
Silvia Galipeau
Décidément, c’est la semaine. Que de titres intéressants qui arrivent en librairie ces jours-ci!
Aujourd’hui: Véronique Fortin publie son Journal irrévérencieux d’une mère normale, une série de chroniques tirées de son blogue, aux éditions de la Bagnole.
J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une nouvelle wannabe mère indigne. Une jeune mère de deux filles, qui blogue sa vie de famille, et qui en fait ensuite un livre. «Indigne», «irrévérencieuse», pas de doute, les chroniques maternelles à saveur de confidences sont tendance.
Mais ce serait injuste de comparer Véronique Fortin à Caroline Allard. Même si la comparaison va de soi. Car l’auteure livre un témoignage beaucoup plus intime que Mère indigne. Ne cherchez pas ici l’humour, mais plutôt les émotions. Moins de dérision, beaucoup plus de confessions. Ce qui n’enlève rien à l’une ni à l’autre, mais les distingue drôlement.
La mère est ici mère au foyer. Par choix. Elle raconte, page après page, ses journées avec ses deux «terroristes», l’aînée qui vient d’entrer à l’école, mais qui mouille encore son lit, et la cadette, trois ans, qui ne fait pas encore ses nuits, mais des otites à répétition. Non, ses journées, elle ne les passe pas toutes avec le sourire. Elle pleure parfois, devant l’immensité de la tâche. Elle sacre, mais câline aussi beaucoup. Elle passe ses journées à moucher, laver, frotter, embrasser, en fait. Elle a même un jour tapé. Et en reste traumatisée. Elle en a surtout assez de se faire dire qu’elle est égoïste de passer tout ce temps avec ses enfants, ou encore qu’elle a beaucoup de chance. C’est tout ou rien. Le regard des autres, la culpabilité, elle en a soupé. Et cela, elle le communique avec franchise, et surtout une plume d’une efficacité à faire pleurer.
Même sans être au foyer, on peut s’identifier. Allez savoir pourquoi. Peut-être parce que la maternité, avec son lot d’émotions, est une affaire complexe. Et cette complexité, cette ambivalence dans les sentiments (oui je vous adore, mais je vous laisserais sur le bord du chemin, pourquoi j’ai fait ce choix, au juste?), elle la transmet drôlement efficacement.










loubia
2 septembre 2010
19h47
Oh! Boy!
3…2…1…
q.terreux
2 septembre 2010
21h26
Je suis tombé dessus par hasard …. chez ma belle fille ….. allez savoir ou elle se l’est procuré…. en plus elle va être mère bientôt.. imaginez !
J’ai rien dit de peur de la froisser … mais les quelques pages feuilletées m’ont convaincu que ma belle fille était une chouette nana !
marie-so123
2 septembre 2010
21h40
moi ce que j’envie le plus des mères au foyer, c’est la quantité assez incroyable de temps qu’elles ont à passer sur les blogues…
colibi
2 septembre 2010
21h45
FIGHT!
lol, J’ai hâte de lire les commentaires… Qui sera dans le coin gauche, et dans el dorit… Bon, on s’en doute un peu, mais j’ai quand même hate de lire ;)
colibi
2 septembre 2010
22h05
Je viens d’aller lire une partie du blog, et j’aime bien.
Surtout la phrase “Comment élever des terroristes chez soi et rester zen.” , qui me fait penser à mon salon…
J’aime beaucoup ce qui se publie aux éditions de la Bagnole, c’est rafraichissant. Je crois que je vais me procurer ce livre prochainement, pour traîner au travail.
insulaire-du-nord
2 septembre 2010
22h19
Si le livre ressemble au blogue (que je viens de parcourir), ce sera deux cent pages racontant l’histoire d’une femme qui semble avoir envie de s’ouvrir les veines jour après jour.
À quand des histoires de mères joyeuses, optimistes et qui ne se mettent pas à pleurer de désespoir dès que la pâte à modeler durcit ou qu’il n’y a plus de Cheerios ?
imoi
2 septembre 2010
22h34
Une femme qui se plaint? Original!
pierrea
3 septembre 2010
06h18
C’est bien, mais je ne suis pas sûr que j’aimerais que ma mère confie à l’humanité que je fais encore pipi au lit à six ans.
maxwell_smart
3 septembre 2010
07h18
Egoïste de passer du temps avec ses enfants??? désolé la comprends pas
G. Roy (pas mère mais père de 4 ”terroristes” mâles dont 5 en mono parental
kainfury
3 septembre 2010
07h32
@Loubia
Hahaha!
linele
3 septembre 2010
08h17
Je crois que je vais le lire, ne serait-ce que pour me confirmer que je ne suis pas seule à vivre les émotions que je vis!
vivianep
3 septembre 2010
09h30
Se remet-elle au moins en question, dans son bouquin? Parce que si c’est si difficile que ça, me semble que je me poserais des questions sur mes façons d’élever mes enfants….
J’ai dit à mon mari, avant-hier, que je ne me reconnaissais ni chez les mères au foyer, qui sont toutes pour une importante proportion, des mères-gaga, ni chez les mères au travail, qui, souvent intelligentes et critiques, sont inconscientes pour la plupart de passer à côté de leur devoir maternel.
quuneideecommeca
3 septembre 2010
09h32
@ insulaire-du-nord
Mamanbooh
Mamamiiia
L’arrière-boutique
Le ciel est bleu et la mère est calme
M comme maman
Maman 3.0
Maman à bord
Les (z)imparfaite
et j’en passe. Il y a tellement de blogues (et/ou livres) de mères heureuses qui aiment partager leurs trucs, leurs joies et oui des fois leurs peines et leurs angoïses, après tout ça fait partie de la maternité. Il y en a de plus en plus aussi de papa qui se racontent et leurs points de vue son rafraîchissant et amène un bon équilibre dans le lot des mamans
tipoporapido
3 septembre 2010
10h07
Je suis plutôt d’accord avec insulaire-du-nord même si je ne dirais pas qu’elle va s’ouvrir les veines, ma première idée a été….Hiiii, elle a l’air déprimée. Même si je peux comprendre certaines des ses réflexions, je ne lirai pas son livre. Pourtant j’ai des choses en commun avec elle, je suis à la maison (la plupart du temps car les contrats sont rares) et je vis dans la même région mais je ne déprime pas. Peut-être parce que j’ai travaillé à temps plein pendant 20 ans avant de rester chez nous et d’apprécier ma chance!
melf
3 septembre 2010
12h31
Elle a une belle plume… en tout cas, de ce que j’ai lu… elle m’a fait sourire…
Melf
florexyz
3 septembre 2010
12h49
Je n’ai pas lu ce livre, mais il me semble qu’il devient de plus en plus convenu de se dire indigne, imparfaite ou irrévérencieuse lorsqu’on est une maman…
isadora
3 septembre 2010
12h58
Je viens d’aller voir son blogue, et ça me plait vraiment, elle est facile et si agréable à lire, on embarque si facilement dans son monde, qui ressemble au notre…voilà la clé de son succès…
antonia
3 septembre 2010
12h59
La madame devrait se trouver une job, sortir de sa maison et regarder autre chose que son petit nombril.
Si tu penses que tu peux faire plus que ça, si t’es pas heureuse et tu chiales sur tout, ben change de place, vas voir ailleurs.
N’en peux plus de ces crises adultes existentielles de momans ou de popas qui s’ennuient.
Ces commentaires odieux qu’elle ose faire sur ces enfants sont méchants, inutiles et impertinents.
Cette femme est indigne de son statut de femme et ne mérite pas le titre de mère.
Honte !
irodier
3 septembre 2010
13h53
La maternité n’apporte pas que son lot de beaux moments intenses. Oui, il y a de beaux et tendres moments, mais cibole que ce n’est pas toujours facile au quotidien. La fatigue, la discipline, les activités, la routine… ouf.
Je suis pour ma part très heureuse que nous sommes dans une époque où les mères parlent ouvertement de la maternité et des difficultés y étant associées. Ce n’est pas facile d’être parents malgré ce que certaines peuvent nous faire croire. Ça nous rassure de savoir que nous ne sommes pas seules à vivre des moments plus difficiles. Mais de se savoir normal (ou de réaliser que finalement, nous l’avons plus facile que d’autres !!) ça ne peut être que rassurant… puisque nous avons toutes doutées, un jour ou l’autre, de nos compétences en tant que mère !
Bref, j’aime mieux être bombardée de témoignagnes réels de mamans que d’en avoir absolument aucun. Pour le reste, à lire ou à ne pas lire, ce sera à vous de décider.
tabarly
3 septembre 2010
14h25
@pierrea
Ben d’accord avec vous!
Ou commence la violation de vie privé? Quand c’est de la fiction, ok, mais que ma mère dévoile que je fais pipi au lit lorsque je suis en âge scolaire…ordinaire…
montrealaise
3 septembre 2010
17h43
Des millions de femmes ont eu des bébés avant nous.
Que se passe-t-il pour qu’on doive -en ce 21e siècle- parler constamment de la vie au quotidien avec nos enfants? Je pense réellement qu’il y a un BIG problème.
Commentaire inutile à m’envoyer: «Si tu n’es pas contente change de blogue». Je vais toujours bien dire que je crois que beaucoup de mères sont des NÉVROSÉES.
pepinesurunfil
4 septembre 2010
08h31
Je m’amuse beaucoup. Mon café a rarement été aussi bon. Merci!
cjulie
4 septembre 2010
09h14
@florexyz
En effet….. Ce qui était il n’y a pas si longtemps l’exception est devenu la norme…
ta_yeule
4 septembre 2010
10h34
Moi si ma mère avait écrit que je pissait encore au lit a 6 ans pour faire du cash avec un blogue me connaissant j’aurai probablement filmer ses ébats avec mon père et je l’aurais poster sur le net quelques années plus tard :)
nemo
4 septembre 2010
12h01
@montrealaise,
Tout à fait d’accord avec vous.
Sauf qu’il y a 30-40 ans, les mères se réunissaient pour parler entre voisines autours d’une ”bonne” cigarette ou d’un café des dernières frasques de leurs enfants et oui, parfois de leurs maris ;-)
Avec toutes les nouvelles technologies, on dirait que les mères veulent vraiment TOUT partager mais avec la terre entière. Savoir que madame chose ”pète sa coche” 3 fois par jour à cause de Junior ou encore que ce dernier fait pipi au lit est tout à fait inéterressant.
Les blogues m’intéresse quand on peut apporter des solutions aux problèmes d’élever les enfants. Quand on peut échanger des trucs. Je ne suis pas intéressée à savoir la vie intime de tous et chacun, pour ça on a ce qu’on appelle des amies.
Petite question. Vous, quand vous êtes fatiguée et que vous n’en pouvez plus de vos enfants vous êtes vraiment intéressée à lire sur ces mères et leur difficultés au quotidien? Ne vaut-il pas mieux se sortir un peu et lire sur autre chose? Louer un film? Changer d’air, bref?
epicurienne
6 septembre 2010
13h28
Je partage aussi l’avis ‘d’Insulaire du Nord’. Je commence aussi à en avoir marre de ce type de blogue, de propos. Je préfère des propos plus inspirants, plus amusants, plus aspirationnels sur les enfants. Car moi, ça me déprime ce type de blogue.
tremguyl
6 septembre 2010
15h47
Parlez-en en mal, parlez-en en bien…..Mais parlez-en ! C’est correct ! On écris en général pour être lu pour partager peut importe les critiques !
On peut ne pas être d’accord total avec les écrits, mais cette “pépine” a du mordant dans ces opinions et les défends. Juste pour ca, ca nourrit l’envie de la lire !
hola2
7 septembre 2010
08h29
Ahhh les blogues de maman. Personnellement , j’en ai un. Je l’ai creer en 2008 quand ma fille est nee prematurement (10 semaines) et j’en ai eu besoin pour eviter de raconter les details de la journee a 15 personnes par soir au telephone.
Ce que je fesais, apres l’appel et la visite a l’hopital, je mettais le blogue a jour et voila, photo incluse et la familles et les amis (ma meilleur copine habite a Munich) pouvaient se renseigner sur la sante de la petiote et connaitre aussi les etats d’ame de la maman et du papa.
Mon blogue est toujours actif et mon fils ne cette annee prematurement lui aussi (13 semaines) est en la vedette avec sa soeur ainee, pour les memes raisons. Certes parfois je vais ecrire mes frustrations et oh combien certaines chose m’enerve, mais a la base mon blogue est pour mes enfants, pour que la famille et les amis eloignes soient au courant de ce qui se passe dans notre petite vie, voient des photos et lisent des anecdotes.
En 2009, mon blogue a ete mis de la cahier de la fete des meres du journal Le Droit, j’en ai ete fiere, car oui, mon blogue pleure quand mes petits anges vont pas bien et il chante aussi quand tout va pour le mieux.
Est-ce que je vais en faire un livre… bof, probablement pas, de un je ne crois pas avoir le talent pour l’ecriture et de deux, qui voudrait vraiment acheter un livre sur le quotidien d’une maman qui a eu deux prematurer et qui ecrit la dessus?
Les haut, les bas du NICU, des rencontres frustrante avec les medecins, les procedures remises, des infections, des respirateurs des gains de poids de 20 grammes qui sont fantastique et que tu celebre en dansant dans ton salon!! Tout est une question de point de vue
Si j’ai une offre je vais y penser, sinon, ma familles et mes amis sont content de nous lire! ET au bout du compte, c’est ce qui est important pour nous.
blablablabla
7 septembre 2010
11h06
J’ai une amie qui racontait sur facebook tous les détails (points de suture, hémorroïdes, vomis, constipation, diarrhée etc …) depuis la naissance de sa fille. Beurk! Pourquoi humilier sa fille en public?
Je suis bien soulagée de savoir que je ne suis pas la seule à avoir des difficultés. Mais jamais je ne dépenserais des sous ou du temps à lire ce genre de bouquin. J’ai autres choses à faire !!!
@Hola2, meme si vous l’ecrivez, je ne lirais pas votre livre (desolee, pas le temps!), mais je suis sure qu’il serait plus inspirant que celle de cette dame.
baquardie
7 septembre 2010
11h56
@montrealaise
Les temps ont changés. Les mères d’aujourd’hui sont beaucoup plus isolées qu’avant. La famille éclatée, l’éloignement… avant, les matantes mononcle cousin cousines se fréquentaient alègrement. Cela allégeait le quotidien normalement chargé d’une mère. Aujourd’hui, ce n’est malheureusement plus le cas. C’est pourquoi cela semble plus difficile. Parce qu’en gros ça l’est. Aujourd’hui une femme doit performer au travail, performer dans son couple, performer en tant que mère, performer au lit… il faut être en forme, manger santé, faire des activités avec les enfants tous les week-end… Pas étonnant qu’à un moment donné, la fuse pète !
nemo
7 septembre 2010
13h51
@baquardie
Pas certaine. Où que j’aille, je vois de jeunes mamans avec leurs bébés. Les ciné-maman, les cardio-poussettes, les centres d’achats, les scéances d’entraînement pour maman-bébé et sans oublier les aqua-maman-bébé affichent tous complets pour l’automne. Et de quoi pensez-vous que ces mamans discutent? Du dernier film au grand écran?
Ma mère comme beaucoup d’autres mères des années 60-70 élevait ses enfants pratiquement seule, mon père étant occupé à travailler un peu partout dans la province pendant que ma mère restait à la maison à s’occuper des enfants. Il y avait bien les voisines mais pas d’internet pour partager la dernière de Junior au monde entier. En plus, le téléphone et les interurbains coûtaient une fortune. Ma mère, comme beaucoup d’autres s’organisait seule, quelquefois avec l’aide des voisines, souvent avec son bon jugement seulement. Jamais il ne serait venu l’idée à ma mère d’appeler la sienne en pleurant pour dire qu’elle n’était ”plus capable”… Elle prenait une grande respiration et faisait ce qu’elle avait à faire…
Dans le fond elle était beaucoup plus libérée que beaucoup de femmes d’aujourd’hui parce qu’elle savait se fier à son bon jugement et non à la terre entière. De toute façon elle n’avait pas le choix.
Je ne reviendrais jamais en son temps mais aujourd’hui nous sommes tellement innondées d’informations de tout genre qu’on l’oublie finalement notre bon jugement et notre autonomie.
quuneideecommeca
7 septembre 2010
14h17
@ nemo
«Dans le fond elle était beaucoup plus libérée que beaucoup de femmes d’aujourd’hui parce qu’elle savait se fier à son bon jugement et non à la terre entière. De toute façon elle n’avait pas le choix.
Je ne reviendrais jamais en son temps mais aujourd’hui nous sommes tellement innondées d’informations de tout genre qu’on l’oublie finalement notre bon jugement et notre autonomie.»
je seconde et je tierce ce que vous dites, cependant, j’avoue que quand j’ai fait mon post-partum, ça m’a fait du bien de lire les blogs de mamans qui se sentaient aussi dépassées par moment. J’aurais bien pleuré dans les bras de ma propre mère, mais elle n’a jamais eu de baby blues, alors elle ne comprenait pas ce qui se passait avec moi. J’avoue que certain de ces livres vont trop loin dans l’intimité de leur propre famille et que certaines semblent dénigrées leur famille, mais j’ai pu faire des belles découvertes et des femmes qui s’assument et qui sont là même si seulement virtuellement autant pour leur famille que pour celles qui les entourent. Comme dans toutes choses, tant qu’on ne tombe pas dans les extrêmes, on peut y trouver son compte, selon moi
vivianep
7 septembre 2010
21h01
Une de mes grandes fiertés parentales, c’est que mes enfants, ils sont toujours bien reçus par les adultes, qui aiment leur compagnie.
S’il me fallait compter sur des réglements et des lois pour les faire accepter, j’aurais envie de me cacher sous les tapis.
Si vous voulez que vos enfants soient accueillis par notre société, organisez-vous pour qu’ils soient agréables.