La série soft-porn française Hard, qui a choqué le premier ministre Harper et son ministre du Patrimoine, James Moore, les poussant même à sermonner Radio-Canada qui a acheté cette série, a disparu de Tou.tv pendant quelques jours, mais vient d’y revenir.
Problèmes techniques, dit-on à Radio-Canada, puisqu’il a fallu modifier la plate-forme de diffusion web pour limiter Hard de minuit à 4 heures du matin. Or cette plate-forme n’a pas été développée pour y inclure des restrictions. Certaines régions du pays pouvaient donc voir Hard, d’autres pas, et les utilisateurs de l’application iPhone y avaient apparemment accès partout et en tout temps.
Et puis, il y a aussi le problème des fuseaux horaires. Quand il est minuit à Montréal, il est 21h à Vancouver… Après une période d’essais-erreurs et quelques modifications manuelles, ça devrait tenir la route, me dit-on.
Pas simple, la censure.
Oups, pardon, il ne faut pas dire qu’il y a eu censure, me corrige-t-on au département des communications de Radio-Canada.
On peut débattre de la définition de censure, mais pour moi, un premier ministre qui critique ouvertement la télé d’État et son ministre qui appelle ses dirigeants pour lui dire qu’il ne veut plus voir de foufounes, ça commence à ressembler beaucoup à de la censure.
Quand, en plus, cela se passe à quelques semaines du dépôt d’un budget qui coupera vraisemblablement les fonds à ce diffuseur, j’ai presque envie d’ajouter le mot intimidation…












