La mère blogue

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  • Encore un blogue de maman? Oui... mais non. Vous ne trouverez pas ici les derniers états d'âmes de notre blogueuse, mais plutôt des nouvelles qui touchent de près ou de loin à la famille. Parce qu'avant d'être maman, Silvia Galipeau est d'abord journaliste.
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    Lundi 8 mars 2010 | Mise en ligne à 21h01 | Commenter Commentaires (44)

    Nouvelle mère… et sans filet

    Isabelle Audet
    Fin de la semaine de relâche. Beaucoup de parents, en congé pour une semaine, retournent au boulot.

    Sauf qu’on apprend ce matin sous la plume de nos collègues Catherine Handfield et Rima Elkouri que certains parents voudraient bien être au travail, mais qui, pour toutes sortes de raisons, n’en ont plus. Jusque là, c’est infiniment désolant, mais assez courant, conjoncture économique oblige.

    Sauf que le gouvernement fédéral ne considère pas les prestations du Régime québécois d’assurance parentale comme un revenu assurable. Donc, après un congé parental, il n’y a plus de filet. Vous tombez malade? C’est votre enfant qui tombe gravement malade? On vous congédie? Rien.

    Parce qu’un congé parental, aux yeux du gouvernement fédéral, c’est du chômage.

    Des organismes cités dans les articles de Catherine (ici et ) ainsi que dans la chronique de Rima demandent des changements au programme. Ils considèrent que le régime pénalise injustement les parents, plus vulnérables au congédiement parce qu’ils sont soudainement moins disponibles au travail. Les mères sont les plus touchées.

    On parle beaucoup d’horaires flexibles, de partage des tâches. De télétravail, de congés mobiles. De conciliation travail-famille. Mais encore faut-il qu’il y en ait un, travail.

    Je pose une question plate: devrait-on maintenant prévoir le risque de perte d’emploi au moment de planifier un bébé? Ne devenir parents que si on peut assumer la perte d’un salaire?


    • Les mêmes politiciens réactionnaires vont ensuite se lamenter des déclins de natalités et de l’entrée massive d’immigrants. Droite doctrinale ne signifie pas droite cohérente… il s’en faut d’une marge.
      Paul Laurendeau

    • Pour repondre a votre question sans m’avancer vers des solutions ou commenter le present systeme, alors oui, pour de grosses decisions tel avoir un enfant ou acheter une maison, on doit considerer le budget et considerer la perte d’un salaire … le plan B quoi.

      Certaines personnes ne decident pas d’avoir un enfant et il s’agit parfois de surprise. Certes, sans faire dans l’utopie, il y a bcp a faire pour aider nos mamans monoparentales … le quebec/Canada et la situation economique ne permet pas de projets grandioses tel des mega garderies/hopitaux/ecoles, mais il y a tjrs place a amelioration quand il s’agit d’aider les femmes et les enfants …

    • La position du gouvernement fédéral à l’égard des prestations de congé parental est tout à fait inacceptable. La période assurable devrait dans ces cas, considérer les heures travaillées l’année précédent le congé parental. C’est probablement un détail qui a échappé à nos fonctionnaires, mais il est essentiel que ça change. Quand on vient de passer une année en congé parental, on est déjà pas très riche et si on plus on perd son emploi sans filet, c’est ridicule.
      Or, on dit souvent qu’un ménage devrait prévoir l’ensemble de ses dépenses en fonction d’un seul salaire. C’est une sage règle de gestion, mais on ne devrait pas s’y sentir obligé de peur de perdre son emploi parce qu’on aura un enfant. C’est une pente très glissante…

    • Depuis l’invention de la pillule, choisir le moment d’avoir un enfant est devenu personnel et planifiable.
      Je crois qu’il faudrait minimalement se poser la question : Et si je n’avais plus d’emploi, il arriverait quoi ?
      Prévoir un plan B, quoi.
      D’autres parts, je suis contre le fait d’assurer les prestations parentales. Je prévoierais d’autres mesures d’aide pour la transition et le retour sur le marché du travail, comme tenir compte des heures travaillées avant le congé parental, au lieu du congé en lui-même. Ou alors, il faut revoir ce qu’on entend par “congé parental”.

    • Ce n’est pas le droit a être parent qu’on doive questionner mais la consommation. Ça n’est pas facile de limiter la consommation quand ça va bien qu’il y a 2 salaires qui rentrent. Mais c’est sur le calcul d’un salaire qu’on devrait adopter notre mode de vie. Une maison plus modeste, une voiture et si on a vraiment les moyens sur le calcul d’un salaire une bagnole (minoune). Avoir des enfants demande de la disponibilité, des sacrifices et comporte souvent des dépenses extraordinairement couteuses. Soins de santé, camps de jour, services spécialisés et parfois l’école privé n’est pas un luxe mais un incontournable si on veut leur permettre de réussir (parce que certaines école secondaire particulièrement ont des taux de promotion tellement bas que c’est comme jouer à la roulette russe avec l’éducation de nos enfants). Les enfants aussi font des pressions sur le budget pour des cours de natation, musique, dance, équipements informatiques, vêtements ect. les voisins gonflables et les compétitions entre amis et voisins on doit s’en exclure. Faire plus de choses soit même (nourriture maison, déneigement, recyclage de vêtements et jouets) , avoir un mode de vie simple (vacances, sorties, choix de véhicule, services télécommunications etc.) demande des efforts (surtout quand on a 2 revenus et que tout va bien, mais vaut mieu être prévoyant et en profiter pour faire des épargnes. Ne dit-on pas que ce sont les économies qui mettent à l’abri du besoin. Àa n’est pas de la théorie tout ça pour moi. Faut mettre sur table nos priorités avoir une plus grosse maison? 2 voitures? Faire des voyages? Ou avoir des enfants et leur offrir un mode de vie sain et des valeurs qui leurs permettront à leur tour de se réaliser et de miser sur une vie qui tout compte fait comportera beaucoup moin de stress financiers, d’ulcères d’estomac et de stress fous du aux changements qui sortent de notre controle comme la perte d’un emploi, la hausse des taxes, des coûts de l’énergie, des responsabilités familiales (les parents, divorces etc.). On ne doit pas limiter l’accès à être parents on doit limiter l’accès au crédit facile pour des choses inutiles ou superflus qui nuisent aux familles.

    • Si vous saviez le nombre de filles dans la vingtaine qui se font engager en se faisant dire… “tsé, faudrait pas que tu tombe enceinte trop vite là”. Maudit qu’on fait dure des fois!

    • Bonjour je suis père de 3 enfants en bas âge 3 ans, 14 mois, 14 mois. Et ma conjointe travaille de soir, moi de jour. On se tappe des journées de 12h-14h. Et c’est un coup à donner on ne demande pas au gouvermaman de venir faire notre travail à notre place.

      Je pense que peu importe les conditions ou les situations les bons parents vont toujours être capable de s’organiser pour le bien-être de leurs enfants. Et que ce n’est pas le rôle du gouvermaman de s’occuper des petits problèmes de tout le monde.

      Patrick McMullen

    • Et de répondre à votre question: oui il faut prévoir ne pas ravoir notre emploi de retour de congé de maternité…et ce n’est pas nouveau. Oui il faut planifier la perte d’un salaire aussi, il faut s’organiser et planifier, prendre ses responsabilités aussi et ne pas mettre toute la faute sur le govt.

    • Si on veut que les prestations soient assurables, il faudrait alors payer des primes d’assurance emploi et du RQAP dessus (ce qui baisserait le le revenu de tous ces gens). À méditer…

    • Je commence à trouver que les parents, sous prétexte, qu’ils donnent la vie, demandent beaucoup de la part de leurs employeurs, leur gouvernement et leurs collègues de travail. Si les parents trouvent difficile de s’organiser après la naissance et dans les premières années de l’enfant, les employeurs, les collègues souffrent aussi. Qui se tape les heures supplémentaires pendant des années? Qui doit s’organiser pour le remplacement pendant le congé de maternité/paternité? Qui doit accepter sans broncher l’annonce d’une nouvelle grossesse? Qui doit envisager les demandes de travail à temps partiel, travail partagé? Il n’y en a que pour les parents. Et c’est un choix personnel.

    • Ce n’est pas vrai qu’après un congé de maternité on devrait prévoir ne plus avoir d’emploi ou aucun filet! Souvent, on a contribué pendant des années à l’essor de notre compagnie ET à la caisse de l’assurance chomage. On ne devrait pas avoir peur de perdre notre emploi à cause d’un congé de maternité!!

      Devenir parents ne fait pas de nous des gens incompétents par la suite.

      De plus, si les employeurs ne remplacent pas une personne en congé de maternité et redonne cette charge de travail aux autres employés c’est la mauvaise gestion des patrons le problème et non pas la personne qui désire devenir maman ou papa!

    • @lineni Si ton employeur est trop niaiseux pour remplacer une fille qui part 1an en congé de maternité et qui te demande d’en faire plus, plus d’heure supplémentaires, rentrer le samedi, prendre les bouchées double… et bien, c’est peut-être pas la nouvelle maman le problème. Si ma collègue de travaille tombe enceinte et qu’elle n’est pas remplacer, ce n’est pas envers elle que je vais être décu.

    • @mcmullen : quand on parle du gouvernement que vous surnommez “gouvermaman” on parle simplement de se donner des balises pour éviter de se retrouver le bec à l’eau. Vous n’avez pas l’air de réaliser que perdre son emploi peut être grandement déstabilisant, surtout à la fin d’un congé parental.

      @robinlav : ce ne sont pas les prestations du RQAP qu’il faut rendre assurable, mais étendre la période assurable à l’année précédent le congé parental. La plupart des gens ont travaillé bien des années avant d’accéder au congé parental.

      @lineni : avoir des enfants est un événement normal de la vie et ça ne devrait pas être un facteur de discrimination. Et puis, si avoir des enfants est un engagement personnel, c’est aussi un engagement social. Ce sont les citoyens de demain, ne l’oublions pas.

    • En bref, je crois que oui. je crois que le fait d’avoir un enfant doit être rigoureusement planifié, y compris d’évaluer les chances de perte d’emplois ou de réduction des heures de travail.

      Je n’ai rien contr ele fait que les jeunes mères aient de l’assurance emploi si elles perdent leur travail suite à leur congé de maternité, à conditions qu,elles paient les cotisations durant leur congé parental.

      On se plaint souvent avec raison que plusieurs travailleurs paient des cotisations mais n’ont pas droit à l’assurance-emploi mais il ne faudrait pas créer un régime parallèle où des gens ont droit aux prestations sans payer les cotisations.

      En échange d’être payée durant son congé, la femme doit s’engager à occuper son poste AUX MEMES CONDITIONS QU AVANT LA GROSSESSE pour une durée proportionnelle à la durée de son congé parental. Si il y avait du temps supplémentaire et des fins de semaines avant, il y en aura après.

    • @ lineni C’est vrai que si notre situation familiale est compliquée au point qu’on ne satisfait plus aux exigences minimales de l’employeur, c’est un gros problème. On ne peut pas demander aux employeurs de payer des gens un salaire de 40 heures par semaine alors qu’ils en font 30, et de demander aux autres employés d’en travailler 50 pour pallier sans être compensés… Mais vraiment on parle d’une minorité de parents, à mon avis.

      Certains employeurs ont des exigences ridicules. La très grande majorité des parents peuvent travailler 40-50 heures et s’organiser très bien. Mais quand l’employeur exige des semaines de 60-70 heures, et être disponible en tout temps, c’est clair, avoir une famille, OU avoir différents projets personnels dans ces conditions est beaucoup plus compliqué. Exiger des horaires de fous, c’est n’est pas bon pour personne, qu’on ait des enfants ou non.

      Et puis, il faut aussi que les employeurs aillent un peu de jugement. Renvoyer une personne, c’est souvent une solution paresseuse, ça nuit à l’atmosphère de travail, ça implique des coûts et des réajustements pour tout le monde. Parfois il ne s’agit que de petits ajustements à l’horaire pour que tout le monde soit content. Renvoyer une femme 5 semaines après son retour de congé de maternité (5 semaines!), voyons donc, c’est de la très, très mauvaise gestion. On rencontre l’employée, on lui offre des solutions, on travaille avec elle, franchement!

    • Et il y a pire… Si quelqu’un revient au travail après un arrêt pour: maternité, paternité, retour à l’école, retour au travail après avoir été travailleur autonome, etc. vous n’êtes pas considéré comme membre actif de la population! Ce qui signifie que si après votre retour vous vous retrouvez en situation de chômage, l’assurance-emploi vous considère comme un “nouvel arrivant sur le marché du travail” et vous devez obligatoirement avoir travaillé 910 heures pour être éligible plutôt que le nombre d’heure requis pour votre région (entre 500 et 700 hres).

    • J’ai payé des cotisations à l’assurance-emploi pendant un minimum de 15 ans avant de tomber enceinte pourquoi mon année (UNE année) de congé de maternité me priverait de l’assurance emploi dans le cas où je perderais mon emploi pendant mon congé de maternité???

      c’est un non-sens!

    • Faire des enfants représente une grosse décision à prendre.Il faut tout évalaluer. Quand tu es parent la vie n’est plus la même. Ca demande des sacrifices. Pensez s’y avant. Après vous n’aurez plus le temps.

    • Je travaille présentement dans une firme d’avocats. Plus précisément dans un département de droit fiscal qui comprend 5 avocats. Nous travaillons des semaines de 70 heures, mais en conséquence nous gagnons un salaire très élevé.

      Une de nos collégues est tombée enceinte et elle est partie en congé de maternité. Nous étions tous sincérement heureux pour elle et nous avons organisé une belle fête. Pendant ce temps, notre employeur a engagé un avocat remplaçant pour une durée de an. Celui-ci savait à l’avance qu’il perdrait son poste au retour de notre collégue.

      Donc, tout allait bien dans le meilleur des mondes. Vers la fin de son congé de maternité, notre collègue est tombée de nouveau enceinte. Aucun problème, mon employeur a prolonger le contrat d’un an de l’avocat remplaçant.

      Sur papier tout semble beau et le bureau n’est pas affecté. Néanmoins, la réalité est que pendant ces deux ans d’absence notre collègue n’a pas touché un livre de droit et n’a pas suivi les nouveautés dans son domaine. Elle n’a pas non plus participé à aucune activité promotionnelle du bureau (5 à 7, partie de hockey avec les clients, etc.). Il y a environ une activité organisée aux deux semaines.

      À son retour, l’avocat remplaçant est partit et notre collègue est revenue. Néanmoins, celle-ci ne souhaitait pas travailler plus que 35 heures par semaine (soit la moitié des heures “habituelles”). Mon employeur était d’accord, mais il voulait baisser son salaire en conséquence.

      Ma collègue a refusé. Par ailleurs, elle n’avait pratiquement plus de clients (dans un milieu comme celui-ci, les clients eux ne respectent pas les congés de maternité (surtout quand c’est finalement plus que deux ans), c’est plate, mais c’est la réalité) et elle était plus souvent dans des formations pour rattraper son retard qu’au bureau.

      Donc, sans surprise, ma collégue a perdu son emploi et l’avocat qui l’avait remplacé a été embauché pour de bon.

      Ici, je considére que mon employeur a fait son possible pour aider ma collègue. Néanmoins, parfois dans certains domaines, c’est plus difficile d’assurer un emploi aux mêmes conditions au retour d’une nouvelle maman.

    • @tous

      Les congés de maternité ont leur lot de problèmes causés aux employeurs.

      - Il faut que la compagnie paie du temps de Ressources Humaines pour trouver un remplaçant en entrevue.
      - Il faut que la compagnie paie la formation du nouvel employé. Ne nous le cachons pas : ça prend du temps avant que le nouvel employé aie les mêmes compétences que la mère partie donc…..
      - …il faut que la compagnie paie un employé qui, pendant quelques mois, sera moins productif que la personne partie.
      - Quand l’heureuse nouvelle mère est de retour, il faut qu’elle se remette à jour, donc, la compagnie paie encore du salaire en formation / retour au travail.

      Désolé, on dira ce que l’on voudra sur le droit à la famille, mais les compagnies ont aussi une réalité ( cruelle j’en conviens….je travaille pour une Banque je sais de quoi je parle….cold hard cash ) et malheureusement, les femmes enceintes sont coûteuses et, à cause de leur départ ( justifié en passant, la question n’est pas là! ), deviennent, à cause de leur remplacement et du temps de ré-adaption au retour, contre-productives.

      Je conviens que c’est vraiment dommage perdre son emploi comme ça et je rejoins le clan de ceux qui disent que l’assurance-chômage devrait être accessible à ces femmes. Cependant, je comprends aussi que dans la réalité nord-américaine ( a.k.a archi-capitaliste ), les employeurs ( et leurs employés….désolé même s’il y a des remplacements les autres membres doivent en faire plus pour compenser l’inexpérience du remplacant ) sont souvent perdants avec les femmes enceintes….

      Mes deux cennes…

    • Je suis vraiment surpris de voir autant de personnes faire de l’overtime… On a pas tous les même priorités çà l’air. Tout est une question de choix!

    • Je trouve que ce problème fait parti d’un passé lointain, car aujourd’hui les québécoises peuvent faire appel en tout temps aux cliniques d’avortements gratuitement et en tout temps. C’est ce qu’on appelle du “planing familial”. J’amène ce propos car j’ai connu une fille il y a 3 ans, Caroline, qui venait justement de commencer un nouvel emploi et qui est devenue enceinte. Vu qu’elle n’avait pas encore passée sa période de probation dans son emploi, son chum et elle ont convenu d’y aller avec l’avortement qui lui a coûté $300. Ses parents l’ont accompagnée à la clinique privée. Je vous rappellerais que c’est un geste légal et qui fait parti maintenant des moeurs de notre société. Je l’avais vu 3 jours après son avortement et tous étaient contents d’avoir réglé le problème créé par sa grossesse non désirée.
      Nous sommes fiers au Québec de ce service social et je crois qu’on pourrait le développer davantage. J’aurais aimé qu’on signale notre accomplissement à l’occasion du 8 mars. Ce que je déplore, c’est le manque d’éducation sexuelle dans nos écoles au secondaire qui familiariserait nos jeunes québécoises à l’avortement comme méthode de “planing familiale”.

    • A la premièe question on doit répondre oui et la deuxième non. Quand on veut des enfants on les veux contre vents et marées, il ne faut pas se prétendre Dieu en essayant de tout planifier.

      Tu le sait quand tu risque de perdre ton emploi; il faut que les femmes s’assument et préparent leur retour au travail: Ma conjointe a fait une recherche d’emploi active durant son congé, même si son emploi est assuré, question de trouver mieux.

    • Je suis très partagée…

      Je compatis avec les employeurs. Ce n’est pas évident d’être pognés avec des mères qui partent et reviennent et repartent et reviennent encore et auxquelles il faut garantir le poste aux mêmes conditions à son retour.

      Je trouve qu’on en demande trop à tout le monde au nom de l’égalité des sexes. On en demande trop aux femmes, aux mères, aux employeurs, aux hommes, aux employés qui doivent absorber l’absence des parents, et finalement, aux enfants.

      C’est facile de pointer le grand méchant employeur. Et évidemment, ils ne sont pas sans taches. Mais jusqu’où va-t-on étirer la corde au nom de l’égalité? jusqu’où?

      Plusieurs le disent: le Québec va très bientôt frapper un mur. Est-ce qu’on pourrait pas commencer à se remettre en question un peu?

    • Je suis maman d’un garçon de 1 an et demi…enceinte du 2e depuis 8 semaines (donc, en début de grossesse). Je travaille depuis un an pour mon employeur. Je conçois parfaitement qu’il n’ait pas sauté au plafond quand je lui ai annoncé que j’étais enceinte. Je sais que ça devient tout un casse-tête de me remplacer pour un an. Je suis consciente que ce n’est pas évident et que les employeurs peuvent trouver ça très difficile.
      Mais au-delà de ça, je crois que le débat n’est pas tant sur le fait que les employeurs soient heureux ou non d’engager des femmes dans la vingtaine ou trentaine qui veulent des enfants. Je crois que le débat tourne sur la sécurité des couples qui bénéficient du congé parental. Il faut effectivement éviter que les femmes (et les hommes qui prennent parfois le congé parental) soient pénalisées s’il survenait un imprévu au travail. Si je devais perdre mon emploi après mon congé, je serais sans ressource. C’est impossible à planifier. J’ai pour l’instant un bon travail, mais qui me dit qu’un imprévu n’obligera pas mon employeur à abolir mon poste ? Même si j’ai un coussin de sécurité, même si mon mari travaille…se retrouver sans salaire est une situation difficile et stressante. Avec de jeunes enfants à la maison, aucun besoin d’un stress supplémentaire. Je crois que ce genre de stress amène des crises familiales malheureuses comme on en voit parfois.
      Donc, tout ça pour dire qu’il faut absolument qu’il y ait un changement de cap de l’assurance-emploi. Ça éviterait sûrement bien du désespoir… et du stress aux jeunes familles. Personne n’est à l’abri d’une perte d’emploi imprévue.

    • Lagenteféminine, je suis tout à fait d’accord avec ce que vous avez écrit. C’est d’ailleurs exactement comme ça que nous avons fait les choses. Nous avons prévu en fonction d’un seul salaire. Ce qui fait que nous vivons modestement, mais avec beaucoup moins de stress.

      Avoir des enfants est aussi une expérience très forte, une source d’apprentissage, d’expériences, de joies, etc. J’ai un malaise avec la façon que l’on a de présenter cela de nos jours. Comme si des gens pouvaient choisir de devenir parent, mais qu’après, il fallait que la société entière les dédommages de ce choix! Et puis quoi encore? des vacances payées?

      Quand un couple décide de ne pas avoir d’enfant pour voyager, est-ce que, lorsqu’ils partent 2 ans en voilier, ils peuvent exiger à leur retour d’avoir le même emploi avec les mêmes conditions qu’à leur retour? Vous ne trouvez pas, alors, qu’on charrie énormément avec tout ce que les parents exigent, de nos jours, comme compensation, pour faire l’expérience VOLONTAIRE de la parentalité?

      Je veux bien, les congés de maternité. Mais on pousse!

    • Je ne sais pas quoi penser. Je me mets à la place de l’employeur dont l’employée part parfois plus de douze mois en congé de maternité, et qui retombe enceinte au moment de revenir… Dans mon milieu, la fonction publique, les concours mettent plus d’un an à être traités, parce que les RH sont surchargés. Certains postes comme ceux de ma section sont surspécialisés. La montagne d’infos à digérer est telle qu’il n’est pas fou d’envisager une période de 18 mois pour qu’un employé soit autonome. La réalité, donc, c’est qu’on doit composer avec un poste vacant pendant un an et même plus.
      Je regarde du côté de l’école de mes enfants. Le prof d’anglais a quitté l’école il y a 2 ans, pour une promotion. S’en est suivi une série de remplacements temporaires. La jeune femme qui a obtenu le poste, finalement, y est restée quelques mois… pour partir en congé de maternité préventif. Nous en sommes, je crois, à la 8è remplaçante cette année; elle a dans la jeune cinquantaine, elle n’est donc pas sujette aux congés de maternité (ouf)… par contre elle vient de demander un congé de “compassion” pour aller au chevet d’un parent mourant. Quand ce n’est pas la maternité, c’est autre chose !

      D’un autre côté… je travaille en collaboration avec une équipe dont l’une des membres a annoncé, à son arrivée, sa maternité prochaine, ce qui lui a attiré les sarcasmes plus ou moins ouverts des managers et de ses collègues. Elle est revenue de congé de maternité, a maintenant deux enfants, un mari qui a de gros problèmes de santé, et elle même qui a eu sa part de soucis. Il lui arrive de s’absenter, c’est vrai. Pourtant, c’est notre meilleure employée. Organisée, articulée, pleine d’initiative, avec un potentiel d’apprentissage que j’envie. Mais à cause de sa situation de maman de jeunes enfants, elle est systématiquement ignorée par son propre boss, qui lui préfère ses collègues qui ne la “matchent” pas sur le plan des compétences et qui ont maintes fois volontairement annoncé qu’ils n’avaient ni initative ni ambition. J’ai conscience du potentiel que cette maman-de-jeunes-enfants aux qualités exceptionnelles a, et j’ai décidé de la mettre en valeur auprès de ma propre hiérarchie. Mais je le fais parce que je suis une femme moi-même, maman de jeunes enfants, et que je vais au-delà du “risque” qu’elle présente. Mais si j’avais le même poste, les mêmes possibilités, et que j’étais un homme dans la cinquantaine, je me demande si j’aurais la même ouverture. En fait, j’en doute fort. Et même si le “risque” est présent, je me priverais d’une employée hors pair.

    • Eh bien, je fais partie des méchantes qui ont eu droit à 2 congés de maternité “back-à-back” et par-dessus le marché, je devais me prévaloir du retrait préventif, question de ne pas risquer la vie de mon enfant à naître pour rien.
      Je le sais, c’est platte pour mon employeur. Je me sentais horriblement coupable quand je lui ai annoncé. Ça ne risque pas d’arriver souvent, étant donné que je suis la seule fille professionnelle du bureau. Les autres filles sont au secrétariat.

      Mais quelque part, avoir des enfants fait partie de la vie. J’ai manqué un paquet de belles promotions, par choix, parce que je voulais des enfants. Je ne blâme pas mon employeur de ne pas me les avoir données. Au contraire. Mais j’ose espérer qu’il ne m’en veut pas d’avoir choisi d’avoir une famille plutôt que d’avoir seulement une carrière. D’autant plus que pour passer du temps avec mes enfants la semaine et tenter de donner le rendement exigé au travail, rares sont les soirs où je ne travaille pas sur mon ordinateur. Des fois jusqu’à 1h du matin.

      On est très loin de l’équilibre travail-famille dont j’avais rêvé. C’est vraiment une pure utopie. Et non, je ne comprends pas quand une femme comme moi se fait mettre à la porte à cause de son “handicap” (lire ici : ses enfants) ou une supposée raison connexe. Et oui, elle devrait avoir des droits si elle n’est pas réembauchée.

      On nous brainwash toute notre vie avec ces idées de carrière, de femmes indépendante, et à la fin, quand on veut aussi avoir une vie de famille, on se fait regarder de travers… c’est spécial quand on y pense.

      Je n’ose même pas imaginer la réaction de certains employeurs face à un homme qui se prévaut du congé parental au complet parce que madame retourne au travail après le congé de maternité (il y en a, j’en connais au moins un!). Imaginez l’employeur qui engage des hommes, question de ne pas avoir de surprise et oups! Ce serait une bonne idée d’article, mesdames les Mères Blogueuses!

    • Je voulais juste ajouter à mon commentaire précédent que pour ma part, le grand patron a été compréhensif, même si c’est clair qu’il n’était pas fou de joie. Ce qui a aidé, c’est que nous sommes un bureau jeune et beaucoup, mais beaucoup de mes collègues (y compris le patron!) ont des jeunes enfants. Je vous dirais sans mentir qu’au moins 70% du bureau a au moins un enfant de moins de 5 ans.
      J’ai eu plus de regards réprobateurs de la part de mes collègues plus âgés dont la famille est faite depuis longtemps.

    • @VivianeP quand les gens vont appliquer pour du crédit ce sont les dettes qui sont considérées, on ne prend pas en compte les responsabilités financières reliées au fait d’avoir des enfants. Pourtant tout le monde sait que ça génère beaucoup de dépenses. Parcontre je pense qu’il y a une part de responsabilité sociale à partager financièrement pour que notre société se renouvelle dans une mesure raisonable. Les garderies, congés parentaux pour j’irais même jusqu’a l’age de 2 ans par enfant pour 1 seul parent à la fois pour un maximum total de 3ans par parent ou 6ans par famille. Les subventions devraient être données aux parents pour les garderies, écoles, camp de jour, qui n’ont réellement pas les moyens financièrement de les assumer. Il pourrait offrir plus de services à la carte ex. cours de langue avant et après les heures normales d’écoles. Développer des programmes d’immersion durant les heures d’école pour ceux dont le français n’est pas la langue première.

    • Oui, quand on a des enfants il faut prévoir de perdre son emploi, de se ramasser sans filet.

      Tout comme il faut prévoir qu’un des deux parents, ou même les deux, pourrait mourrir subitement, ou devenir invalide. Il faut avoir un plan B, C et D pour l’avenir des enfants qu’on a mis au monde. Je connais beaucoup trop de gens qui n’ont jamais envisagés aucune de ses possibilités… pas de testament, pas de filet, pas d’épargne (juste des dettes!), pas de plan B. La vie est belle, et on ne veut pas penser au reste!

      Pour ce qui est de la sécurité du revenu après un congé de maternité, j’y verrais deux options: le calcul tient compte de l’année précédent le congé de maternité (tel que proposé par mamamiiia), ou bien on offre au parent le choix d’assurer ou non son revenu de congé de maternité (ou congé parental) en payant des cotisations.

      Dans mon milieu, quand j’ai commencé à travailler, on était une équipe de fille dont la majorité avait entre 23 et 30 ans. N’importe quel gestionnaire un peu compétent pouvait prévoir que les congés de maternité allait se suivre à un moment donné. Je me rappelle que quand la première de mes collègue a eu son bébé et qu’elle est venue nous le montrer au bureau, mon boss lui disait à la blague: “sors d’ici! C’est contagieux ces bibittes-là! Elles vont toutes en vouloir un!”…

      Ce que j’ai remarqué, c’est que les collègues et les patrons sont contents au premier et au deuxième bébé. Rendu à trois, ils trouvent ça moins drôle. À quatre, ben là, franchement, tu dépasses les limites! Comme quoi ils sont prêts à dealer avec les problèmes reliés au congé parental jusqu’à un certain point. Je peux très bien les comprendre, mais quand viendra le temps de décider si j’en veux un 3e ou non, ça ne pèsera pas lourd dans la balance. J’aime bien mon emploi, mais ma famille a plus d’importance. Alors j’aurai un filet… juste au cas!

      Et pour ceux qui trouvent que le congé parental coûte cher au système… c’est peut-être vrai. Mais j’ai pour mon dire que dans ma carrière j’aurai rapporté beaucoup plus au gouvernement que ce que j’aurai coûté. Je travaille depuis plus de 15 ans, je n’ai jamais retiré ni chômage ni BS, mis à part le congé de maternité. Je paye ma place en garderie non-subventionnée (comme beaucoup) et je prévois payer pour leurs études plus tard. Alors pour le congé parental, mettons que je ne me sens pas trop coupable de “profiter du système”!

    • @lagenteféminine: vos propositions sont irréalistes. Vivez-vous dans le même Québec que moi? Alors, jusqu’où serons-nous prêts à sacrifier pour cette sacro-sainte liberté féminine? Pour payer les années de congé de maternité que vous suggérez, et pour financer les camps, les garderies, et tout ce que vous suggérez, jusqu’où devrons-nous sacrifier? Encore combien de ponts vont devoir nous tomber sur la tête pour qu’on réalise qu’on exagère complètement en financement du parentage? c’est fou! Et les écoles, les universités, et que dire des hôpitaux?

      Mais d’où pensez-vous que l’argent tombe? du ciel?

      Non mais vraiment, va-t-on un jour se remettre en question???

      Vimi: “On est très loin de l’équilibre travail-famille dont j’avais rêvé. C’est vraiment une pure utopie.”

      Non, ça ne l’est pas quand pour tout le monde. Juste pour les couples qui veulent avoir une carrière bien remplie ET une vie de famille bien remplie.

    • Je me demande VRAIMENT quand viendra le jour où on réalisera que s’il y a des gens qui meurent en attendant d’être opéré, ou qui meurent en attendant dans un couloir à l’urgence, c’est à cause de NOUS TOUS. Et des pressions que l’on fait pour se faire payer pour être un parent (à temps partiel en plus!) et à cause de tout ce que l’on sacrifie à côté pour se faire payer pour notre DEVOIR parental. Tout va y passer: l’environnement, la santé, l’éducation, les enfants eux-mêmes! tout ça paye, tout y passe. Parce qu’on ose pas se demander si on est pas en train de se fourrer un doigt dans l’oeil bien profondément dans notre façon de voir la famille, la maternité, le parentage, et la responsabilité de l’état envers nous!

    • ça m’étonne toujours un peu de voir des parents qui travaillent 40h et plus par semaine. Comment faites-vous pour voir vos enfants, passer du temps avec eux?

      personnellement, avoir un travail aussi prenant, j’aurais du faire un choix entre des enfants ou conserver cet emploi.

    • Vraiment pas moyen d’avoir une discussion sans subir les jugements de tous et chacune, hein ! Non mais, on peut-tu discuter d’une problématique sans se faire dire que la solution, c’est le retour à la maison des femmes ???!!!

    • Si la solution n’est pas le retour des femmes à la maison, ça ne change que le fait que les mères ne sont plus à la maison est à l’origine de pas mal de problématiques, que ça contribue à pas mal de problèmes.

      Mais nous ne voulons pas l’entendre, collectivement. En fait, essayer seulement de dire que c’est un problème est un interdit, un tabou. On le verra dans 200 ou 300 ans peut-être, avec du recul. Mais là? Pas le droit d’en parler. Chuuut. Tout est parfait.

      Sur un blogue, je peux me permettre de le dire. Mais dans ma vie de tous les jours, comme la majorité, je me tais. Et alors? est-ce que ça change ce que je pense? eh bien non, comme vous voyez.

    • Pour ma part, je travaille dans un milieu syndiqué et secteur public, alors la perte d’emploi après l’annonce d’une grossesse est quasi impossible. Mais dans le premier ministère où je travaillais, le départ d’une employée pour un congé de maternité avait un impact puisque nous étions dans un milieu opérationnel très achalandé. Lorsque la première du groupe (nous étions une dizaine de filles âgées dans la vingtaine) est tombée enceinte de son premier, toutes les autres ont suivi! Les congés de maternité et les absences reliées aux obligations familiales se suivaient constamment, nous laissant avec une grosse charge de travail. Une des employées était tombée enceinte de son 3e enfant lors de son 2e congé de maternité, elle était donc rendue à 3 départs d’un an…à l’intérieur de 3 ans! Même si le boss embauchait de nouveaux employés pour combler les absences, ils n’étaient pas aussi performants que ceux qui étaient expérimentés.. Alors je comprends un peu les patrons qui eux, doivent gérer avec une situation parfois délicate. Je crois que l’idée de payer des cotisations d’assurance-emploi durant une congé de maternité est une bonne idée.

      Pour ma part, j’ai maintenant un enfant mais heureusement, le milieu dans lequel je travaille ne souffre pas de mon absence et j’ai pu m’absenter plus longtemps pour être avec ma fille jusqu’à ses 2 ans. Je me considère extrêmement privilégiée de pouvoir profiter de mesures de conciliation travail-famille.

      Malgré tout, je vois que je devrai quand même – du moins pour quelques années – mettre une croix sur certaines opportunités dans ma carrière, car les postes auxquels j’aspire exigent de travailler à plein temps, alors que j’ai décidé de travailler à mi-temps pour ne pas m’essouffler dans cette incroyable course à la conciliation travail-famille…

      Il y a un prix à payer quand on a des enfants, dont celui de se voir la première à être reléguée ailleurs, il est important que les femmes comprennent qu’on ne peut pas vivre à fond la grande carrière ET la vie familiale…c’est l’un ou l’autre, ou bien un peu des deux.

    • J’ai aussi décidé de travailler à “temps partiel”. Je l’écris entre guillemets, parce qu’en terme de jours, c’est du temps partiel, mais en terme d’heures, je suis quand même en over-time.
      J’ai décidé de ne pas travailler entre 15h30 et 19h00 pour être avec mes enfants. Donc, après l’heure du coucher, contrairement à d’autres qui pourront relaxer devant un téléroman, moi je me creuse la tête devant mon ordi. Ma journée de congé par semaine, ne me cherchez pas, je suis 100% avec mes amours.

      Ce qui fait que je me questionne sur une chose : Je suis peut-être une super-maman, mais est-ce qu’un jour j’aurai du temps pour m’occuper de super-maman?

      Je me questionne sérieusement. J’ai l’impression d’avoir bûché dur toute ma vie, accumulé les diplômes, pour finalement désirer passer mes journées à jouer avec mes enfants et les voir grandir. C’est-ti pas merveilleux.

    • Je crois que pour répondre à poypoypoy, il y a 3 solutions pour les hyper-carriéristes (ça se dit????) :
      -Soit on s’occupe de ses enfants et on scrappe sa carrière,
      -Soit on s’occupe de sa carrière et on scrappe ses enfants,
      -Soit on s’occupe de sa carrière et ses enfants et on se scrappe. Et une fois en dépression, on scrappe ET sa carrière ET ses enfants.

      Vous me le dites si je ne suis pas claire.

    • vimi vous êtes claire, c’est normal dans la vie de changer nos priorités, quand les enfants arrivent pour plusieurs personnes le travail devient secondaire.

      Ma carrière n’a jamais été importante pour moi. Je me suis toujours “réalisée” en dehors du travail. Pour moi, je travaille pour avoir une vie et non pas ma vie est pour le travail. J’ai un travail qui paye assez bien, me demande 37h et demie par semaine et aucun travail à la maison.

      Je suis bien comme cela, ça me donne du temps pour ma famille le soir.

      Donc pour moi le travail est moins important que ma famille, j’ai fait ce choix là c’est ma priorité.

    • Ouais, mais à 37h30 par semaine, pour moi, ça n’est pas un horaire permettant de vraiment prioriser la famille. C’est mathématiquement impossible pour moi de considérer un horaire aussi prenant comme étant un horaire permettant un réel équilibre travail-famille.

      Ce n’est pas parce qu’on pense beaucoup à nos enfants quand on est au bureau et qu’on a leur photo dans notre fond d’écran qu’on est en train de prioriser notre famille. C’est du temps qu’il faut, pour ça. Et il ne suffit pas de ne pas être passionnée par son travail pour dire que notre travail n’est pas notre priorité s’il nous prend autant de temps.

      Enfin, c’est définitivement ma perception.

    • Vivianep je connaissais déjà votre perception sur le sujet puisque vous vous êtes souvent épanchée sur le sujet ici.

      ce que je peux vous dire c’est que ce n’est pas donné à toutes les familles le luxe de pouvoir se permettre d’avoir un revenu en moins.

    • Je suis d’accord avec vous poypoypoy. Ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir vivre d’un seul salaire. Tout est pensé en fonction de deux salaires.

    • Ah ouais? Ah bon. Permettez-moi de penser que pour beaucoup de familles, ce serait tout à fait possible de vivre avec un seul salaire. Fallait y penser avant, c’est tout.

      Je connais beaucoup de familles qui pourraient le faire. Mais bon, ils ont acheté une maison trop grosse, ont adopté un train de vie trop coûteux, se sont installés dans un quartier trop cossu, ont habitués leurs enfants à des camps coûteux et à des voyages, à des sports qui coûtent chers, etc.

      Fallait y penser avant. C’est ce qu’on a fait.

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