Silvia Galipeau
J’ai croisé un papa sur la piste cyclable ce matin. Il était drôlement déçu. Sa fille, en troisième année, avait un formidable enseignant cette année. Un homme, chose rarissime dans le monde de l’éducation au primaire. Un nouveau remplaçant, parce que le prof régulier est en congé de maternité, je crois.
Bref, toujours est-il que jusqu’à hier, tout se passait à merveille. Sauf qu’hier, justement, c’est à dire moins d’une semaine après la rentrée, faut-il le rappeler, le prof a annoncé qu’il partait. Une permanence ailleurs.
C’est très bien pour lui. Et je crois que personne ne lui en voudra de partir. Mais le père en question en veut au système, en fait. «Ils ne pouvaient pas régler tout ça pendant, heu, l’été?», s’indignait-il en pédalant.
Voici, en gros, la suite de sa réflexion (non, je ne prends pas de notes à vélo): «Honnêtement, moi je m’en fiche que le bulletin soit chiffré ou pas, mais est-ce qu’on ne pourrait pas s’attaquer à toutes ces petites contrariétés administratives? Dans la vie d’un enfant, c’est quoi qui est important, un chiffre, une lettre sur un bulletin? Ou une certaine stabilité?»
Sa fille n’en mourra pas. À vrai dire, elle ne s’en formalise pas outre mesure. Parce qu’elle est déjà «grande». Mais imaginez un peu si elle avait été, disons, en maternelle? Il y a deux ans, la collègue Marie Allard rapportait justement le cas d’un enfant qui, en maternelle, avait eu pas moins de cinq enseignants différents en deux mois. Cinq!
«J’avais un enfant heureux d’aller enfin à l’école, qui fait maintenant des crises quotidiennes pour ne pas y aller», avait à l’époque commenté sa mère. «Un concours de circonstances», avait plaidé la CSDM. Résultat: l’enfant en question n’aime plus l’école. Déjà…
Et vous? Avez-vous déjà vécu une situation similaire? Comment votre enfant l’a-t-il vécu? Et surtout, comment expliquez-vous une telle instabilité dès la rentrée?










rogiroux
2 septembre 2010
10h06
“Et surtout, comment expliquez-vous une telle instabilité dès la rentrée?”
Les C.S. gèrent l’engagement/répartition du personnel selon les inscriptions des élèves qu’elles reçoivent au mois de février. Entre ce moment et la rentrée de septembre, les choses peuvent bouger beaucoup, en autre en raison des déménagements. Ce n’est qu’au début de l’année scolaire que le portrait réel de la clientèle pour chaque école est connu.
Ajouter à cela les congés de maladie, les retraits préventifs pour les enseignantes enceintes et autres imprévus et vous pouvez vous retrouver avec beaucoup de mouvements de personnels en début d’année.
Vous devriez voir le nombre d’appels que les services du transport scolaire des C.S. scolaires reçoivent les premiers jours suivant la rentrée…!!
mamasan
2 septembre 2010
10h29
Je vie presentement un probleme semblable. Lors de la premiere journee de classe lundi dernier, le professeur de mon fils qui est en 6e annee dans une classe d’anglais intensif, n’etait pas present. J’entends quelques parents parler et dire que la classe d’anglais intensif n’a pas de professeur. J’en croyais pas mes oreilles, c’est pas possible qu’une chose pareille arrive… malheureusement mon fils me le confirme a son retour a la maison.
Aucune lettre, aucune communication de la direction pour nous informer de ce qui arrive et ce qui sera fait pour les prochains jours, voir semaines qui vont suivre sans professeur. Hier, finalement ils ont eu une remplacente mais elle n’est la que pour mercredi et jeudi, peut-etre vendredi mais rien de certain. Et pendant ce temps la remplacente ne peut pas distribuer les livres et cahiers aux enfants car elle n’est pas l’enseignante titulaire. Et dire qu’on nous avait averti que les enfants devraient travailler tres fort dans cette classe car il y a beaucoup de matiere a voir… Sans professeur comment voulez-vous qu’ils etudient???
tipoporapido
2 septembre 2010
10h34
Fiston a vécu cela il y a quelques années, quand la vraie titulaire est arrivée, début octobre, de son congé maternité, elle était la quatrième a débarquer dans la classe de deuxième année. Les enfants étaient désorganisés et elle a trouvé cela très difficile de les mettre “à sa main” s’est-t-elle plainte à la réunion de parents. Ouf! On lui a fait remarquer que les enfants en étaient à leur quatrième paire de mains et qu’ils trouvaient peut-être cela difficile aussi!!!
Finalement, ce fut une prof géniale à qui mon fils s’est beaucoup attaché. Elle a fait du bon travail et tous ont vite oublié ce début chaotique.
@rogiroux
Vous défendez les C.S. mais oubliez que les syndicats sont aussi à blâmer dans ce fonctionnement de fou. C’est quoi l’idée de choisir son école chaque année? Ça donne des profs qui se promènent d’une école à l’autre, qui magasinent et des équipes nouvelles à chaque année. Pas fort!!! Les mouvements de clientèle, sauf dans les grosses villes, ne sont pas si importants que ça. J’en ai ras-le-bol de me faire gérer de la même façon qu’à Montréal, ne pourrait-t-on pas y aller selon nos particularités locales? Je suis tout à fait d’accord, un peu de stabilité pour commencer!!!
litchi
2 septembre 2010
10h34
Frustrant, décevant, on le comprend et ça arrive trop souvent. La décision d’ouvrir un nouveau groupe (ce qui à mon avis doit être la raison de la situation décrite) peut se prendre jusqu’au 30 septembre de l’année scolaire en cours. Selon la convention collective des enseignants, le poste doit être offert au plus ancien sur la liste d’éligibilité ( mise en disponibilité ou permanence).
Ces situations s’expliquent souvent par les inscriptions tardives des nouveaux élèves à l’école du quartier. Vous seriez surprise de savoir combien de parents attendent, jusqu’au jour même de la rentrée, pour venir inscrire leurs enfants à l’école. Quand, dans une école, les groupes sont déjà au maximum de leur capacité d’accueil, il arrive que les nouveaux élèves soient dirigés vers l’école d’à côté qui, elle, a encore des places disponibles. Mais, quand tout un secteur est à pleine capacité, on décide alors d’ouvrir un nouveau groupe. Ceci évitent les coûts de transport en autobus scolaire et les primes de dépassement d’élèves pour les enseignants. Mais sachez que ces coûts sont minimes comparativement à l’ouverture d’un nouveau groupe qui lui peut atteindre plus de 60,000$. La décision repose surtout sur la possibilité, pour la clientèle, de fréquenter l’école de son quartier, qui est à distance de marche du domicile. Effet positif et non négligeable d’une telle décision, les élèves recevront plus de temps d’attention de la part des enseignants puisque le nombre d’élèves sera moindre dans le groupe.
Litchi
melf
2 septembre 2010
10h39
Apprenez donc à vos enfants, une fois pour toute que la stabilité, c’est une chose éphémère. Ils s’adapteront beaucoup mieux. Il n’y a absolument rien d’immuable dans la vie et vous leur rendrez service en leur montrant que même si leur environnement change, ils sont capables d’y faire face. Melf
jtor10
2 septembre 2010
10h42
Bref, nous dvrions retourner à l’enseignement religieux non? Pas de ocngé de maternité, pas de congé de maladie, une stabilité totale.
Ou peut-être n’engager que des femmes célibataires pour les congédier si elles se marient.
En fait nous les adultes créons de toute pièce les difficultés d’adaptation de nos enfants en leur mettant nos plaintes dans la bouche. Nous sous-estimons grandement la capacité d’adaptation de nos enfants. En fait je dirais que cette situation est bénéfique au niveau des relations. L’enfant apprend ainsi en groupe à s’adapter au changement. Franchement, j’ai presque le goût d’envoyer des félicitations aux directions d’écoles à ce sujet.
Les plaignards c’est nous pas les enfants.
lineni
2 septembre 2010
10h51
J’espère qu’on a dépêché les équipes de psychologues des CLSC pour rassurer les enfants et les parents…
gl000001
2 septembre 2010
11h08
Savez-vous combien de parents n’avisent pas l’école qu’ils ont déménagé ? Un méchant paquet. Et ça cause tout un bordel.
La vie est instable. Habituez-les jeunes. Ca va juste empirer.
Et surtout, ne chialez pas ouvertement à propos du prof devant l’enfant. C’est la meilleure façon de faire haïr l’école à un enfant. Vous brisez son lien de confiance avec le prof.
fred_mtl
2 septembre 2010
11h09
Il fut un temps ou on ne se formalisait pas trop de l’enfant: “ça change, qu’ils s’adaptent”. Aujourd’hui, c’est différent et donc, il faut composer.
Ayant un garçon en première année, nous avons vécu le départ de l’enseignante de maternelle l’an passé. La remplaçante était aussi formidable que la prof. Mais voila, la professeur (en maternité), revient plus tôt que prévu. Les enfants retrouve leur prof, mais la première question, des enfant était “Elle est ou [nom de la remplaçante]“. Je pense que de leur annoncer n’aurait pas fait de mal, si ce n’est que pour dire Au revoir. D’autant plus que dans un contexte de maternité, on avait annoncer aux enfants qu’ils faisaient l’année avec la remplaçante, qui avait même pu aménager la classe comme elle le voulait.
Mais, au dela de ça, ma conjointe travaille comme psychologue en commission scolaire. J’ai donc des histoires d’enfants et des histoires d’adultes. Dans un environnement ou on se questionne et on se préoccupe de plus en plus de l’équilibre mentale des enfants (je n’aime pas parlé de “santé” mentale), il est pertinent de se demander si ce genre de situation ne peut pas précipiter des choses chez des enfant ou cet équilibre est plus précaire.
Un peu de communication, ça coute pas cher. Un peu de préparation, ça peut faire beaucoup de chemin.
Les temps changent, mais ne changent pas à la même vitesse partout. Je suis d’accord avec la question des syndicats: à trop vouloir défendre les sacro-saints droits des travailleurs, on en vient à négliger ceux des clients. Mais c’est pas grave, j’imagine: “ça change, y’ont juss à s’adapter”!
eriame
2 septembre 2010
11h29
J’ai fait la maternelle en deux langues en trois endroits differents situes dans des pays differents…j’en suis pas sortie traumatisee. Au contraire, j’ai adore.
vimi
2 septembre 2010
11h39
C’est tellement compliqué et tellement TROP bureaucratique.
J’ai quelques amies enseignantes qui ont toutes fini leur BAC en 2005. Pas encore de permanence. Donc, elles sont “barouettées” d’une école à l’autre, elles tentent de se trouver des contrats, oups! un plus ancien les tassent de là… Bref, on est en 2010, 5 ans de ce régime, je me serais tannée avant!
Et pourtant, si, comme dans une très grande proportion des entreprises privées, les promotions allaient de pair avec la compétence et le talent, je suis certaine que la situation serait différente. Avec une amie, il y a deux ans, nous magasinions quand deux filles d’environ 14 ans se mettent à courir dans notre direction. “Madaaaaaaaame!!!” C’était des élèves que mon amie avait eus la première moitié de l’année. “Faut que vous reveniez, le nouveau prof (i.e. l’enseignant régulier), il est tellement mauvais, on ne comprend rien! Ça allait tellement mieux avec vous, pourquoi vous êtes partie?!?” J’ai trouvé ça triste à mourir!
Tout ça pour dire que les exemples d’enseignants que je connais ne souhaitent qu’une chose : un poste stable et ainsi, la possibilité de créer des liens durables avec les élèves.
ghistos
2 septembre 2010
11h44
Faudrait en parler au centaines de millions d’enfants qui travaille des l’age de 5 ans pour voir s’ils trouvent la chose completement folle. Je suis sur qu’ils sont d’accord pour dire que le tout n’a pas de bon sens de changer de prof apres 4 jours…
marie-so123
2 septembre 2010
11h46
Je suis aussi d’accord qu’il faut encourager les enfants à s’adapter. Personnellement, je ne vois pas trop quelle est la différence entre changer de prof 2-3-4 fois dans l’année et ces enfants en CPE qui changent d’éducatrices aux 2 jours, qui ont une éducatrice différente le midi ou qui changent d’éducatrice en cours d’année parce que une-telle est partie ailleurs ou qu’une autre est en arrêt de travail ou en congé de maternité. Je ne vois pas beaucoup d’enfants traumatisés dans les CPE, même que les parents s’arrachent les places ! Cessez donc de geindre et de vous plaindre, les enfants sont des éponges: si vous êtes anxieux et stressés de ces changements, ils le seront tout autant. Si vous envisagez les choses positivement, vous encouragez vos enfants à le faire également!
nemo
2 septembre 2010
12h14
C’est arrivé à mon plus vieux en 5ème année. À la mi-octobre, la prof a informé les enfants qu’elle était enceinte et à cause qu’elle n’avait pas eu la 5ème maladie, elle tombait en congé. Cela c’est fait en douceur. Pourquoi? Parce qu’elle a pris le temps d’expliquer aux enfants ce qu’était la 5ème maladie et comment ça pouvait être dangeureux pour le bébé.
Mon plus jeune vivra une situation semblable en 6ème année. La prof habituelle est en congé de maternité et recommencera le travail après la semaine de relâche en mars. L’année dernière, ses élèves savaient le moment qu’elle partirait en congé. Elle est même venue présenter son bébé à la fin de l’année! Ça c’est fait en douceur l’année dernière et je suis confiante que ça se fera en douceur à la mi-mars de cette année. Pour vous dire, elle était là avec son bébé à la rentrée pour voir ses nouveaux élèves!
Par contre, un autre classe ont dû changer de prof en cours de route l’année dernière sans avertissement. Les élèves sont revenus du congé de Pâques et ils avaient un nouveau prof, qu’ils n’avaient jamais vu encore à l’école! Madame avait décidé que c’était son droit de commencer à ce moment, sans avetissment même pour la prof suppléante depuis le début de l,’nnée! Jamais elle n’avait mis les pieds dans cet école! Pas besoin de vous dire que ça a été une fin d’année d’enfer pour plusieurs élèves. Style d’enseignement différent, beaucoup plus sévère et en plus elle a eu beaucoup de difficulté à apprendre les noms des élèves…
Changer de prof en court de route? Ça peut arriver et très bien se passer. Il faut seulement expliquer aux enfants la situation et on peut être surpris de leur compréhension. Sans explication? Je ne crois pas, surtout dans les premières années du primaire. Imaginez-vous si vous arrivez un matin et sans avertissment vous avez un nouveau patron qui s’attend à ce que vous adoptiez dès maintenant Sa technique de travail. Vous auriez besoin d’adaptation un peu. Les enfants aussi.
vimi
2 septembre 2010
12h15
@marie-sol123 : Je ne suis pas prof, mais j’en ai tellement entendu parler par des profs que je me permets de clarifier un petit quelque chose. L’école n’est pas une CPE. Même si ce n’est pas la même éducatrice qui fini le bricolage, c’est pas vraiment grave. Mais quand un prof se monte un programme et le suit avec ses élèves et que subitement, quelqu’un d’autre apparaît en cours d’année avec d’autres méthodes et que cette personne doit revérifer où en sont les élèves et quels sont les problèmes, c’est plus ardu. Pour les élèves et pour les enseignants. C’est beaucoup de mises à jour et beaucoup de perte de temps. Rien à voir avec la capacité de l’enfant de s’adapter. Le problème, c’est la discontinuité dans l’enseignement d’une matière qui doit tout de même être vue dans un laps de temps précis.
Voilà, c’était mon point.
gl000001
2 septembre 2010
12h17
@vimi
Ca a pris 8 ans à mon épouse avant d’avoir sa permanence dans les années 90.
coco371
2 septembre 2010
12h26
Moi et ma copine avons vécu cette situation, mais de l’intérieur.
Elle vient de terminer son bac en enseignement donc nous nous sommes présentés, listes des écoles et GPS en main à la rencontre d’affectation de la C.S Val-des-Cerfs. Comme ma blonde n’est pas sur la liste de priorité, elle devait se présenter dans les écoles pour espérer se dénicher un contrat d’une journée ou deux par semaine (bienvenue sur le marché du travail). Notre problème réside dans le fait que la sélection n’a rien, mais absoluemment rien à voir avec la compétence de l’individu : les directions d’écoles attendent les suppléantes qu’elles connaissent pour leur donner leur contrat, mais comme le dernier stage de ma blonde a eu lieu dans une autre C.S., aucune direction ne l’attendait…
Une semaine plus tard, toujours sans contrat et angoissé (faut payer les comptes..) ma blonde reçoit un appel d’une école qui, une fois le décompte des élèves finalisé, se retrouvent avec une classe de 1ere année trop grosse. Longue histoire courte, ma blonde a eu un contrat de 50% (tous les avant-midi de la semaine) dans cette classe qui a deux enseignantes. Les enfants vivent bien dans ce système et vont à l’école près de chez eux et nous sommes évidemment bien content aussi, mais avec modération, car la course au contrat reprendra en août prochain…
Des enseignantes qui veulent travailler, y’en a plein. Mais tous ce qui reste, c’est des miettes de contrats… Ma blonde devrait avoir sa permanence dans huit ans… environ…
madone
2 septembre 2010
12h27
À l’époque où j’étais au primaire au début des années 70, les profs demeuraient dans la même école, même classe, même niveau durant des décennies! Ils enseignaient à tous les membres de la famille.
Qu’est-ce qui a changé? Congé de maternité plus long? Syndicat?
Il faut comprendre que chaque prof possède ses propres méthodes pour enseigner, corriger, évaluer et que c’est pas évident pour les enfants de changer en cours de route. La passassion des pouvoirs entre enseignants ne se fait pas toujours de façon harmonieuse non plus.
Mon fils a eu 3 profs en 4 mois en 4e année et heureusement, c’est un enfant relax qui ne s’en fait pas avec la vie mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
tabarly
2 septembre 2010
12h29
Mon dieu, quel scandale…
Avis aux demoiselles profs: Ne tomber pas enceinte, ne pognez pas de cancer, faites pas de burnout, ne déménager pas etc…..
Cela pourrait faire la différence entre un enfant futur président américain, ou un junkie violeur de bichon…
vivianep
2 septembre 2010
12h33
En première année, un de mes enfants a eu environ 9 enseignantes différents, de décembre à juin. On a perdu le compte: certains parents disent 9, moi je croyais 8, mais bon, vous voyez un peu, c’est dans ces eaux-là.
L’enseignante titulaire était partie en burn-out parce qu’elle avait dans son groupe deux cas d’intégration forcée d’enfants ayant de graves problèmes de comportements ET de santé mentale. Intégration à tout-crin.
Mon enfant revenait à la maison, m’annonçait qu’il avait encore une nouvelle prof. Au bout de deux semaines, il l’aimait beaucoup! et elle se faisait bumper, ou se faisait offrir, elle aussi, une permanence ailleurs. Peut-on les blâmer? Oui, dans une certaine mesure, OUI. Parce que si toutes ces remplaçantes avaient eu un peu plus de conscience professionnelle…
Mais ces remplaçantes, elles recevaient des offres de qui vous pensez? Ben, du SYSTÈME! C’est lui qui s’amusait à venir nous chipper nos profs, les unes après les autres, pour nous les envoyer ailleurs, sans AUCUNE considération pour nos enfants. Des enfants de PREMIÈRE année, faut-il le rappeler.
Mon enfant aimait l’école. Là, il me revenait en pleurant en me disant “Mélanie est partiiiiiieee! moi je l’aimais Mélanie!!!!”.
On s’en fout des enfants, en réalité, au Québec.
vivianep
2 septembre 2010
12h34
marie-so123, vous me confirmez ma dernière phrase de mon précédent message. Ouf. J’pense que vous ne comprenez pas grand chose des enfants.
vivianep
2 septembre 2010
12h36
ghistos, est-ce que c’est acceptable à votre avis de manger un repas aux trois jours?
J’espère que non.
Alors évidemment, on peut toujours trouver des choses plus graves ailleurs. Par exemple, vaut-il mieux un repas aux trois jours, ou des agressions sexuelles quotidiennes?… Est-ce que le deuxième choix rend le premier acceptable?
…
vivianep
2 septembre 2010
12h42
jtor10
“En fait nous les adultes créons de toute pièce les difficultés d’adaptation de nos enfants en leur mettant nos plaintes dans la bouche. Nous sous-estimons grandement la capacité d’adaptation de nos enfants.”
Vous charriez.
Jusqu’à environ la 4e remplaçante, j’ai tout fait pour rester positive, “ah oui? elle est gentille? ça va bien aller, avec elle, c’est pas si mal le changement!” etc. etc.
C’est mon enfant lui-même qui n’en pouvait plus, rendu à la 6e, 7e remplaçante. Et la crise, ces enfants-là, ils l’ont vécues par eux-mêmes comme des grands. On n’a eu aucun besoin de leur mettre nos mots dans la bouche. Ils en avaient marre. Ils en pouvaient plus. Et certains pleuraient le soir. Et plusieurs en sont venus à se dire que si les profs partaient, c’était à cause d’eux, parce qu’ils n’étaient pas assez gentils, intéressants, beaux, name it.
fleur112
2 septembre 2010
12h45
J’ai vécu cette situation, 4-5-6ième année tous des congés de maternité. Car après tout, la situation est un peu semblable qu’au secondaire et je ne suis pas morte. L’adaptation c’est très bien déroulé, mais un professeur qui s’acharne sur un élève, là il y aurait de quoi faire un tollé. Mais pour faire une histoire courte de mon expérience, c’est vrai de 4 à 5 professeurs par année… ;)
loubia
2 septembre 2010
12h57
On se plaint tout le temps qu’il y a pénurie de profs et pourtant, il y en a une bonne proportion qui sont en situation dite “précaire”.
Vous savez pourquoi?
Un méchant syndiqué en situation précaire va filer pas mal plus doux et faire pas mal moins de vagues. C’est comme ça qu’on garde le troupeau bien sage.
Au diable les enfants!
rogiroux
2 septembre 2010
13h01
“Vous défendez les C.S. mais oubliez que les syndicats sont aussi à blâmer dans ce fonctionnement de fou. C’est quoi l’idée de choisir son école chaque année? Ça donne des profs qui se promènent d’une école à l’autre, qui magasinent et des équipes nouvelles à chaque année. Pas fort!!! Les mouvements de clientèle, sauf dans les grosses villes, ne sont pas si importants que ça. J’en ai ras-le-bol de me faire gérer de la même façon qu’à Montréal, ne pourrait-t-on pas y aller selon nos particularités locales? Je suis tout à fait d’accord, un peu de stabilité pour commencer!!!”
Heu… Je ne défends pas les C.S. en particulier. Je n’ai fait qu’expliquer une situation qui existe et avec laquelle toutes les C.S. doivent composer.
ET j’aimerais bien savoir en quoi les syndicats sont responsables de cette problématique…
Le ratio enseignant élèves est défini dans les conventions collectives mais les syndicats ne sont pas responsables des mouvements dans les bassins de population qui vident des quartiers au profit d’autres au gré des nouveaux développements ou l’exode vers les banlieues.
D’ailleurs, la problématique fondamentale qui touche la majorité des C.S. depuis de nombreuses années est le phénomène de la décroissance scolaire. L’école primaire où sont allée mes garçons dans les années 90 accueillait près de 250 élèves à l’époque. L’an dernier, il n’y avait que 175 enfants! Le problème de la mouvance des enseignants ne se situe pas la plupart du temps au niveau de la capacité physique de l’école d’accueillir les élèves mais le nombre de classes dans chacune d’entre elles… Trop d’élèves en 6e, pas assez en maternelle par exemple. Le véritable casse-tête, il est là!
“C’est quoi l’idée de choisir son école chaque année?”
C’est un droit fondamental pour tous les parents qui figure en bonne place dans la Loi sur l’Instruction publique du Québec! Je n’ose imaginer la levée de boucliers si on osait revenir sur ce principe. Théoriquement, la tâche des C.S. serait même grandement facilitée si ce droit n’existait pas mais ça n’arrivera jamais car ce n’est pas souhaitable!
La C.S. de mon territoire perd 500 élèves par année depuis 10 ans! Ça correspond à une grosse école primaire au complet!
vinny26
2 septembre 2010
13h30
ce genre de situations arrivent malheureusement trop souvent dans le secteur public. Du style un prof de maternelle qui part au milieu du mois de mai parce qu’elle a des congés accumulés, un congé de maladie qui se resorbe 2 fois en 4 mois..donc 4 changements de professeurs en 4 mois, des semaines de 4 jours avec remplacants multiples les vendredis….Donnez la chance au systeme public ne fait que confirmer la supériorité du secteur privé. On paie, on est traité comme des clients, et on peut se balader en vélo avec le sourire!
gl000001
2 septembre 2010
13h49
@tipoporapido
Les cas de désistement, il y en a 1 ou 2 par école par année. Faut pas exagérer.
Quand, il y en a plus, c’est parce que l’atmosphère de l’école est pourrie et ça vient de qui en général : la direction. Les profs, en général, font tout pour s’entendre entre elles. Le prof qui s’isole, va partir en burnout assez vite.
frankididoudelidou
2 septembre 2010
13h58
D’accord avec vivianep sur toute la ligne, incluant ses réponses aux commentaires! C’est important la stabilité pour les enfants. Ceux qui le nie ou qui trouvent des exemples bancals sont de mauvaise foi.
jeanlhudon
2 septembre 2010
14h04
Mon fils lorsqu’il était en troisième année a eu 3 prof la première semaine.
Mon garçon a commencé l’école (sec 4)mardi, demi-journée, mercredi et jeudi journée complète à peut près 5h-5h1/2 par jour d’enseignement, vendredi journée de planification et congé de la fête du travail lundi.
Qu’est-ce que l’on planifie à la troisième journée d’école, combien d’enseignants passeront la journée de vendredi à l’école, oups c’est vrai cela donne une fin de semaine de 4 jours.
J’ai eu plusieurs employés qui ont payé leur étude pour devenir enseignant en travaillant dans la restauration et je vous jure que lorsque je les rencontre même après plusieurs années, ils sont beaucoup moins fatiqué maintenant que dans le temps
gl000001
2 septembre 2010
14h20
@frankididoudelidou
Viviannep disait dans le dernier blogue que la colère était bonne. Colère = instabilité. Pleine d’antithèses la madame.
Et c’est juste un exemple. 8 remplacants dans une année c’est terrible, mais n’arrive presque jamais.
Juste pour rajouter sur la mauvaise gestion de certaines CS. A la CS Pointe de l’Ile (Est de Montréal), au primaire tous les profs de musique et d’arts plastiques (et probablement les profs d’anglais) sont forcés d’aller à l’affichage en début d’année. La majorité se replacent au même endroit mais ça en fait une jolie gang qui doivent changer d’école. Le matériel d’arts ne suit pas le prof. Il faut racheter plein d’affaires. Quel gaspillage.
gl000001
2 septembre 2010
14h24
@jeanhudon
Les profs restent obligatorement à l’école jusqu’à 15:00 les journées pédagogiques. Allez faire du bénévolat dans une école et vous comprendrez bien assez vite ce que les profs font de leurs journées. En début d’année, ils travaillent facilement 45-50 heures par semaine pour placer leurs classes et préparer leur année.
vitriol
2 septembre 2010
14h35
On a les écoles qu’on mérite.
Ici, la seule chose importante en éducation, c’est la gratuité.
La moindre partie des Canadiens reçoit plus de couverture médiatique que tout le dossier de l’éducation. Et malgré tout, le Canadien peut se permettre de passer une saison sans capitaine, alors imaginez combien de temps on peut faire sans réel ministre de l’éducation…
jmwhess
2 septembre 2010
14h56
Il y a des parents qui ne savent plus pour quelle raison chialer!
Quel DRAME! Elle a perdue son enseignant!!! Ca faisait 3 jours qu’elle développait une relation de confiance avec son professeur! Quel drame! Quelle tristesse!
Non mais dans quel monde on vit?! Être aussi cruel envers un enfant! Et quelle catastrophe pour un parent!
rien_de_grave
2 septembre 2010
17h05
@jmwhess:
Héhé! :) Bien dit! Et vlan! Dans les dents! Le pire, c’est que ces parents vont trouver 10 000 bonnes raisons pour nourrir leur victimite!
tipoporapido
2 septembre 2010
17h08
@rogiroux….avant d’expliquer une situation, assurez vous de la connaître. Quand je parle de choisir son école chaque année, je parle des PROFS!!! Et bien franchement pour ce qui est du droit des parents de choisir la leur, essayez pour voir de sortir votre enfant de l’école de quartier. J’ai envoyé les miens à l’école alternative de ma p’tite ville et devinez quoi??? Malgré le choix des parents, malgré l’engagement de ceux-ci à coup de 20 heures de bénévolat (coéducation), malgré des campagnes de financement parmi les plus populaire de la C.S., ben ils l’ont fermé pour aider les autres écoles à se remplir. On les fuyait ses écoles mal organisées, instables au niveau du personnel etc… Alors le choix des parents, vous me faites bien rire.
Je peux vous en dire un bout sur la loi sur l’instruction publique au Québec…elle n’est pas respecté par ceux qui doivent l’appliquer, à commencer par l’obligation d’aller à l’école jusqu’à 16 ans!! Et encore, avec l’accord des parents…connaissez-vous bien des écoles qui s’en occupe?
Vous vous demandez ce que les syndicats ont a y voir??? Non mais sérieusement?? Allez relire les conventions collectives du personnel enseignant, entre autre sur la pré-retraite progressive à partir de 50 ans. Ça monsieur, c’est la possibilité de faire des demi-année (pas nécessairement de septembre à décembre ou de janvier à juin), jusqu’à la vrai retraite. Ça dure en moyenne 5 ans. Ce qui veut dire 5 ans ou la classe de ce prof va vivre avec 1-2 remplaçant en complicité avec le système.
Ceci dit, je considère que la majorité des enseignants est de bonne foi et extrêmement professionnelle. Mes enfants ont eu des professeurs exceptionnels à date (bof, sauf la diva de l’an dernier) et qu’ils reçoivent une formation de qualité. C’est le système qui est mal fait et mal gérer, syndicat, commission scolaire et direction d’école en sont souvent des complices par lâcheté et manque d’ouverture.
@gl000001
Ou est-ce que j’ai mentionné “désistement”? Si vous parlez de la situation de fiston en 2ième, ce n’était pas des désistements, c’était du bompage!!!
kurtz
2 septembre 2010
17h15
La stabilité, c’est surrévalué.
Un peu de désordre et et de chaos serait bénéfique dans la vie d’enfants dont l’horaire, les activités, la nutrition et le développement sont réglés au quart de tour.
On parle pas d’un divorce là! On parle d’un prof qui part CHANGE que l’école ne commence! Méchant traumatisme.
kurtz
2 septembre 2010
17h16
lire: qui change AVANT que l’école ne commence!
marie-lee
2 septembre 2010
18h14
L’an dernier mon fils entrait à la maternelle et le premier jour d’école son enseignant (qui remplace lui-même un congé de maternité)nous annonce que dans quelques semaine il partira pour un congé de paternité de 5 semaines…ça commencait bien. Il nous dit de ne pas nous en faire et que nos enfants s’adaptaient très facilement à leur âge !!!! Ben oui, mais il semble que mon fils lui il s’est un peu révolté, il faisait le tannant à l’école avec la nouvelle prof, il lui riait au visage (pas son genre, mon fils est d’un naturel très gêné et calme), nous avons dû en discutter avec lui. Par la suite le professeur reviens (vers décembre je dirais) pour repartir vers le mois de mai en congé parental et ce jusqu’à la fin de l’année scolaire, donc une troisième professeur s’ajoute….mais au moins cette fois-ci tout se passe très bien. Moi aussi j,en revenias pas que mon fils ait passé 3 professeurs durant sa maternelle…et dire qu’on est content quand c,est un homme parce qu’on se dit qu’il ne partira pas en congé de maternité !!!!
Moi je n’en veux pas au professeur, il a la possibilité de passer du temps avec ses enfants, qui ne le prendrait pas. Cependant il faudra que le gouvernement se penche sur le problème un de ces jours car en fin de compte c’est les enfants qui en subissent les conséquences !!!
jeanlhudon
2 septembre 2010
18h39
@gl000001
un prof qui travaille 50 heures par semaine, je veux un nom.
Vendredi j’appelle à l’école je suis sur de tomber sur un répondeur.
Ma belle-soeur durant un congé d’activité extérieur avait comme responsabilité de remettre lse billets les instructions au pied des pentes aux élèves pour la journée, elle était à la maison à 9h30.
jeanlhudon
2 septembre 2010
18h44
N’oubliez pas que l’école n’est pas là pour accomoder les enfants et les parents, mais pour le bien-être des profs.
gl000001
2 septembre 2010
20h56
@jeanhudon
Soyez au moins original avec vos préjugés. Les devoirs, les dictées, les examens se préparent tous seul peut-être ? Même chose pour la préparation des activités ?
Le répondeur, c’est pour le secrétariat. Un autre syndicat.
Si l’école est pour le bien-être des profs, pourquoi c’est autant le bordel ? Si vous êtes jaloux de leurs conditions, vous aviez juste à étudier dans ce champ.
@tipoporapido
Le “bumpage” … il y en a un par 3-4 ans à l’école à mon épouse.
coco371
3 septembre 2010
08h55
@jeanlhudon
Tous les profs que je connais (et j’en connais une bonne gang) font 40-45 heures par semaines régulièrement. N’oubliez pas que l’enseignement demande beaucoup de préparation matériel qui se fait avant les activités, sans parler de la correction. Vous croyez que la table de cuisine chez moi sert à manger ? Non ! C’est une table de bricolage/correction à laquelle ma copine passe une bonne partie de ses soirées pendant que je prépare le souper/fais la vaiselle… On ne compte déjà plus le nombre de bâton de colle et de paquet de feuilles de papier construction et ça ne fait que commencer !
N’importe qui qui dit que les profs sont paresseux n’a aucune idée de la passion que ces gens y mettent, de la vocation qu’est l’enseignement.
vivianep
3 septembre 2010
09h09
Les conneries qu’on peut lire parfois… Jeanlhudon.
tipoporapido
3 septembre 2010
10h16
@gl000001….n’en déplaise à votre épouse, ici, dans ma région ça dure jusqu’en octobre et c’est la norme. Le jeux de chaise musical est très, très populaire, fouillez-moi pourquoi. Ça varie d’une C.S à l’autre j’imagine.
De toute façon on voit bien que vous n’avez qu’une seule source d’information…
@coco371 Je vous crois sur parole, ils bénévolent en masse les profs…ce sont des dévoués et des perfectionnistes, je le constate souvent.
irodier
3 septembre 2010
14h08
@coco371
Je suis tellement d’accord avec vous. Mes 2 parents et maintenant mon frère ont été/sont enseignants et je les ai vu travailler les soirs et les fins de semaine… justement pour préparer les activités, les cours, faire les corrections, offrir du rattrapage aux élèves qui en avaient besoin, répondre aux inquiétudes des parents. Ouf… pas toujours facile.
Chapeau à tous les enseignants. C’est une “job” titanesque que vous faites… pour un salaire ridicule.
Moi, je n’ai que des étoiles à vous donner, surtout dans les conditions dans lesquelles vous devez oeuvrer.
baps
3 septembre 2010
15h03
C’est vraiment drôle, il n’y a comme pas de demi mesure …
Un prof qui part durant une année scolaire (ou 2 mettons) , ca va , mais 5, 6 et même 9 ? Y’a vraiment quelqu’un qui trouve ca normal? Les enfants, ca vrai que ca s’adapte bien. Mais changez donc de patron jusqu’à 9 fois par année … On en jasera après.
jim777
4 septembre 2010
11h48
C’est pas juste un problême dans l’enseignement, c’est un problême dans toute la société Québécoise.
Ça s’ajoute à:
-ceux et celles qui déménagent chaque année,
-celles qui changent de “père” pour leurs enfants tous les 3 mois.
-ceux et celles qui mettent les employés au chômage pour faire plaisir aux actionnaires
-ceux et celles qui changent de job à tout bout de champ
-ceux et celles qui “flushent” leurs parents et amis comme on “flushe” un vieux kleenex après usage ?
-Ces ministres de ceci qui deviennent les ministres de cela lors du jeu de “chaises musicales” annuel au gouvernement
Avant on vivait sur la même terre ancestrale pendant des générations, tout le monde se connaissait au village, on était menuisier de père en fils, on était fière d’être mère de famille et une excellente cuisinière, on se mariait pour la vie, et les grand-parents avaient l’immense bonheur de servir de “garderie” et de faire partager leur immense expérience au lieu de se faire “parker” dans des résidences comme de vieilles autos dans une cour à scrap.
Je ne dis pas que ce mode de vie n’avait pas ses lacunes mais est-ce qu’on est vraiement plus heureux aujourd’hui ? Au nom d’un certain progrès ?
La société Québécoise n’a-t-elle pas jeté le bébé avec l’eau du bain (c’est le cas de le dire) lors de la “révolution tranquille” ?
Le groupe “Mes Aïeux” a écrit une chanson qui a beaucoup tourné à la radio: “Dégénération”.
Ça doit bien refléter une certaine réalité ?
ja33
6 septembre 2010
10h48
Ma 6e année et pas mal toutes mes années de niveau secondaire ont été ponctué d’une farandole de professeurs différents dans une ou plusieurs matière.
Étant dans un groupe enrichie, je n’ai pas eu tant de difficulté à m’adapter. Certain profs étaient moins intéressant ou même moins compétent que d’autre, mais grâce à ma facilité à l’école, je n’ai pas eu de problème.
Parfois c’était une joie d’avoir un nouveau prof, mais parfois c’était une grande déception. C’est pourquoi je peux comprendre la démotivation des élèves. Il est facile de vouloir tout abandonner quand on a l’impression que l’école ris de nous, que personne veut nous voir réussir et que carrément, on se fait niaiser par le système scolaire.
Facile de vouloir abandonner…
Jade
vivianep
7 septembre 2010
10h17
jim777, je suis tellement d’accord avec vous…
tarzile
7 septembre 2010
18h01
@vivianep : “On s’en fout des enfants, en réalité, au Québec.”
Je crois que oui. Malheureusement, vous avez raison.
pascale30
25 septembre 2010
08h17
Il y en avait des changements d’enseignants dans mon temps. Ce n’est pas nouveau. Toutefois, j’avoue que la poutine administrative ne sert pas toujours les intérêts des enfants… et des profs.
Les nombreux changements sont certes déplorables, mais nous n’avons pas de contrôle sur les congés de maladie des employés ni sur le fait qu’une enseignante souhaite avoir un enfant. Quant aux congés de maternité, j’ai toujours pensé qu’un an était peut-être exagéré… même si c’est agréable et très aidant. Toutefois, après avoir connu des enfants présentant un trouble de l’attachement, je réalise vraiment maintenant que la première année de vie d’un enfant est primordiale. De plus, c’est déjà un casse-tête trouver qui gardera nos enfants… surtout que de nombreux CPE ne les prennent pas avant 18 mois…
Les changements font aussi partie de la vie! Qui n’a jamais eu à s’adapter?
En tant que parent, nous nous devons d’accompagner nos enfants pour que cette adaptation se fasse le mieux possible. C’est difficile, mais nos craintes inquiètent nos enfants. Restons positifs. En espérant que les commissions scolaires dérogent parfois et cessent d’être constamment «by the book»…
@vivianep
Vous parlez de conscience professionnelle… Les enseignants qui se voient offrir un poste n’ont pas le choix d’accepter. Si je me mets en disponibilité pour une permanence, je dois obligatoirement accepter. Sinon? Radiation. Les enseignants sont plus victimes que l’on pense dans toute cette bureaucratie… C’est pourquoi certains préfèrent faire leur carrière en tant que personnel à contrat puisqu’ils ont alors plus de latitude… pour refuser de telles situations!
@jim777
Vous avez bien raison…
@jeanlhudon
Un prof qui travaille 50 heures? MOI!!!
Il y a des semaines plus petites que d’autres… mais je fais toujours plus que les heures reconnues et payées.
Hier, c’était une journée pédagogique. Je suis arrivée à l’école à 8h pour en repartir à 18h15. J’ai dîné à l’école de 11h45 à 12h15. Planification, correction, rangement de la classe, rencontre avec ma collègue de 3e année, rencontre avec la direction, achat de matériel, rencontre pour un comité… Une journée TRÈS chargée!
Cette semaine, j’ai travaillé à l’école tous les jours de 8h à 18h. Avec une période de dîner de 30 minutes, ça fait 9h30 de travail.
Pendant les périodes de spécialiste, je ne me tourne pas les pouces. Pendant les récréations, je travaille aussi. Je n’ai pas de pause. En arrivant à la maison, après la petite routine, je corrige des travaux.
J’en suis donc à 10 heures et plus par jour. Sans compter la fin de semaine.
Cette fin de semaine, j’ai aussi prévu travailler. Je suis debout depuis 6h. J’ai décidé de prendre une pause et je suis malheureusement tombée sur votre commentaire.
Pas étonnant que plusieurs profs décrochent!
Certains parlent sans rien connaître. Certains n’ont aucune reconnaissance envers cette profession. Qui êtes-vous pour juger? Avez-vous déjà été enseignant? Personnellement, je n’ai jamais travaillé dans la restauration, mais je suis capable d’imaginer que ce n’est pas un métier facile. Chaque métier a ses particularités, ses difficultés, mais on ne peut juger si on n’a jamais eu les pieds dedans.
J’en suis à ma 8e année en enseignement. Toujours pas de permanence. Je me promène d’une école à l’autre, d’un degré à l’autre. L’an dernier, je n’ai pu obtenir qu’un contrat de 3 jours par semaine. Le reste, je devais faire de la suppléance au jour le jour… en sachant le matin même dans quelle(s) école(s) je devais travailler pendant la journée.
En début de carrière, on n’a pas le choix de faire beaucoup d’heures. Je pourrais dormir à l’école et j’aurais toujours quelque chose à faire. Je le fais d’abord pour les enfants.
En finissant de travailler hier, j’ai discuté avec une collègue dans le stationnement… Elle a beaucoup plus d’expérience que moi, mais elle aussi travaille beaucoup.
Vous ne connaissez rien monsieur. Il faut le vivre pour le comprendre… ou avoir cette belle qualité : l’empathie.
Comme dans tout, il y a des incompétents. Comme dans tout, il y a des gens passionnés et professionnels.