C’est ce qui se dégage de ce très intéressant Portrait de famille, réalisé par ma collègue Sophie Allard, ce matin dans La Presse (et ne ratez pas le topo vidéo, très amusant et éclairant, d’Isabelle Audet): oui, les parents québécois en arrachent aujourd’hui, mais tous affirment aussi se sentir valorisés dans leur rôle de parent. Heureux, quoi. Qui dit mieux?
Il faut dire que s’il l’on fait certes moins d’enfants qu’avant (deux en moyenne, contre quatre dans les années 50), de nos jours, une majorité de parents travaillent. Résultat? La moitié d’entre nous (48%) trouve difficile la conciliation famille-travail. Tout particulièrement à Montréal. Plusieurs croient aussi qu’être parent est plus difficile aujourd’hui qu’avant. Mais malgré tout, les parents ici sondés trouvent la politique familiale du Québec plutôt bonne (à 65%) et presque tous (89%) trouvent valorisant d’être parent. Leur truc? Faute de temps, miser sur la qualité, plutôt que la quantité, du temps en famille, répondent-ils.
La journaliste a aussi interrogé un vaste éventail de personnalités québécoises, sur leur conception de la vie de famille, et surtout leur rôle en tant que parent. Être parent, pour Véronique Cloutier, Jacques Davidts, Helena Loureiro, Joël Legendre ou Gilles Julien, c’est ainsi rendre son enfant autonome, lui transmettre des valeurs, passer du temps significatif ensemble, accepter de ne pas être parfait, bref, aimer son enfant, tout simplement, tout en acceptant, aussi, de ne pas tout contrôler.
Ce qui ressort des témoignages? Oui, l’importance de la vie professionnelle des personnes interrogées, mais aussi, je dirais même surtout, la place centrale qu’occupent de nos jours les enfants dans nos vies. Et ça, à mon avis, c’est ce qui nous distingue clairement, des parents d’antan.
Vous reconnaissez-vous?
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ouate_de_phoque
13 janvier 2012
11h19
Oui je m’y reconnais. Sans généraliser, la différence avec les générations précédentes est sur le besoin des gens d’aujourd’hui de se réaliser autrement que par le travail (pour l’homme) et l’entretien ménager (pour les femems qui étaient souvent confinées à la maison).
Aujourd’hui les gens veulent réussir plusieurs aspects de leur vie personnelle et se réaliser comme père/mère, travailleur, époux/épouse, homme/femme, etc. Donc il faut réaliser beaucoup plus d’activités de nos jours qu’à l’époque. En plus, à Montréal, avec les difficultés du transport, on augmente le niveau de difficulté.
Bref, papa coach se reconnait bien.
weeza
13 janvier 2012
11h25
Une chance que c’est pour une bonne cause! Sinon, ce serait de la pure folie! ;)
Je pense que la grosse différence entre maintenant et il y a 50 ans, c’est qu’on se pose beaucoup plus de questions et on essaye de régler des problèmes alors qu’avant, on ne savait même pas qu’il y avait un problème.
J’ai deux filles qui ont marché à 19 mois, qui sont trop flexibles pour leur propre bien et qui sont toutes les deux nées avec un léger problème à la hanche. Sachant tout cela, et voulant le meilleurs pour mes filles, je cours d’un rendez-vous à l’autre: orthopédiste, pédiatre, physio. Il y a 50 ans, le problème de hanche n’aurait jamais été diagnostiqué… elles auraient marché tard point. Il y a des enfants qui marchent plus tard que d’autres. À 30 ou 40 ans elles auraient probablement commencé à faire de l’arthrite et de l’arthrose dans la hanche sans qu’on sache trop pourquoi… un peu jeune pour ce genre de problème, mais ça arrive des fois.
Avant, un enfant difficile était un enfant difficile. Un enfant turbulent était un enfant turbulent. Maintenant, on parle de trouble envahissant du développement, d’hyperactivité, de déficit de l’attention, etc. L’enfant est suivi par divers spécialistes. Avant, un enfant qui n’était pas bon à l’école était juste “pas bon à l’école”. Maintenant, on parle de dyslexie, de dysorthographie, de dyscalculie. On fait tout ce qui est en notre pouvoir pour que notre enfant, peu importe les troubles qu’il a, se développe à son plein potentiel, en conservant son estime de soi. C’est merveilleux. C’est une très bonne cause. Mais ça ajoute à la tâche de bien des parents d’aujourd’hui. Aucun parent qui se respecte ne laisserait son garçon qui est nul à l’école arrêter ses études après la 4e année du primaire et aller bucher dans le bois avec son père. ;) Pourtant, c’est ce que ma grand-maman a fait avec mon oncle et elle n’en éprouve ni honte ni gêne. “Il se rendait utile et il était bien plus heureux dans le bois avec son père que sur les bancs d’école”.
Et comme si ce n’était pas assez, on veut aussi que nos enfants mangent sainement (pas seulement à leur faim), fassent du sport, et soient exposés à différentes expériences culturelles et artistiques.
Alors oui, on court. Peut-être trop des fois. Mais oui, c’est pour une bonne cause. Et oui, c’est valorisant de voir son enfant grandir heureux et confiant, de s’accomplir et de devenir un peu plus autonome chaque jour.
monito@
13 janvier 2012
11h53
Trés difficle dans le contexte d’aujourd’hui d’élever des enfants….surtout avec les services de l’État qui nous mettent constamment les bâtons dans les roues parce qu’ils veulent notre bien$.
Moi j’adoré mon expérience d’élever 4 enfants malgré les embûches que l’État à mis à travers mon chemin …sans tâche jusque là!
Ce qui m’a répugné le plus c’est de la façon que l’État et ses services sexistes m’ont traiter lors de mes 2 divorces…d’ailleur dans le 2ieme, j’ai eu à faire face à une meutes enragées regroupées et subventionnées ,
La meute enragée à tout fait pour m’arracher mes enfants, sous de fausses représentations et en commettant des actes criminelles …4 ans d’enfer et de perte de temps et ce tout en m’occupant de mes enfants.dont je manquais déja de temps…….et c’est ça le Québec en matière familiale et de justice%$%$….A noter que la DPJ n’est pas en cause!
Si je reviens à la question posée : Est-ce que je me sens valorisé en tant que parent! Et bien pas du tout ,même que l’état traite certains parents comme de la merde! .
L’enquête bidon sur les drames familiaux de M.Bolduc dévoilera t-elle la supercherie qui dure depuis des décennies. A quand des mesures pour les faussaires!
Heureusement j’ai conservé la garde de mes 3 enfants et j’attends que justice soit rendu dans mon dossier! Mais tout le monde se cachent comme des lâches. 4 ans d’attente et la meute ne veut pas venir témoigner!
Je suis de sexe masculin! Vive le Québec!
noirod
13 janvier 2012
12h36
Moi j`ai un bémol à mettre par rapport à ces études. Faut pas m`en vouloir car mes opinions sont teintées d`un peu d`amertume causée par ma vie de famille éclatée que j`aurais voulue autrement…
Les conclusions de ces études peuvent difficilement être autres car elles sont faites à partir,pour et par des adultes. Nos éponges elles, vont endurer ce que nous voudrons bien leur faire vivre. Or s`ils avaient la maturité et la perspective nécéssaire pour s`exprimer comme des adultes, qu`en diraient les enfants ?
Pas certain moi que les résultats sont si réconfortants qu`on veut bien se le faire croire. Les enfants aujourd`hui sont placés devant des situations et des réalités qu` ils ne devraient pas avoir à affronter tout cela pour permettre aux parents de mieux s`épanouir. Je sais fort bien que notre comportement est aussi généré par la nécéssité de rejoindre les deux bouts et cette réalité ne demande pas les mêmes sacrifices . Combien de fois réalisons nous que nous ne laissons pas les enfants être des enfants ?
Je pense toutefois sans tomber dans des comparatifs matériels hors contexte d`une autre époque que nous faisons le choix d`en mettre plus entre les mains des enfants pour satisfaire notre désir adulte de s`accomplir et d`acquérir ce que nous jugeons nécéssaire et indispensable et ce, sans égard au fait que les enfants n`en demandent pas tant et que pour eux seule la présence des parents est primordiale.
Puisque ce sont des choix que les adultes font alors qu`ils préferent consciemment mettre leurs besoins devant ceux des enfants, ils n`iront pas répondre dans la négative à une enquête sur leur petit bonheur hein ?
Bonne journée !
daldan
13 janvier 2012
12h36
Je me reconnais beaucoup dans l’étude. Je suis aussi d’accord avec le commentaire de weeza. La seule chose qui m’étonne dans l’étude c’est que la consolidation travail-famille plus difficile quand on est montréalais. Je suis très surprise, car je trouve tellement, en tant que montréalaise, que je l’ai plus facile que mes collègues de la banlieue. Les activités proches, le réveil de la maisonnée a 7am. Hier tout le monde autour de la table a 17:45, alors qu’au bureau j’entends les gens dire qu’ils ont eu 3 heures de voyagement pour rentrer (ceux qui sont rentrés ce matin, car beaucoup d’absents !) . L’autonomie des ados avec le transport en commun. Le choix d’école. Honnêtement, je trouve tellement ça plus facile. Vraiment je ne comprend pas pourquoi c’est plus dur en ville, mystère.
ouate_de_phoque
13 janvier 2012
14h34
@daldan
Moi j’ai interprété “Montréal” comme “la grande région de Montréal”. Sinon, effectivement, l’étude perdrait une partie de son sens.
gebgeb
13 janvier 2012
20h04
Je suis bien d’accord avec noirod. C’est une étude d’adultes sur le bonheur des adultes, avec des réponses d’adultes. Il est certain qu’ils vont justifier leur choix!
Personnellement, je considère qu’on exclue beaucoup les enfants de notre vie mais qu’on s’en déculpabilise en leur consacrant quelques heures par mois de temps de qualité. Le reste du temps, ils sont avec des éducatrices.
philippehemond
14 janvier 2012
10h48
J’ai un jour fait le choix des enfants. Un choix impliquant un parcours professionnel banal malgré dix années d’université. Et même là, avec un mélange de garde partagée et de garde exclusive, j’ai couru, couru, couru. Et je ne regrette rien. J’aurais pu choisir de donner ce fameux temps de qualité à mes enfants. Une façon polie de dire : vous ne me verrez pas, mais en échange vous ferez du ski tout l’hiver et un voyage en Europe par année. j’ai plutôt fait le pari que les enfants ont aussi besoin besoin de temps banal : bavarder en faisant la vaisselle, écouter avec eux une mauvaise émission de télé, les aider à faire leurs devoirs…
Au final, je n’ai pas eu la carrière que j’aurais pu avoir, mais je suis plutôt satisfait de ma vie. Et je crois que j’aurai fait de mes enfants des gens bien.
rg8487
14 janvier 2012
11h50
Je crois que la notion de “parents” a beaucoup évolué au fil des ans. La notion de culpabilité, la notion qu’il faut minimiser le temps que nos enfants passent en service de garde et maximiser notre temps de “qualité” avec eux est somme toute récente.
Jadis, quand les femmes avaient 10 enfants, elles ne passaient pas de temps de “qualité” avec aucun d’entre-eux! Elles passaient du temps avec eux dans le sens où elles étaient physiquement présente à la maison, mais elles étaient occupées à une multitude de tâches, les enfants, ils jouaient seuls, dehors sans trop grande supervision.
La vérité est que les femmes ont toujours travaillé. Certes, il ne s’agissait pas d’un travail rémunéré, mais de toutes époques les femmes ont eu un boulot autre que “d’éduquer” les enfants et les “stimuler”. Les femmes s’occupaient de l’immense jardin, de cuisiner pour 12, de faire les conserves et les réserves pour l’hiver, des comptes familiaux, des courses (pas une mince tâche à l’époque). Si le mari possédait un commerce, elles y travaillaient et le géraient en partie. Bref, il n’est jamais eu une époque où les femmes passaient leurs journées à s’occuper de leur enfant. Jamais.
Le concept de femmes à la maison versus femmes au travail est nouveau. Le concept que les enfants ont besoin de temps de “qualité” avec leurs parents, un à un est nouveau. Le concept que les femmes dédient plusieurs années à s’occuper exclusivement des enfants est un luxe que seul notre riche époque peut se permettre. Certes, il y a bien la cuisine, le ménage et le lavage, mais ces tâches ne sont plus ce qu’elles étaient. Garder une maison propre, laver le linge et cuisinier en 2012 n’est un travail de même envergure qu’il n’a pu l’être en 1912 alors que la plupart des familles n’avait pas l’électricité et l’eau courante.
Donc, oui aujourd’hui la vie est plus difficile pour les parents, mais c’est pcq les standards sont très élevés. En tant que parent nous devons tellement en faire qu’il est normal de se sentir rapidement dépassé.
Pour moi, en tant que parent, je me dis qu’il faut respirer et prendre ça relax. Si les enfants avaient réellement besoin d’autant de stimulation et de temps exclusif avec leurs parents, alors il y a belle lurette que la race humaine se serait éteinte. Je ne dis pas qu’il faut ignorer nos enfants, je dis seulement qu’il ne faut pas dramatiser avec le fameux “temps” de qualité ou pas et les “garderies”.
menoplz
16 janvier 2012
10h17
Être parent c’est facil. Le devenir pour certains, c’est une autre paire de manche; A montréal c’est plus difficil de devenir parents que d’être parent.
weeza
16 janvier 2012
11h33
“J’aurais pu choisir de donner ce fameux temps de qualité à mes enfants. Une façon polie de dire : vous ne me verrez pas, mais en échange vous ferez du ski tout l’hiver et un voyage en Europe par année.”
Pourquoi est-ce qu’il faut toujours passer d’un cliché à un autre??? Comme si tous les parents qui travaillent ne voyaient jamais leurs enfants et se déculpabilisaient en leur offrant des expériences coûteuses. Voyons donc! Mes parents travaillaient. J’allais à la garderie puis ensuite à l’école, eux travaillaient. Je faisais pleins de trucs sympas avec mes parents. On allait à la pêche, on faisait du camping… mais aussi on écoutait la télé, on jouait aux cartes, on cuisinait en famille, on travaillait en famille. Je garde un super bon souvenir de mon enfance et j’ai une très belle relation avec ma mère (mon père est décédé). Pourquoi dès qu’on parle de temps de qualité c’est automatiquement comme si on parlait de 5 minutes par jour ou d’un voyage d’une semaine par année? Il faut être de mauvaise foi pour penser que tous les parents qui emmènent leurs enfants faire du ski la fin de semaine le font pour se débarrasser d’eux le reste du temps!
larousse_estdouce
16 janvier 2012
11h47
@ weeza: +1
Non seulement c’est d’un cliché à l’autre, mais c’est d’un extrême à l’autre.
menoplz
16 janvier 2012
13h12
@philippehemond
Surtout, ne dites pas à vos enfants ce que vous venez d’écrire comme commentaire, ni à votre employeur…
Il est possible d’avoir une carrière intéressante tout en concilliant le temps alloué à la famille et au travail; faut juste savoir choisir ses combats, aux moments oppurtuns.
jeanfrancoiscouture
16 janvier 2012
23h13
…@menoplz,16 janvier 2012,13h12:«@philippehemond.Surtout, ne dites pas à vos enfants ce que vous venez d’écrire comme commentaire, ni à votre employeur…»
+++++
Mais au contraire. Pourquoi pas? Parce qu’il y a des décisions qui ont entrainé des conséquences? Justement, des fois il y a des choses que leurs parents ont faites qu’il est bon que leurs enfants sachent.
Quant aux employeurs, surtout les gros, ils sont toujours prêts à vous montrer la porte pour assurer un meilleur rendement aux actionnaires (et un plus gros bonus au PDG), alors, dans la mesure où vous leur en avez donné pour leur argent, vous pensez vraiment que ça les préoccupe? Pour plus de sûreté, vous pouvez toujours attendre d’être à la retraite pour le dire publiquement, des fois que certains pourraient mal le prendre.
menoplz
17 janvier 2012
11h05
@jeanfrancoiscouture
Est-ce qu’on attribue nos réussites à nos enfants?…
Alors pourquoi attribuer nos défaites?
Si mes enfants décident de devenir des mécaniciens d’automobile dans un petit garage 2 portes, au lieu de devenir PDG d’une firme de génie conseil, est-ce que je vais leur dire qu’ils occupent une place banale dans la société?
Peu importe l’ampleur de notre contribution dans la société, si on le fait avec cœur, c’est loin d’être banale.
Et pour répondre à votre question “vous pensez vraiment que ça les préoccupe?” je crois sincèrement que oui.
jeanfrancoiscouture
17 janvier 2012
13h22
@menoplz,17 janvier 2012,11h05: «Si mes enfants décident de devenir des mécaniciens d’automobile dans un petit garage 2 portes, au lieu de devenir PDG d’une firme de génie conseil, est-ce que je vais leur dire qu’ils occupent une place banale dans la société? »
+++++
Vous tombez bien avec votre exemple. C’est ce que fut mon paternel: Un petit proprio d’un garage de campagne à deux portes. Et je n’ai jamais eu honte de lui, sous aucune considération.
Et même si je n’ai pas pris la relève,(je n’avais pas le quart de son talent en mécanique) j’ai conservé tout le respect dû aux artisans (Mécaniciens, maçons, menuisiers, plombiers, etc) sans lesquels nos vies seraient pas mal plus compliquées. Et ça n’est pas moi aui ai choisi l’orientation de mon fils. L’important c’était qu’il y soit heureux et il l’est. Et j’en suis à la fois heureux et fier.
Quant à ce que nos enfants sachent ce que leurs parents ont fait pour eux, je persiste à penser qu’il n’y a rien de mal à ça. Je sais ce que les miens ont fait pour leur trois rejetons et c’est bien correct comme ça.
Quant à votre dernière affirmation sur la préoccupation des gros employeurs face à leur main d’oeuvre, si vous suivez l’actualité par les temps qui courent, il me semble qu’il y a suffisamment d’exemples récents qui démontrent le contraire.
Acceptez mes salutations et merci pour le ton que vous utilisez pour faire valoir votre point de vue. Il y en a plusieurs sur les blogues qui devraient vous imiter.
philippehemond
17 janvier 2012
21h35
Menopiz,
Je n’ai pas sacrifié ma carrière… j’ai choisi mes enfants. Cela ne signifie pas que je n’ai pas de carrière du tout. Cela signifie simplement que j’aurais probablement pu aller beaucoup plus loin professionnellement, devenir un patron plutôt que de rester subalterne. Notez bien que je ne me sacrifie pas, bien au contraire puisque j’ai mis coeur et énergie dans ce qui m’apporte le plus de satisfaction.