même pourcentage qu’en Ontario. Le taux de chômage de Montréal était inférieur à celui de Toronto….
Les Québécois ont connu plus de succès que tous les autres Nord-Américains dans leur combat contre la pauvreté et les inégalités. ….
Les inégalités salariales sont également moins prononcées au Québec que dans les autres provinces. … Qu’est-ce qui permet aux travailleurs québécois les moins bien payés de mieux s’en tirer que leur collègues des autres provinces? Des facteurs comme le salaire minimum…, des lois qui encouragent le SYNDICALISME (les majuscules sont de moi), une politique salariale du secteur public qui avantage le petit salarié, etc. Le résultat est que les salaires sont moins inégaux au Québec qu’ailleurs.”
L’image négative des syndicats vient des abus du passé et surtout de ceux des cols bleus. À Montréal, ils viennent de perdre dans un recours collectif. Merci à l’instigateur.
haroldb
20 Septembre 2007
22h09
@diji
La solidarité syndicale n’existe pas. Le corporatisme syndical, par contre, a le vent dans les voiles.
Vous citez Pierre Fortin partiellement, bien sûr. Vous prenez ce qui sert votre propos. Mais dans un procès, les jurés doivent tenir compte de tous les témoignages, aussi bien ceux de la défense que ceux de la poursuite. Le taux de chômage est moins élevé qu’il était, vous dites? Les emplois précaires ou à temps partiel, comme ceux qui sont moins payés, sont ajoutés aux statistiques de l’emploi et les faussent. Le Québec est pauvre. De plus en plus pauvre. Peut-être n’y a-t-il pas de mal à être plus pauvre, après tout. Mais il faut s’assumer. Un Québec pauvre paie moins d’impôts. Comme on paie moins d’impôts, l’État ne peut se permettre d’offrir les mêmes services que dans les provinces plus riches. Et comme nous sommes pauvres, nous avons moins de moyens pour consommer. Pas de mal à ça : la nouvelle vertu est de vivre simplement, en consacrant plus de temps à soi et à ses enfants. Ou à ses proches.
C’est bien correct aussi, mais si on se plaint, ensuite, que les entreprises déménagent parce qu’ailleurs, l’économie roule mieux, entraînant des conditions de vie de plus en plus difficiles pour les travailleurs, où est la cohérence? L’État n’est rien d’autre que la caisse collective. Si on la vide sans la remplir par notre travail (car l’impôt et les taxes doivent, légitimement, provenir de l’argent gagné par les contribuables en travaillant!), on se tire dans le pied. Près d’un Québécois sur deux puise dans la caisse sans contribuer. Franchement, est-ce normal? Est-ce juste? La très grande majorité des gens qui travaillent, employés pour la plupart, n’arrivent pas à décoder leur chèque de paie et les retenues qui en découlent. Jetez-y donc un coup d’oeil de temps en temps. Et si vous êtres syndiquée, portez une attention particulière à la cotisation que vous donnez à votre syndicat. Il vous taxe, lui aussi.
Les cols bleus ont exagéré? Ils ne sont pas les seuls. Tous ceux qui tiennent le double discours, soit celui de ne perdre aucun droit acquis (pour quelle raison, d’ailleurs?) tout en favorisant l’appauvrissement collectif, je pense en particulier aux syndicats de la fonction publique de manière générale, ne sont pas mieux.
bobpouliot
21 Septembre 2007
11h01
C’est là où en est rendu la société québécoise. Les syndiqués sont pas mal plus prompts à obéir à leur syndicat qu’à leur patron. Et on se demande pourquoi le Québec s’en va dans le mur…
haroldb
21 Septembre 2007
11h09
@bobpouliot
Très juste remarque, Bob. Trop de califes veulent être à la place du calife. Et ce ne sont pas les journalistes qui vont dénoncer les syndicats puisqu’ils sont eux-mêmes syndiqués. C’est grâce à la grève des syndiqués de La Presse que le Journal de Montréal a pu voir le jour, il y a une quarantaine d’années. Mais bon. Des milliers de pages et de nombreux livres, sans compter des films tels que L’Illusion tranquille, sur le sujet, ont fini par commencer (je dis bien commencer) à faire prendre conscience aux gens de la tyrannie syndicale dans une société économiquement fragilisée par une pensée unique.
diji
21 Septembre 2007
13h29
Haroldb
Ayant travaillé pendant plusieurs années dans le service de la paie et des ressources humaines, étant comptable également, je n’ai aucune difficulté à comprendre mon chèque de paie. Je connais très bien la situation de la rénumération au Québec.
Alors d’après toi, quelle devrait être le salaire normal, pour une journaliste de 10 ans d’expérience? Combien devrait gagner un professionnel dans notre société? Un technicien? C’est quoi des conditions de travail normal? Quand on dit que des gens sont trop payé pour le travail qu’ils font, on veut dire quoi? SVP me dire, quel salaire, quelle condition de travail est exagérée, et ne pas faire de généralisation avec des exceptions du genre Olymel.
C’est quoi qui est normal, légitime pour toi?
Tu sembles avoir choisi d’être travailleur autonome. Dis-moi, mets-tu pas des factures de resto personnelles dans tes frais de représentation? Toutes tes dépenses pour affaires le sont-elles réellement? Ton auto tu la paie toi-même? Tu te verses des allocations auto de ,45/km pour les déplacements pour affaire seulement? Si toi, tu es honnête, ton voisin dans la même situation l’est peut-être moins. Crois-moi je sais de quoi je parle.
J’ai fait une sainte colère à quelqu’un qui a été syndiqué toute sa vie, qui a eu un très bon salaire grâce à cela, qui au moment de sa retraite, il y a dix ans, faisait un meilleur revenu que moi, malgré une formation moindre et qui me disait être contre les syndicats, contre la sécurité d’emploi. Selon lui tout le monde gagnait trop. Il m’avait dit que 27 000$ pour un retraité c’était la misère, alors que moi, travailleur syndiqué à l’époque, avec 2 entants c’était mon salaire.Ils refusait aux autres ce dont il avait joui lui-même toute sa vie. Mais, il ne s’offusquait pas du tout que les dirigeants d’entreprises aient des bonus de plusieurs M$. Voilà.
haroldb
21 Septembre 2007
14h55
@diji
Vous posez la bonne question : qu’est-ce qui détermine la valeur d’un travail? Dans son édito d’aujourd’hui, au sujet de l’entente du gouvernement avec ses médecins spécialistes, André Pratte rappelle qu’on ne peut traiter un joueur de hockey étoile comme Sidney Crosby comme on traite les joueurs du quatrième trio, même si on sait qu’une équipe de hockey a besoin de tout son monde. Bref, les médecins spécialistes sont rares, on a besoin d’eux et ils sont l’élite dans leur domaine. Ils ont le gros bout du bâton. Je ne suis pas médecin spécialiste. Vous non plus, je suppose. (Ah. Si j’avais choisi de devenir médecin ou joueur de hockey ! Pourquoi ne suis-je pas devenu dentiste ?! Pourquoi ne suis-je pas né Bronfman, Desmarais ou Péladeau ? Lisez la série de Katia Gagnon sur les enfants qui ont perdu à pile ou face, si ça peut vous consoler.)
Est-on allergique à l’élite, au Québec? On est fier de nos joueurs de hockey qui gagnent des millions, on est fier de nos Céline Dion, mais lorsque des gens servent le public et qu’ils demandent qu’on les paie mieux, on crie au scandale. Idem pour les entrepreneurs : ils font des heures de fou et risquent gros au début de l’entreprise, portés par le rêve de se réaliser. Et parce que c’est un risque, ils peuvent tout perdre. Par contre, s’ils gagnent, ils gagnent une certaine autonomie, la satisfaction d’avoir créé des emplois et, dans plusieurs cas, mais pas toujours, ils deviennent plus riches. Mais vous savez, je connais des propriétaires d’entreprises qui font moins que certains de leurs employés, au bout du compte !
Sidney Crosby amène du monde à l’aréna et fait augmenter la valeur du club (du moins, je le suppose, n’étant pas amateur de hockey).
Un restaurant ou un commerce qui a pignon sur rue ne peut tenir pour acquis qu’il aura des clients. Le propriétaire a pris un risque.
Vous parlez du statut de travailleur autonome qui permet certaines déductions. Mais cela est normal. Tout à fait normal. Tout à fait justifié. Car être travailleur autonome, c’est être en constante position de vendeur, qu’on le veuille ou non. Et c’est beaucoup, sinon seulement, une question de réseau. On doit le développer, entretenir des liens. Et généralement, ça se fait au restaurant. C’est un investissement dont le travailleur autonome profite, bien sûr (d’ailleurs, vous savez comme moi que seulement la moitié de la facture est déductible), mais c’est surtout ce qui lui permettra de travailler davantage et, donc, d’avoir plus de revenus. Donc plus de revenus dans la caisse commune qu’on appelle l’État.
Les joueurs de hockey sont toujours en avion. Pour la majorité des gens (surtout dans ce pauvre Québec), prendre l’avion est un luxe. Les joueurs de hockey devraient-ils donc considérer ces dépenses de voyages, payées par les clubs de hockey, comme des revenus ? Ou le gouvernement devrait-il empêcher le propriétaire du club de mettre ça dans ses dépenses d’entreprise ? Cette question est évidemment absurde.
Lorsque je suis malade pendant quatre ou cinq jours, qu’une « grippe d’homme » me tient au lit, je perds des contrats, Madame. Donc de l’argent. C’est un congé de maladie sans solde. Et ces journées sans gagner d’argent ne figurent pas dans mes pertes lorsque je fais ma déclaration de revenus annuelle.
Aujourd’hui, 21 septembre 2007, c’est un vendredi et il fait vraiment très beau et très chaud. Puisque vous avez été employée au Service des ressources humaines, vous savez tout aussi bien que moi que des centaines de Québécois syndiqués ne sont pas rentrés au bureau, ce matin, se déclarant (que ça tombe bien !) malades. Après tout, en plus de leurs jours de congés annuels payés (10 ? 15 ? 20 ?), ils ont droit à (10 ?) jours de congé de maladie…
Moi, en tant que pigiste, je n’ai AUCUN jour de congé payé. Qu’il s’agisse d’un congé de maladie ou tout autre. Je le prends sur moi, comme on dit. En feriez-vous autant ?
Si t’aimes pas ton boulot, change de boulot. Si t’as pas le choix de le garder, ça signifie que tu en dépends. Les autres n’ont pas à payer pour les mauvais choix de ton existence. Nous sommes très loin, à notre époque, du contexte qui a permis la naissance des syndicats. Nos syndiqués ne crèvent pas de faim et ne sont pas fouettés au travail. Tout ce qu’ils font, en ce moment, c’est essayer de trouver des réponses à leur manque de valeurs profondes et à leurs dépendances quotidiennes dans des conventions collectives qui évitent les questions fondamentales de leur existence.
En passant, j’élève seul mes enfants. Ils occupent une place importante dans ma vie. Je n’ai aucun soutien financier. Cela dit, je ne me considère pas comme un saint. C’est ÇA, la vie !
Et avant que vous abordiez le sujet vous-même, je vais l’écrire ici : les médecins spécialistes se sont comportés eux-mêmes comme les pires syndiqués, l’hiver dernier, en mettant même en péril, d’après ce que je lisais dans les journaux (mais j’ai appris à en prendre et à en laisser !), la formation des étudiants en médecine. Mon propos ne portait donc pas sur le regroupement des médecins spécialistes ni sur leurs moyens de pression, mais sur leur valeur. Point. C’est cet aspect (la valeur d’un travail) que vous avez mis en relief dans votre propre commentaire.
haroldb
21 Septembre 2007
15h13
@diji
P.-S. : Quelle est la valeur d’un journaliste (par exemple)? Quelle est la valeur de quiconque, en fait, dans une entreprise de services telle que La Presse ? La loi de l’offre et de la demande. Le lectorat. La qualité de sa plume. Les réactions qu’il suscite. Un journaliste de vingt ans d’expérience, par exemple, pourrait fort bien avoir moins de valeur qu’un jeune loup qui fait augmenter les tirages ou entraîne des débats de société… Enfin. C’est du cas par cas. Pendant longtemps, je ne sais pas si c’est encore le cas, Pierre Foglia contribuait, à lui tout seul, à faire augmenter le tirage de son journal de manière importante. On me l’a dit et je n’avais pas de raison de ne pas le croire : j’étais moi-même plus enclin à acheter le journal les jours où il publiait sa chronique, à l’époque. Augmentation du journal signifie augmentation des ventes publicitaires. Plus d’argent pour l’entreprise. Plus d’argent, aussi, pour investir et, donc, pour créer des emplois. Ce n’est pas son ancienneté qui fait la valeur de Foglia (même s’il est une institution) mais son talent.
Et la définition du talent, ça… les syndicats l’ont en horreur. Tout le monde il est beau, tout le monde il est fin. Tous ceux qui ont dix ans d’expérience sont au même niveau. Tous ceux qui commencent sont des débutants… même si plusieurs d’entre eux pourraient donner de bonnes leçons à des plus vieux.
sdaoust
21 Septembre 2007
23h37
Si vous n’aimez pas votre travail alors, votre solidarité est une bonne raison. Par contre si vous aimez votre travail, au point de le considérer comme un loisir alors, votre solidarité deviendra votre prison. Mais dans les deux cas, vous nous privez de votre savoir
diji
22 Septembre 2007
14h48
Le syndicalisme ne doit pas être une religion. Mais pour certains l’antisyndicalisme en est presque une. Le syndicat n’est pas la source de tous les maux, ni le remède miracle. Ce n’est pas non plus le repaire des fainéants et des ronds de cuir. Ce n’est pas vrai non plus que tous les syndiqués détestent leur travail. Il ne faut pas toujours tout généraliser. Même sans syndicat, les compagnies continueraient de délocaliser leur production. Même au salaire minumum on ne peut concurrencer un travailleur chinois ou vietnamien à quelques dollars par jour. Dans une négociation collective on ne négocie pas que le salaire, mais aussi les conditions de travail. Une entreprise peut parfois être gagnante à avoir ses travailleurs syndiqués. Elle n’a qu’un seul interlocuteur au lieu de 10, 100 ou 1000.
L’idéologie voulant que le secteur privé performe toujours mieux que le secteur public est justement une idéologie. Je n’aime pas les idéologies. Point. Que ce soit le syndicalisme ou son contraire, le néolibéralisme dont vous vous réclamez, l’islamisme, le …
Quand on réussit à prouver que quelque chose est mauvais, on n’a pas encore prouvé les vertus du contraire.
Si toutes les entreprises privées étaient si bien gérées, il n’y auraient pas tant de faillites. Les syndicats sont à l’image des gens qui le composent. Les syndiqués de La Presse n’agiront pas comme des syndiqués de gros bras parce qu’ils n’en sont pas. J’appuie le syndicalisme en général, mais pas toujours, pas dans chacune de leurs actions. J’en ai contre l’obligation qu’ils ont de défendre tous leurs membres, de procéder à tous les griefs qui leur sont soumis sans avoir le droit d’exercer leur propre jugement.
Ce n’est pas vrai que si tout le monde avait des emplois précaires et mal payés ce serait le meilleur des mondes. Ce n’est pas vrai également que tout le monde serait en mesure d’être payé à sa juste valeur s’il n’y avait pas de syndicat. Même les non syndiqués en profitent. Plusieurs entreprises donnent de meilleures conditions de travail à leurs employés pour démotiver les gens à se syndiquer.
Par définition le travailleur autonome n’a pas d’avantages sociaux, de journées de maladies ou de congés fériés rénumérés, c’est un choix et un “package deal”. C’est un choix personnel, pourquoi être jaloux des conditions de travail de ceux qui ont fait un choix différent. Etre salarié ça veux dire avoir des conditions de travail garanties mais pas de bénéficier de tous les profits qui résultent de notre travail, comme cela semble être le cas pour M. Lachance, concepteur de Passe-Partout (il était employé du ministère de l’éducation, litige en cours). On ne peut avoir à la fois le beurre et l’argent du beurre.
Mais revenons-en à notre question. Vous voulez engager un professionnel, un comptable par ex. ou un ingénieur, 10 ans d’expérience, pour 40 hres/sem (souvent plus en réalité), assurances collectives comprises, travail de jour, à Montréal, avec déplacements occasionnels, doit être bilingue, pouvoir gérer une équipe de 10 subalternes et des budgets de quelques M, combien seriez-vous prêt à payer? Je veux des chiffres. 40 000$/an, 50 000$ ou 100 000$.
bleu_frog
26 Septembre 2007
00h21
@ndrewd1979
Je trouve les syndicats généralement parasitaires, rien de moins.
Leur présence sournoise dans les cegeps et universités me dérange.
Je n’aime pas être pris en otage et affecté par leurs revendications.
Il y a eu beaucoup d’abus, et la norme est maintenant le nivellement par le bas. Mes commentaires visent les syndicats, pas tous les travailleurs syndiqués, il y a nuance. Le fait demeure qu’un employé syndiqué n’a pas l’obligation de «performer» plus que la moyenne, ce qui n’est généralement pas le cas dans le privé.
Les cotisations versées aux syndicats n’ont aucune utilité dans le bon fonctionnement d’une entreprise ou organisme… cet argent aurait pu profiter aux actionnaires, en recherche et développement, en salaires même. jetez un oeil aux grandes fermetures d’entreprises, regardez bien le travail qui est exporté en Asie ou en Amérique du sud… l’argent disponible dans la société n’est pas illimité et la gourmandise des parasites parfois vient à bout de l’hôte.
panthere_rose
27 Septembre 2007
13h31
allô
albatros_9
28 Septembre 2007
05h51
Si vous saviez comme ons’en fiche.
polgara
1 Octobre 2007
03h36
On commence à s’ennuyer ici, quand est-ce que votre conflit va se régler??
MICHELECORNEAU
2 Octobre 2007
08h54
Bonjour madame lortie…
Je m’ennuie beaucoup de votre blogue..est-ce que ca va durer encore longtemps?
J’espère que non. A bientot, j’espère.
webcurieux
6 Octobre 2007
10h00
Les syndicats sont donc devenus nos patrons et ça surprend encore le petit peuple que nous sommes. Ça fait des décennies que les misérables séparatistes prêchent que les Québécois sont exploités par le méchant employeur capitaliste et l’ogre fédéraliste; le sauveur étant bien sur la CSN et ses sbires. À force de recevoir ces messages subliminaux, on se soumet facilement au dictat syndical qui, par curieux hasard, s’attaque à la liberté de Presse d’un employeur qui ne cache pas ses alliances avec le capital et le fédéral.
Allons donc, syndicalisme et séparatiste, c’est le même mal.
matelot2
7 Octobre 2007
15h57
Moi je me demande bien ce que deviendrons nos syndicats quand la plupart des vivres et objects de consommation serons produit en Chine?
Ils serons subventionnes par l’Etat sans doute.
Il n’a pas a dire parlant de parasites…