Silvia Galipeau
Surprise! Alors qu’on aime tant les haïr, voilà qu’on apprend que presque tous les parents sont au contraire en faveur des devoirs, même au primaire. C’est du moins le surprenant résultat que rapporte Le Soleil, qui a mis la main sur un sondage de la Fédération des comités de parents.
Plus de 1000 membres de la Fédération ont répondu au sondage. Résultat? Un gros oui quasi unanime aux devoirs et aux leçons (à 87% pour les parents d’enfants de 1er et 2e, et à 93% pour les parents d’enfants de 5e et 6e). 90 % des parents considèrent aussi que les devoirs et les leçons leur permettent de mieux suivre l’évolution du travail en classe de leur enfant.
Surpris? Moi oui. Et le président de la Fédération aussi.
Je suis d’autant plus surprise que la plupart des recherches démontrent au contraire aucun lien de cause à effet entre les devoirs et les résultats scolaires au primaire (ce site répertorie toutes les dernières études sur la question, dans sa section FAQ) . Et plusieurs experts le confirment: les devoirs peuvent même être contre-productifs.
Alors quoi? La Fédération le reconnaît d’emblée: peut-être son sondage est-il biaisé. En effet, ce sont des membres de la Fédération des comités de parents qui ont ici répondu, par définition des parents hyper impliqués, membre de toutes sortes de comités. Par définition, donc, des parents qui ont peut-être plus de temps que la moyenne. Ce ne sont pas eux, disons, qui arrivent à la course à 18 heures moins une à l’école.
Car c’est ça, le pire, dans les devoirs. C’est le manque de temps. L’accumulation d’obligations, le soir, après une journée déjà bien chargée (et pour l’enfant, et pour le parent). Dans son avis, publié aujourd’hui, le Conseil supérieur de l’éducation en prend justement bonne note: «le Conseil fait le constat de transformations importantes que la société et la famille québécoises ont connues au cours des dernières décennies. Désormais, les deux parents, ou le parent seul, occupent le plus souvent un emploi, et l’organisation familiale est souvent complexe.» Le Conseil ne prend pas position pour, ou contre les devoirs, mais invite au contraire chaque école à réfléchir à ces nouvelles réalités. Excellente idée.
Certaines écoles ont déjà fait des innovations intéressantes: donner tous les devoirs en début de semaine, ou avant le week-end, pour laisser aux familles le loisir de les faire à leur rythme. Espérons que d’autres initiatives du genre feront surface.










ysengrimus
18 mars 2010
10h41
Je suis tellement contre les devoir que je commence à sérieusement me démander si ce n’est pas l’école qui devrait tout simplement disparaitre…
Paul Laurendeau
dalehunter
18 mars 2010
10h55
“les devoirs peuvent même être contre-productifs” si les parents sont de sombres abrutis qui ne pensent qu’à eux oui.
“L’accumulation d’obligations, le soir, après une journée déjà bien chargée…” POUR LE PARENT pas pour le kid. TOUS ceux qui sont contre les devoirs à la maison le sont d’abord pour se libérer EUX, car il ne voient qu’EUX.
“l’organisation familiale est souvent complexe…” mais nécessaire…doit-on faire des enfants moins travaillants parce qu’on est fatigués ou moins bien organisés que nos prédécesseurs? C’est alors notre propre rythme de vie qu’il faille réviser.
Il existe des solutions, votre dernier paragraphe le souligne bien mais cesser les devoirs c’est ouvrir la porte au refus de se forcer un peu.
OUI les devoirs à la maison.
Et pour toujours (ta Marie-Lou:)
mrjinx
18 mars 2010
10h59
Quels sont les arguments pour être contre les devoirs??? Quand j’était à l’école, je fesais mes devoirs en arrivant à 3h30 à la maison…. disons 20-30min par apres-midi, après, j’avais tout le reste de la jourée pour m’épivarder avec les amis jusqu’au dodo… je prenais un 5 min avec maman ou papa pour réviser mon devoir mais rien de très grave… Est-ce que ceux qui sont contre les devoir le font pour le bien-être de l’enfant ou parce que EUX, ca leur tente pas de prendre un peu de temps le soir avec les enfants parce que ils sont préssé et arrive a la maison a 18h00… Maudite vie de fou hein?!! :)
marie-so123
18 mars 2010
11h02
Je suis absolument contre les devoirs aussi. Je pense qu’il y a d’autres manières pour les parents d’être au courant des apprentissages de leurs enfants, par exemple en faisant des activités éducatives avec eux. Ce que je n’aime pas, c’est l’aspect contraignant des devoirs qui s’insèrent difficilement dans nos vies surchargées. Certains diront qu’il faut alléger nos vies et moins travailler, je dirais que cela est une belle idée, mais utopique. Et quand je lis que TOUTES les études s’entendent sur le fait qu’il n’y ait pas de lien direct entre les devoirs et le succès scolaire et, qu’au contraire, ils peuvent avoir des impacts contre-productifs, cela ne fait que confirmer ce que je pensais depuis longtemps.
mamanpleintemps
18 mars 2010
11h04
Non aux devoirs quotidiens : trop de stress, trop difficile de caser cela dans l’horaire jour après jour en respectant les limites de tout le monde, enfants et parents.
Oui aux devoirs et aux leçon sur une semaine: un plan de travail qui permet aux parents de prendre une part active à l’apprentissage scolaire des enfants et de faire des suivis. Tout cela, en organisant les devoirs selon les soirs où il reste plus de temps, les soirs où les enfants sont plus en forme (les soirs où il fait beau, on fait du vélo dans la ruelle et les soirs de pluie, on s’attaque aux calculs et aux mots de vocabulaires, par exemple). C’est important la flexibilité. Oui, les parents et les enfants doivent apprendre à s’organiser. Mais, il faut aussi respecter les rythme familiaux et les limites des enfants. Certains soirs, ils ont tellement eu de grosses journées que même dans un contexte où le prof exigerait des devoirs pour le lendemain, jordonnerais aux enfants de laisser les cahiers dans le sac d’école.
auburn
18 mars 2010
11h07
Tout à fait pour les devoirs. C’est la façon idéale pour vérifier si la matière apprise en classe est intégrée ou non et de pouvoir rectifier le tir au besoin. En plus, la révision des devoirs, c’est un bon moment à passer avec l’enfant et, par le fait même, de discuter de l’école en général (ses amis, les professeurs, la direction).
Au secondaire, mes enfants avaient une période d’étude supervisée tous les jours. Alors, au retour de l’école, on avait tout le temps pour s’amuser…
cathou_76
18 mars 2010
11h18
La fille de mon conjoint est en première année et les devoirs sont donnés pour une période d’une semaine, avec certains exercices à faire à chaque jour. J’apprécie la flexibilité de cette approche. Notre horaire du temps est excessivement chargé, mais il ne le sera jamais trop pour les devoirs. C’est une question de priorité.
Je me fous bien des études. Les devoirs ne sont pas une corvée chez nous et pour l’instant, mademoiselle est très motivée à les faire. Elle a besoin d’encadrement actuellement, mais nous désirons aussi graduellement développer son autonomie pour qu’elle soit en mesure de les faire elle même dans un avenir rapproché. Nous allons être là pour la supporter et répondre aux questions, mais les devoirs seront avant tout SA responsabilité.
antares55
18 mars 2010
11h24
Les devoirs à la maison n’ont jamais tué personne.
nemo
18 mars 2010
11h26
Pour. Oui, ça permet de vérifier si la matière est bien assimilée, oui ça permet de discuter des sujets appris, oui ça permet de passer du bon temps seul avec notre enfant.
Mais encore plus, ça les prépare au secondaire, au Cegep et éventuellement à l’université pour certains en les obligeant de s’organiser, à faire des choix. Dans ce sens, je suis entièrement d’accord avec mamanpleintemps. Quand on a le plan de la semaine, on répartit les devoirs et leçons à chaque jours (nous c’est sur 6 jours, on fait quelques devoirs le samedi). On garde les plus petits devoirs pour les soirs de pratiques de hockey, les plus gros ou le français (la matière la plus difficile chez nous) pour les soirs où on est plus en forme.
Il n’est pas toujours nécessaire de s’assoir avec son enfant pour faire les devoirs et de faire reprendre phrases par phrases parce que ce n’est pas à notre goût…. il faut lui laisser un peu d’air, être là si il y a des questions, lui faire réviser sa matière et lui dire si il n’a pas étudié. Mais ce sont leurs devoirs à eux et non les nôtres! L’école est le premier pas d’un enfant vers l’autonomie, les devoirs sont la poursuite de cet autonomie. J’aime bien cette pharase: Apprends-moi à faire seul (Marie Montessori).
fifibrindacier
18 mars 2010
11h28
Pour moi les devoirs me permettent de voir où mon enfant est rendu dans ses apprentissages, c’est de la ‘révision’ de ce qu’il a appris en classe pendant la semaine. Il les fait le weekend, très tôt ou en arrivant de l’école. Je lui fait faire de la récup. un peu (petits tests) aussi pendant la semaine, mais pas plus de 20 minutes avec une bonne collation, ll est autonome pour faire ses devoirs…la table de cuisine est l’endroit privilégié car s’il se pose des questions je peux l’aider et si je ne suis pas capable de le faire selon les nouvelles méthodes il va demander à son prof le lendemain pour lui réexpliquer. On aime bien avoir les devoirs à faire d’avances aussi comme le précise cathou_76, cela permet une plus grande flexibilité entre les rv parfois le soir pour le dentiste ou autre.
mrjinx
18 mars 2010
11h44
@marie-so123
Tu parles d’activités éducatives avec les enfants…. quel genre?? Est-ce que allez au Biodôme et au Zoo 1 fois par année te certifie que ton enfant sait lire, écrire et compter… Faire 20min de devoir par jour permet aux parents et au prof de voir que les notions apprise durant la journée sont bel et bien assimilées mais surtout de leur enseigner une certaine discipline et de l’autonomie qui menera a une confiance en soi. C’est triste de voir qu’on a même plus 20min par jour à accorder à nos enfants… ( je ne parle pas de jouer dehors avec eux là… je parle au niveau cognitif ) Tu as raison pour l’aspect contraignant des devoirs de temps en temps, mais de là a les abolir complètement… Il y a surement des alternatives moins drastiques.
nobodyknows
18 mars 2010
11h54
Je suis résolument pour les devoirs. “Comprendre” n’est pas “apprendre”…Qu’un enseignant fasse quelque chose devant toi ou avec toi est une étape préalable au fait de l’exécuter soi-même et reprendre le cheminement à son compte. C’est le test ultime. Dans tout apprentissage intervient un élément de répétition pour “fixer” la connaissance, qui ne peut être fait entièrement en classe.
Qu’on donne les travaux pour la semaine est une chose intéressante en ce que l’enfant peut aménager son horaire (et les parents aussi).
A la fin de ma carrière je disais en blaguant (?!) que certains parents ne seraient heureux que le jour où on leur retournerait les enfants en pyjama, les dents brossés…
domper
18 mars 2010
11h57
moi je suis pour les devoir, ma fille en maternelle en a de temps en temps. Mais je me pose une question… pourquoi les gens se disent toujours trop occupé pour ci pour ca, etc??? hey, je suis un professionnelle, je suis mere monoparentale et je trouve toujours le temps de faire ses devoirs ou projets avec elle, faire du vélo, aller dehors, etc. A-t-on une obligation de faire suivre 15 millions de cours au enfants? a-t-on obligations de faire le souper pour telle heure et puis la vaisselle a telle heure? Non, non et non! Si je soupe a 17h15, pourquoi me stresser a faire la vaisselle pour que je puisse ensuite faire le lavage et après le bain, et blablabla? Je fais la vaisselle pendant son bain, lave le linge plus tard ou un peu a chaque jour! A ceux qui se plaingnent de toujours être débordés…arretez de jouer aux victimes, trouvez-vous un travail pres de la maison, gérez mieux votre temps… faites quelque chose quoi!!!
francoisroger
18 mars 2010
12h01
Je ne suis absoluement pas daccord avec Siliva Galipeau sur le temps disponible des parents impliqué !!!! Je suis impliqué, et mon temps comme tous est précieux. J’ai environ 35min de voyagement et je termine a 5hr, donc arrivé a 17:35 à la maison, fait le souper, fait les devoirs, les bain et oops il est déjà 19:30 et +. Reste à défaire les sacs à lunch, fair de nouveau lunch, préparer (si possible) le souper du lendemain et il est maintenant 21:30 et + du lavage avec ça ???? Malgré cet horraire chargé, je trouve du temps (grace à l’aide de ma conjointe) de m’impliquer CAR CET TRÈS IMPORTANT pour nous parents.
La pluspart des parents que je cotoie et qui sont impliqué ont plusieurs enfants, n’on pas plus de disponibilité que monsieur et madamme tout le monde et aussi j’en connais qui sont monoparentale, qui travaille et malgré tout s’implique !!!
Mon constat est le suivant …. les parents d’aujourd’hui comparer à ceux d’hier (nos parents) ne s’implique plus… laissant généralement le fardeau de l’éducation à l’école…. CE QUI NE DEVRAIT PAS ÊTRE !!!! Les parents éduque, l’école forme….
SVP ne plus dire que les parents engagé sont ceux qui ont plus de temps …. CAR c’est absoluement faux !!!
poypoypoy
18 mars 2010
12h07
je fais des hypothèses :
Dans le cas des familles où les parents sont bien éduqués, présents et supervisent l’éducation de leur enfants, je pense que les devoirs à la maison peuvent être un bon outil, pour voir l’évolution de leur enfant, leur enseigner l’autonomie et discipline. En même temps, ce genre de parents peut facilement palier par lui-même l’absence de devoir si tel était le cas, en donnant des leçons, des dictées par exemple.
Mais dans le cas d’une famille où les parents, pour quelques raisons que ce soit, sont inaptes à faire une supervision de l’éducation de leur enfant. On fait quoi avec les devoirs à la maison? Il me semble que cela peut amener pas mal de stress sur les enfants et les parents.
Peut-être cela serait mieux pour eux de ne pas avoir de devoirs à faire à la maison et les enfants pourraient utiliser des services du genre aide à l’étude ou aux devoirs dispensés à l’école.
bref je suis ambivalente face à la question. je pense que ça dépend de chaque famille.
mephistau
18 mars 2010
12h11
Les devoirs sont contre-productifs!
lol
Le travail aussi.
Le dépassement de soi aussi.
Par contre, l’épanouissement-de-son-soi-même, via l’écoute de télé-séries fonctionne.
Ça et se trouver des excuses, car en tant que parent, mon enfant n’a pas à en vouloir plus.
Il est repu et c’est très bien ainsi.
Pis, c’est qui qui va se faire évincer (ça veut dire se faire sacrer dehors) de Big Brother ce soir?
stefcyr
18 mars 2010
12h22
@marie-so123
Je suis en total désaccord avec vous. Oui, oui et oui aux devoirs. De plus, tel que mentionné dans le texte, de plus en plus d’écoles remettent une feuille de devoir par semaine, ce qui permet justement de mieux s’organiser. Il me semble qu’aimer son enfant, c’est s’intéresser aussi à sa progression scolaire quotidienne et je suis d’avis qu’il n’y rien de tel que la supervision des devoirs et leçons pour y arriver. Ceux qui pensent que lire diagonalement le bulletin scolaire de leur enfant est assez pour se faire une idée de son cheminement académique se trompent royalement. Le manque de temps est l’excuse la plus pitoyable qu’on puisse invoquer. À ce train là, pourquoi ne pas demander à l’école de faire souper les enfants aussi et leur donner le bain!
Stéphane Cyr
samsuffi
18 mars 2010
12h35
C’est oui pour les devoirs. Les gens qui ne voient pas le bien-fondé des devoirs et leçons n’ont pas beaucoup de connaissances en pédagogie pour avoir une telle opinion. Plusieurs raisons militent en faveur des devoirs et leçons et je ne les énumérerai pas ici.
Les “pôvres” parents doivent pour une fois s’impliquer dans les apprentissages scolaires de leur enfant et cesser de voir l’école comme un ramassis de responsabilités à en plus finir.
Les enfants qui travaillent à la maison après l’école développent une discipline personnelle, une force de caractère, et ainsi surpassent les cancres de leur classe avec assez de facilité.
Évidemment, vous allez devoir faire face à une crisette de résistance de la part de l’enfant, mais
n’abandonnez pas!
syrius78
18 mars 2010
12h46
Dans mon jeune temps, j’ai détesté les faire. Je préférais jouer dehors, être actif. Par contre, avec le recul je vois maintenant l’utilité. Ça aide a former le caractère, à gérer son temps….
Je suis tout a fait pour les devoirs, mais les devoirs que c’est les enfants qui les font. Pas les parents. Je suis bien d’accord pour vérifier les devoirs de mes garçons, je vais les aider, leur reposer les questions qui on été raté. Mais en aucun cas, je vais les faire pour eux.
Pour les profs, continuer avec les devoirs, mais des devoirs entièrement faisable pour les jeunes. De toute façon rater certaines questions et avoir un peu de rouge sur la feuille est très formateur.
yul-plage
18 mars 2010
12h53
Je suis totalement en faveur des devoirs, et de l’évaluation continue en général. Il y a souvent très peu de différence entre un élève qui a beaucoup de succès et un élève qui échoue lamentablement: il suffit de ne pas saisir un apprentissage fondamental (ce qui se produit très facilement lorsqu’il n’y a pas de suivi) et là, ça déboule: encore plus de retard dans les apprentissages subséquents, perte de confiance, etc.
Il n’est jamais trop tard, mais il est beaucoup plus difficile d’effectuer du rattrapage que de bien apprendre de façon continue.
Par ailleurs, donner les devoirs une semaine à l’avance est une excellente idée pour les enfants et les parents. Et, aussi (ou même plus) important que les devoirs, il devrait y avoir une évaluation hebdomadaire, du moins dans les premières années d’école.
linele
18 mars 2010
12h56
@ nemo
Vous avez parfaitement résumer le fond de ma pensée… Oui, les devoirs / leçons sont un moment privilégié à passer avec son enfant… ça le prépare pour quand il VA ÊTRE OBLIGÉ de le faire, soit au secondaire / cégep / université.
De plus, ça lui montre qu’en tant que parent, on trouve son éducation importante.
allonsvoyons
18 mars 2010
13h02
@la mère blogue
Je me demande si les études regardent la réussite scolaire au primaire, au secondaire, et/ou à l’université? J’ai de la difficulté à imaginer quelqu’un qui n’a jamais eu de devoir et leçons de sa vie et qui arrive à l’université avec 5-6 cours, 30-40 pages de lecture par semaine par cours, plus des travaux à remettre avec échéancier serré…
desillusions
18 mars 2010
13h05
En tout cas une chose est sûr….c’est que je suis totalement en faveur du devoir.
Du devoir conjugale.
Et ça devrait être obligatoire. ;)
hdufort
18 mars 2010
13h08
Lorsque les professeurs n’en abusent pas, les devoirs permettent un lien privilégié entre parents et enfants (niveau primaire et secondaire), tout en permettant aux parents de s’impliquer dans l’apprentissage et de faire le suivi des progrès de son enfants.
Vous voulez éliminer les devoirs au primaire et au secondaire? Sachez qu’ils reviendront de toute manière au Cégep et à l’université. Et alors l’étudiant ne sera pas du tout préparé à y faire face. Vous voulez éliminer les devoirs aux cycles supérieurs? Les projets, les recherches, les travaux personnels aussi? Pour se développer intellectuellement et atteindre une certaine autonomie, l’étudiant doit justement apprendre à travailler par lui-même.
Rendu dans le monde du travail, plus tard, ces compétences sont absolument inestimables. Non pas que tous les travailleurs doivent rapporter du travail à la maison… mais simplement qu’on passe souvent la majorité de son temps à faire du travail individuel et autonome (surtout en environnement de bureau et dans les professions libérales).
H. Dufort
kainfury
18 mars 2010
13h12
L’égocentrisme des parents contre les devoirs me décourage.
C’est certain que si la préoccupation principale des parents est d’avoir assez d’argent pour se payer un cinéma maison, ou d’organiser leur prochain voyage dans le sud, qu’ils ne se posent pas de question à savoir pourquoi leur enfant n’aime pas l’école.
C’est de votre faute si nous avons de jeunes étudiants blasés de la vie à 8 ans, et qui ne s’intéressent à rien d’autre que les jeux vidéos.
jpgaspard
18 mars 2010
13h30
Je n’en reviens tout simplement pas qu’il y ait un débat sur faire les devoirs ou non… Non mais, c’est quoi ca???? On dirait des propositions de hippies qui rêvent d’un monde sans effort, sans discipline de vie, avec les fleurs partout, et du tam tam,
Lucy in the Sky with Diamonds…
gl000001
18 mars 2010
14h06
Comment veux-tu apprendre quelque chose, si tu ne le pratiques pas ???? Les devoirs, c’est le moment idéal pour ça.
Le talent inné n’est pas donné à tout le monde … comme moi qui hier est allé frapper des balles de golf et ça rentrait solide. Comme si je n’avais pas arrèté depuis novembre ;-)
Sans farces, ceux qui parlent de stress et de pas le temps, sont probalement capables de caser dans leurs horaires les pratiques (une forme de devoir) de soccer, hockey, volley-ball, patin artistique, danse, ….. de leurs enfants. Et pour le stress, le hockey en stresse beaucoup de jeunes quand un parent pas trop connaissant en hockey, se met à engueuler le coach pour des raisons stupides et qu’ils se font hurler après “dégage la puckkkkkk”.
Julie Payette n’est pas allé dans l’espace en jouant à la marelle dans la cour. Elle a fait plein d’activités. Elle s’est habituée à une discipline, à de la rigueur et ça lui a permis d’étudier dans plusieurs domaines qui l’ont amené dans l’espace. Et elle est une personne qui peut avoir du fun pareil et qui est équilibrée.
Tous les jeunes ne sont pas des Julie Payette mais même si ils ne performent pas à l’école, la discipline et la rigueur sont quand même important si, au mieux, tu aspires à faire carrière comme assistant-gérant dans un McDo.
isadora
18 mars 2010
14h06
Certainement que OUI; ca reste un temps orécieux avec notre enfant
yul-plage
18 mars 2010
14h08
@silvia galipeau
(Presque) tous en faveur des devoirs. Le sondage de la Fédération n’est peut-être pas biaisé après tout. En tous cas, pas plus que les recherches.
grandmoman
18 mars 2010
14h15
Je suis vraiment d’une époque révolue parce que chez nous, les activités familiales de la semaine sont planifiées en fonction des devoirs des enfants et non l’inverse.
Rien de plus ennuyant pour des enfants que de faire leurs devoirs. C’est vrai. Mais c’est un grand pas qui les mène vers la responsabilité et l’autonomie.
Que feront ces enfants qui n’ont jamais eu à prendre leurs responsabilités scolaires (parce qu’il fait beau, parce que la famille va dans le Sud deux semaines par année, parce qu’il y a les tournois de hockey, parce qu’il y a les cours de danse les mardis et jeudis soirs, etc) une fois rendus au Cégep? Rien, parce qu’ils seront tout simplement incapables de prendre le temps et fournir l’effort nécessaire pour réussir.
Et que pourra-t-on faire professionnellement dans les années 2020-2030 sans avoir obtenu minimalement un DEC? Pas grand chose.
vivianep
18 mars 2010
14h32
Oouuuuuuuuuuuuuuuuuuffffffff. Je lis les commentaires et je suis rassurée de voir que la plupart des parents sont pour les devoirs, ici.
Mais encore là, on va se faire dire que nous ne sommes pas représentatifs de la société, puisque nous sommes impliqués, nous avons le temps de venir sur un blogue, nous lisons, nous nous informons, et pour la plupart, nous savons écrire…
Je suis bien d’accord avec DaleHunter (qui était, en passant, mon joueur préféré et chouchou!).
“Par définition, donc, des parents qui ont peut-être plus de temps que la moyenne. Ce ne sont pas eux, disons, qui arrivent à la course à 18 heures moins une à l’école”.
Et en quoi cela est-il une preuve, ou un argument, pour dire que les devoirs ne sont pas bons pour les jeunes? C’est pas un peu comme dire que le brocoli n’est pas bon pour la santé parce qu’on a pas le temps de le cuisiner?
Mon aîné est en 6e année. Il a toujours eu des devoirs et des leçons. J’ai envisagé les devoirs et leçons comme un apprentissage de l’autonomie et d’une méthode de travail. Un apprentissage graduel, d’une année à l’autre. Est-ce que les études qui disent que les devoirs sont contre-productifs ont étudiés cela? Parce que moi, je regarde mon fils, et je vois à quel point ça a été bénéfique.
Évidemment, il y a ce qu’il a peu parfaire et mieux apprendre grâce aux devoirs. Je pense notamment à l’orthographe (beaucoup de mots à pratiquer à la maison) et aux tables de multiplications (apprises par coeur). Mais il y a plus. Il y a ce que j’ai dit: autonomie, méthode de travail.
Il gère ses trucs tout seul. Je suis tellement fière de lui. À peine un petit rappel de temps en temps (as-tu des devoirs?). Pour le reste, il pense à quand il va les faire (au retour de l’école ou après souper), et il distribue son lot de travail sur les 4 soirs de la semaine (vendredi exclu), en fonction des activités spéciales (une activité en soirée, un projet spécial, un cours, une sortie). Je ne m’en mêle plus! Et dire que cela, il l’a acquis pour la vie! Contre-productif mon oeil!
Jusqu’où allez-vous pousser, parents débordés? Le problème, c’est vous. Pas les devoirs.
vivianep
18 mars 2010
14h33
DaleHunter: “TOUS ceux qui sont contre les devoirs à la maison le sont d’abord pour se libérer EUX, car il ne voient qu’EUX. ”
Exactement.
montrealaise
18 mars 2010
14h39
Je suis en faveur des devoirs courts et en lien avec ce qui s’enseigne la même semaine.
Cela me permet de vivre une activité aussi valable qu’une autre en connivence avec mes enfants, de pouvoir les situer dans leurs apprentissages, cibler leurs faiblesses, leur enseigner COMMENT on étudie, COMMENT on répond à une question, etc.
mamanpleintemps
18 mars 2010
14h42
Attention, il ne faudrait quand même pas exagérer… À lire plusieurs d’entre vous, les enfants qui ne feraient pas de devoirs n’apprendraient jamais à prendre leurs responsabilités et se retrouveraient complètement dépourvus face aux attentes scolaires au cegep et à l’université, tout comme dans la vie d’ailleurs. Comme si tout résidait dans ces quelques minutes chaque soir! J’ai fait tout mon primaire à l’école alternative: aucun devoir et aucune évaluation (années 1980) pendant ces six ans. Et pourtant, par après, je n’ai jamais eu de problème d’organisation, de gestion du temps. Je n’ai jamais été du genre “dernière minute” pour mes travaux de session, cegep et université. J’ai toujours très bien réussi. Je valorise et j’apprécie l’effort nécessaire pour l’apprentissage. Et je ne suis certainement pas l’unique représentante de ma race!
Les devoirs, c’est bien, mais ce n’est pas tout !!!
mariehv
18 mars 2010
14h49
Il est vraiment frustrant de constater que les gens ne nuancent même pas leurs propos à la lumière des études qui ont été mises en hyperlien par Mme Galipeau.
J’en ai fait des devoirs dans ma vie! Juste ça! J’ai étudié des milliers d’heures. J’étudiais dans la douche à 14 ans. Je passais des nuits blanches à étudier. J’ai fini première de ma promotion dans toutes les belles écoles privées élitistes que j’ai fréquentées. J’ai une cote R de 39. J’ai un QI de 133. J’ai fait 2 bacs, accumulé des tonnes de trophées et de bourses. Vous seriez fiers de moi, les commentateurs pro-devoirs! En voilà une qui a fait des efforts!
Je ne sais pas ce que j’aime dans la vie. Je me retrouve aujourd’hui devant rien. J’ai tellement passé de temps à étudier que je ne sais pas qui je suis. J’ai toujours tout appris par DEVOIR, jamais par intérêt. On m’a volé mon enfance. SVP ne faites pas avec vos enfants ce que mes parents ont fait avec moi.
mamanpleintemps
18 mars 2010
14h54
Un ajout:
Je suis globalement “pour” les devoirs. Pps au quotidien, mais la formule du plan de travail pour une semaine. On apprend non seulement à apprendre (fournir des efforts) mais aussi à s’organiser et à gérer des échéances. Je ne suis pas convaincue qu’ils sont essentiels, mais c’est une occasion d’apprentissage comme une autre. Tous les bémols que j’ai à faire ne viennent pas de mon point de vue de parent, mais de celui des enfants. À lire les commentaires, ceux qui seraient contre les devoirs, c’est les parents paresseux qui ont juste hâte d’ouvrir la TV ou qui ne veulent pas “se battre” avec leur enfant et les encourager à faire des efforts. Là, je suis totalement en désaccord. Si on remet en doute la nécessité des devoirs, ce n’est pas pour que ça soit pratique pour les parents ou moins dur pour les enfants, mais vraiment pour se demander ce que ça vaut, à quoi ça sert, est-ce essentiel tous les jours, etc.
sergeb
18 mars 2010
14h57
Le système d’éducation le plus performant au monde, le finlandais, ne pratique pas les devoirs. Tout se fait à l’école. Les devoirs donnent bonne conscience et l’impression de travailler, c’est tout. Ça ne sert à rien d’autre qu’à écoeurer et à creuser l’écart entre ceux qui ont des parents scolarisés et ceux dont les parents sont soit absents soit incompétents.
francoisroger
18 mars 2010
14h59
pour les doivoir. point final.
auburn
18 mars 2010
15h09
@ysengrimus qui écrit :
Je suis tellement contre les devoir que je commence à sérieusement me démander si ce n’est pas l’école qui devrait tout simplement disparaitre…
Si vous les aviez fait vos devoirs, peut-être seriez-vous à même de rédiger une courte phrase sans faire 3 fautes. LOL
gl000001
18 mars 2010
15h17
@Mariehv Bien désolé pour vous, mais visiblement, il y a une chose qu’on ne vous a pas inculqué, c’est l’équilibre. Trop c’est comme pas assez (dans tout). Il faut aussi reconnaitre celà.
@mamanpleintemps Ils ont appris à être responsable dans leurs cheminement à l’école alternative. Mais tout le monde le sait que ce genre d’école n’est pas pour tout les jeunes. Les votres étaient probablement prédisposés à être responsable. Vous les aviez probablement bien éduqués avant l’école. C’est pas tout le monde qui a le temps ou les capacités pour faire ça.
mamanpleintemps
18 mars 2010
15h20
@mariehv
Oh là là, je comprends tellement ce que vous dites ! Ça vient appuyer ma perception et mon expérience… Est-ce qu’on peut revenir à la base: les devoirs, est-ce réellement utile pour L’ENFANT? Globalement ? Pas juste en termes de performance…
Courage ! On finit par trouver ce qu’on aime, mais c’est dur de se laisser une place et d’explorer par plaisir. Moi aussi, j’ai été absorbée par le système… et je me pose encore toutes ces questions… D’où mon envie profonde de laisser respirer et explorer les enfants. Sans oublier certaines périodes où ils doivent être contraints à l’effort. Équilibre. Pas dictature…
gl000001
18 mars 2010
15h22
@sergeb
En finlande, ils sont plus longtemps à l’école à tous les jours. Les travaux faits en période supervisées à l’école restent des devoirs. L’avantage est qu’il y a justement quelqu’un de compétent à l’école pour les aider.
Ici, on les envoie le plus vite possible à la maison pour couper dans les salaires. Voila pourquoi, il y a des devoirs à la maison.
mamanpleintemps
18 mars 2010
15h26
@ gl000001
C’est moi qui ai fait mon primaire à l’alternatif sans aucun devoir…
Mes filles vont présentement à l’école alternative, sans devoirs quotidiens, mais avec des plans de travail (par semaine, par mois, etc.).
Sans doute une meilleure option que dans mon temps…
zabotis
18 mars 2010
15h40
Être contre les devoirs parce que ça entre en conflit avec un horaire surchargé… Il faut vraiment être rendu à une époque où l’humain est centré sur lui-même… Comme si c’était nous qui avaient inventé ça l’«horaire surchargé»… Est-ce trop demandé de prendre quelques minutes pour s’asseoir avec les enfants et prendre part à leur éducation? Ils ne rapportent tout de même pas 3 heures de travaux chaque soir! Misère…
gl000001
18 mars 2010
15h43
Oups, je lisais en diagonale. Chose que j’ai du apprendre au CEGEP car avant tout était facile pour moi. J’expédiais mes devoirs en un temps record. Mais je ne me suis jamais habitué à faire de gros efforts. J’ai eu de la misère au CEGEP mais je m’en suis bien tiré quand même. Les devoirs ne sont pas la panacée universelle, mais c’est un gros morceau. Il y a quelques autres aptitudes à apprendre pour attendre l’équilibre.
dalehunter
18 mars 2010
17h58
“Les parents éduque, l’école forme…. ”
Tout est dans ses mots.
insulaire-du-nord
18 mars 2010
18h02
Si quelqu’un est incapable d’accorder 30 minutes par jour au support académique de son enfant, il devrait s’abstenir de le mettre au monde.
madameholmes
18 mars 2010
18h39
J’ai pas tout lu mais je suis pour les devoirs ! Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, parents, mais je ne vois pratiquement jamais les enseignants de mes enfants à part lors de la petite présentation en groupe au début des classes en août, et lors d’une remise des bulletins, en décembre. La taille des classes et le contexte font qu’il est difficile de constater le progrès des enfants et de pallier leurs lacunes. Bien sûr, on en a une idée générale, mais sans avoir un aperçu des devoirs et leçons, c’est difficile de se faire une idée sur les objectifs que doivent atteindre les enfants. Par exemple, en anglais, les enfants n’ont pas de devoirs et pas de note dans les bulletins en milieu d’année. Or, dans ma région (frontalière), la moitié des élèves sont bilingues, et les autres sont… largués. Parfois en fin d’année, on a des mauvaises surprises, et ça devient impossible de rectifier le tir. Si nous avions une idée de ce qui est demandé aux élèves, on pourrait peut-être y voir avant que la note désastreuse nous tombe dessus !
Cela dit, il y a parfois des devoirs délirants. J’ai vu des trucs en 3è et même en 4è année qu’il était hors de question qu’un enfant fasse de façon autonome… (fabriquer, en 2 semaines, un jeu-questionnaire sur les Incas, 25 questions, plusieurs sources d’information, description de la méthodologie, etc., en 3è année, et, en 4è année, fabrication d’une machine “simple”, qui devient un véritable “syndrome de la pépine” dans mon quartier où les ingénieurs, entrepreneurs et architectes pleuvent). Ça, ça me rend perplexe en revanche ! “Dans mon temps”, c’était les élèves qui faisaient les devoirs, pas leurs parents.
camouflage
18 mars 2010
18h50
Dalehunter tu m’enlève les mots de la bouche. Manque de temps ???? Pauvre parents occupés, lâcher les téléromans et prenez le temps de faire les devoirs avec vos enfants. Cause à effet ? Ben oui, prenez un jeune que n’a jamais fait de devoirs au primaire, quand il arrivera au secondaire pensez-vous qu’il va trouver cela facile ? Quel monde d’égoiste ! Vive le privé…
vivianep
18 mars 2010
19h21
“Ça ne sert à rien d’autre qu’à écoeurer et à creuser l’écart entre ceux qui ont des parents scolarisés et ceux dont les parents sont soit absents soit incompétents.”
Oui, et ça sera beaucoup quand les bollés feront des travaux chez eux et que les poches n’en feront pas parce que leurs parents ne sont pas intéressés. Là, l’écart n’existera plus entre les forts et les faibles (ironie)…
Mamanàtempsplein, je suis désolée, mais pour quelques exceptions de parents qui ne font que se questionner dans le réel intérêt de leurs enfants, il y a beaucoup de parents qui sont poussés à remettre en question les devoirs parce que ça les emmerde, EUX, dans leur vie de professionnels trop occupés et débordés et qui ne veulent se garder, avec leurs enfants, que le côté “divertissant”. Les sorties, les sports, les jeux, d’accord! c’est valorisant, et on passe pour le parent cool… mais enlevez-leur tout le “sale boulot” et là, ils vont être contents de pouvoir continuer à se préoccuper de leur carrière et de leur intérêt à eux.
Je n’ai pratiquement jamais entendu un parent remettre en question les devoirs qui n’était pas un parent débordé par son travail et son quotidien.
Alors ma question est: doit-on TOUT ajuster en fonction de l’aliénation quotidienne des parents? Je suis souvent tombée dans cette ironie, mais je le demande encore: quand vous serez trop débordés par votre quotidien, allez-vous faire des pressions pour que les enfants n’aient plus besoin de se laver? de manger trois repas par jour? ou d’avoir de l’attention régulièrement?
vivianep
18 mars 2010
19h24
Mariehv, votre problème, ce n’est pas les devoirs. Vous devriez plutôt vous demander comment il se fait que vous vous soyez mis une telle pression sur les épaules et que vous ayez à ce point carburé à la performance. Et vous devriez commencer votre enquête par vos géniteurs.
boffe
18 mars 2010
19h40
J’aimerais simplement savoir si tous les gens ici qui se prononcent en faveur des devoirs à maison, ramènent, eux, du travail pour le soir, question d’etre plus compétent et autonome…
zazzie
18 mars 2010
20h00
Les devoirs – absolument, mais l’aide des parents ne devraient pas être requise.
Je veux dire que si le petit a une question ou des difficultés, ça va de soi que papa-maman ou grande sœur peuvent aider, mais à la base l’élève devrait faire ses devoirs de façon autonome.
Il me semble que ça va de soi. -Papa – maman n’aident pas fiston en classe, alors …
Et du coup, les parents peuvent vaquer à leurs occupations, comme faire le souper.
Quelle idée révolutionnaire ! :-p
Je suppose que c’est trop simple, pas assez participatif machin-chouette …
lagentefeminine
18 mars 2010
20h23
Tôt ou tard il devront apprendre a organiser leur travail et faire les recherches pour amasser du matériel et produire des documents… de plus en plus complexes en présentation visuelles. Les leçons leur permettent d’acquérir et d’intégrer les connaissances. Passer la journée à peut-être dormir les yeux ouverts devant des profs n’est pas garant d’acquisition de connaissances et de développement de compétences. Mieux vaut le plus tôt possible, peite pratique au premier cycle du primaire au second ça devrait être beaucoup plus substanciel. Il ne faut pas perdre de vu que l’école devrait offrir de l’aide aux devoirs et les profs des périodes de récupération. Ce qui est vraiment stressant c,est de faire semblant de comprendre et compter sur la chance pour réussir. Du support de l’encadrement et des efforts sont garant de réussite.
zabigg
18 mars 2010
22h08
Absolument pour les devoirs. Ils permettent de mémoriser et d’ancrer les connaissances. L’abolition des devoirs ne représenterait qu’un clou de plus dans les tombes des dernières réformes, qui ont créé de nouveaux travailleurs abêtis, qui n’ont aucune inclinaison quant au dépassement, à l’excellence et à la qualité, puisque la “compétition” et des “normes élevées” étaient trop “brimantes” pour nos “pôvres” petits enfants. Désormais, il faut donc embaucher deux employés pour faire le travail d’un seul, tandis que les défis représentent des obstacles à la confiance en soi et que la critique constructive fait office d’attaque personnelle à l’égard de ces petites bêtes fragiles, qui travaillent de 10 h à 16 h, ne s’investissent à aucune condition et qui s’attendent à ce qu’on les respecte et à ce qu’on déroule le tapis rouge devant leur majesté avant même qu’elles aient consacré au moins une heure à faire leurs preuves. Les devoirs, les efforts et le raisonnement sont nécessaires pour former les jeunes esprits. Oui, les efforts pour les parents sont immenses… je ramasse la merde du parent qui s’en fout, une semaine sur deux, et je travaille 60 h par semaine, alors je sais. Mais il faut le voir comme un investissement pour l’avenir de nos enfants. En tout cas, moi, je remercie les miens d’avoir tenu bon, d’avoir mis l’accent sur les devoirs et les études, et de m’avoir donné la chance de m’instruire et de bien gagner ma vie.
secondaire
18 mars 2010
22h24
D’accord 200% pour les devoirs et leçons à la maison.
Aujourd’hui la charge de travail des professeurs est tellement importante et variée, qu’ils n’ont pas le temps de s’attarder lorsqu’un élève a des difficultés.
C’est à la maison que les enfants peuvent avoir une attention particulière à leurs difficultés et les aider à mieux comprendre l’enseignement que les professeurs tentent de leur inculquer.
Le primaire est la base.
Cependant, il ne faudrait pas que ce soit des travaux trop longs. Ainsi, toutes les parties, parents, enfants et professeurs en trouveraient leur compte.
Il ne faut pas que l’éducation devienne la loi du moindre effort pour les parents et les enfants si on désire une société instruite.
Qui a-t-il de plus important que l’avenir de nos enfants?
vivianep
18 mars 2010
22h30
@Boffe: L’école n’est pas un travail. Moi, à la maison, je fais des lectures, je regarde les nouvelles, je regarde des documentaires, je lis le journal, et je fais des mots-croisés, et des sudoku. Et quand il me prend une nouvelle passion, j’apprends. Une année, j’ai appris les constellations. Une autre fois, j’ai un peu appris les racines grecques et latines. Puis j’ai aussi eu une période “jardinage”, j’ai aussi souvent des périodes “histoire”, et des périodes “grandes religions”, j’ai appris des choses sur la psychologie, sur la santé, sur l’alimentation.
Bref, j’apprends tous les jours de nouvelles choses. Ce n’est pas du “boulot que je me ramène le soir à la maison”. Et tout cela m’amène, oui oui, à être plus compétente et plus autonome.
zazzie
18 mars 2010
22h46
ack – “ne devraiT pas être requise”
jeanseb1982
18 mars 2010
23h01
Ce que je trouve navrant, c’est qu’encore une fois, on veut niveler vers le bas:
-Les pauvres petits, ça leur prend une heure ou deux par semaine pour faire leurs devoirs, c’est bien trop. C’est horrible! Alors, on va abolir les devoirs. Ainsi, les petits vont avoir plus de temps pour jouer au hockey, écouter la TV ou jouer à la Wii…
-Les parents, pauvres eux, sont trop occupés à travailler à temps supplémentaire; ont des activités personnelles le soir etc. et ne peuvent donc pas superviser leurs enfants lors des devoirs. Alors, on va abolir les devoirs. Comme ça, les parents n’auront plus de remords et pourront vaquer à d’autres occupations plus importante que de soutenir et aider leurs enfants dans leur apprentissage.
-Les enseignants, ouf, déjà ils doivent enseigner diverses matières en classe, gérer l’ordre et la discipline (et encore, les enfants sont des empereurs et non des rois dans les classes), jouer avec eux pour les faire apprendre (quoi de mieux qu’une partie de mouchoir pour leur faire comprendre le passé simple du verbe avoir…ah…sacrée réforme), imaginez, ils doivent corriger: recevoir les devoirs des petits, donner des pénalités à ceux et celles qui ne l’ont pas remis ou qui l’ont remis en retard, les corriger….ouf…c’est bien trop de travail. Donc, on va abolir les devoirs. Comme ça, nos enseignants ramèneront moins de travail à la maison….les profs qui font de la correction, ça n’a pas de bon sens
Un coup parti, abolissez donc l’enseignement magistral (ah oui, c’est partiellement avec la réforme). Misère….
jolico
19 mars 2010
00h02
Quand de nombreux jeunes frappent un écueil en passant du secondaire au collégial parce qu’ils n’ont souvent pas appris à travailler correctement et seuls, enlevons-leur donc les devoirs et nous aurons des générations d’empâtés qui ne sauront jamais travailler. Même si le parent/les parents ont moins de temps, même au primaire on peut responsabiliser un enfant en lui demandant de faire un devoir selon les capacités de son niveau. Pourquoi demande-t-on toujours du nivellement par le bas? Quand j’étais petite, oui, maman était à la maison, mais elle ne m’a jamais aidée pour des devoirs. Il fallait se démerder par soi-même. Même si on ne voulait pas que ça compte pour les notes finales, au moins les enfants auront appris à travailler selon leur niveau.
samsuffi
19 mars 2010
00h18
@zabigg
super votre commentaire!
capis
19 mars 2010
05h51
Totalement contre. Déjà qu’ils sont écoeurés de leur journée. Vous aimez, après votre journée de travail préparer le souper, faire la vaisselle, le ménage, le lavage, …Si oui, eh bien VOUS devriez aussi faire leurs devoirs! On devrait simplement couper leurs devoirs, leur donner des cours seulement le matin (la période d’apprentissage la plus productive), et leur faire faire du sport/exercice et activités culturelles en après-midi (arts et musique). On aurait des enfants plus en santé et heureux.
loukie
19 mars 2010
06h28
Pour ma part, je ne me souviens pas d’avoir eu à faire des devoirs à la maison, du moins au primaire. L’enseignante laissait du temps pour les faire avant la fin des classes pour ceux qui n’avaient pas besoin d’explication supplémentaire. C’était l’époque des “forts, moyens, faible”. Vivement que l’on revienne à ce système!
Je crois que les devoirs devraient être donnés seulement dans les cas où l’enfant n’a pas assimilé le ou les concepts vus en classe. Il pourra prendre le temps nécessaire en fin de journée avec un parent qui pourra alors lui expliquer d’une manière différente de son enseignant-te ce qu’il n’a pas compris du premier coup. Les enfants arrivent souvent vers 7h45 à l’école et en reparte autour de 17h30. Il est vrai que nous les parents nous sommes plus fatigués, mais les enfants aussi le sont.
Que nous ayons à signer les dictées et certaines évaluations suffit amplement à savoir où notre enfant en est dans ses apprentissages.
gl000001
19 mars 2010
07h32
@Boffe
Un peu tiré par les cheveux votre questionnement. Je suis payé pour 37.5 heures et je les travaille. Je ne fais pas de devoirs pour m’améliorer car je suis déja compétent et autonome dans ce que je fais contrairement à un enfant à l’école.
Si je dois suivre une formation, je ferais sans problèmes le temps supplémentaire qui s’impose pour maitriser ces nouvelles connaissances !!!
seve11
19 mars 2010
08h14
@ Boff…
Les parents ramènent en effet pas tous de la job à la maison… mais l’adulte moyen travaille 7,5 heures par jour… l’enfant moyen est en période d’apprentissage environ 4,5 à 5 heures par jour… Faites le calcul, ce n’est pas 20 minutes de plus le soir qui rend les exigences équivalentes…
Je suis POUR les devoirs MAIS s’ils sont pertinent à l’intégration des apprentissages! Tout est dans la nautre du devoir. Il ne faut pas donner des devoirs pour en donner mais avoir des intentions pédagogiques précises à l’utilisation du devoir. Parfois la qualité des devoirs donnés permet de faire la différence en un bon enseignant et un enseignant moyen!!
caracallas
19 mars 2010
08h16
j’étais dans l’enseignement dans les années 60 et l’élément de sa disparition avait été proposé; ce fut une fin de non-recevoir
comme quoi, la petite histoire a un éternel recommencement
je ne sais plus maintenant – et même si je suis hors-champ – à quoi m’en tenir.
weeza
19 mars 2010
10h26
Je n’ai pas d’enfant d’âge scolaire; je suis donc mal placée pour juger de la pertinence des devoirs qui leur sont donnés.
J’aimerais simplement dire ceci : pour un parent qui veut s’impliquer dans l’éducation de son enfant, il y a mille opportunités autres que les devoirs. Personnellement, je ne garde pas beaucoup de souvenirs des devoirs, encore moins de ceux donnés au primaire. Et je n’ai absolument aucun souvenirs que ma mère se soit assise avec moi pour « faire mes devoirs ». Elle était là, présente si j’avais des questions, mais les devoirs, c’est moi qui les faisais.
Par contre, j’ai beaucoup appris, enfant, en cuisinant et en jardinant avec ma mère. Elle prenait toujours le temps de m’expliquer les choses.
Chaque année, mon costume d’Halloween devenait un projet de plusieurs semaines pendant lesquelles j’apprenais bien plus que la couture.
Je me rappelle très bien de l’année où mon père a décidé d’apprendre à faire son vin. Un coin du sous-sol s’est transformé en véritable laboratoire et j’ai appris les principes de base avec lui. L’année suivante, on s’est mis à expérimenter… c’est-à-dire à essayer de faire du vin avec autre chose que les mélanges tous prêts vendus en boutique. Plus de ratés que de succès, mais qu’est-ce qu’on s’est amusés!
J’ai appris à lire des cartes topographiques pendant nos nombreux voyages de pêches (sans compter tout ce que j’ai appris sur les poissons et leur habitat).
Ce sont tous des exemples d’activités qui m’ont permis de faire la connexion entre ce que j’apprenais à l’école et la vraie vie. La chimie, les maths, les fractions, la géographie, l’histoire… ce n’est pas que dans les livres! Ce sont toutes ces expériences qui m’ont donné le goût et la confiance d’apprendre.
Pas de devoirs parce que les parents sont trop occupés, c’est évidement une très mauvaise raison. Pas de devoirs parce qu’il y a tellement d’autres façon d’apprendre et de pratiquer ce qui est vu en classe… dans certains cas ça peut être un argument valable.
Quand mes filles seront en âge d’aller à l’école, s’il y a des devoirs à faire nous les feront… Mais si elles ont la chance d’aller dans une école qui fait les choses différemment, alors je continuerai de faire ce que je fais présentement : passer du temps avec elles et saisir les opportunités qui se présentent… il y en a tellement!
madameholmes
19 mars 2010
10h26
@boffe:
À l’instar de Vivianep (eh oui, nous sommes parfois du même bord !), l’école n’est pas assimilable au travail, mais je comprends que vous fassiez la confusion car notre société a souvent une vision utilitariste de l’éducation, c’est-à-dire qu’elle doit préparer au “marché”. Or, non, les devoirs ne sont pas les préliminaires tordues visant à nous donner un aperçu de ce que sera la “vraie vie” plus tard.
Je suis parfois débordée, dépassée, mais j’ai toujours le temps de m’asseoir avec les enfants et nous voyons ce moment comme une sorte de partage. Quand fiston étudiait la Nouvelle-France, par exemple, nous avons fait quelques recherches supplémentaires sur Internet, afin de bonifier et d’illustrer concrètement certains textes qu’il devait lire. C’est vrai que mes enfants se questionnent parfois sur l’utilité et la pertinence des devoirs, comme ils se demandent pourquoi, à mon âge vénérable, j’ai besoin de lire l’histoire d’un poète russe mort au goulag ou de passer à travers mes dix bouquins d’horticulture. Je ne sais pas qui a dit que la connaissance est inutile jusqu’au jour où elle devient utile, mais les devoirs montrent la voie, selon moi, vers une belle qualité qu’on appelle la curiosité.
zabigg
19 mars 2010
10h33
@ samsuffi, merci ! :)
Et comme le dit si bien secondaire, « C’est à la maison que les enfants peuvent avoir une attention particulière à leurs difficultés et les aider à mieux comprendre l’enseignement que les professeurs tentent de leur inculquer. »
Effectivement, il arrive souvent que j’enseigne des trucs ou d’autres techniques de raisonnement à mon enfant, qui lui permettent de mieux intégrer la matière.
Malheureusement, les professeurs n’ont pas le temps d’enseigner leur sujet selon tous les modes d’apprentissage (visuel, auditif, kinétique [par expérimentation]…), d’où l’importance de l’implication des parents, qui sont les mieux placés pour comprendre comment leur marmaille apprend.
Pour ma part, je ne suis pas encore tombée sur un seul devoir qui ne soit pas pertinent, donc j’ai un peu peine à comprendre les commentaires de certains intervenants. Je reçois la liste complète en début de semaine, et mon enfant et moi prévoyons à l’avance, selon notre horaire et les jours de remise pour chaque matière, comment les devoirs seront faits tout au long de la semaine, alors que le jeudi soir est réservé à la révision pour les dictées et examens prévus tous les vendredis.
zabigg
19 mars 2010
10h41
@ madameholmes
Je vous cite : « Je ne sais pas qui a dit que la connaissance est inutile jusqu’au jour où elle devient utile, mais les devoirs montrent la voie, selon moi, vers une belle qualité qu’on appelle la curiosité. »
Une perle ! Bien dit :)
poypoypoy
19 mars 2010
10h55
Je pense pas mal comme vous Weeza.
Il n’y a pas une seule façon d’apprendre, certaines méthodes fonctionnent mieux que d’autres et pour différentes personnes aussi.
Les gens ont des réactions épidermiques lorsque l’on parle de cesser les devoirs à la maison, moi je pense qu’il n’y a pas juste une bonne manière de faire.
vivianep
19 mars 2010
11h09
Eh bien oui, célébrons madameholmes! car je suis d’accord avec tout ce que vous avez écrit dans votre dernier message. Je ne parle pratiquement jamais à mes enfants de leur future carrière ou de ce qu’ils feront plus tard, pour les motiver à étudier, apprendre, et pour stimuler leur curiosité. Je ne présente jamais l’école comme un travail. Pour moi, apprendre, c’est agréable, et ça contribue à rendre la vie stimulante, et ça contribue même au bonheur. C’est ce que je transmets à mes enfants, ainsi que la fierté de bien faire, de réussir, et d’entretenir son intellect et sa conscience.
Je suis aussi d’avis, comme Weeza, que les devoirs, ça devrait être les enfants qui les font. Je me suis assise avec mon fils au moment de faire les devoirs lorsqu’il était en 1re, et en 2e année. Par après, j’étais disponible, mais sur appel! Seulement, Weeza, les devoirs ne sont pas qu’une occasion d’apprendre la matière révisée. C’est une occasion d’apprendre à s’investir dans quelque chose de pas toujours très agréable. C’est une occasion d’apprendre à se discipliner et à s’organiser. Graduellement. Non non, je sais, ce n’est pas la seule occasion, mais c’en est une bonne, et qui revient toutes les semaines. C’est régulier, incontournable. Et c’est pour ça que c’est bien.
Autre chose: jamais les devoirs n’ont pris plus de 30 minutes chez nous. C’est généralement moins. Si c’est plus long: est-ce parce qu’il y a trop de devoirs? ou parce que les parents sont trop zélés?
vivianep
19 mars 2010
11h15
Je connais très bien un enseignant de cégep. Voici ce qu’il constate des élèves, de nos jours…
Il a beau leur donner toutes les informations dont ils ont besoin durant la classe, et il a beau même leur donner un beau document très précis, sur lequel les informations sont inscrites, très clairement, c’est immanquable: quasiment la moitié de la classe redemande toutes les informations, par courriel ou à son bureau. “Monsieur, c’est quoi qu,on doit faire?” “Monsieur, que voulez-vous qu’on fasse au juste?”
Je souhaite de tout coeur que mes enfants n’auront pas encore besoin d’être pris par la main par leur prof, à 18 ans, pour savoir ce qu’ils ont à faire, savoir s’organiser, et savoir organiser leur pensée. Et le pire, c’est que les enfants de la réforme arrivent au cégep l’an prochain. Aouch… ça va t’être beau…
vivianep
19 mars 2010
11h17
Capis, je ne sais pas sur quelle planète vous vivez. Mais dans le monde des gens normaux, préparer les repas, faire la vaisselle et le ménage, ça fait partie du quotidien. Qui a dit qu’il fallait toujours aimer ce qu’on fait? On a des RESPONSABILITÉS, et on doit les assumer. Tout n’a pas à être divertissant pour être valable et nécessaire.
mamanpleintemps
19 mars 2010
12h01
@ madameholmes :
Ah, là, c’est moi qui vous embrasserais!
Les devoirs (tout comme les questions que l’on peut poser à nos enfants sur ce qu’ils ont fait dans leur journée), c’est une occasion de faire le pont entre les apprentissages à l’école et les innombrables possibilités de compléter ces apprentissages que nous offre la vie de famille. Stimuler la curiosité, engendrer les savoirs, faire naître la satisfaction de comprendre: c’est tellement l’fun de voir ses enfants s’émerveiller devant ce qu’ils apprennent, leur fierté et leur désir de grandir…
lotechno
19 mars 2010
13h56
Lorsque j’ai commencé à enseigner en première année,je donnais,comme tout le monde, des devoirs et des leçons dont j’estimais la durée à une quinzaine de minutes par soir.Les commentaires des parents m’ont obligée à réfléchir plus sérieusement à cette question.Certains me demandaient d’en donner davantage car leur enfant avait tout complété en dix minutes;d’autres,au contraire,me suppliaient d’alléger une tâche qui leur demandait une heure et se terminait dans les larmes.Ma réflexion m’a fait réaliser que tous les élèves ne sont pas égaux devant le travail à la maison.Il y a,bien sûr,les capacités intellectuelles qui varient énormément,la disponibilité des parents et leur capacité à aider,les outils disponibles(livres,dictionnaires,internet,etc).L’école où j’enseignait dessert un vaste territoire,ce qui oblige de nombreux enfants à emprunter le transport scolaire(plus d’une heure matin et soir dans certains cas).Qu’on le veuille ou non,le temps à consacrer aux travaux scolaires est un facteur important et,dans le monde actuel,les parents essoufflés en maquent(ceci est un autre débat).
D’autre part,l’enseignant qui donne des devoirs et des leçons doit montrer qu’il y attache de l’importance.Pour ce faire,il doit parfois utiliser toutes sortes de moyens:tableau de motivation,retenues,qui grugent temps et énergie souvent en pure perte,surtout auprès des petits qui ne sont pas responsables du peu de temps que leurs parents leur accordent.
L’aide aux devoirs,offerte par le service de garde n’est pas une solution car elle a pour effet pervers de déresponsabiliser les parents qui,le soir venu, n’ouvrent même plus le sac de leur enfant pour au moins voir ce qui a été appris pendant la journée.
À mon avis,ce devrait être là le but des devoirs et des leçons:montrer à ses parents ce qu’on a fait à l’école et en discuter.Cela permet de passer ensemble un moment sans stress tout en faisant le point sur les apprentissages.Le jour où les parents seront prêts à faire au moins ce geste,un grand pas aura déjà été accompli.Pour ceux qui en réclament davantage,pourquoi ne pas abonner les enfants à la bibliothèque ou à une revue scientifique?
Il restera toujours des tâches qui ne peuvent être complètement réalisées à l’école:apprentissage des mots de vocabulaire.et des mots de dictée,quelques lignes de calligraphie mais en général,les enfants qui ont passé de très longues heures(comptez-les,vous verrez!) dans l’autobus,à l’école et au service de garde ont besoin de vivre avec leurs parents des moments de détente et de plaisir.Pour ce qui est de l’effort et du dépassement,ils ont déjà donné,croyez-moi.
lecteur_curieux
19 mars 2010
19h00
Le rôle des parents est plutôt de demander aux enfants s’ils ont fait leurs devoirs et d’être disponibles pour un coup de main.
Mais la responsabilité est celle de l’enfant. Pas celle du parent. J’imagine que de nos jours, il y a des parents qui veulent trop en faire et d’autres pas assez.
Quand j’étais au primaire, je faisais mes devoirs seuls disons au deuxième cycle. Les petits coups de main étaient pour réciter les tables de multiplication, par exemple.
Au secondaire ? Cela dépend de vos parents. Et il y avait une période d’études ou d’activités parascolaires nous…
J’ai presque l’impression que certains parents en allant sur le web et en voulant trop aider font presque les devoirs de leurs enfants à leur place alors comment voulez-vous qu’ils apprennnent ?
Tiens au secondaire, un enseignant se plaisait à nous répéter : ” Un devoir, c’est fait pour apprendre. ”
lagentefeminine
19 mars 2010
21h43
Je trouve abhérent qu’on doivent investir 25000$ par enfant pour essayer d,offrir ce que les autre province et pays industrialisés donne gratos au secondaire c,est a dire un enseignement général qui ouvre les portes sur tout les programmes pour qu’ils puissent choisir de manière mature et réfléchit leur orientation professionnelle au moment de l’entreprendre c,est a dire APRES le secon
gl000001
20 mars 2010
20h00
@lagentefeminine
$25000 …. vous parlez de quoi ?
Je suis d’accord avec vous sur la trop rapide spécialisation au secondaire. Une jeune fille qui veut prendre l’option danse, ne peut avoir les cours de maths fort. Pourtant celle que je connais peut le faire.