Silvia Galipeau
Voici le livre QUE je te parlais depuis si longtemps. Ouille. Moins d’un futur enseignant sur deux est capable de reconnaître ce genre de faute. Re ouille. Résultat: plusieurs futurs profs sont suspendus, nous apprend la collègue Marie Allard ce matin.
Or ça ne se bouscule pas aux portes pour devenir prof au Québec. Et l’implantation d’un nouveau test national de français, obligatoire à partir de cet automne, certes louable, fait craindre le pire: qui enseignera à nos enfants, si les profs manquent à l’appel?
Bonne idée, certes, de vouloir relever le niveau de français des futurs profs. Mais je m’interroge. Sont-ils eux-mêmes suffisamment bien formés ? Le commentaire de l’un d’eux laisse croire que non:
«L’Université ne nous a pas fourni de guide ou d’outil avant l’examen», a indiqué Maxime Duranleau, de l’Université de Sherbrooke, où ces tests de français sont déjà en vigueur. Ce dernier a échoué et se retrouve du coup suspendu du programme.
À qui la faute?

























guylaine101
21 Septembre 2009
10h46
Moi, à ce Maxime Duranleau, je dirais : « Pourquoi auriez-vous besoin d’un guide ou d’un outil quelconque pour vous préparer à un examen de français? »
Rendu à l’université, on s’attend à ce que les étudiants sachent parler et écrire français, non? Pas besoin de leur tenir la main et de leur dire qu’ils vont être évalués sur la matière des pages 10 à 20. Vous allez être évalués sur le français. Point.
Franchement.
Je suis dure? Intransigeante? Je sais. ;-)
bullwatcher
21 Septembre 2009
10h57
C’est simple. Donnez un bon salaire aux enseignants, et les gens intelligents s’intéresseront à cet emploi.
etrusque
21 Septembre 2009
10h59
“L’Université ne nous a pas fourni les réponses avant l’examen!”
Dans l’énoncé “maîtrise de la langue française”, il y a le mot “maîtrise”. On s’attend de quelqu’un qui maîtrise un domaine ou une compétence qu’il le fasse en toute circonstance, sans préavis.
Et à ceux qui cherchent un “guide ou un outil” avant l’examen, je recommande un bon vieux Bescherelle…
weeza
21 Septembre 2009
11h00
Au lieu de les suspendre, est-ce qu’on ne pourrait pas leur faire suivre des cours de français additionnels? Tu peux te reprendre en 2010, mais d’ici-là tu dois suivre des cours de français en plus des cours de ton programme. Pas des cours visant à préparer l’étudiant à passer le test, parce qu’on s’entend que ce sera tout oublié une fois le diplôme obtenu, mais plutôt pour vraiment augmenter le niveau de son français. Pour le reste de sa carrière.
Et pas besoin que les cours de français de rattrapage se fassent à l’université. Si c’est de la matière du secondaire ou du cégep que l’étudiant ne maîtrise toujours pas rendu à l’université, je ne vois pas de problème à ce que l’étudiant retourne au secondaire ou au cégep pour reprendre cette matière. Mettons que c’est probablement moins cher de faire un cours d’éducation aux adultes dans une polyvalente qu’un cours à l’université.
Par contre, je dois avouer que le commentaire de l’étudiant en question ne m’impressionne pas trop. “C’est pas de ma faute si je suis pourri en français… c’est de la faute de l’université qui met la barre trop haute et qui ne nous prépare pas assez à l’examen”. Il a échoué ce genre de test plusieurs fois, donc il était conscient qu’il avait un problème… quand est-ce qu’il avait l’intention de se prendre en main et de travailler sur son français? Il me semble que quand tu aspires à devenir prof, c’est la base. Mettons que je n’ai pas pitié. Comment on gage que ce jeune-là ne fini pas ses études et qu’il blâme l’Université de Sherbrooke pour son manque de diplôme le reste de sa vie?
marc32m
21 Septembre 2009
11h06
“Voici le livre QUE je te parlais depuis si longtemps. Ouille. Moins d’un futur enseignant sur deux est capable de reconnaître ce genre de faute”
Je suis désolé mais votre analyse est complètement fausse: nous savons que 50% des candidats n’ont pas obtenu la note de passage ce qui ne veut pas dire qu’ils ont réussi moins que la moitié des questions.
Je sais que la note de passage était de 80% l’année dernière pour ce test. Si la note est la même cette année, cela vaut donc dire que 50% d’entre eux ont eu moins que 80%….ce n’est pas le Pérou mais c’est quand même moins dramatique!
Caro1331
21 Septembre 2009
11h07
L’année où j’ai fait le test de français, j’ai eu 73 % et il fallait 75 % pour passer. Ce qui m’a fait couler c’est qu’il y avait une section d’une dizaine de questions (p-e entre 7 et 10) qui étaient dans le genre “que veut dire le mot X” avec quatre choix possibles. Je suis désolée mais moi j’en connaissais pas un! Donc j’ai choisi au hasard. On est des futurs profs de français pas des dictionnaires!
veromaxan
21 Septembre 2009
11h12
Je suis moi-même enseignante de littérature au collégial. Quand j’ai entendu l’enseignante de mon fils dire qu’elle avait “acquéri” son expérience avec les plus vieux avant d’enseigner en première année, je n’ai pu m’empêcher d’être un peu inquiète. Pure déformation professionnelle, sûrement…
michele32
21 Septembre 2009
11h15
La faute au système scolaire primaire et secondaire qui a une méthode d’enseignement du français déficiente depuis plusieurs années. Comment expliquer que des professeurs qui avaient un excellent français parlé et écrit n’ont pas été capables de transmettre leurs connaissances à cette autre génération de professeurs.
Ce n’est pas au niveau post-secondaire qu’il faut corriger et vérifier. C’est au niveau primaire et secondaire.
guylaine101
21 Septembre 2009
11h18
@weeza
Oui, ça fait assez minable comme prétexte. Le genre de personne qui blâme ses échecs sur “les circonstances”. Tout le monde peut s’améliorer.
ouch
21 Septembre 2009
11h19
Un peu de pitié ! Ceuzes qui ont coulés manquent un peu d’instruizance.
shipshaw
21 Septembre 2009
11h19
Quand un jeune est rendu à l’université, il a fait le primaire, le secondaire et le CEGEP. Il a eu des cours de français à tous les niveaux, alors dites-moi donc pourquoi il ne peut pas écrire correctement le français? À force de niveler par le bas, c’est le résultat qu’on obtient. La lacune ne vient pas de l’université qui place la barre trop haute, elle vient des niveaux précédents qui la placent trop basse. C’est renversant de réaliser à quel point les jeunes d’aujourd’hui ne savent plus écrire correctement. Si vous lisiez des dossiers remplis par des infirmières, vous tomberiez en bas de votre chaise. Certaines écrivent tout simplement au son, ne sont pas capables de faire des phrases structurées, la syntaxe fait défaut, c’est hallucinant, mais surtout désolant. Ce n’est pas juste pour les futurs enseignants qu’il devrait y avoir des tests de français de niveau universitaire mais pour tout(e) étudiant(e) qui veut accéder à un niveau supérieur d’enseignement. Nous sommes en train de perdre notre langue, il faudrait y voir avant qu’il ne soit trop tard.
zaphod
21 Septembre 2009
11h21
Hum!
Mes amis qui étaient doués en français à 18 ans le sont demeurés. Ceux qui ne l’étaient pas n’ont pas amélioré leur sort même en 10 ans. Je ne crois pas que l’université est mandatée pour enseigner le français aux futurs enseignants.
Conséquemment, faire passer un test de français à la fin des études universitaires, c’est juste trop tard. Chez les futurs dentistes, on fait passer un test d’habiletés manuelles AVANT l’admission, pas à la fin des études. L’université ne transformera aucun apendice d’une “main pleines de pouces”. Idem pour le français.
D’un autre côté, il faut accepter une partie des problèmes. Si on recule au temps de l’Empire grec, l’enseignement était réservé à l’ÉLITE intellectuelle, tant du côté des enseignants que des élèves. De nos jours, l’enseignement s’est démocratisé. C’est pour tous. Et c’est très bien ainsi. Mais qui dit “pour tous” dit aussi “à tous les niveaux”. C’est pas parce que tout le monde va à l’école que tout le monde est habile en français.
Quand donc accepterons-nous que le français, c’est comme le sport, la mécanique, l’informatique, la géométrie, la musique. Personne ne s’attend à ce que 100% de la population performe en mécanique, en sport, en informatique. On se dit: tiens, lui il est doué en … Lui en … Moi en … mais pas en … Et si on mettait le français dans le pile?
J’ai connu une enseignante très douée en français, mais elle mettais des médailles de St-Joseph dans ses armoire de cuisine pour éloigner les fourmis. Cette personne enseignait aussi LES SCIENCES!!!
lawyer99
21 Septembre 2009
11h24
Bonjour,
Avant de critiquer, est-ce que vous avez lu le test? Pour ma part, j’ai réussi le test SEL ( service d’évaluation linguistique) de la TELUQ pour continuer mon cheminement. C’est un test difficile, car ce sont souvent des exceptions ou des particularités de la langue française qui sont évaluées. Cela ne représente aucunement la réalité quotidienne des enseignants.
À qui la faute?
Au concept d’apprentissage par projet et par évaluation des compétences au primaire ( réforme Marois au début des années 2000). Les élèves au primaire apprennent par concept, par image. La langue française, c’est une structure ( un sujet, un verbe et un complément). Cette structure doit être maîtrisée avant de commencer à analyser des textes.
Présentement, nous demandons aux enfants de comprendre un texte, d’écrire un texte et de l’analyser, sans même vérifier s’ils maîtrisent la structure de base d’une phrase.
Est-ce que vous pouvez m’expliquer pourquoi ma tante de 60 ans ne fait aucune faute et elle possède d’une dixième année?
Au lieu de lui apprendre des concepts béhavioristes dictés par le MELS, son enseignante lui a enseigné la grammaire et l’orthographe d’usage.
loubia
21 Septembre 2009
11h28
Je cherche la logique là-dedans. On apprend à lire et à écrire au son. On fait passer au niveau suivant des jeunes qui auraient dû doubler leur année.
On s’attend à quoi?
Je cherche aussi à comprendre: pourquoi un prof d’anglais, d’arts plastiques ou de trigonométrie aurait-il besoin d’écrire un français parfait? On leur flanque “la nouvelle ortografe” dans les dents, “ortografe” qui pour plusieurs est un autre bel exemple de nivellement par le bas, et arrangez-vous avec ça!
On veut quoi au juste?
Qu’un prof de FRANÇAIS soit obligé de parler et d’écrire le français de façon impeccable, soit. Quoique je me souviens d’en avoir eu qui parlaient plutôt un québécois bon teint mais qui ont tout de même eu à coeur de m’inculquer des notions de grammaire, de me faire faire des tonnes de dictées et de l’analyse de texte à en avoir la tête qui tourne.
Est-ce que le système d’éducation va redevenir logique un jour? On “instruit” des illettrés et on s’attend à ce que la science infuse leur tombe dessus une fois sur le marché du travail.
Madame Courchesne, réveillez-vous!
guylaine101
21 Septembre 2009
11h29
@veromaxan
Moi aussi je travaille avec les mots et les idées, et je trouve ces choses vraiment agaçantes.
Mais je ne blâmerais pas seulement les enseignants. C’est une affaire de société aussi : les ordinateurs, Internet, les SMS, la rapidité de la vie moderne, les gens ne lisent plus… Personnellement, ce n’est pas l’école qui m’a vraiment montré la syntaxe et l’orthographe. C’est que je lis tellement (je dévore tout), que ça fait comme “partie de moi”.
Les enseignants ne peuvent pas tout faire. On peut amener le cheval à l’eau, mais on ne peut l’obliger à boire.
ptitnouveau
21 Septembre 2009
11h30
À l’université, certains profs, des PHD, ne corrigaient pas les fautes d’ortographe car eux-même truffaient leurs textes d’erreurs de syntaxe et d’ortographe. Est-ce si troublant quand on lit des propos comme ceux-ci?
38 % d’adultes illettrés au Québec en 1994 (50% en 2003) source: hyperlien
Un jeune Québécois sur trois est illettré (ça vient de l’UdeM)
source: hyperlien
melanie-fortier
21 Septembre 2009
11h30
Étudiante de deuxième année en enseignement primaire ayant passé ce fameux test samedi dernier, je peux parler en pleine connaissance de cause…
Je tiens à préciser que, comme le mentionne caro1331, près de 15 questions sur soixante nous demandaient de donner la définition de mots, d’expression et d’affixes… Savez-vous vraiment ce que signifie le suffixe -èdre dans les mots polyèdre et hexaèdre? Et si vous rencontriez cette difficulté, vous utiliseriez un outil pour répondre à vos interrogations, stratégie que nous enseignons justement aux enfants… Nous ne parlons pas ici de règles de grammaire, mais plutôt de connaître des définitions par coeur…
Et je tiens aussi à dire qu’il faudrait peut-être attendre que les résultats du test soient connus, au lieu de se baser sur une simulation du test à laquelle seulement 40 étudiants ont participé, avant de sauter aux conclusions :
« C’est pire avec le nouveau Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFEE). Une quarantaine d’étudiants se sont portés volontaires pour le passer en novembre dernier à l’Université Laval. ’’Nous ne vous cacherons pas que les résultats ont été très décevants, moins de 50% de réussite.’’ >>
Évitons de généraliser et de lire les statistiques hors de leur contexte!
Mélanie
natty
21 Septembre 2009
11h31
Il faut se poser une autre question. Un enseignant n’a-t-il pas droit à des outils pour guider les élèves ou doit-il savoir sur le bout de ses doigts l’ensemble des exceptions de la langue française? Est-ce qu’un étudiant arrivé à l’Université a eu le temps de voir et de mémoriser toutes les règles de français, les anglicismes, les définitions de l’ensemble des préfixes et suffixes que l’on peut retrouver dans le dictionnaire, les exceptions reliées à l’utilisation du pluriel ou à certains verbes qui s’accordent d’une façon particulière ou qui changent de forme ( on enlève l’accent, on l’ajoute, on double une lettre, etc.) selon le temps auquel ils sont employés, les règles qui justifient l’emploi du pronom relatif dans une phrase à la structure particulière, etc. ? Je comprends qu’on demande aux enseignants d’être des modèles pour les enfants, et qu’en tant que modèles, ils puissent avoir une bonne connaissance de la langue française, mais qu’on les évalue sur toutes les particularités de la langue française, sans qu’ils aient droit à des outils qu’ils pourront pourtant utiliser jour après jour en classe pour répondre à leurs incertitudes et aux questions des élèves c’est, selon moi, trop en demander. De plus, quel élève demandera à son enseignant de répondre dans la seconde qui suit à la question: « Si j’écris: des personnes haut placées, est-ce que haut doit prendre un e puisque pesonne est féminin et comment dois-je accorder placé?» Bref, je trouve que juger les étudiants en enseignement selon les résultats du TECFÉE, c’est vite juger. Pour terminer, est-ce qu’on doit juger un enseignant à sa connaissance du français ou à sa pédagogie?
Natacha (étudiante en éducation)
serge74
21 Septembre 2009
11h32
Je pense que les nouvelles technologies ont une part du blâme. Les jeunes passent leur temps à envoyer des textos et ‘chatter’ sur internet. Et ils écrivent au son donc développent de mauvaises habitudes. Une part du blâme aussi aux parents qui paient des cellulaires à leurs ados. Complètement ridicule. Pour la sécurité qu’ils disent. Ben oui, on était tellement en danger nous dans le temps sans cellulaire. Quand je vois des enfants de 9-10 ans avec un cellulaire je me dis que certains parents mérient une greffe de jugement.
2e point. Vous dites que les profs manquent à l’appel. Normal, on les écoeure les premières années de leurs carrières. 3-4 matières, 10 ans avant d’avoir un poste. Souvent peu de soutien de la direction et encore moins des parents qui défendent leurs enfants. C’est normal, c’est eux qui les ont élevés (ou non selon les cas) donc ils sont très sensibles à la critique envers leurs enfants
. Bref, une profession vraiment pas valorisée, je comprends pourquoi de moins en moins de jeunes se dirigent vers ce domaine.
merchillio
21 Septembre 2009
11h33
La répression n’est pas la solution, au lieu de les suspendre, ils devraient leur donner les cours qui leur manquent. Tu coules l’examen? 1 an de plus de cours de francais! pas compliqué. En même temps, il faut retourner plus loin en arrière et améliorer la qualité des cours de français dès le primaire!
jazzie
21 Septembre 2009
11h34
À qui la faute? À tous ceux qui ne font pas l’effort d’ouvrir un dictionnaire, qui ne font pas l’effort de se poser les questions de base lorsqu’ils écrivent afin de développer des réflexes d’écriture.
Il faudrait aussi voir depuis quand on laisse enseigner des gens qui ont des lacunes énormes en français, et par conséquent incapables d’aider adéquatement les élèves.
Comme dans n’importe quel autre domaine, un bon français requiert un “entraînement” régulier, soit un minimum de lecture et d’écriture.
Dans la société, tous n’ont pas à avoir un français irréprochable, mais quand on aspire à enseigner, ça m’apparaît définitivement comme un pré-requis.
J’applaudis fortement l’arrivée d’un tel contrôle. J’ai étudié 3 ans au baccalauréat en enseignement secondaire (BES) afin d’enseigner le français, et je n’en revenais tout simplement pas de voir des collègues qui, à leur 3e année sur les 4 requises, n’arrivaient pas encore à envoyer un courriel de trois lignes sans faire d’erreurs.
Et pour la “préparation” que nécessiterait un tel examen, on repassera! On y demande simplement de tout: orthographe, syntaxe, genre, classes de mots, ponctuation, etc.
Je me souviens avoir passé un examen d’entrée au BES pour évaluer nos compétences en français. J’avais passé la semaine précédente à faire des boîtes et, le matin de l’examen, je m’étais levé à 4:30 am pour déménager. J’étais arrivé à l’université crevé.
J’ai aussi le souvenir qu’en sortant, j’étais insulté d’une telle perte de temps: l’examen m’avait semblé si banal, si “basic”, que je ne pouvais pas m’imaginer qu’il s’agissait d’un examen de niveau universitaire.
Pire, dans les mois suivants, j’allais être sidéré de découvrir combien d’étudiants, qui aspiraient pourtant à enseigner le français, devaient prendre 1 cours de rattrapage ([60% à 74%]), et parfois même 2 cours (59% et - ).
Et par “cours de rattrapage”, selon plusieurs témoignages de collègues ayant suivi ces cours, il faudrait davantage parler “d’acte de présence”.
Si on avait été honnêtes et cohérents, on aurait fait passer l’examen à nouveau à ces étudiants afin de voir s’ils avaient vraiment progressé suite à ces “cours de rattrapage”…
En somme, cette nouvelle ne m’étonne pas beaucoup. Je suis cependant fort attristé de voir que la situation ne s’améliore pas. :(
minotte
21 Septembre 2009
11h34
«L’Université ne nous a pas fourni de guide ou d’outil avant l’examen»
Franchement ! Un futur professeur devrait obligatoirement avoir une grammaire dans sa bibliothèque non ?
Le métier de professeur devrait être revalorisé au Québec. Les enseignants devraient au moins gagner ce que gagnent les médecins de famille. Ce qu’ils font est primordial pour notre avenir ! Les Facultés d’éducation ne devraient admettre que les meilleurs candidats, leurs programmes devraient être parmi les plus contingentés. On est bien loin de là : tout le monde sait que ces facultés accueillent les candidats les plus faibles venant du CEGEP.
Que voulez-vous : au Québec, on a décidé que la santé prime avant tout. Un remplacement de la hanche est possible pour pépé qui a 95 ans mais les enfants sont confiés à des ignares.
guylaine101
21 Septembre 2009
11h37
@zaphod
Vous dites :
“Quand donc accepterons-nous que le français, c’est comme le sport, la mécanique, l’informatique, la géométrie, la musique. Personne ne s’attend à ce que 100% de la population performe en mécanique, en sport, en informatique. On se dit: tiens, lui il est doué en … Lui en … Moi en … mais pas en … Et si on mettait le français dans le pile?”
Pas d’accord. On peut être poche en algèbre ou en musique et cela ne dérange rien dans la vie. Mais le français chapeaute tout : il sert à exprimer les notions dans tous les domaines : la math, la mécanique, l’informatique, l’ingénierie… etc. etc.
Le français (la langue) est nécessaire, plus que tous les autres. Ce n’est pas qu’un aspect parmi d’autres.
ptitnouveau
21 Septembre 2009
11h37
@ ouch
Ceuze là qui cool leur courre, c’est parce qu’y jousent trop pis y’étudisse pa assé. Moi, j’fais sur de faire étuzier mais enfant. ;-)
@shipshaw
Dans certains de mes cours, des étudiants ont menacé de boycotter la remise des travaux si les fautes devaient leur coûter des points…
ManthaLo
21 Septembre 2009
11h38
À Maxime Duranleau, j’aurais répondu la même chose que Guylaine101.
Pourquoi ne pas faire passer ce test dès la demande d’admission, comme c’est le cas pour les admissions aux programmes de traduction?
Je ne comprends pas comment on peut vouloir devenir prof quand on ne maîtrise pas la langue dans laquelle on devra enseigner. Ça me dépasse!
La faute au système scolaire… il a bon dos le système scolaire, tiens! Il n’est pas parfait, je suis d’accord, mais quand on est à l’université et qu’on aspire à une profession qui demande la maîtrise d’une langue, on se prend en main, on travaille, on réussit.
germanicus
21 Septembre 2009
11h42
Extrait du blogue Causeur:
Une femme aux allures de SDF mais dont on devine qu’elle fut très belle autrefois entre dans un bureau luxueux. Un vieux beau, élégant, est assis dans un fauteuil club. Il lit un livre d’Alain Minc à moins que ce ne soit de Jacques Attali. Au mur, un portrait de Jaurès est décroché par un employé qui le remplace par un portrait de Tony Blair.
– Bonjour, Socialisme…
– Bonjour, Madame.
– Tu ne me reconnais même plus, c’est bien ce que je pensais…
– Je suis désolé, mais…
– Nous nous sommes tellement aimés autrefois, et depuis tellement longtemps. Vraiment tu ne me reconnais pas ?
– Je ne… Ah si, j’y suis, vous êtes Culture ! (…)
– Je le savais que tu m’avais oublié, que tu ne m’aimais plus… J’ai pourtant été ton grand amour, ton seul amour même, à une époque. Nous étions si heureux. Tu comptais sur moi pour émanciper le peuple, et parfois gagner les élections. Et moi, je te donnais ce que j’avais de meilleur. On a eu ensemble de beaux enfants, on s’est même souvent battu pour une de nos plus jolies filles : Laïcité. Tu l’as aussi oublié, elle ?
– Oh, je t’en prie, pardonne-moi, tu es Ecole. Mais…
– …mais j’ai vieilli, c’est ça ? J’ai une sale gueule…
– Non, tu as l’air peut-être un peu fatiguée mais tu as encore de beaux restes…
– Tu as vu comment tu parles ? Tu crois faire mode, comme tes jeunes loups, ces fils que tu as faits à force de me tromper avec Economie de marché. (…) Economie de marché, la gourgandine, dire que j’ai accepté des plans à trois avec toi et elle en espérant te garder. Les partenariats écoles-entreprises, les établissements scolaires gérés par des chefs d’établissements qui ont suivi des cours de management participatif et confondent leur collège avec une PME. Oui, j’ai accepté ça, pour toi…
– Il le fallait, c’est ça la modernité… Tu ne vas pas écouter Debray et Finkielkraut ? Me ressortir les hussards noirs de Péguy ?
– Et pourquoi pas ? Tu as vu tout ce que tu m’as fait subir depuis vingt ans ? Jospin, Allègre, Meirieu, tous les pédagogistes. Les gifles que j’ai reçues, les humiliations.(…)
– Mais qu’est-ce que tu me veux, à la fin…
– Que tu t’occupes un peu de moi, que tu te souviennes que sans moi tu perds une bonne partie de ce qui faisait ton identité. (…) J’ai perdu plus de trente mille postes en deux ans, on voit mes os sous la peau. On veut transformer mes lycées et collèges en bunkers sécurisés où l’on ferait de l’animation et surtout pas de transmission, on bousille la carte scolaire histoire de ghettoïser encore un peu plus nos villes, ce qui est en train d’achever ma vieille copine, Mixité Sociale, qui meurt au service des soins palliatifs de la République.
A ce moment, une jeune fille arrive. C’est Ecologie. Elle est jeune et arrogante, elle est habillée comme une bobo branchée avec des fringues ethniques de luxe. La dominante est verte. Elle n’a pas un œil pour Ecole.
– Alors, Socialisme, tu te dépêches, on sort ce soir. Grouille toi, sinon j’accepte l’invitation de Modem. (Elle désigne Ecole.) C’est qui cette pouffe ?
– Ne t’inquiète pas, Ecologie. Une vieille dame. Elle radote des problèmes sans intérêts. Ce n’est pas comme toi, ma belle, avec tes pistes cyclables, tes énergies renouvelables, ta décroissance.
Ils s’en vont bras dessus bras dessous. L’Ecole reste seule dans le bureau. Elle voit le portrait de Jaurès laissé par terre. Elle pleure.
cindyb
21 Septembre 2009
11h49
À chaque année ça me choque un peu. À chaque année, ça fait les manchettes de tous les journaux. Il est extrêmement difficile cet examen! Il y a deux sections, la première contient plusieurs questions, alors qu’à la deuxième on doit écrire un court texte. Je l’ai échoué la première fois, avec une note de 74% pour la première partie et 83% pour la deuxième, alors que ça prend 75% ou 80% pour réussir, je ne me rappelle plus très bien et ce pour les deux parties de l’examen. À mon deuxième essai, j’ai réussi les deux parties.
Cela veut donc dire que sur le pourcentage d’étudiants qui ont échoués, plusieurs ont eu une note supérieure à 60%, même si ce n’était pas assez. Plusieurs auront aussi échoué une seule partie de l’examen.
À la question que vous utilisez comme exemple plus haut, “Voici le livre QUE je te parlais depuis si longtemps”, je suis prête à parier que plus d’un étudiant sur deux saura reconnaître la faute. Cette question en particulier sera selon moi très réussie. Par contre, moins d’un étudiant sur deux saura bien répondre à 75% des questions de cet examen (qui soit dit en passant, sont pour la majorité beaucoup plus difficiles), et écrire un texte, le tout en trois heures.
Relisez mon commentaire, et portez une attention à l’ortographe. Si j’ai fait une faute, je m’en excuse à l’avance. Par contre, dites vous que les futurs professeurs, qui enseigneront à vos enfants et aussi aux miens, seront très compétents, n’en doutez pas.
mrjinx
21 Septembre 2009
11h49
Le problème est à la base, on permet a un enfant du primaire d’avoir 60% et de passer son année, c’est trop peu, après, on se demande pourquoi il ne sait pas écrire, c’est bien simple, c’est parce que il sait écrire a seulement 60%. C’est quand même 4 fautes à tous les 10 mots….. Merci madame Marois pour votre réforme scolaire qui ne fonctionne pas, pour votre virage ambulatoire qui ne fonctionne pas, pour votre système de garderie a 5$ qui ne fonctionne pas. Et dire qu’elle veut être première ministre. On fait tu assez dure rien qu’un peu. (Désolé pour mes fautes d’aurttho-graffes)
seline
21 Septembre 2009
11h50
«L’Université ne nous a pas fourni de guide ou d’outil avant l’examen». Belle excuse! Un tel outil aurait-il permis à ce jeune homme de réussir l’examen? J’en doute. La grammaire, on la maîtrise ou on ne la maîtrise pas. Si tout le test est à l’image des deux questions mentionnées dans le texte de votre collègue journaliste, eh bien, ça relève du cycle primaire! Je n’en reviens pas de constater que de futurs profs ne maîtrisent pas ces règles élémentaires de la langue française. Malheureusement, cela fait des années que l’on a abandonné la dictée et que l’on met l’accent sur l’oral. Voilà le résultat. Les réformateurs peuvent être fiers…
myriam85
21 Septembre 2009
11h51
Je ne comprend pas pourquoi les étudiants au niveau universitaire auraient besoin d’un guide quelconque pour réussir un examen de français. Au primaire, on apprend à lire et à écrire comme il faut. Au secondaire, on approfondi ces connaissances. Après le cégep, tous les étudiants (ou presque) devraient être capable de réussir ce genre d’examen. Et s’ils échouent, je ne veux pas qu’ils enseignent à mes enfants!
michele32
21 Septembre 2009
11h52
@mélanie-fortier
Polyèdre hexaèdre ce ne sont nullement des mots réservés aux PhD en physique quantique.
Si on vous demande que veut dire le suffixe -èdre dans ces mots il doit avoir une bonne raison. Avez-vous pensé que ces mots sont tout simplement des mots que vous enseignerez en géométrie de base au niveau primaire? polyèdre : plusieurs faces. Polygone: plusieurs angles. Ça ne prend pas la tête à Papineau si vous avez réussi vos cours de maths.
Il y a des choses comme ça qui peuvent être posées par des élèves en classe. Vous allez toujours courir au dictionnaire quand un élève vous pose une question? Vous allez manquer de temps…
mawie18
21 Septembre 2009
11h53
@guylaine101
je me suis rendu au Cégep avec des lacunes ÉNORMES en français, le cégep ne ma pas vraiment aider, puisque je n’avais plus le temps à fournir dans ce genre de classe, j’avais des cours de techniques qui étaient pour moi beaucoup plus important, et oui j’ai même fait des cours d’université la session dernière !! Je fais 210% d’effort lorsque j’écris aujourd’hui, mais je répéte souvent les même fautes parce que je ne les comrpend tout simpement pas, je ne m’en rend pas compte.
Si ce n’est pas à l’université qu’on apprend le français, que les cours de cégep (français) sont totalement ridicules et que les cours de secondaires m’ont mise en retard de plusieurs années sur cette notion, qui, qui, aurait du ou devrait me donner des cours de français? la seul personne qui ne m’a jamais aidé c’est mon prof de secondaire 5, heureusement!!
On m’a toujours dite que lire ou même écrire souvent aidait … mais dans mon cas c’est totalement faux, je pouvais dévorer jusqu’a 10 livres par mois au secondaire, et j’adorais par dessus tout écrire, mais même si j’écrivais mal, je ne m’en rendais pas compte, personne n’était là pour me corriger!
tremhug
21 Septembre 2009
11h58
Et l’on ne parle ici que du français, langue parlée à la maison dès le plus jeune âge! Par tous (ou presque).
Qu’en est-il des mathématiques? de la géographie? de l’histoire?
Quand j’étais étudiant, au CÉGEP (90-92), les gens qui se dirrigeaient vers l’enseignement (toute catégorie confondue) n’étaient pas nécessairement ceux qui visaient et/ou obtenaient des moyennes générale de 90% et plus. Il y avait bien quelques exception, je vous le concède.
Plus tard (93-97), à l’université, j’habitait avec l’une de ces exceptions. Étudiant en enseignement des mathématiques au secondaire, à l’UQAM, il m’a un jour montré, en riant jaune, son projet de fin de session. Parcequ’il le trouvait trop simple pour un projet de 3eme année universitaire. Moi, qui n’avait pas suivit le cours, prérequis au projet, j’ai pu le réaliser en moins de 2 heures. Je ne me souviens plus du cours, mais c’en était un important à l’obtention du diplôme.
seline
21 Septembre 2009
11h58
“On est des futurs profs de français pas des dictionnaires!”
Chère Caro,
J’ai relevé au moins 4 fautes dans votre court texte. Et le fait d’écrire dans un blogue n’excuse pas vos erreurs. Vous n’êtes pas un dictionnaire, certes, mais un enseignant ne doit-il pas LIRE pour ENRICHIR son vocabulaire, surtout s’il aspire à enseigner à des jeunes et à les inciter à approfondir leurs connaissances de la langue? De toute évidence, vous avez manqué ce chapitre!
weeza
21 Septembre 2009
12h00
@melanie-fortier: l’apprentissage des préfixes et suffixes se fait au secondaire. C’est essentiel parce que ça permet de décortiquer un mot nouveau et d’en déduire le sens. “-èdre” veut dire face. “-poly” veut dire plusieurs. Donc pas besoin d’un dictionnaire pour savoir que “polyèdre” c’est quelque chose qui a plusieurs faces. Si je me souviens bien, c’était du secondaire 2 ou 3 dans mon temps…
@natty: “est-ce qu’on doit juger un enseignant à sa connaissance du français ou à sa pédagogie?”. Je te réponds aux deux. Et j’en rajoute une autre: la connaissance de la matière enseignée. La langue est la base de tout. C’est pas parce que quelqu’un enseigne les sciences ou l’histoire qu’il peut se permettre de massacrer le français. Quel bel exemple ça fait pour nos élèves…
regavim
21 Septembre 2009
12h01
Pssst, cindyb, ortHographe.
isacyb
21 Septembre 2009
12h10
@melanie-fortier
Oui, je sais ce que veux dire -èdre dans polyèdre. Et honnêtement, puisque, j’en suis sûre, vous avez fait un peu de géométrie au primaire et au secondaire, vous devriez le savoir aussi. Ce n’est pas une question de “par coeur”, c’est une question de connaissances générales de base (vraiment, vraiment de base) que tout le monde devrait connaître, prof ou pas.
Honnêtement, vous m’inquiétez plus que vous ne me rassurez…
pat.ars
21 Septembre 2009
12h13
Le fameux test de n’adresse PAS qu’aux futurs professeurs de FRANÇAIS. Certains semblent le présumer. D’accord pour que les enseignants écrivent bien! La qualité de leur enseignement n’en sera que meilleure. Pas d’accord pour qu’on leur exige une connaissance (abstraite) de la grammaire sans une préparation juste et adéquate… Mais je concède qu’il est ridicule de ne blâmer que l’université pour des échecs répétés. Mais le taux de réussite illustre plus qu’une ”gang de chialeux” :P
@guylaine101
Avez-vous déjà eu un examen de langue française à l’Université de Sherbrooke? Selon ma lecture de vos structures de phrase, j’ose prétendre que non. J’ai eu la « chance » de suivre trois cours de grammaire au cours de mon bacc, et je vous avouerai que dans mon cas, j’étais adéquatement préparé par mon université pour ces fameux examens. Dans le cas des étudiants en enseignement, aucune préparation digne de ce nom. Et ne me parlez pas des « cours » du cégep, où l’on apprend plus à argumenter qu’à maitriser des règles obscures pour 95% de la population. Maîtriser la langue française et écrire sans erreur sur un tableau, ce n’est pas le même combat :P
@bullwatcher
Hey, belle interprétation tout ça! L’utilisation du terme “intelligence” n’a rien à voir avec le présent débat…
@etrusque
La maîtrise de la langue française est un concept beaucoup plus large que ce que vous postulez. Il n’est pas seulement exigé dans ces tests de “bien accorder le verbe suivant” ou encore de “corriger une erreur d’orthographe”.
@minotte
Seulement le fait que vous parlez “d’avoir UNE grammaire” démontre votre mauvaise perception de la langue, qui s’étend (mal)heureusement au-delà de la vision d’un seul auteur.
@marc32m @lawyer99 @melanie-fortier et les autres
Merci de rétablir les faits concernant l’examen!
Désolé pour les erreurs, j’avoue humblement avoir négligé l’étape relecture et révision :)
seline
21 Septembre 2009
12h15
Chère melanie-fortier,
Si vous consultiez vous-même le dictionnaire de temps à autre, vous sauriez que le préfixe poly veut dire plusieurs et le suffixe èdre veut dire face. Pas besoin d’avoir étudier le latin et le grec pour savoir ça. Comme entendez-vous enseigner les maths si vous ignorer ce que signifient polyèdre et hexaèdre?
vlrglqqf
21 Septembre 2009
12h16
Il se peut que le type ne possède pas (subjonctif présent) les aptitudes requises en fançais. Mais il peut cependant s’améliorer sans toutefois avoir nécessairement le talent inné de l’enseignement, même après deux ou trois tentatives. Quoi qu’il en soit je suis contre la méthode qui veut que l’on soit (subjonctif présent) performant, assidu ou mordu par la perfection absolue. Cela me fait trop penser à cette sélection d’animaux qu’on mène à l’abattoir. Ça me révulse littéralement!
guylaine101
21 Septembre 2009
12h20
@mawie18
Je vous plains… j’imagine qu’un programme intensif de lecture ne marche pas pour tout le monde alors. Je ne conseillerais pas l’écriture, parce qu’il me semble que, à moins de se faire corriger, on va toujours reproduire les mêmes erreurs, non?
J’imagine que tout le monde a ses faiblesses. Moi je sais que je suis tellement poche en math et en sciences en général que, peu importe les cours de rattrapage que j’aurais pu recevoir, je n’aurais jamais été bonne… c’est d’ailleurs un peu la raison pour laquelle je me suis dirigée vers la traduction… je suis bonne en langues et ça n’a rien à voir avec la physique. ;-)
michele32
21 Septembre 2009
12h23
@mawie18
Ah la la! Vous avez raison, vous avez de sérieuses lacunes. AUjourd’hui personne ne se donne la peine de corriger les fautes des autres. Parfois c’est plutôt gênant de mettre du rouge partout.
“On m’a toujours DIT que lire ou même écrire souvent aidait” avec l’auxiliaire avoir on n’accorde pas en genre.
C’est ce qu’on disait. Étrangement, il semble que ce ne soit pas vrai. J’ai effectivement observé ce phénomène avec mon beau-fils. Il dévore 3 livres de 500 pages et plus par semaine mais a un français écrit lamentable. Essayez de lire quelque chose dont l’histoire ne vous emballe pas, peut-être prêterez-vous plus attention à l’écriture.
C’est l’école primaire qui doit enseigner les règles de grammaire et de syntaxe. C’est ce qui a été enlevé dans la réforme. Je l’ai vu dans les manuels scolaires de ma fille.
Elle adore écrire et lire mais malheureusement elle fait encore une multitude de fautes d’accord et de participes passés (comme vous). Elle ne connait pas les règles de base et nous ne pouvons même plus l’aider car ils ont modifié tout le vocabulaire. On ne se retrouve plus avec les groupes verbes, groupes sujets, etc.
perfide
21 Septembre 2009
12h24
Faisez pas les cons! C’est moi le prof de Français qu’on vous a causé t’ à l’heure.
tremhug
21 Septembre 2009
12h24
@mélanie-fortier
“Savez-vous vraiment ce que signifie le suffixe -èdre dans les mots polyèdre et hexaèdre?”
Est-ce vraiment la question qui vous permet d’expliquer que l’examen n’était pas représentatif de la réalité? Pourtant, c’est un concept qui devrait être expliqué au primaire. Géométrie très simple. De plus, si vous aviez un questionnaire à choix multiples, il y a possibilité de déduire la réponse en identifiant ce qui est commun.
tetraèdre, hexaèdre, octaèdre, polyèdre…eh oui, les faces. èdre ce sont les faces. Elle est là la stratégie! Il est là l’outil
Il se peut que l’examen dont vous parliez n’ait pas été adéquat, mais ce n’est certainement par avec cet exemple que vous pourrez gagner votre point.
austerlitz
21 Septembre 2009
12h25
Ah les minables!
Le nivellement scolaire par le bas est consacré chez nous depuis l’horrible rapport Parent.
Allez, qu’on recale ces incompétents - c’est le mot - et le purgatoire pour 40 ans de médiocratie.
J’mé-tu ben faite comprendre, là là…
antoine-simon
21 Septembre 2009
12h31
Les profs qui sont si faibles en français ne lisent manifestement pas assez. Et pour prétendre ouvrir à nos enfants une perspective de vie curieuse et informée, il faut avoir lu beaucoup. Sinon ils ne font pas le bon métier. CQFD, non?
Simonizer
21 Septembre 2009
12h42
Caro1331 dit:
L’année où j’ai fait le test de français, j’ai eu 73 % et il fallait 75 % pour passer. Ce qui m’a fait couler c’est qu’il y avait une section d’une dizaine de questions (p-e entre 7 et 10) qui étaient dans le genre “que veut dire le mot X” avec quatre choix possibles. Je suis désolée mais moi j’en connaissais pas un! Donc j’ai choisi au hasard. On est des futurs profs de français pas des dictionnaires!
…
“On est des futurs profs de français pas des dictionnaires!”
non mais, encore:
“On est des futurs profs de français pas des dictionnaires!”
Pourquoi donc la population perd confiance en ses enseignant déja!? Vraiment, vous enseignez, vous vous trouvez compétente dans votre domaine mais etes capable de dire de tel insanités…Déplorable.
J’ai choisi de m’inscrire a Cyberpresse juste pour pouvoir m’insuger!
SVP, soumettez nous donc quelqu’uns de ces mots!
misspepsi
21 Septembre 2009
12h43
@ melanie-fortier
“Savez-vous vraiment ce que signifie le suffixe -èdre dans les mots polyèdre et hexaèdre?”
OUI, on le sait!! Et si on ne le sait pas rendu à l’université, on ne s’en va pas en enseignement!!!!
Sans blague: vous avez fait au moins trois ans de géométrie et/ou de trigonométrie et vous n’avez jamais compris, par simple DÉDUCTION, ce que ce suffixe signifiait??????? Ou jamais eu la curiosité de savoir pourquoi, dans ces matières, plusieurs figures portaient un nom comportant ce suffixe, en ouvrant un dictionnaire??
Les mots expriment quelque chose : encore faut-il être intéressé à savoir quoi, pour avoir le droit de l’enseigner à des jeunes, même au primaire!
Simonizer
21 Septembre 2009
12h47
@Melanie Fortier
Savez-vous vraiment ce que signifie le suffixe -èdre dans les mots polyèdre et hexaèdre?
-èdre: suffixe dénotant les cotés, ou arretes d’une forme. Generalement précédé d’un préfixe de nombre -Poly, Hexa, Deca.
J’ai un francais de sec.5
Et de la difficulté a trouver tout mes accent au clavier hehehe
jeanphilgagnon
21 Septembre 2009
12h54
Je remarque que plusieurs lecteurs ont la critique facile. Savent-ils simplement ce que représente ce test? Tous les tests imposés aux futurs enseignants ne font qu’évaluer leur compétence à reconnaître les barbarismes, néologismes et autres exceptions. Je ne dis pas qu’ils sont inutiles, bien au contraire. Je dis cependant qu’ils sont d’un très haut niveau de complexité et que les résultats de tout autre corps de métier ne seraient pas plus reluisants. Je ne crois pas que les enseignants du Cegep ou les professeurs des universités y serait bien meilleurs. Alors que tout ceux qui parlent à travers leur chapeau se taisent. Les enseignants sont des ignares? Quelle condescendance. À faire rougir de honte. Allez passer une seule journée dans une école et vous comprendrez que les enseignants sont des anges, des gens motivés faisant un travail de fou pour presque rien dans un système qui tombe en ruine. Les juger de la sorte ne fait que rendre leur tâche plus difficile et moins valorisante.
Un autre aspect du problème me titille énormément. Pour moi, écrire sans fautes n’est pas nécessairement équivalent à bien écrire. En effet, je peux disserter des milliers de mots sans faire d’erreurs et mon texte peut être d’une platitude et d’une banalité sans égal. Je ne peux donc dire que j’écris bien. À mes yeux, une personne qui “échappe” quelques erreurs mais me captive par son texte et m’aide à acquérir l’amour de la lecture sait vraiment écrire. Cette nuance est capitale surtout que le rôle premier de l’enseignement du français est de donner l’amour de cette langue aux élèves pour qu’ils se donnent la peine de la maîtriser par la suite.
Je ne souhaite pas niveler par le bas, loin de là. Mais j’en ai ma claque des gens qui tapent sur les profs sans savoir. Au lieu de chialer, rendez vous utiles et aidez à revaloriser cette profession indispensable.
JP Gagnon.
Ex-enseignant
melanie-fortier
21 Septembre 2009
13h02
@ michele32
Pour ma part, je sais très bien ce que représente tout cela… La question était d’ailleurs beaucoup plus pointue que cela et relevait davantage de la sémantique… Alors, dans ces expressions, est-ce que -èdre représente la base, la hauteur, la mesure ou un autre choix de réponse dont je ne me souviens plus…? Pour ma part, c’est le genre de question pour laquelle je n’hésiterais pas à vérifier dans le dictionnaire si un élève me la posait et, ainsi, en profiter pour inculquer une stratégie de lecture (même en maths - compétences transversales obligent!) ainsi que la fierté de savoir employer le mot juste à mes élèves.
Je tente seulement de vous montrer que les questions de cet examen sont beaucoup plus pointues que ne le laissent croire nos amis journalistes. Et qu’elles ne sont pas nécessairement bien ciblées… Les participes passés, les pluriels des noms et des adjectifs, la syntaxe auraient pu prendre plus de place si le quart des questions n’avait pas porté sur le vocabulaire…
Et finalement, s’il y a quelqu’un qui croit en l’importance de la langue, de l’aimer, de bien l’écrire et de bien la parler pour devenir enseignante, c’est bien moi.
johanne.b
21 Septembre 2009
13h03
Ce sujet provoque toujours beaucoup de commentaires. Chez moi aussi.
1. Test de français avant l’admission. L’admission devrait être conditionnelle à la réussite de l’examen de français.
2. On n’apprend pas à écrire à l’université, ni au cégep, ni au secondaire. On apprend à écrire au PRIMAIRE. Ensuite, on utilise nos connaissances en français.
3. Il n’y aura pas assez d’enseignants. La belle affaire. Qu’on recrute dans les autres facultés, en lettres et ailleurs et qu’on fasse passer à ces étudiants un test de pédagogie. Ça ne prend pas 3 ans à apprendre à enseigner. Ainsi on aura des enseignants qui connaissent leur matière.
4. Corrolaire. La pédagogie devrait s’enseigner sous la forme d’un certificat d’une durée de trois à six mois accessible à quiconque a terminé un baccalauréat et a envie d’enseigner.
5. Le pauvre étudiant qui se plaint de ne pas avoir reçu de préparation pour le test. Il a eu toute sa vie pour se préparer.
6. Ceux et celles qui ne savent pas écrire devraient se recycler dans un domaine où la maîtrise de la langue écrite n’est pas importante. Il y en a. Ils et elles seraient probablement plus heureux ailleurs. C’est pourquoi il est important que le test de français se fasse avant l’admission.
7. Le ministère de l’Éducation doit réviser ses critères de sélection, donner plus d’importance au contenu et ramener la pédagogie à la place qui lui revient, soit à celle d’une aptitude utile.
ballefronde
21 Septembre 2009
13h23
D’abord @michele32:
Un suffixe c’est la fin d’un mot.
Effectivement, le préfixe “poly” est très facile à expliquer mais mélanie-fortier parlait du suffixe -èdre qu’on entendra jamais en dehors d’un cours de math.
En général il manque probablement un bon cours d’analyse grammaticale aux futurs enseignants et peut-être un peu de pratique aussi. Rendu à l’université, ça faisait bien 4 ans au moins que je n’avais pas fait de grammaire. Souvent on sait écrire mais de là à expliquer une règle et à analyser une phrase, il y’a une marge.
cindyb
21 Septembre 2009
13h23
À Guylaine101 et ManthaLo :
On le passe dès notre entrée au programme d’enseignement ce test. Comme expliqué, on a jusqu’à la troisième session pour réessayer. En attendant de pouvoir passer le test à nouveau, on doit suivre des cours pour s’améliorer. La troisième session, c’est le début de la 2e année, et la formation d’enseignant dure 4 ans. Vous pouvez donc constater qu’effectivement, on ne fera pas suivre toute la formation d’enseignant à un étudiant qui ne réussit pas ce test, celui-ci sera renvoyé après une année de formation.
Je suis daccord que pour enseigner il faut connaître notre langue, et savoir l’écrire correctement. Je suis pour ce test de langue. Je voudrais quand même souligner que ceux qui échouent 3 fois cet examen ne pourront pas recevoir leur diplôme. Alors je me dis que tout le monde panique trop vite. Vous pouvez être fiers des professeurs qui finiront leur formation, car il sont vraiment qualifiés et doués… en français entre autres!
davidsonstreet
21 Septembre 2009
13h34
@guylaine 101
« On peut être poche en algèbre ou en musique et cela ne dérange rien dans la vie. »
Pour un musicien qui veut jouer dans l’orchestre symphonique, il me semble que ça revêt une certaine importance, non?
Et le mécanicien qui répare votre voiture, est-ce que ça ne vous dérangerait pas un tout petit peu qu’il soit « poche » en mécanique?
Et le plombier, l’électricien et le charpentier qui ont participé à la construction de votre maison? Vous les payez pour quoi au juste?
« Mais le français chapeaute tout »
« Le français (la langue) est nécessaire, plus que tous les autres. Ce n’est pas qu’un aspect parmi d’autres »
J’ai l’impression que vous diriez la même chose au sujet des mathématiques si vous en aviez besoin pour gagner votre vie. Ne placez pas vos connaissances sur un piédestal, c’est méprisant.
favori
21 Septembre 2009
13h34
Quand on paie plus les polices que les profs on prépare bien mal l’avenir.
Et l’avenir, c’est maintenant.
noirod
21 Septembre 2009
13h38
Les résultats décevants des étudiants et enseignants sont le fruit de décennies de je m en foutisme et de faire passer a tout prix sans juger l eleve pour ne pas brimer son estime personnelle…Bull…
Il y a pas mille solutions. Retourner à la base. Travailler fort, trébucher et recommencer.
Qu`un enseignant soit faible en francais est inexcusable car c est dans cette langue qu il fera le partage de la matiere et du gout de ses connaissances. Parce que c est ca qui s est passé. Un prof faible en francais a transmis son francais faible a des étudiants et ainsi de suite…
Aussi bien apporter les correctifs immédiatement car avec les textos,msn et autres outils qui exigent les abréviations le risque que ca s empire est évident…
calin
21 Septembre 2009
13h39
“«L’Université ne nous a pas fourni de guide ou d’outil avant l’examen», a indiqué Maxime Duranleau, de l’Université de Sherbrooke, où ces tests de français sont déjà en vigueur. Ce dernier a échoué et se retrouve du coup suspendu du programme”…
Et le sujet de l’examen non plus, on ne vous l’a pas fourni j’imagine? Pathetique…
louismartin
21 Septembre 2009
13h41
Sans refaire une fois de plus le procès de la faillite complète du système d’éducation québécois, on peut quand même risquer quelques observations dans le cas présent.
1) Le niveau général des étudiants universitaires est médiocre en français. Cela ne touche pas exclusivement les étudiants en éducation, même si leur cas est plus compliqué. Comme on l’a déjà souligné ici, c’est l’entier de l’enseignement du français depuis le primaire qui est à l’origine de ce niveau peu reluisant. Il est illusoire et simpliste de croire qu’un simple examen en fin de parcours académique va régler le problème.
2) Il est un peu absurde et criminel de pénaliser les étudiants d’éducation après plusieurs années d’études. Absurde parce qu’on peut détecter facilement les nombreux cas problématiques dès leur admission, sur la base d’un examen d’entrée, et leur refuser l’accès aux programmes d’éducation. Criminel, parce que ce faisant on garde largement ouverte une formation universitaire qui n’est pas faite pour tout le monde, on pousse des jeunes à s’endetter pour étudier dans une voie qui n’est pas la leur, on retarde leur entrée sur le marché du travail, etc. Ce n’est pas après 3 ans qu’il faut dire à 50% des étudiants qu’ils ne sont pas faits pour telle formation: c’est d’entrée de jeu.
3) La motivation la plus fréquente des étudiants en éducation qui veulent enseigner le français, c’est: ben, j’parle français, ça doit pas être trop difficile, et en plus y a les vacances l’été. C’est une mécompréhension totale de ce qu’est le métier d’enseignant, ses exigences, ses responsabilités. À cela s’ajoute le fait qu’aucune sélection n’est opérée à l’admission sur la base des résultats obtenus au cégep, contrairement à plusieurs autres domaines. Il faut revaloriser la profession d’enseignant en montrant ce qu’elle implique pour changer les perceptions des éventuels étudiants en éducation, et en se montrant plus sélectif d’entrée de jeu, et non uniquement à la sortie.
4) Les programmes d’éducation sont ainsi structurés que les étudiants d’éducation doivent prendre des cours dans d’autres facultés/départements: littérature, linguistique, etc. Ces étudiants ne perçoivent pas ces cours comme étant les leurs, les voient comme des chemins de croix absurdes qui leurs sont inutilement imposés et les abordent dans un esprit de contestation ou d’incompréhension (pour ne rien dire des relations souvent tendues entre les cohortes estudiantines d’éducation et celles de lettres ou de linguistiques). Il faut que ces étudiants comprennent en quoi ces cours sont partie intégrante de leur formation et cessent de s’imaginer qu’ils sont une charge inutile dans leur cursus.
5) Les programmes d’éducation sont fondés sur l’idée que ce qui importe, c’est d’apprendre aux étudiants à enseigner. Ce qu’ils ont à enseigner, leur matière, leur spécialisation, ma foi, c’est tout à fait accessoire: le principal, c’est de maîtriser la pédagogie. C’est penser à l’envers: lorsqu’on veut enseigner une matière, il faut d’abord maîtriser la matière, et ensuite savoir ce qu’est la pédagogie (qui se résume à deux choses: a) détermine les buts de ton enseignement et développe une stratégie de moyens pour les atteindre; b) adapte ton discours aux gens que tu as en face de toi). Dans un monde idéal, on abolirait les facultés d’éducation, mais cela pose trop de problèmes strictement politiques.
Donc, oui, il y a un problème majeur avec les étudiants en éducation, mais c’est la conséquence d’un problème beaucoup plus important, que ne réglera pas un seul examen de français.
Mage13
21 Septembre 2009
13h50
En tant que professeur au collégial, je ne suis pas étonnée: nous avons beau corriger le français dans tous les cours et non seulement dans les cours de français (à savoir avoir des règles précises, soit enlever jusqu’à 10% des points dans toute évaluation, remettre sans avoir corrigé un travail contenant plus de tant de fautes (entre autres)), rien ne semble être réellement efficace. Tous les étudiants, à quelques exceptions près, perdent le 10% et n’en semblent pas affectés le moins du monde. En dehors de ces mesures “coercitives”, le Centre de Ressources Linguistiques offre des cours pour aider les “plus en difficulté”(sic!), avec un diplôme lorsqu’il y a réussite. Mais, mais mais: la fréquentation volontaire est faible…
Le français n’intéresse plus. C’est-à-dire: en réalité, tout ce qui demande un apprentissage structurel, une certaine mémorisation pour ensuite pouvoir comprendre et appliquer, tout ce qui n’est pas divertissant et CLAIREMENT UTILE IMMÉDIATEMENT est laissé de côté par une grande majorité des étudiants. “Je ne comprends rien?! Est-ce qu’il faut l’écrire??Pourquoi on apprend ça? À quoi ça va me servir…..” est un discours trop souvent entendu et auquel je réponds plusieurs fois par jour. Simplifions, faisons des pieds et des mains pour trouver des activités pratiques INTÉRESSANTES, permettant le développement de COMPÉTENCES, à quoi cela sert-il si aucun savoir théorique ne soutient ces compétences?! Pourquoi “savoir-faire” alors qu’on ne “sait” pas tout court?!
Capables de s’exprimer, débrouillards dans plusieurs domaines, travaillant à l’extérieur (parce qu’il faut bien se la payer la voiture, il faut bien avoir les moyens de régler les factures de cellulaires, parce qu’il faut absolument avoir le dernier gadget technologique, les vêtements de marque, etc.!), intéressés, mais pas longtemps si il s’agit d’écouter sans travailler en équipe tout de suite, les étudiants d’aujourd’hui ont tout de même plein de qualités que je ne possédais probablement pas à leur âge. Je n’avais pas autant confiance en moi. Je n’étais pas aussi certaine de tout savoir. J’étais surtout convaincue de ne pas savoir grand-chose. Et j’étais possiblement moins débrouillarde. Les choses prenaient du temps et je n’avais pas tout au bout d’un clic: ça change la donne. Par contre, je sais écrire mon français et j’ai toujours été capable d’écouter, de prendre des notes et d’organiser mon travail. J’étais autonome et j’ai appris à assumer la responsabilité des mes actes. Pas eux: à preuve le discours trop souvent entendu:”si je ne réussis pas, c’est “à cause que”(!) l’examen était trop difficile, c’est à cause du prof, de l’université….mais certainement pas de ma faute!”…
On dira que le français est important, et je le croirai toujours, mais il faut aussi donner l’exemple: dans tous les domaines, on nivelle vers le bas, pas seulement dans l’enseignement: “je fais des fautes, pas grave, j’utiliserai le logiciel qui corrigera mes fautes ou ben je les ferai corriger par ma secrétaire! Ahahah!”.
Pathétique, non?
On demande à qui la faute, je trouve la question inutile: peu importe. Jusqu’à un certain point, si la réponse donne une piste de solution, d’accord. Mais inutile si ce n’est que pour jeter la pierre (et la lancer d’un niveau d’enseignement à un autre). Par contre, que faire?? Là, il y a matière à réflexion…et surtout place à beaucoup beaucoup d’amélioration.
wyztix
21 Septembre 2009
13h51
Je ne suis pas etudiant pour devenir professeur de francais, loin de la. Toutefois, avant de jeter la premiere pierre comme vous le faite, il faudrait peut-etre que vous vous regardiez dans le mirroir. Combien de “reforme” scolaire et du francais ces etudiants ont du endurer pendant leurs etudes? Et QUI a elu ces imbeciles qui ont baisse les normes et vote pour ces reformes? VOUS*. Ces etudiants ont ete eleves dans une reforme X, ont du apprendre une reforme Y, parlent de facon Z (appris de VOUS) et sont maintenant evalues sur une reforme W. Si le blame devait aller a quelqu’un, ce ne serait surtout pas aux eleves. Ils sont le produit de VOS decisions. Il serait peut-etre temps d’arreter de taper sur les jeunes et commencer a vous poser de serieuses questions sur votre aptitude a prendre des decisions judicieuses. Chaque generation est le produit de la generation qui l’eleve. Et ne venez pas mettre le blame sur la “societe”, car elle n’est que le reflet de VOS choix en tant que groupe.
Ce que je vois dans les commentaires? Une bande de personnes qui se deresponsabilisent de leurs actions passees et jettent le blame de LEURS echecs sur les executant. Les etudiants n’etudient plus? Peut-etre est-ce parce que leurs parents ne les ont pas assez encadres, ou trop encadres, dans leur jeunesse? Peut-etre parce qu’on vie au Quebec, le seul endroit sur la planete ou l’echec est plus valorise que la reussite? Peut-etre parce que leurs parents, au lieu de prendre leurs responsabilites et d’elever une famille, on decide et, indirectement transmis a leurs enfants, que le plaisir etait plus important que le travaille. Au lieu de blamer, il serait peut-etre temps de se regarder dans le mirroir.
Mais comme j’ai toujours dit, il va falloir attendre au moins un autre 30 ans avant que cette culture d’irresponsable et de “slacker” puisse enfin disparaitre et que le Quebec puisse prendre son envol.
* Par “vous”, j’entends ici la generation des boomers et des autres chialeux qui ont eleve la generation des Y.
P.S. Je suis convaincu qu’il y a encore de nombreuses fautes d’usage et grammaticales dans le texte mais je n’en ai rien a cirer.
shipshaw
21 Septembre 2009
13h57
@ptitnouveau ce que vous écrivez-là ne me surprend pas du tout. L’enfant-roi, vous connaissez? Et voilà où ça nous mène.
“L’éducation est un droit” bien oui, mais toujours faut-il fournir l’effort d’apprendre et accepter les échecs quand il se présentent. Comme ont dit: on roule nos manches et on recommence. Le “tout cuit dans l’bec” ne mènera cette société nulle part et ça m’inquiète.
flo-rence
21 Septembre 2009
14h01
Un grand nombre de diplômés en lettres seraient prêts à enseigner, mais le ministère de l’Éducation leur refuse cette possibilité sous prétexte qu’ils n’ont pas suivi le fameux (et insignifiant) bac en enseignement de 4 ans. D’autre part, pendant ce cours de 4 ans, à combien de lectures de grands auteurs les étudiants sont-ils astreints? Je serais curieuse de connaître la réponse… C’est en lisant qu’on apprend à écrire, on n’en sort pas.
zaphod
21 Septembre 2009
14h10
@guylaine101
J’aimerais ça que vous ayez raison. Et je vous donne raison en partie, de toutes façons.
C’est Jean-Louis Roux qui disait (il y a longtemps) que les mots sont ESSENTIELS pour manipuler les idées et les concepts et que conséquemment, ceux qui ont un vocabulaire ou une maîtrise réduite de la langue sont limités dans leur capacité de réfléchir.
C’est là où je débarque. Désolé. C’est pas vrai. On ne me fera jamais croire que tous les génies le sont grâce à une excellente maîtrise de la langue. Alors dans ce sens, je ne peux vous concéder que la maîtrise du français a un statut de parapluie qui englobe les autres compétences.
tournesol
21 Septembre 2009
14h16
Et vive les «compétences transversales» !
Il faut stopper la Réforme et revenir à l’acquisition de connaissances. Redorer le blason de la profession d’enseignant et diminuer le nombre d’élèves par classe… surtout au secondaire. Et, de grâce, cessons d’intégrer des «cas lourds» dans les classes régulières au primaire.
Donnons-nous les moyens d’inciter les jeunes à viser l’excellence : des cours intéressants, des profs compétents et, surtout, l’implication des parents dans l’apprentissage scolaire de leur(s) enfant(s) voilà une formule gagnante pour atteindre la réussite. L’école doit être un milieu de vie et la compétitivité devrait s’y retrouver. Vivre un échec nous fait grandir, n’est-ce pas ?
Les futurs profs qui échouent le test de français n’ont qu’eux-mêmes à blâmer. Qu’ils (elles) se retroussent les manches et fassent des efforts pour parvenir à la réussite.
À trop avoir voulu niveler par le bas, on en paie maintenant le prix.
À bon entendeur…
austerlitz
21 Septembre 2009
14h16
@ jeanphilgagnon
On ne peut enseigner ou transmettre ce qu’on ne possède pas soi-même.
guylaine101
21 Septembre 2009
14h18
@pat.ars
“Avez-vous déjà eu un examen de langue française à l’Université de Sherbrooke?”
Oui, et bien plus. Merci de vous inquiéter. Et merci du compliment, c’est gentil.
louismartin
21 Septembre 2009
14h22
@ austerlitz
On se retrouve, l’ami ! J’espère que tu vas bien.
@ johanne.b
Je seconde en tous points.
@ flo-rence
Je crois savoir que cette situation absurde est sur le point de changer, et qu’effectivement on ne demandera plus aux étudiants en lettres qu’un simple petit certificat en pédagogie (à obtenir en même temps qu’ils enseignent, et non préalablement à leur embauche) pour qu’ils puissent enseigner le français. C’est du reste ce à quoi la logique et l’expérience voudraient que soit réduite la formation en éducation proprement dite: un simple petit certificat en pédagogie, le reste étant consacré à un bac en lettres ou en linguistique.
annemarino
21 Septembre 2009
14h22
Vous savez, le bacc en enseignement secondaire est de 4 ans, et il contient le 2/3 des cours contenu de la matière enseignée. C’est-à-dire que le bacc en enseignement des mathématiques comprend 2/3 des cours du baccalauréat des mathématiciens….
le reste du 4 ans est consacré aux 4 stages et aux cours en didactique de la matière (ESSENTIEL) et des cours sur la psychologie adolescente..
nicocou
21 Septembre 2009
14h27
Le problème ne remonte pas qu’à la réforme Marois; il date de bien avant. En fait, c’est le résultat de deux générations d’incurie, et d’une série de problèmes philosophiques de base dans l’enseignement du français.
Je m’explique: la grammaire, l’orthographe, la syntaxe etc. sont des outils de base, utiles à la construction d’un discours sainement articulé, mais ce ne sont que des outils. Premier problème: faire passer des outils pour des fins en soi. C’est l’enseignement à l’ancienne; tu ne sais pas tes règles, t’es un pas bon (ou une pas bonne). Solution: laissons les règles de côté, apprenons à nous exprimer, ouvre tes barrières, parle-nous de ta vie… Première réforme de l’enseignement du français, et deuxième problème: on oublie d’apprendre à utiliser les outils en tant qu’outils. La qualité n’est pas forcément au rendez-vous, les élèves sentent forcément qu’il manque quelque chose, puisqu’ils font ce qu’on leur demande de faire, mais que le résultat n’est apparemment pas celui attendu: une maîtrise du français. Alors, ils se démotivent. Deuxième réforme de l’enseignement: faut rendre les cours plus “cool”, plus motivants, l’école plus divertissante, à la limite. Troisième problème philosophique: les règles d’usage d’un outil ne sont pas forcément conçue pour être “cool”; ce sont des règles, point, comme aux échecs ou au hockey: ce ne sont pas les règles qui rendent le jeu “cool”, sauf que, sans règles, le jeu n’existe pas.
Et là, quarante, cinquante ans plus tard, on se retrouve avec le sentiment du besoin de réformer l’orthographe, pour prétendument simplifier l’apprentissage du français…
Il se peut qu’une petite partie de la langue soit inutilement compliquée, mais mon sentiment est surtout que l’enseignement gagnerait énormément en étant axé sur le côté logique (oui, logique, et bien plus régulier qu’on le pense) du tronc central de la langue française, plutôt que d’alterner entre la suppression artificielle des difficultés et la recherche maniaque de la dernière bibitte fatigante.
Ceci suppose des professeurs capables de démontrer cette logique, mais aussi, d’abord, une volonté de la société (incluant les parents) d’offrir aux enfants un enseignement de cette qualité. Autrement, c’est bien beau de critiquer les réformes Untel ou Unetelle, selon son allégeance politique, mais en vérité on se cache derrière ces tentatives (toutes bien intentionnées) pour éviter de remettre en cause un demi-siècle d’incurie.
guylaine101
21 Septembre 2009
14h28
@davidsonstreet
Relisez lentement ce que j’ai dit. Prenez un autre café au besoin, vous n’avez pas vraiment pigé.
On sait très bien qu’une personne qui travaille pour l’orchestre symphonique doit connaître la musique. Je n’ai jamais dit (ni pensé) le contraire.
Ce que j’ai dit, c’est que les notions de math, de physique, de musique, cela s’explique par des mots. Par la langue. C’est dans ce sens-là que la langue est plus importante. Rien de méprisant là-dedans. Il faut connaître la langue. Un ingénieur n’a pas vraiment besoin de notions de musique, mais il est très possible qu’il ait à expliquer la construction d’un pont, dans un rapport - et il va faire cela en se servant de sa langue.
aoli
21 Septembre 2009
14h34
flo-rence
et voilà, vous avez mis le doigt dessus.
gulliver
21 Septembre 2009
14h37
Le pauvre petit Maxime Duranleau……..Il n’a pas eu le guide pour l’examen…Non mais, ça va faire à un moment donné. Pouquoi pas les questions ? Ce serait encore mieux. Il ne réalise même pas l’énormité de la chose. Mais depuis quand a-t-on besoin d’un guide pour passer un examen de Français ? On maitrise une langue ou on ne l’a maitrise pas. A tous ceux que celà intéresse: il y en a un guide- universel à part à ca: ça s’appelle une GRAMMAIRE !
guylaine101
21 Septembre 2009
14h43
@zaphod
Ils ne sont pas des génies grâce à leur maîtrise de la langue, mais pour rédiger des rapports, il faut bien qu’ils puissent s’exprimer dans un français potable, non? Moi je me souviens d’un copain à l’université (coloc) qui étudiait en ingénierie et qui, même s’il était brillant sur le plan des idées, ne pouvait pas écrire une phrase sans faire au moins cinq fautes. Sans mentionner la structure de ses textes. Je me souviens d’avoir tenté de l’aider, mais ouf. Il était très difficile, voire impossible, d’y comprendre quoi que ce soit. D’ailleurs, il éprouvait beaucoup de difficultés - il allait échouer.
Encore une fois, il était brillant. Mais il ne pouvait expliquer ses idées de façon compréhensible.
austerlitz
21 Septembre 2009
14h57
Résumons : on apprend la base correcte du français au primaire, on la consolide au secondaire et on la peaufine après.
La base, c’est la syntaxe et la grammaire. Finir son primaire sans cette base, c’est généralement signer pour des “on vous as-tu répond?” pour le reste de ses jours.
La réalité est que la plupart des écoliers de France maîtrisent mieux le français que la majorité de nos enseignants.
petit-jean
21 Septembre 2009
15h11
Avant de critiquer les autres, je vous suggère un petit exercice très simple.
Écrivez à la main un texte de 250 mots et faites le corriger par quelqu’un d’autre.
Vous allez voir que les petites erreurs qui se glissent dans vos textes sur Word ne sont pas automatiquement corrigées sur votre feuille de papier (Ah ! Les vieilles technologies).
Alors ceux qui, comme moi, réussissent à faire des fautes d’orthographe au clavier, posez vous la question : Combien de pages de dictionnaire j’aurais dû recopier pour être irréprochable ?
Et je ne vous parle même pas de la saint-axe.
rllemieux
21 Septembre 2009
15h36
Elle ne parle pas l’anglais. OK. Mais peut-elle au moins le lire?
On peut très bien vivre au Québec sans parler l’anglais. Mais dans tous les domaines, la recherche de pointe se publie en anglais. La capacité de lire l’anglais, c’est la clé qui donne accès à une quantité phénoménale d’information. C’est essentiel!
matju
21 Septembre 2009
15h40
Recherché: journaliste sachant utiliser des faits statistiques sans saut de logique…
le succès ou l’échec à l’examen ne dit rien sur la capacité de gérer “ce genre de fautes”. À priori, le test de français couvre l’ensemble de la langue française, alors il n’y a pas un genre de fautes pour lesquels on puisse déduire les résultats à l’examen, si on sait seulement quel % de gens échouent l’ensemble.
j’aime mieux quand on s’arrange pour que le contenu soit correct d’abord, et ensuite, optionnellement, trouver une manière accrocheuse de le dire.
michele32
21 Septembre 2009
15h49
@ballefronde puisque vous vous adressiez à moi,
“Un suffixe c’est la fin d’un mot.
Effectivement, le préfixe “poly” est très facile à expliquer mais mélanie-fortier parlait du suffixe -èdre qu’on entendra jamais en dehors d’un cours de math.”
Visiblement vous ne savez pas lire. Vous n’avez rien compris. Je n’ai nullement parlé de préfixe et ma phrase avait un lien avec le fait que le suffixe -èdre devait être utile à comprendre et à savoir en enseignement.
Je donne le crédit au moins à melanie-fortier d’avoir compris mes propos.
D’ailleurs je n’en ai que faire de vos complaintes. Même si la langue française n’est pas primordiale dans mon travail (j’écris surtout en anglais dans mon travail) je tiens à écrire le français correctement et à comprendre le sens de chaque mot. Il me semble qu’il devrait en être ainsi surtout pour des futurs enseignants.
D’ailleurs je m’assure que mes enfants ont les outils (dictionnaire, grammaire, etc.) pour compenser les lacunes de l’enseignement au Québec et je leur inculque moi-même le devoir de bien écrire.
Mecreante
21 Septembre 2009
15h54
Je voudrais simplement préciser à tous ceux qui croient que «èdre» signifie «face» qu’ils se trompent.
Ça veut dire «base» (Trésor de la langue française).
Personnellement, le fait qu’un enseignant, ou un journaliste, ou un réviseur linguistique, consulte un dictionnaire pour obtenir cette information pointue.
Mecreante
21 Septembre 2009
16h01
Oups ! Je n’avais pas fini ma phrase ! Ce fait ne me pose pas de problème, voilà.
nancywilliam
21 Septembre 2009
16h08
@Johanne.B.:
Enfin quelqu’un qui exprime ce dont je suis intimement persuadée ! Einstein ne pourrait pas enseigner dans les écoles précollégiales du Québec s’il y vivait maintenant ! L’équivalent de l’ancien certificat d’un an qui complétait un bacc., ou une scolarité de plus haut niveau (qui comprendrait éventuellement des stages) doit absolument être envisagé a fortiori dans un scénario où on dit qu’on pourrait manquer de professeurs. Un examen de français à l’admission me semble être une excellente idée. Et finalement, il m’apparaît évident que l’on doit maîtriser la langue dans laquel on enseigne !
davidsonstreet
21 Septembre 2009
16h34
@guylaine101
“Ce que j’ai dit, c’est que les notions de math, de physique, de musique, cela s’explique par des mots. Par la langue. C’est dans ce sens-là que la langue est plus importante.”
C’est vous qui refusez de comprendre
Est plus importante que quoi? Pour qui?
En quoi la langue est-elle plus importante que les connaissances en plomberie, en mécanique ou en électricité pour un plombier, un mécanicien ou un électricien? Pourquoi ces gens devraient-ils être des champions de la syntaxe?
Pourquoi serait-il nécessaire qu’un ingénieur ait une parfaite maîtrise du français? Vous me donnez l’exemple ridicule d’un futur ingénieur incapable de s’exprimer à l’écrit. Tout le monde n’écrit pas des rapports dans le cadre de son travail et tout le monde ne fait pas 5 fautes par phrase.
Vous êtes traductrice; vous passez votre temps à vous poser des questions de vocabulaire, de grammaire et de syntaxe. N’est-ce pas normale que vous soyez meilleure qu’un chef cuisinier ou qu’un programmeur informatique dans ce domaine? Que pensez-vous qu’ils font, eux, pendant que vous vous demandez si vous allez utiliser le subjonctif ou autre chose pour la phrase que vous êtes en train d’écrire?
serge74
21 Septembre 2009
16h38
@Flo-rence
si vous(ou n’importe qui d’autre) vouliez enseigner pourquoi ne pas faire le bacc en enseignement??
ça me fait rire le monde qui se tape des bacc dans des domaines souvent sans débouchés professionnels et après se plaignent qu’ils ne peuvent pas enseigner.
C’est parce qu’il existe un beau bacc en enseignement. La pédagogie vous connaissez. C’est pas parce que vous avez lu de la fine littérature que vous êtes aptes à l’enseigner…
Peut-être l’êtes vous aussi mais heureusement le Ministère a mis ses culottes et a mis des balises pour que tous les enseignants soient au même niveau. Un bacc en enseignement, c’est pas compliqué
menoum
21 Septembre 2009
16h39
La ministre de l’éducation est en train de capotter. Les aptitudes et l’attitude des candidats pour devenir professeur sont beaucoup plus importants que les quelques fautes de francais que l’on voit.
Nous en avons la preuve avec ce gouvernement maternant actuel, dont le seul critère pour accepter les candidats sont la “note” du bulletin. On ignore tous les autres critères drôlement plus important. C’est pourquoi la grande majorité des futurs médecins sont des filles. Notre médecine sera de qualité médiocre!!!
Je suis d’accord avec FAVORI qui dit qu’on est mal parti quand la police gagne plus que les professeurs. Notre avenir en subira les conséquences… En effet, l’utilité d’un professeur est très supérieure à celle de la police pour l’avenir.
DoumPateau
21 Septembre 2009
16h43
J’enseigne en éducation physique. J’ai du passer le test SEL il y a 3 ans. Je devais réussir ce test avant de faire mon stage 3 et laissez moi vous dire que ce test est de la belle MARDE, qui n’évalue pas les règles de base de français mais juste les ****** d’exeption que personne n’utilise. Ce test est juste là pour ramasser du $$$.
KaYoUx
21 Septembre 2009
17h07
Je vais à l’école avec Maxime.
J’avais l’intention de commenter ce message longuement, mais après avoir lu vos réactions, je suis tout simplement découragé.
Après 14 ans d’études dans le système québécois, des diplômés au collégial ne réussissent pas à passer un test de français et vous les blâmez.
Qui diplôme les gens?
Le Père Noël???
NON. C’est le MELS.
Étrangement, c’est aussi le MELS qui s’occupe de mettre sur pied le test de français.
Pourquoi alors les étudiants ne sont-ils pas en mesure de passer le test?
Je vous laisse continuer à bucher sur les profs et futurs profs.
Un jour, les profs compétents ne seront plus attirés par ce milieu très difficile et aucunement valorisé au Québec.
Croyez-moi, à l’UdeS, j’en côtoie à tous les jours des profs qui vont être extraordinaires, comme Maxime l’aurait été. Vous devriez en prendre soin.
Ne questionnez pas les étudiants qui n’arrivent pas à passer un test d’exception quand vous ne savez vous-même pas écrire. Questionnez le système d’éducation qui les a formés et diplômés.
davidsonstreet
21 Septembre 2009
17h08
@austerlitz
“La réalité est que la plupart des écoliers de France maîtrisent mieux le français que la majorité de nos enseignants”
Allez lire des blogues et des forums fréquentés par des jeunes Français avant de dire n’importe quoi.
marc-andre_tessier
21 Septembre 2009
17h08
Pourquoi ne pas obtenir une copie de ce test et le faire passer aux journalistes, chroniqueurs, bloguistes et éditorialiste de La Presse (sans tricher) ?
pasmagnan
21 Septembre 2009
17h14
Faudrait tous se regarder!
On vit dans une société où bien parler est dénigré.
Landry, ce hautain personnage… Vous vous souvenez ? Aussi, on vit dans une société où on nous inculque dès notre plus jeune âge que ce qui compte, c’est d’être bilingue. En aucun endroit il est écrit que c’est important de bien écrire. Par contre, combien de fois entendons-nous dire qu’il est important de parler anglais ? Rllemieux nous le rappelle encore dans ce blogue, c’est essentiel dit-il…
Quant aux tests universitaires de français, j’en ai passés et c’est une vraie farce, comme les cours de rattrapage d’ailleurs, qui ne sont tant qu’à moi que des frais afférents! La plupart des élèves ayant échoué n’avaient simplement pas eu le temps de préparer le test pour l’examen (exposé oral) !
Et n’oubliez pas une chose, le meilleur enseignant qu’aura un enfant, c’est le parent. Or, n’importe quel twit peut en avoir ! Avant de chasser les enseignants qui font des coquilles, mais qui intéressent peut-être les élèves à leur champ de compétence, il faudrait peut-être en vasectomiser quelques-uns aussi… Je reprends la pensée, je ne me pose pas en faveur de cette méthode.
En terminant, au secondaire, il faut dire enseignant et non professeur… Aussi, il m’arrive de trouver des fautes sur Cyberpresse. Je dis ça de même…
@Tournesol
Les élèves de la réforme ne sont pas encore arrivés à l’université. Attendez un peu avant de l’accuser! Pour le reste, je suis toutefois d’accord avec vous!
tremhug
21 Septembre 2009
17h14
@Mecreante
:-) Très bonne blague! Je détecte le double sens dans votre commentaire. Vous voulez en fait démontrer une autre particularité de la langue française en nous indiquant qu’il existe des synonymes.
En effet, èdre signifie “base”….et signifie aussi “face”. Bravo! :-)
misspepsi
21 Septembre 2009
17h18
nicocou, je vous aiiiiiime.
BigG
21 Septembre 2009
17h21
@ tournesol
“Et vive les «compétences transversales» !
Il faut stopper la Réforme…”
Totalement en accord avec toi, mais les enfants de la réforme ne sont pas encore rendus à l’université. Le fond du baril arrive bientôt.
joel_le_simplet
21 Septembre 2009
17h26
Je viens de tenter de vérifier la définition réelle de polyèdre, et je suis tombé sur ceci sur Wikipédia, disant que “(Pour les mathématiciens), il n’existe pas de définition universellement agréée sur ce qui fait que quelque chose est un polyèdre.”
Un polyèdre est indépendant de la dimension dans laquelle il se trouve. Dire que le suffixe “èdre” ici veuille dire “face” est donc une grossière simplification. Toutes les personnes qui trouvaient que Mélanie Fortier se trompait en disant que la question portant sur les polyèdres était trop pointue, eh bien mettez ça dans votre pipe! :)
imposteur
21 Septembre 2009
17h36
La réforme n’est pas à blâmer dans le cas présent. Les élèves de la première année de la réforme son présentement en 4e année du secondaire. Pour avoir eu un enfant hors de la réforme et un autre dans la réforme, je n’ai pas vue une grande différence d’enseignement entre les deux systèmes. Si certains professeurs ne sont pas fameux en français (et je ne me gêne pas pour corriger leurs écrits, lorsque nécessaire), la majorité sont d’excellents enseignants.
Toutes les rêgles de grammaire ont été apprises, l’épellation et les dictées étaient au menu du cours primaire et secondaire.
Une certaine paresse chez les jeunes n’est pas à rejeter… Régulièrement, je corrige mes enfants lorsqu’ils m’écrivent une note ou lorsqu’ils parlent. Lorsqu’ils en auront assez de se faire reprendre, ils feront peut-être attention.
imposteur
21 Septembre 2009
17h38
La réforme n’est pas à blâmer dans le cas présent. Les élèves de la première année de la réforme son présentement en 4e année du secondaire. Pour avoir eu un enfant hors de la réforme et un autre dans la réforme, je n’ai pas vue une grande différence d’enseignement entre les deux systèmes. Si certains professeurs ne sont pas fameux en français (et je ne me gêne pas pour corriger leurs écrits, lorsque nécessaire), la majorité sont d’excellents enseignants.
Toutes les rêgles de grammaire ont été apprises, l’épellation et les dictées étaient au menu du cours primaire et secondaire.
Une certaine paresse chez les jeunes n’est pas à rejeter… Régulièrement, je corrige mes enfants lorsqu’ils m’écrivent une note ou lorsqu’ils parlent. Lorsqu’ils en auront assez de se faire reprendre, ils feront peut-être attention.
En ce qui concerne les étudiants universitaires qui ont ratés l’examen, ils peuvent s’en prendre à eux-même en grande partie. Cessons de blâmer les autres pour nos erreurs et notre paresse.
petit_roux
21 Septembre 2009
17h52
Hey ! Ma copine est a l’universite en enseignement apres avoir fait un Bac en anthropologie (vu le manque de deboucher) Elle aa reussi le premier test de francais requis mais si comme elle ou moi vous avez apris la veille grammaire avec le bon vieux complement d’objet direct et indirect. Un sujet un verbe un complement. OUBLIEZ TOUT CA ! Maintenant ce sont des Predicats des Complemnt de P et autre trucs qui pourraient ressembler a du chinois. Donc les etudiants de plus de 25 ans doivent reapprendre toutes les regles de grammaire depuis le debut. J’ai regarder le receuil du cours et je vous jure que je ne le ferais pas pour tout l’or de monde. Reaaprendre la grammaire au complet ! Adieu toute la matiere qu’on m’a enfonce dans le crane pendant toutes mes annees de secondaire!!! Incroyable qu’un linguiste obscure et sa bande aient choisi de tout detruite pour tout reconstruire. Il m’a fallu 3 ans pour apprendre la majorite de ma grammaire (secondaire1-3) et je vous jure que jamais je ne vais apprendre la nouvelle version. LONGUE VIE AUX COD COI CC.
natty
21 Septembre 2009
17h57
Vous oubliez le facteur stress dans tout cela. Je suis une étudiante qui ne récolte que des A en enseignement et, croyez-moi, je ne sais pas si je vais passer ce test. Il y a tellement de choix de réponses, qu’à un certain moment, nos têtes s’embrouillent et on se met à douter. Les questions qui sont dénotées plus haut étaient des questions faciles de l’examen. La plupart des étudiants savent reconnaître la place du «dont» et du «que» dans une phrase. Ce qui me met le plus en colère, c’est que tout le monde prend ces deux questions et s’en sert pour se faire une idée générale de l’examen. Dites-moi, qui aurait pu dire que lorsqu’il y a un «en» dans une phrase, déguisé en complément direct, on n’accorde pas le participe passé? Qui sait que demi ne prend pas de «e» lorsqu’il est placé avant et que l’on n’accorde pas arrière ni avant dans l’expression «les portes arrière» ? Qui sait qu’on ne peut pas dire « prendre une marche», «tomber en amour», «porte-patio», «complet», « au niveau de», « par coeur», « etc., parce que ce sont des anglicismes? C’est ce qu’on demande aux enseignants de mémoriser.
De plus, ce que vous ignorez est qu’en tant qu’étudiants du département de l’éducation, on nous note constamment sur le français, cela a une place qui est, on doit le dire, plus qu’importante et c’est normal. Nous pouvons perdre plus de 20% des points d’un travail en deuxième année du Bacc. et les exigences haussent de beaucoup en suivant les années d’études.
Bref, il ne faut pas se baser sur les résultats d’UN seul test pour catégoriser tous les étudiants et éducation et les enseignants!
tarzile
21 Septembre 2009
18h04
Je seconde tournesol.
Et si la Réforme, qui voulait rendre l’école plus hop-la-vie, moins ennuyante, faisait fausse route ? C’est plate, la conjugaison. C’est plate, les dictées. C’est plate, l’analyse de texte. Mais qui a dit que c’était facile ? Quand je me plaignais, on me disait qu’il n’y a pas de voie royale pour le succès. Que le succès ne peut pas venir sans effort. C’est pas possible. Que si c’était facile, tout le monde réussirait sans problème.
Il me semble que ce constat doit sonner la fin de la récréation. Parce que les jeunes n’ont pas besoin de notre condescendance, ils ont besoin qu’on les prépare pour la vie. Surtout ceux qui réclament le droit d’enseigner. L’UdeS a eu raison. On l’accusera de pousser des jeunes à décrocher. Je crois plutôt qu’elle les pousse à se dépasser.
vicky_ann
21 Septembre 2009
18h49
Future enseignante au baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire, j’ai passé ce fameux test samedi.
Quelle belle blague! Ce test ne mesure en aucun cas notre niveau de connaissances de la langue française. Mettez-vous en contexte : vous lisez un roman et vous rencontrez l’expression digresser. Vous n’avez jamais entendu ce mot, c’est la première fois que ces belles syllabes chuchotent à votre oreille. Que faites-vous? Vous sortez votre dictionnaire et vous recherchez la signification. Bravo! Vous avez utilisé la bonne méthode. Celle que nous avons apprise depuis l’école primaire. Celle que nous devons apprendre à nos élèves. Mais celle pour laquelle, futurs enseignants et futures enseignantes, nous ne sommes pas évalués.
Chers blogueurs, vous qui pensez tout connaître, voici ma proposition à votre dialogue de sourds. Vous nous trouvez pourris en français (n’ayons pas peur des mots) et bien d’accord (j’oserais dire « fine »! Alors, pourquoi ne pas nous imposer des cours de grammaire à l’université, au cégep? C’est tellement facile de critiquer, de dire que nous serons des enseignants qui ne savent pas écrire. Proposer des solutions, voilà tout.
“Great spirits have always encountered violent opposition from mediocre minds.” Albert Einstein
jean_richard
21 Septembre 2009
18h49
Bullwatcher a bien résumé le problème : le cash! Le nerf de la guerre…
** Attention : je généralise… il y a des exceptions à ce que j’avance, il y a des doués qui deviennent profs, oui, mais…
…mais généralement, en 2009, les plus doués, ceux qui ne font aucune faute de français, ni de maths, ni de rien, les bollés, quoi, se battent pour aller en enseignement? Naaaa : médecine, pharmacie, orthophonie, optométrie… Non pas par altruisme ou par désir de soigner! Parce que c’est PAYANT!
Payons mieux les profs, donnons-leur de meilleurs conditions, arrêtons de taper sur eux et on en aura des meilleurs. Point. Barre.
melanie-fortier
21 Septembre 2009
18h51
@mecreante
Merci d’avoir vérifié la VRAIE signification du suffixe -ÈDRE dans le dictionnaire, au lieu de monter aux barricades comme tous les autres l’ont fait… D’ailleurs, BASE était la bonne réponse au test.
@ tous ceux qui sont si prompts à juger
Je préfère de loin vérifier une information dans le dictionnaire ou un ouvrage de référence avant de l’enseigner, plutôt que d’enseigner une fausseté à vos enfants… Cela n’est pas un signe de faiblesse, mais d’ouverture et d’intelligence!
Si j’avais dit aux enfants que -ÈDRE signifiait côté comme vous me le suggériez si fortement, j’aurais commis une erreur. J’aime encore mieux vérifier avant que d’avancer des énormités.
Et juste pour faire taire ceux qui affirmaient que je n’étais pas digne d’enseigner si je ne savais pas cela, sachez que moi, j’ai très bien répondu à cette question. Bon, je n’ai plus rien à ajouter…
montrealaise
21 Septembre 2009
19h00
Quand ils étaient au primaire et au secondaire, ces aspirants profs devaient avoir des parents critiqueurs-d’école-et-critiqueurs-des-enseignants-trop-exigeants-qui-les-font-travailler-au-lieu-de-jouer.
Des parents qui préfèrent-un-jeune-enseignant-homme-le-fun-peu-importe-sa-compétence-qui-organise-des-sorties-à-La-Ronde à une-vieille-maîtresse-compétente-zé-exigeante-qui-fait-trimer-dur.
Des parents qui se plaignent d’avoir-à superviser -des-devoirs-le-soir.
Des parents qui font-changer-leur-génie-de-classe-en-début-d’année-pcq-cet-enseignant-est-trop-porté-sur-la-grammaire-et-le-petit-chou-aime-mieux-faire-un-projet-sur-le-hockey.
Vous chantiez? Dansez maintenant!
C’est ce que j’ai le goût de répondre à ceux-là qui échouent les tests de français mais au fond, ILS NE SONT PAS les PREMIERS RESPONSABLES de leur échec. Finalement, j’ai pitié d’eux.
Il n’y a pas 50 manières d’apprendre le français.
Vérifions pourquoi ceux qui l’ont appris dans les années 60 l’écrivent plutôt bien et copions ce système. Un système où on apprenait une règle et on la travaillait à toutes les sauces durant une semaine. La semaine suivante, on apprenait une autre règle. Beaucoup d’exercices de drill entremêlés de Littérature française.
iMoi
21 Septembre 2009
19h01
sa pô dalle ure!
pasmagnan
21 Septembre 2009
19h12
@Lawyer99
Quel beau Marois Bashing ! Mais une faille dans votre raisonnement, les élèves de la réforme quitteront le secondaire cette année. Vous dites qu’il y en a déjà à l’université ? Wow ! Mais il faut donc applaudir cette réforme !
Même si votre texte était sans faute (je me suis attardé aux idées), il n’aurait pas plus de valeur à mes yeux ! Pas plus que votre proposition de remettre l’enseignement comme il était lorsque des religieux enseignaient. Ne trouvez-vous pas que du décrochage il y en a assez comme ça ?
Croyez-vous vraiment, sans rire, que ce type d’enseignement pourrait être appliqué de nos jours ?
Et croyez-vous vraiment que, par exemples, les frères qui enseignaient étaient parfaits ? Me semble qu’Yvon Deschamps s’en moquait.
natty
21 Septembre 2009
19h13
Je n’ai que des A en enseignement et, croyez-moi, je ne sais pas si je vais passer ce test. Il y a tellement de choix de réponses qu’à un certain moment, nos têtes s’embrouillent et on se met à douter. Les questions qui sont dénotées plus haut étaient des questions faciles de l’examen. La plupart des étudiants savent reconnaître la place du dont et du que dans une phrase. Ce qui me met le plus en colère, c’est que tout le monde prend ces deux questions et s’en sert pour se faire une idée générale de l’examen. Dites-moi, qui aurait pu dire que lorsqu’il y a un «en » dans une phrase déguisée en complément direct, on n’accorde pas le participe passé? Qui sait que demi ne prend pas de e lorsqu’il est placé avant et que l’on n’accorde pas arrière ni avant dans l’expression les portes arrière ou les portes avant? Qui sait qu’on ne peut pas dire « prendre une marche », «tomber en amour », «porte-patio », «complet », etc., parce que ce sont des anglicismes?
De plus, ce que vous ignorez est qu’en tant qu’étudiants du département de l’éducation, on nous note constamment sur le français, cela a une place qui est, on doit le dire, plus qu’importante et c’est normal. Nous pouvons perdre plus de 20 % des points d’un travail en deuxième année du Bacc et les exigences haussent de beaucoup en suivant les années d’études. Bref, il ne faut pas se baser sur les résultats d’UN seul test pour catégoriser tous les étudiants et éducation et les enseignants!
melaniepilon20
21 Septembre 2009
19h14
Je me nomme Mélanie Pilon et je suis étudiante de deuxième année en enseignement à l’université. J’ai fait le nouveau test de français samedi dernier et je peux vous confirmer que les exemples représentés dans cet article ne sont pas du tout représentatifs de cet examen. Sérieusement ce n’est pas du tout des choses que l’on apprend dans le système scolaire. Je ne savais pas du tout que pour devenir enseignante, il fallait savoir le dictionnaire en entier avec toutes ces définitions. Puis, pour ce qui est de l’exemple de Mélanie Fortier de que veut dire le èdre dans le mot polyèdre, évidemment que la réponse est base on le sait tous… sauf que dans les 4 choix de réponses proposés, il n’y avait aucun mot ne voulant dire FACE ou un mot s’y rattachant. Je suis très bonne en français et je n’ai jamais eu de difficulté avec les règles de grammaire, mais qu’on me dise que les enseignants ne savent pas la langue française je n’en reviens tout simplement pas. Ce test n’évalue pas nos compétences en enseignement du français au contraire… Pour tout ceux et celles qui croient que cet examen est très facile et de niveau primaire, allez y dont le passer pour voir, je vous garantie qu’il n’y aura même pas le quart des personnes qui vont le passer. Puis pour ceux et celles qui croient qu’on a qu’a suivre des cours de français mise à part nos cours à l’université, bien je vous dit qu’on a deja assez de cours comme ça qui nous demande déjà au moins 40 heures d’études et de travaux… en plus des cours. avoir des cours d’appoint en français n’aiderait en rien à cet examen. On a tous eu un cours portant sur les règles de la grammaire et ça n’a rien servi. Puis de toute façon, oui nous nous devons d’avoir une très bonne connaissance de la langue francaise, mais un enseignant ne peut pas tout savoir, c’est pour cela qu’existe notre ami le dictionnaire et l’internet ou tout autres choses pertinentes. Pour ceux et celles qui croient que tout est de la faute des messages textes, des couriel, etc si on ne sait pas écrire… On sait tous faire la différence entre un message texe ainsi qu’un travail pour l’école, alors je peux vous dire que cela n’a aucun lien. Puis pour ceux et celle qui croient que le métier d’enseignant c’est facile, parce qu’on a 2 mois de vacances en été et qu’on ne fait rien dans nos cours à l’université, vous vous mettez le doigt directement dans l’oeil. finalement arreter de dire que les enseignants ne savent pas parler le français et ne sont vraiment pas bons pcq vous ne vous basez que SUR UN TEST qui ne nous sera pas du tout utile dans notre future vie d’enseignante.
montrealaise
21 Septembre 2009
19h16
@ melanie-fortier
L’enseignante (au bord de la retraite) de mon fils (4e primaire) enseigne les préfixes et suffixes même s’ils ne sont pas au programme et ILS COMPRENNENT !
Elle leur a expliqué par exemple le sens de péri =autour. Ils se sont amusées à trouver des mots commençant par péri. Périmètre, périscope, périnatal, etc.
Ils apprennent aussi les suffixes tels que phone, graphe, etc. Ils sortent des mots tels: télé(à distance)-phone (voix), télé (à distance)-vision, etc.
Ils ont 9 ans et ils comprennent du premier coup tout en se sentant plus intelligents qu’avant. Vrai qu’ils font beaucoup de classe et ont de périodes récompenses dehors. Parfait pour moi. Mon fils va à l’école pour apprendre.
VIVE LES PROFESSEURS À QUI ON N’A PAS INTERDIT D’ENSEIGNER! ou ceux qui ferment leur porte de classe et le font, enseigner. Ils sont braves d’être à contre-courant.
calistal
21 Septembre 2009
19h53
Bonjour à vous,
Je crois comprendre ceux et celles qui disent que le test était très difficile. Selon moi, l’essentiel n’est pas de pouvoir édicter toutes les règles de grammaire sur le bout des doigts mais bien de savoir les appliquer. Du coup, les questions sur les -èdres et compagnie, ça ne vaut pas grand chose. Il serait plus adéquat, à mon avis, de demander aux futurs profs de rédiger un texte et d’en évaluer la qualité selon des barêmes prédéfinis.
Il est essentiel que les enseignants en devenir puissent s’exprimer correctement, qu’ils aspirent à enseigner le français, les maths, la physique, etc. Quel message envoit un prof de math qui fait des erreurs d’orthographe dans ses examens?
Ce que je trouve particulier, c’est que des étudiants se rendent aussi loin dans leur cheminement sans pour autant avoir un français acceptable. On parle quand même de 13 ans de scolarité, 13 ans de cours de français. Allo?!? Bien normal de faire des fautes de temps en temps. Mais à ce point?
Dans le cadre de mon bacc, je devais passer un test d’anglais. En déça d’un niveau déterminé, il fallait prendre des cours jusqu’à ce que le niveau souhaité soit atteint. Autrement, pas de bacc. Pourquoi ne pas en faire de même avec le français? Niveau inférieur à ”Français avancé 2”? Cours de français jusqu’à ce que ce niveau soit atteint. Personnellement, je trouve cette idée plus logique… Et vous?
eriame
21 Septembre 2009
20h23
«L’Université ne nous a pas fourni de guide ou d’outil avant l’examen»
«Pôvres» petits étudiants! C’est surprenant de voir à quel point certains d’entres eux peuvent être pris au complet dépourvu s’ils n’ont pas toujours tout cuit dans la bouche. Pour les outils, ils n’ont qu’à se rendre à la bibliothèque: c’est plein de livres et c’est même gratuit! On peut apprendre beaucoup sur le maniement d’une langue en lisant.
J’ai fait mon primaire dans deux langues autres que le français (espagnol et anglais) et poutant je corrigeais les devoirs de mes compagnons de classes au GECEP et à l’université. C’est en lisant que j’ai appris.
joseemontreal
21 Septembre 2009
20h24
Évidemment qu’il faut savoir écrire… mais les gens mélangent tout sur ce blogue…un professeur de français au secondaire doit avoir un français impeccable. Je vois mal par contre un diplômé en littérature enseigner à ma classe de première année de primaire!! Désolée mais la pédagogie est essentielle: j’ai des élèves allophones à qui je dois m’adresser avec un français usuel afin qu’ils me comprennent, des élèves qui ont des problèmes de comportement ou d’orthophonie pour lesquels je dois adapter mon enseignement puisqu’il faut les intégrer à tout prix. Je pousse mes élèves au maximum de leur capacité avec les ressources dont je dispose. Pour moi au primaire la priorité est d’être heureux à l’école si on ne veut pas que les enfants décrochent. Avant de leur “bourrer le crâne” avec les règles de grammaire, je leur apprends l’amour de la lecture et de l’écriture… une fois qu’ils aiment écrire, on peut insister sur la qualité de l’orthographe, pas avant. Ceci dit, cela n’excuse rien chez les futurs enseignants… sauf que cette profession est si peu valorisée que je ne comprends pas le tollé… la société veut le beurre et l’argent du beurre?? Nous devons être parfait mais ne rien exiger des parents en retour?? Nous demandons trop de matériel en début d’année?? Tous les sujets seront bons pour dénigrer cette profession!!
maroisnobinette
21 Septembre 2009
20h52
Parce que les anciens professeurs baby boomers des années 60 étaient trop préoccupés par l’indépendance du Québec, le syndicalisme à outrance et leur convention collective pour faire plus d’argent et travailler le moins possible. Ils calculaient leurs heures à la seconde près et leur salaire à la cent près et au diable l’enseignement, les élèves et l’école.
nancywilliam
21 Septembre 2009
21h24
Erratum: langue dans laquelLE …
m.david
21 Septembre 2009
21h41
Très Intéressant comme débat. Je trouve que les enseignants en ont beaucoup sur les épaules. Intéresser, instruire, élever, éduquer et finalement il ne manque qu’à les nourrir, voilà les parents sont maintenant libres. Je trouve le commentaire de wyztix fort intéressant. Tout le monde a une part de responsabilité. Oui oui les enseignants DOIVENT parler et écrire correctement mais la société aussi doit le faire. Nous dépensons des millions de dollars pour que nos jeunes se rendent à l’école à tous les jours mais lorsqu’ils prennent l’autobus ils croisent de beaux panneaux publicitaires avec des fautes de syntaxe, ils écoutent des animateurs radio qui parle un français incroyablement mauvais, ils se parlent par message-texte et après il faut que monsieur ou madame professeur les rendent connaissant. Youhou, est-ce que c’est juste moi, mais un animateur radio qui parle à des milliers d’auditeurs et qui n’est pas foutu d’accorder ses verbes ou pire encore d’accorder le masculin et le féminin dans une phrase n’a pas un impact beaucoup plus grand que les enseignants? Je ne veux pas choquer personne mais il y a peu de jeune dans l’autobus qui écoutent Radio-Canada le matin en lisant La Presse.
Les enfants sont bombardés par un très mauvais français et l’école n’est pas le seul remède, il est nécessaire que tout le monde se regarde le nombril et fasse son examen de conscience, et j’ajoute que le temps presse.
-ViG-
21 Septembre 2009
22h24
@tout le monde qui sait ce que veut dire le suffixe -èdre sans outil linguistique
C’est bien beau de tomber sur la tomate des étudiantes, mais aucun de ceux qui ont tenté de montrer leurs talents de mathématico-linguistes en donnant LEUR PROPRE définition du suffixe n’ont compris qu’il s’agit d’un examen à choix de réponses… Aucune de vos définitions ne s’y trouvait, mais pourtant, vous connaissez tant la langue… éclairez moi je vous en prie.
LAvocatDansLaFoule
21 Septembre 2009
22h50
Il me semble bien qu’à la lecture des deux questions proposées dans la Presse, seuls les moins doués échoueront. Mais deux questions ne font pas un test.
À force de lire tous ces échanges, moi qui ne suis pas professeur et suis d’une époque où il n’était pas nécessaire de réussir le moindre test de français pour pratiquer son métier, j’en viens à me demander où pourrais-je trouver ce test? Pourrais-je le réussir?
Et alors, je critiquerai ceux qui l’ont échoué.
iamwormbuffet
21 Septembre 2009
23h33
C’est effectivement d’une importance ca-pi-ta-le que nos futurs profs d’éducation physique, de mathématique, de musique et de physique aient une connaissance approfondie du français. Comment démontrer la logique d’une formule mathématique sinon? Comment s’assurer que son élève joue au basketball de la bonne manière?
squire
22 Septembre 2009
00h22
@ bullwatcher
Si des gens comme vous méprisaient moins les enseignants, il y aurait peut-être plus de vocations chez les jeunes!
Sérieusement, qui voudrait devenir professeur de nos jours? Avoir à se taper les parents hystériques, les enfants mal élevés (ou élevés à coup de Ritalin), les fonctionnaires du M.É.Q., les commissaires scolaires et la population en général qui passe son temps à chiâler contre les enseignants au lieu de comprendre ce que cette profession exige… Non merci!
squire
22 Septembre 2009
00h28
@ johanne.b
Le problème, c’est que la connaissance de la matière, de nos jours, c’est beaucoup moins important que la capacité à gérer les troubles de comportement des élèves. Quand vous vous retrouvez devant une classe surpeuplée d’ados mal élevés (la norme de nos jours), ça ne change pas grand chose d’avoir une maîtrise ou un doctorat dans une matière! Il faut d’abord pouvoir survivre à la jungle de la salle de classe. C’est triste à dire, et j’en suis le premier désolé, mais le professeur moderne doit faire avant tout de la discipline avant de songer à transmettre de la matière.
Sans compter que les “génies” du M.É.Q. ont cru que c’était une bonne idée d’intégrer au réseau régulier les élèves qui ont des problèmes d’apprentissage ou des troubles psychologiques.
Je le répète: il faut être fou pour vouloir devenir professeur de nos jours.
re3e
22 Septembre 2009
07h39
voila ce que donne l’uniformisation par le bas du MEQ (ou de tout autre ministère) si on veut de l’excellence en éducation il faut un système ou les différentes écoles collèges et universités serons en compétition , quand le nombre d’inscription varie en fonction de la perception que le public visé a de la valeur de telle ou telle institution est comparé a ses pairs il y a une réelle création de qualité supérieure tout simplement pour augmenter sa part de marché , pour le momen tout ce qu’on fait c’est des cohortes moyenne faible justement pour ne pas mettre la barre trop haute a ceux et celle qui ne devrais tout simplement pas y être
ndrewd1979
22 Septembre 2009
07h47
@ flo-rence
Insignifiant BAC en enseignement…
Honnêtement je ne souhaite jamais vous rencontrer en personne.
Vous faites partie du problème et non de la solution, comme la majorité des gens qui ont écrits sur ce blogue.
gaiusmarius
22 Septembre 2009
08h33
Je ne suis plus capable d’entendre les commentaires de nos futurs enseignants qui peinent à réussir un simple examen de français.
Plus capable non plus de les entendre se plaindre de leurs “immondes” conditions de travail. Oh là là! des salaires minables! (à mon souvenir, l’échelle salariale comprend 17 échelons, et ils sont de l’ordre de 36000 à 70000$ par année). Oh là là! 10 ans avant d’avoir un poste permanent! (dans plusieurs autres métiers, il y a des mises à pied, du chômage, des horaires variables jour-soir-nuit)
Prenez vos paxils et faites comme le reste de la société: cessez de ronchonner et accepter votre sort. Sinon, il manque de travailleurs dans beaucoup de métiers… changez de profession.
Vous voulez être professeur? Attendez-vous qu’on exige de vous que vous maîtrisiez votre matière. Le français de qualité: un minimum pour tout professeur.
Vous ne savez pas ce que veut dire le suffixe -edre-? Prenez un dictionnaire. Vous ne l’oublierez plus de votre vie. Le fait de poser le geste (prendre le dictionnaire) aide à se souvenir. Petit truc…
dynopax
22 Septembre 2009
08h39
C’est simple, on érige le “botchisme” en système et il n’y plus de valorisation et de respect pour le corps professoral.
Où cela nous mènera-t-il? Vers une société de cancres plus facile à manipuler par l’élite professionnelle et politique.
Préparez-vous pour des lendemains qui déchantent…
mletourneux
22 Septembre 2009
09h00
Si beaucoup de personnes ont des difficultés avec la langue française, c’est parce qu’on leur enseigne mal cette langue. Or, elle est enseignée selon les principes de la psycho-pédagogie : hier, nous avions le behaviorisme, aujourd’hui la mode est aux sciences cognitives, au constuctivisme, à l’enseignement par projet. Demain, de nouvelles méthodes nous tomberont sur la tête. Ces méthodes modernes cherchent essentiellement à adapter le contenu à enseigner à ceux qui apprennent, plutôt que le contraire. Concernant l’apprentissage de la langue, l’efficacité des dogmes de la psycho-pédagogie est clair : il faut installer, au collégial comme à l’université, des programmes visant à combler les lacunes des victimes de ces dogmes.
Les gens qui veulent se destiner à l’enseignement primaire ou secondaire doivent évidemment se taper un cursus universitaire en psycho-pédagogie, selon les méthodes de la psycho-pédagogie. Et ils devront exercer leur métier sous la férule de la psycho-pédagogie. Les résultats qu’ils obtiennent dans leur examen de français sont non seulement inquiétants (ils vont enseigner le français) mais aussi révélateurs: il y a quelque chose de pourri au royaume de la psycho-pédagogie.
Le règne de la psycho-pédagogie est si bien installé en éducation qu’on n’est même plus en mesure de poser la plus simple des questions: est-ce qu’un enseignant formé à la psycho-pédagogie enseigne mieux qu’un autre formé strictement aux disciplines à enseigner? Personnellement, je réponds: non.
Alors, il serait avantageux, dans le trajet académique universitaire des futurs enseignants, de remplacer quelques cours de psycho-pédagogie par l’apprentissage direct de ce qui devra être enseigné, en insistant tout particulièrement sur la langue française: grammaire, syntaxe, orthographe.
ndrolet
22 Septembre 2009
09h32
J’ai 38 ans, je suis poche en français … alors, la problématique ne vient pas de la dernière réforme ! Mais j’avoue que celle-ci n’a pas aidé la cause du français.
Mon fils à 12 ans, il commence son secondaire 1, je suis découragée du peu d’importance qu’il accorde à bien écrire en français. Il rédige un travail d’abord en écrivant comme il le pense … il corrige ensuite lorsqu’il a le temps …
La première compétence devrait être de bien écrire, peu importe la matière … les enfants n’ont plus à apprendre par coeur les exceptions … même les bijoux, cailloux, choux, genoux, hiboux, joujoux et poux ne sont pas maîtrisés …
Demandez au professeurs d’exiger plus aux enfants, ils vous répondront que les parents ne veulent plus de devoirs et de leçons à la maison …
Et moi je dis qu’on devrait aussi exiger un tel examen aux journalistes … puisque maintenant nos jeunes s’informent principalement sur Internet, ils ont le devoir de bien écrire ;)
natty
22 Septembre 2009
09h36
@ montrealaise
«L’enseignante (au bord de la retraite) de mon fils (4e primaire) enseigne les préfixes et suffixes même s’ils ne sont pas au programme et ILS COMPRENNENT !»
Ce n’est pas une question de compréhension chez les enfants, bien sûr qu’ils comprennent! C’est la question de demander à tous les étudiants en éducation et aux enseignants de connaître sur les bouts de leurs doigts, toutes les définitions des suffixes et préfixes du dictionnaire! Il est certain que j’enseignerai les suffixes et préfixes à mes élèves, mais pour le faire, je ferai comme avec tous les cours et je les préparerai en me basant sur un outil en plus de ma mémoire, parce que, tout le monde le sait, la mémoire n’est pas toujours fiable!
peggy22
22 Septembre 2009
09h46
Merci aux commentaires de plusieurs qui ont “passé” le test de francais du ministère de l’éducation. C’est drôle mais j’ai tendance à les croire. De la vraie bull-shit; voici pourquoi.
Dans ma famille, on a trois enseignants dont 1 en Ontario. Ce dernier “file” mieux que les 2 au Québec. Les fonctionnaires, c’est connus, vivent dans une “bulle” qui n’est pas la réalité. Alors, je ne suis pas surprise que leur test s’applique aux situations a peu près pas applicable dans le vrai monde.
Maitriser les règles de base du francais est une priorité. Malheureusement, les “penseurs déficients” du ministère croient qu’il faut maitriser prioritairement les exceptions avant tout. Voici pourquoi on est administré
souvent de facon tordue et incompétente.
hanthony
22 Septembre 2009
09h48
Monsieur Maxime Duranleau, de Sherbrooke, n’a pas été suspendu parce qu’il a échoué le test de français… il a été suspendu parce qu’il l’a échoué “TROIS FOIS”. Suis-je aussi dur et intransigeant que Guylaine101 ?… je sais !… mais quand aurons-nous des enseignants qui arriveront à accorder le “si” avec le mode de verbe approprié ?
rychele
22 Septembre 2009
09h54
@ gaiusmarius
Évidemment, vous ne travaillez pas dans le milieu scolaire. Vous ne connaissez pas ce que l’enseignant (e) doit vivre dans une SEULE journée. Les élèves en difficulté qui n’ont pas les ressources nécessaires pour être aidés, les enfants ayant des troubles de comportement qui empêchent le calme de la classe propice à l’apprentissage, les parents qui ne s’occupent pas de leur enfant et qui voient l’école comme une institution pour s’en débarrasser et j’en passe.
La société voit les enseignants comme des êtres privilégiés de travailler dix mois par année, d’avoir une semaine de relâche, deux semaines à Noël, près de deux mois de vacances l’été, etc. Vous êtes-vous demandé si ces congés-là sont nécessaires??? Les enseignants vivent cinq jours par semaine pendant dix mois avec un groupe d’une vingtaine d’élèves n’ayant pas l’intérêt d’aller à l’école, ayant des troubles de comportements, d’apprentissages, etc. Avez-vous la responsabilité d’une vingtaine de travailleurs qui vous causent des problèmes? C’est énormément de responsabilités et le salaire… Le salaire!!! En effet, nous avons 17 échelons de l’ordre de 36 000 à 70 000$ par année. Par contre, le baccalauréat en enseignement est le baccalauréat le plus long. Il faut suivre quatre années d’université, quatre stages qui sont d’ailleurs NON PAYÉS pour commencer avec un salaire de 36 000$. Mon copain qui travaille dans la construction comme menuisier-charpentier a débuté avec un salaire plus élevé que 36 000$ et a un simple secondaire cinq. Je n’ai rien contre les personnes qui font un métier, nous en avons besoin, mais très peu de personnes terminant un bac. débutent leur carrière avec un salaire si modeste avec autant de tâches.
Ensuite, je comprends parfaitement que nous devons maîtriser le français. Nous le maîtrisons aussi! L’examen TECFÉE (que j’ai passé le 19 septembre) n’est pas un examen qui vérifie la maîtrise du français, mais qui exige d’avoir lu et de connaître par cœur le dictionnaire! Qui a lu le dictionnaire par cœur et a appris son contenu par cœur? Personne, l’examen aurait dû être, en fait, un examen sur les connaissances grammaticales du futur enseignant (participes passés, conjugaisons, syntaxe, etc.). Un enseignant qui se pose une question sur le vocabulaire ou même sur la grammaire fera sa recherche pour répondre à son questionnement. Nous devons être des experts de la RECHERCHE dans une grammaire, un dictionnaire et être expert dans l’explication des règles de grammaire et non pas de connaître le dictionnaire par cœur. Malheureusement, l’utilisation du dictionnaire n’était pas acceptée dans le cadre de l’examen et le suffixe –èdre n’est qu’un simple exemple parmi tant d’autres. D’ailleurs, message à toutes les personnes ayant répondu à Mélanie Fortier… Si au moins vous saviez que –èdre ne représente pas face, mais base!!! Et lorsque vous commentez dans un blogue portant sur le français, faites donc attention à votre français !!! C’est vraiment pitoyable…
D’une étudiante en deuxième année au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire qui enseignera d’ici peu à vos enfants et qui juge maîtriser le français même si elle n’est pas certaine de passer le fameux TECFÉE!!!
sebimaiden
22 Septembre 2009
09h55
Moi, je suis enseignant de français depuis 6 ans. Je me souviens qu’au moment de passer le test de français en entrant à l’université, je n’étais pas du tout préparé à ce qui allait suivre: un examen axé sur toutes les exceptions de la langue française et sur une nouvelle grammaire. Je sortais du cégep en étant fort et efficace en dissertation, en analyse littéraire, en lecture… J’avais étudié en littérature au cégep. Avant d’aller au cégep, j’avais arrêté après la 5e secondaire pour travailler, pour me chercher un peu, pour étudier au professionnel pendant que je recevais du chômage. Bref, au moment de la passation de l’examen de français de l’université, ça faisait au moins quatre ans que je n’avais pas vu de grammaire et toutes les exceptions de la langue, et j’étais habitué d’utiliser mes outils de référence, et non de tout savoir par coeur. J’étais dans des vacances bien méritées après avoir passé mon cégep avec brio, donc j’étais encore plus rouillé au moment de passer l’examen. J’étais extrêmement nerveux, quelque peu intimidé en mettant pour la première fois les pieds à l’université, quelque peu dépaysé en me préparant à vivre à Montréal. La note de passage pour espérer être dans le bac en enseignant du français au secondaire était de 85% si je me souviens bien.
Je me souviens d’avoir été très surpris par l’examen qui était devant moi, moi qui n’avais comme préparation qu’étudié tous ses verbes par coeur avec l’aide de son Bescherelle avant l’examen. Je ne savais pas du tout comment me préparer à un tel examen. Je me souviens de m’être dit qu’un examen comme ça, j’aurais été plus à l’aise de le faire à la fin de mon bac qu’au début. Tu arrives à l’université ciboire!!! Tu ne sais rien en entrant à l’université, tu ne connais rien encore du travail que tu espères faire plus tard, tu te dis que tu auras quatre ans pour apprendre tout ça, que tu vas à l’université pour apprendre. J’avais eu 55% comme résultat. J’ai donc été obligé de suivre des cours de rattrapage durant l’été avant mon bac. J’ai fini le cours avec un 95% et la suite n’a été qu’une suite de succès tout aussi convaincants les uns que les autres. Pas besoin de vous dire qu’en entrant à l’université durant l’été, j’étais inquiet suite à mon piètre résultat, j’avais perdu un peu confiance en moi, mais comme j’étais loin d’être le seul à qui ça arrivait, je me consolais.
Tout ça n’est qu’histoire ancienne, mais tout de même, ça me fait rire que les médias et la population paniquent avec le niveau de français des jeunes qui entrent à l’université; si ces jeunes choisissent cette voie, ils trouveront le moyen de récupérer leurs lacunes en français durant les quatre années que dure le bac en enseignement du français. À ce que je sache, l’université est encore une école et nous allons à l’école pour apprendre. Si les jeunes réussissaient leurs examens d’entrée avec des notes parfaites, ça ne ferait pas nécessairement de meilleurs enseignants. Pour être enseignant, ça prend beaucoup plus que ça, ça prend surtout un quelque chose qui est indescriptible, mais qu’on peut résumer en disant que ça prend le tour! Le bac est truffé de cours de français, de grammaire, de didactique, de littérature, de psychologie…Il y a de quoi devenir un excellent enseignant à l’université sans compter les stages et l’expérience du terrain, qui valent encore plus que toutes ses années d’études. Les jeunes qui entrent à l’université dans ce programme se mettent bien assez de pression comme ça, ils ont à coeur la qualité de la langue puisqu’ils vont l’enseigner. Et comme tout être humain, ils vont faire parfois des erreurs en écrivant, et ils vont se corriger tout simplement. Comme je disais, les enseignants de français ont beaucoup plus à offrir à nos enfants qu’une langue parfaite, son enseignement n’est que la base de notre travail
guylaine101
22 Septembre 2009
10h05
@davidsonstreet
On parle ici d’un examen que doivent réussir les futurs enseignants, pas les plombiers.
Get real, pour reprendre une expression bien française.
RayOfLight
22 Septembre 2009
10h21
Pour ceux qui dénigrent les chers étudiants qui ont coulés ce test… est-ce que VOUS l’avec vu ce fameux test… avez-vous lu les questions qu’il comporte… Peut-être que vous n’auriez pas fait mieux! Ce genre de test ne pose pas comme questions : “Comment écrivez-vous le mot maison?” ou encore ” Conjuguez le verge avoir à la 1ère personne du pluriel au présent de l’indicatif”!!!
Comme certains aiment juger les jeunes étudiants sans connaître les circonstances!!! Abhérant!
natty
22 Septembre 2009
10h46
@hanthony
Non mais, accorder les si avec le bon temps de verbe, c’est une blague? Qui vous a dit que les étudiants ne savaient pas cela?! Vous allez vous baser sur cela pour déterminer les causes de l’échec du test? Lisez dont plus haut ce qu’il y avait vraiment dans le test: DES PARTICULARITÉS DE LA LANGUE FRANÇAISE!!!
davidsonstreet
22 Septembre 2009
10h47
@guylaine101
La nécessité pour les futurs enseignants de maîtriser le français va de soi. Je réagis donc à vos propos.
“On parle ici d’un examen que doivent réussir les futurs enseignants, pas les plombiers.”
Dois-je comprendre que vous vous êtes apperçues que vos exigences en matière de maîtrise du français n’étaient pas réalistes?
Je vous cite :
« Mais je ne blâmerais pas seulement les enseignants […] On peut être poche en algèbre ou en musique et cela ne dérange rien dans la vie. […] Mais le français chapeaute tout. Le français (la langue) est nécessaire, plus que tous les autres. »
weeza
22 Septembre 2009
10h49
Aux étudiants qui disent avoir fait le test et qu’il n’est vraiment pas facile… Je vous crois. Mais il y a quand bien même des étudiants qui le passent, ce test-là. N’essayez pas de me faire croire qu’ils ont “appris le dictionnaire par coeur”!
Non, on ne peut pas connaître tous les mots, et toutes les exceptions de la langue française et oui, c’est toujours bon d’avoir les bons outils à porté de main pour vérifier… Mais s’il y a un étudiant sur deux qui coule le test, ça veut dire qu’un étudiant sur deux le réussit. Peut-être qu’ils avaient un vocabulaire plus étendu et une meilleure connaissance de la langue, incluant ses nombreuses exceptions?
Pis on s’entend que “face” et “base”, dans le cas d’un polyèdre, ça se ressemble, non? Un petit peu de déduction…
Igor
22 Septembre 2009
10h54
Je constate que les articles publiés dans le presse écrite (et web) souvent sont truffés de fautes. Faudrait-il faire passer ce fameux test aux journalistes afin qu’ils (et elles) puissent exercer leur profession?
jeansurlelac
22 Septembre 2009
11h20
Nous n’avons vraiment pas le choix . Nous devons passer par dessus notre fierté , et allez chercher des professeurs de français en “France” . C’est la seule solution pour obtenir un français écris et surtout parlé , amélioré . Le français parlé au Québec est déplorable . Il est souvent gênant de nous écouter parler . Nous n’articulons pas , nous chantons trop en parlant , nous tuons nos fins de mots , nous chuchotons au lieu de parler fort de manière à se faire comprendre . Et ce problème se répercute partout , dans nos séries télévisées , dans nos films , dans les reportages etc etc . Combien de fois , m’est-il arrivé de perdre le dialogue , justement à cause de toutes ces lacunes .
Un minimum de fierté S.V.P. Et cessons de dire comme trop de gens , çé not lang a nous otes icitt . Quelle honte .
jean-pierre fortin
P.S. Et je m’inclus dans ceci , car moi même je fais des fautes de français que je déplore , mais autant que faire se peut je consulte mon dictionnaire .
davidsonstreet
22 Septembre 2009
11h25
apperçue
guylaine101
22 Septembre 2009
11h35
@davidsonstreet
Vous avez le don de tout déformer, vous…
Quand j’ai fait cette affirmation “On peut être poche en algèbre ou en musique et cela ne dérange rien dans la vie”, vous m’avez dit que pour être musicien, on était aussi bien d’être bon en musique. Noooon? Vraimeeeeeent??
Tout ce que je dis, et je le répète, c’est que les connaissances en musique (par exemple) n’aident pas si on veut devenir plombier. Mais il faut quand même, dans tous ces métiers et toutes ces professions, parler et être capable de comprendre le français! Je ne dis pas que tout le monde doit parler comme un académicien (!!) mais il y a toute une marge entre ça et dire des choses comme “le livre que je te parle”! Et un enseigant sur deux ne serait pas capable de voir la faute là-dedans! Ce sont les gens qui vont enseigner à nos enfants, ça.
Moi, je suis tout à fait d’accord avec cet examen. C’est un minimum. Ils ont trois chances pour le réussir. Quand même…
Bien sûr, comme j’ai dit aussi, ce n’est pas le seul facteur. Voyez mon message de 11 h 29 d’hier. C’est aussi un problème de société.
marc-andre_tessier
22 Septembre 2009
11h37
@mélanie-fortier : vous écrivez nous demandaient de donner la définition de mots, d’expression et d’affixes. Vous demandaient-ils vraiment de donner la définition, ou plutôt de la choisir ? La nuance est importante. À lire vos interventions, j’ai l’impression qu’il s’agissait de choix de réponses. Il n’est donc pas question de par coeur mais de connaissances et de compréhension. La connaissance du vocabulaire va avec l’amour de la langue. Votre question de polyèdre me semble facile, peu importe ce que vous tentez de fabriquer comme explication.
@joel_le_simplet : -èdre ici veut dire face; le terme polyèdre date au moins du XVIIe siècle en français (polièdre) et le fait que Wikipedia dise qu’il n’y a pas de définition universelle de ce qui fait un polyèdre n’a rien à voir avec la question. On parle de la signification du suffixe, celui-ci peut être retracé au grec, en passant par la latin. Supposons qu’on ne s’entende pas sur si une motocyclette est ou non une automobile, cela ne change rien à la signification du préfixe auto- dans automobile. Comprenez ?
@RayOfLight : j’en ai vu assez d’exemples ici et en lisant les commentaires de mélanie-fortier et autres victimes.
Ceux qui disent que èdre ne se retrouve qu’en géométrie aimeront peut-être apprendre qu’on le retrouve par un parcours indirect dans cathédrale.
davidsonstreet
22 Septembre 2009
11h59
@jeansurlelac
« Nous devons passer par dessus notre fierté , et allez chercher des professeurs de français en “France” »
Faudrait quand même pas déconner!
mogali
22 Septembre 2009
12h04
Les enseignants sont le produit de la société. Pendant leur formation antérieure, ils ont vécu le nivelage par le bas, la reconnaissance de ceux qui sont en bas de l’échelle au détriment des «bollés», la normalisation des résultats scolaires pour que tous graduent, les programmes anémiques répétitifs pour favoriser la réussite des faibles, le remplacement des notes scolaires par une norme vague et confuse qui englobe toute la clientèle et nie le talent et la performance de l’élite, la «facilité» de l’apprentissage minimal au détriment de l’effort de la connaissance globale et supérieure. On a RECONNU le droit à l’instruction des moins talentueux tout en «marginalisant» le besoin d’exceller et la réussite des plus performants… On a coulé tous les étudiants dans une masse amorphe et informe qui n’a aucun rapport avec l’EXCELLENCE.
stephane83
22 Septembre 2009
12h14
Le problème, c’est qu’il est extrêmement facile de passer à travers tout le système scolaire en n’ayant qu’une connaissance moyenne du français, surtout à l’écrit. Je suis étudiant à la maîtrise et je corrige régulièrement des collègues qui ne savent pas écrire une page sans faire au moins 20 fautes d’orthographe… et c’est sans parler de la syntaxe… J’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont mis l’accent sur l’importance de bien écrire.
Je dis, cet examen que passent les futurs profs, devrait être une condition d’entrée pour tous à l’université… Mais l’enseignement du français, et ce surtout au secondaire, devra être grandement bonifié.
satyricon
22 Septembre 2009
12h18
@maroisnobinette
“Parce que les anciens professeurs baby boomers des années 60 étaient trop préoccupés par l’indépendance du Québec, le syndicalisme à outrance et leur convention collective pour faire plus d’argent et travailler le moins possible”.
Un extrait d’Elvis Gratton ?
montrealenfrancais
22 Septembre 2009
12h19
Une langue doit etre utilisée. Sinon elle est à l’agonie.
Regardons ce qui se passe au centre-ville de la metropole du Quebec.
Si vous avez à coeur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu!
Merci à l’avance!
CENTRE-VILLE DE MONTREAL
====================================
Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos
Déjà un millier d’infractions possibles à la loi 101!
Et ce ne sont ni des rumeurs, ni des ouï-dire, ni des peurs mal-fondées, ni des épouvantails à moineaux, ce ne sont que des faits réels.
Allez constater sur ce site:
hyperlien
rychele
22 Septembre 2009
13h00
@ marc-andre_tessier
Mon cher ami, en fait, l’examen demande, en effet, de choisir parmi différents choix. Par contre, ces choix portent facilement à confusion et nous demandent à réfléchir beaucoup plus que de la connaissance et de la compréhension. L’examen n’est pas construit dans le but de vérifier les capacités langagières des étudiants, mais de les mettre en dilemme quant à des éléments que vous-même ne seriez sans doute pas capable de trouver étant donné que vous n’êtes même pas capable de répondre adéquatement @joel_le_simplet… Vous vous êtes royalement trompé au sujet de -èdre… Il ne s’agit aucunement de face, mais de base, donc, avant de réprimander les étudiants en enseignement, veillez vous-même à revoir votre français!!! En conclusion, je serais curieuse de voir votre résultat à ce fameux test si vous l’auriez fait !
Jules_30
22 Septembre 2009
13h02
@davidsonstreet: apprenez, avec deux “p”, qu’apercevoir n’en prend qu’un,
donc: aperçue
P.S. avec les propos que vous tenez, j’imagine qu’à l’école vous étiez du genre à demander, ad nauseam, ” à quoi ça va nous servir ça dans la vie?”
ravie
22 Septembre 2009
13h04
Quelle polémique ! J’ai lu à peu près tous les commentaires jusqu’à maintenant et je trouve ce débat des plus intéressants. Pour ma part, j’ai potassé la grammaire à l’école primaire, d’abord, puis au secondaire, ensuite, avec des enseignants exigeants (au public). Je me trouve chanceuse de les avoir eus, d’ailleurs. Journaliste et réviseure, j’ai bon nombre de dictionnaires que je consulte régulièrement. Je ne connais pas tout–loin s’en faut–mais je connais les bons dictionnaires. Mère de quatre enfants, aujourd’hui adultes, j’ai donné des dictées à mes jeunes assez régulièrement et quand je les aidais à corriger leurs travaux, ils étaient assis à côté de moi, et nous avions un dictionnaire qu’eux consultaient pour trouver l’erreur. Je pense que l’apprentissage du français correct est un travail de longue haleine et qu’il ne sert à rien de blâmer seulemennt les jeunes qui se dirigent en enseignement. Regardons-nous un peu le nombril.
gulliver
22 Septembre 2009
13h04
@melaniepilon20 + @sebimaiden
En lisant vos (longs) commentaires, dans un excellent français je dois dire que je viens de réaliser que le problème n’est pas nécessairement la piètre qualité du Français des futurs profs mais, même pour ceux qui ont un bon Français, les tests à la con, encore une réalisation de nos joyeux fonfons du Ministère de l’Education. Ceux-là, un jour, quelqu’un devra les remettre à leur place. (leurs places ?…maud…Français)
marc-andre_tessier
22 Septembre 2009
13h11
@montrealenfrancais : vous pourriez commencer par mettre les accents sur les lettres qui en nécessitent.
@Sylvia Galipeau : que pensez-vous de vos collègues qui écrivent sans se soucier de la qualité du français ? Si on lit La Presse ou Cyberpresse pour se détendre, on peut y gober malgré nous de mauvais tics. Par exemple, aujourd’hui, une de vos consoeurs écrit une phrase maladroite qui dit : tous les parents qui ont été confrontés au problème à l’école de leur enfant
même s’il n’y a pas de faute technique, c’est une syntaxe négligée, approximative. Et pour ce qui est des fautes, je passe mon temps (par plaisir) à en singaler un peu partout sur ce site, aux journalistes qui les font.
Reconnaissez-vous la responsabilité du journaliste ou travailleur de l’information ?
davidsonstreet
22 Septembre 2009
13h20
@guylaine101
Je vais vous poser une question à la fois, ça va vous faciliter les choses :
Qu’est-ce qui est le plus (le plus, ça veut dire qu’il faut choisir) important pour le plombier, maîtriser le français ou maîtriser la plomberie?
(pour les enseignants, nous sommes d’accords; sujet clos)
marc-andre_tessier
22 Septembre 2009
13h39
@rychele : vous dites que les enseignants doivent être experts en RECHERCHE dans une grammaire ou un dictionnaire. Vous dites ensuite que -èdre signifie base, et non face. Littré au XIXe siècle écrivait que dans polyèdre et hexaèdre, -èdre signifiait “face”. Dans dièdre, il écrit que -èdre signifie “plan”. Si on fait une recherche sur le mot cathédrale, le “-hédra-” désigne en quelque sorte le dossier d’une chaise.
La question n’était pas de savoir ce que l’élément suffixe signifiait dans sa langue avant son apparition en français. Quelle était la question ?
Que signifie le suffixe -èdre dans les mots polyèdre et hexaèdre ?
Si oui, la réponse est simple : face. Si face n’est pas dans les choix de réponse, on prend ce qui lui ressemble le plus. Un hexaèdre a-t’il six bases ? Non. Un peu de logique déductive ne nuit jamais.
Si on ne peut pas comprendre les questions, comment peut-on espérer en poser ?
remington
22 Septembre 2009
13h48
Je serais curieux de la quantité de gens dans la population qui passerait vraiment ce test.
Les enseignant savent parler français. Un prof de math est un bien meilleur prof parce qu’il connait les math que parce qu’il connait le français. La langue est un code qui sert à transmettre des idées. Ici on a le préjugé que la qualité du code utilisé est proportionnel à la qualité des idées.
Je choisis sans hésiter une société avec des prof compétent dans toutes les matières autre que le français avant une société avec des profs moyens dans toutes les disciplines mais qui maîtrisent très bien le français.
C’est tellement fréquent de voir des gens bons en sciences et mauvais en français et vice versa, que je me demande pourquoi les gens s’obstinent à vouloir que leurs prof de sciences aient les mêmes aptitudes en français que les profs de français justement.
Comme je l’ai déjà posté sur un autre blogue, on s’attarde tellement au français dans le système d’éducation parce que dans le fond on sait juste pas vraiment ce qu’on veut enseigner à nos jeunes. (Soit les idées qu’on véhicule avec la langue).
Je doit aussi envoyer un lien vers un “post” du blogue de P. Lagacé d’il y a quelques mois. Il serait pertinent que certains y réfléchissent :
hyperlien
zetpaul
22 Septembre 2009
13h59
Je me doute bien que mon commentaire, cent mille et unième sur cette page, passera quelque peu inaperçu, mais j’en ai long à dire, voire déblatérer:
1-J’ai entrepris, il y a 14 ans, un baccalauréat en enseignement du français au secondaire. Évidemment, j’ai été soumise à un test de connaissance du français avant le début des classes, test assez sommaire, auquel il fallait obtenir une note minimale de 80% pour se soustraire au fameux cours de rattrapage. J’ai été très surprise d’apprendre par la suite que j’étais la seule de ma cohorte d’une quarantaine d’étudiants à ne pas faire le dit cours de rattrapage. Quand j’ai constaté qu’au cours des 4 années du bac, il n’y aurait pas plus de 2 cours touchant la langue française, alors que les notions que nous aurions à enseigner étaient tellement floues pour certains d’entre nous, je me suis demandée ce que je faisais là.
2-Au cours de ma première année d’études, j’ai participé à un stage d’observation en classe, pendant une semaine. Ma cohorte constituait l’année “cobaye” pour le nouveau format de stages en enseignement, étendus sur 4 ans. Mes commentaires, à la suite de cette semaine, étaient que l’enseignante observée semblait offrir une prestation théatrale devant sa classe sans faire la moindre sorte de suivi, nî même de contact visuel avec ses élèves. Mes observations n’ont pas plu. Je devais évaluer ses outils pédagogiques, pas sa performance. À la suite de la semaine de stage, notre maître de stage m’a prise à l’écart pour me dire que je n’étais pas à ma place. Je ne me suis pas fait prier pour quitter ce cours maudit.
3-Mes enfants sont maintenant à l’école primaire. Ayant côtoyé de futurs enseignants qui écrivaient “des pomment” à leur dernière année d’études, j’ai décidé d’envoyer mes petits trésors à l’école publique anglaise, puisque nous y avons droit. Quelle ne fut pas ma surprise de constater que les fautes et l’ignorance y sont aussi omniprésentes? En deuxième année, j’ai eu la douloureuse tâche d’expliquer à mon fils qu’il n’avait pas fait une faute à tel ou tel mot dans son travail, mais que c’était son enseignante qui s’était trompée. C’est arrivé trop souvent à mon goût. Quand on lui a demandé des explications à la rencontre de parents, elle a ri innocemment. J’ai donc décidé de changer mes enfants d’école, pour une école publique en français. Nous sommes en année d’évaluation présentement. Je suis très contente jusqu’à maintenant, nous sommes tombés sur une enseignante consciencieuse, mais reste à savoir si elle est l’exception qui confirme la règle. Le cas échéant, je devrai en déduire que c’est tout le système d’éducation de notre province qui est pourri et je déménagerai à Ottawa, genre.
4-Petit bonbon d’ironie: À chaque année, à la Dictée des Amériques, la catégorie de participants “professionnels du français” réussi toujours un peu moins bien collectivement que la catégorie “grand public”…
Et à titre de montée de lait, à tous les futurs enseignants qui venez défendre ici votre point de vue, vous allez faire d’excellents candidats pour le sacro-saint syndicat des enseignants qui garde en poste les croutons sans vocation et les gentilles nounounes qui enseignent aujourd’hui.
pruszkow
22 Septembre 2009
14h11
@jeansurlelac : pensez-vous vraiment que les français maîtrisent mieux la langue française que les québecois ? Vous seriez surpris.
C’est certain que les profs doivent maîtriser le Français pour pouvoir enseigner dans cette langue. Les professeurs doivent s’exprimer en Français de qualité pour permettre aux élèves de développer à leur tour un Français de qualité.
Par contre, il faut faire une différence entre maîtriser le Français et être parfait en Français. J’ai essayé quelques exemples de ces fameux tests de Français; les questions sont parfois très subtiles. J’ai notamment été piégé par le mot “firme” qui me semblait un anglicisme alors que l’erreur à trouver était ailleurs dans la phrase, si il y en avait bien une.
Un professeur de Français doit selon moi maîtriser presque parfaitement la langue Française, donc toutes les règles et exceptions. Par contre, j’ai du mal à saisir l’importance de connaître le Français à la perfection pour un professeur enseignant les mathématiques ou les autres sciences. Maîtriser le français usuel devrait convenir à mon avis; savoir conjuguer correctement, construire des phrases convenables en utilisant un vocabulaire diversifié et sans fautes d’orthographes.
Et puis, alors qu’on manque de professeurs, pourquoi se casser la tête ? Dans les écoles à l’heure actuelle, on embauche des détenteurs d’un DEC ou d’un diplôme universitaire pour combler certains postes. Imaginez si on restreint d’avantage le nombre d’enseignants. Et ces pseudo-professeurs, le passent-ils ce fameux test de français ?
Arrêtons de rêver, le français n’est pas en train de mourir.
cindyb
22 Septembre 2009
14h18
Hey! On ne pourrait pas essayer d’être un peu plus positifs? Tous les étudiants sur ce blogue qui expliquent à quel point le test est difficile, ce n’est pas seulement pour expliquer pourquoi certains échouent. C’est aussi pour montrer à quel point les étudiants qui réussissent ont un français impécable!
Les universités du Québec remettent à chaque année des centaines de diplômes en éducation, à des étudiants qui ont réussi ce test et toute leur formation de 4 ans avec brio. Félicitons-les!
Est-ce qu’on sort un article à chaque année parce que 75% des étudiants qui ont tenté d’entrer en médecine n’ont pas réussi? Est-ce qu’on blâme les parents, le système d’éducation qui n’a pas mis l’emphase sur les sciences tout au long de leur cheminement scolaire? Non, on dit plutôt “Wow, ils ont travaillé fort, dommage qu’ils n’aient pas réussi.” Alors qu’en enseignement, à chaque année, on ressort les résultats de cet examen. Et je le répète, vous n’avez pas à vous inquiéter, le 50% qui échoueront, n’enseignera pas à vos enfants. Alors pourquoi leur tomber dessus en disant que les jeunes de nos jours ne savent pas écrire? Le verre est à moitié vide ou à moitié plein? Moi je suis fière de dire que 50% des jeunes souhaitant enseigner connaissent les exceptions et particularités de la langue française, et peuvent écrire un texte de 200 mots avec 4 fautes et sans avoir révisé leur texte. 50% réussiront, et seront d’incroyables enseignants.
simon_c
22 Septembre 2009
14h21
Aussi recherchés : des journalistes écrivant correctement le français.
natty
22 Septembre 2009
14h30
@marc-andre_tessier
Vous dites: «Que signifie le suffixe -èdre dans les mots polyèdre et hexaèdre ?
Si oui, la réponse est simple : face. Si face n’est pas dans les choix de réponse, on prend ce qui lui ressemble le plus. Un hexaèdre a-t’il six bases ? Non. Un peu de logique déductive ne nuit jamais.»
Et pourtant, èdre veut bien dire base et donc, votre logique ici vous aurait nui! Après, venez nous dire de faire les bons choix de réponses en suivant notre logique ;).
Par ailleurs, peut-on cesser d’utiliser cet exemple à tort et à travers. Ce n’était que pour illustrer le fait que les questions étaient davantage axées sur la mémorisation!
ens2012
22 Septembre 2009
14h35
La seule chose que j’ai à dire: Informez-vous de la réalité du test de français et de la réalité actuelle des écoles québécoises avant de vous prononcer sur ce sujet.
Je suis d’accord avec l’objectif visé par le test de français soit de rehausser la qualité du français des enseignants, car certains transmettent des erreurs. Cependant, ce test évaluait les exceptions de la langue française qu’on utilise très rarement. Pourquoi ne pas évaluer la logique de la grammaire qui permet d’enseigner le français? Probablement, le 3/4 de la population ne serait pas capable de réussir ce test. Actuellement, il y a des enseignants en fonction qui ne le réussissent pas. Personne ne peut connaître toutes les règles de la langue française. Le dictionnaire est outil conçu pour s’y référer au besoin. Pourquoi les enseignants ne pourraient-ils pas le consulter pour vérifier les exceptions?
melanie-fortier
22 Septembre 2009
14h41
@marc-andré tessier
Justement ce que je disais au tout début… Je disais que je trouvais personnellement qu’il y avait trop de questions qui portaient sur le vocabulaire, que ces questions sont trop faciles quant à moi et ne demandent pas une connaissance poussée de la langue, mais seulement un peu de logique et de la culture…
Dans ma première et ma deuxième intervention, j’explicais justement que j’aurais bien aimé qu’il y ait un peu plus de grammaire, de cas difficiles de participes passés, de pluriel de mots composés, d’orthographe grammaticale, d’anglicismes, de particularités de la langue fançaise, etc.
Je n’essayais pas de faire pitié (je n’en ai guère besoin), ni de justifier de tels échecs, mais seulement d’expliquer plus en détails ce que contenait ce fichu examen… Revenez-en de la question du suffixe -èdre, ce n’était qu’un exemple parmi tant d’autres… J’aurais bien pu (et dû) choisir un autre exemple de question inutile (Que signifie l’expression sans tambour ni trompette? par exemple) afin d’éviter une telle contreverse!
Voila!
basel
22 Septembre 2009
14h45
@bullwatcher
En plein dans le mille. Les étudiants qui performent le mieux ne vont pas aller faire 4 ans d’université pour gagner 50000$ par année (au gros max, après 10 ans d’attente à faire du remplacement). La profession d’enseignant est sous-valorisée.
Et à ceux qui s’indignent que les jeunes choisissent leur métier selon le revenu, pouvez vous me dire combien de temps un enseignant junior doit travailler pour payer ses dettes d’études? Avoir des économies pour une mise de fond pour une maison? 10 ans? 15?
Sérieusement…
guylaine101
22 Septembre 2009
14h57
@davidsonstreet
“Qu’est-ce qui est le plus (le plus, ça veut dire qu’il faut choisir) important pour le plombier, maîtriser le français ou maîtriser la plomberie?”
Ha ha, un plombier pourrait bien sûr arriver dans un pays dont il ne parle pas la langue, et réparer une toilette. Tout ce que je disais c’est que la connaissance de la langue chapeaute les autres compétences dans le sens que ce plombier a, à un moment donné, appris les notions de plomberie en se servant de sa connaissance de la langue. Quelqu’un connaissant la plomberie lui a enseigné ces notions, en se servant des mots. Alors qu’il n’a pas vraiment besoin (rarement, en tout cas) de ses compétences musicales au piano pour apprendre la plomberie.
Je répète, une connaissance de base du français (ou de toute autre langue, en fait) chapeaute tous les domaines. Un plombier n’a pas besoin de connaissances musicales pour exercer son métier, mais il doit être au moins capable de lire les instructions sur telle ou telle tuyauterie nouvelle. Pas besoin de parler français comme un académicien, mais bon, une bonne connaissance fonctionnelle.
Mais encore une fois, ce n’est pas le sujet du billet : on ne demande pas aux plombiers ni aux électriciens de passer ce test, ce test est seulement demandé à ceux qui se dirigent vers l’enseignement.
Il me semble que je m’explique de façon tout à fait limpide. Je ne répéterai plus.
Est-ce que les autres comprennent?
marc-andre_tessier
22 Septembre 2009
14h59
@rychele : de les mettre en dilemme quant à des éléments que vous-même ne seriez sans doute pas capable de trouver étant donné que vous n’êtes même pas capable de répondre adéquatement
Répondre adéquatement à quoi ?
Tous ceux qui disent ici que le -èdre signifie base, et uniquement base, se trompent. J’ai montré plus haut que ça dépend du mot. Le suffixe peut signifier face, base, plan, etc. selon le mot dans lequel il est utilisé. C’est comme ça, en français, comme dans toutes les langues, il y a de la polysémie. Il faut un peu de logique pour comprendre, désolé.
Mais en aucun cas “-èdre” représente la hauteur, par exemple. Je dis cela en référence à cette phrase est-ce que -èdre représente la base, la hauteur, la mesure ou un autre choix de réponse dont je ne me souviens plus de melanie-fortier. À date, les quelques enseignantes qui interviennent sur ce blogue nous disent bien ce qu’elles veulent de ce test (du par coeur, mon oeil!). Tant qu’on ne me donnera pas la formulation exacte de cette question avec ses choix de réponse, je ne serai pas convaincu qu’elle était si difficile. La remarque de mélanie-fortier (citée en italique) m’indique qu’elle était facile.
@natty : relisez-moi, je dis “si la question était”. Or vous n’en savez rien. À la limite, si la question était comme cela et que “base” se retrouvait parmi , “hauteur”, “mesure de l’aire” et “kirk douglas”, il est évident que “base” est la réponse, même si c’est tordu. Non ? Mais si au lieu de “kirk douglas” c’était “face” et que le corrigé dit “base” et que la question est bel et bien comme je l’ai formulée, alors effectivement, il y a scandale. Mais tenez compte de tous les “si” et “et” dans ma phrase (logique booléenne élémentaire).
marc-andre_tessier
22 Septembre 2009
15h22
Que signifie l’expression sans tambour ni trompette
En quoi cette question est-elle inutile ?
gaiusmarius
22 Septembre 2009
15h41
@rychele: je travaille dans le milieu scolaire…. j’y vois à tous les jours ce que les enseignants (es) y vivent. Avant, j’étais dans l’entreprise privée, et oui, j’ai eu un tas d’employés qui travaillaient pour moi. Et ils gagnaient plus d’argent que moi. Mais là n’est pas mon point, et je ne veux pas attaquer qui que ce soit.
Faire du “cash”, oui, il y en a à faire dans l’enseignement. En plus d’une charge de travail, il y a beaucoup de remplacement à y faire. Donc, les profs qui connaissent leur matière et qui n’ont presque plus de préparation à faire collectionnent les périodes de remplacement.
Je ne me scandalise pas de cela. Tant mieux pour eux. Juste que beaucoup de profs/étudiants se plaignent du salaire…. or, ce salaire est très suffisant. En connaissez vous beaucoup de gens qui, après 17 ans de métier, gagnent 70000$ pour dix mois de travail et pensionné à 58 ans environ???
Félicitations, tant mieux pour ces bonnes conditions pleinement méritées.
Seulement, cessez de vous plaindre car la majorité des québécois avec des diplômes semblables n’auront jamais ces conditions.
marc-andre_tessier
22 Septembre 2009
16h17
Je relis les comportements des intervenants à mesure qu’ils s’adressent à moi.
@Natty, je vous cite en italique et je commente.
Je n’ai que des A en enseignement et, croyez-moi, je ne sais pas si je vais passer ce test
C’est justement une excellente raison de faire passer ce test. Quelle utilité s’il ne faisait que vérifier ce qui est mesuré autrement ? Le test vise d’autres connaissances que celles qui vous font avoir des A.
Dites-moi, qui aurait pu dire que lorsqu’il y a un «en » dans une phrase déguisée en complément direct, on n’accorde pas le participe passé? Vous voulez dire que
Des fraises, j’en ai mangé pour vous, ce n’est pas naturel ? Allons.. Je trouve ça bien plus “beau” que des fraises, j’en ai mangées. Peut-être faut-il avoir lu beaucoup pour développer ce genre de réflexe ?
Qui sait que demi ne prend pas de e lorsqu’il est placé avant
Vous ne connaissez pas la demi-lune ?
et que l’on n’accorde pas arrière ni avant dans l’expression les portes arrière ou les portes avant?
Si on accordait avant avec porte, ça donnerait porte avante …
Qui sait qu’on ne peut pas dire « prendre une marche », «tomber en amour », «porte-patio », «complet », etc., parce que ce sont des anglicismes?
J’ai réalisé que « prendre une marche » était un anglicisme le jour où quelqu’un m’a dit qu’il allait « prendre un somme ». J’étais encore à l’université. À force de répeter ces anglicismes aux enfants, vous les angliciserez, comme vous et moi avons avez été anglicisés à notre époque. Les utiliser est une chose, mais les utiliser sans le savoir est, à mon avis, plutôt grave.
L’examen n’étant pas pour apprendre mais vérifier, il peut pousser les étudiants qui échouent à mieux s’informer sur la question des anglicismes.
Bref, il ne faut pas se baser sur les résultats d’UN seul test pour catégoriser tous les étudiants et éducation et les enseignants!
Ça, je suis d’accord. Les journalistes montent cette histoire en épingle.. et pourtant, les anglicismes retrouvés dans La Presse se comptent par centaines (par semaine).
Je ne suis ni avec les journalistes ni avec les enseignants; mais à date les excuses d’enseignants ne me convainquent pas outre mesure. Quant aux journalistes, ils semblent adopter un profil bas dès qu’on aborde la question.
davidsonstreet
22 Septembre 2009
17h33
@guylaine101
Ce qui est intéressant, c’est que plus vous répétez, plus vous modifiez votre affirmation de départ et plus vous vous rapprochez de ce que je veux vous faire dire.
@marc-andre_tessier
« J’ai réalisé que ” prendre une marche ” était un anglicisme »
Et « j’ai réalisé » au sens de « se rendre compte », c’est quoi pour vous?
guylaine101
22 Septembre 2009
19h40
@davidsonstreet
Non, non, relisez ce que j’ai dit. C’est vous qui avez déformé ce que j’ai affirmé au départ, soit que la connaissance de la langue chapeaute tout et est donc plus importante que la connaissance de la musique, par exemple, affirmation que je maintiens. Vous avez laissé entendre que j’aurais dit quelque chose comme “on n’aurait pas besoin d’être bon en musique pour être musicien” (ce que je n’aurais jamais dit, voyons donc, j’aurais peut-être dû être plus explicite, mais je pensais être claire, il me semble que ça allait de soi, mais bon…). Vous m’avez même dit que j’étais méprisante, ce qui n’a rien à voir. Je dis juste qu’on a besoin du français pour expliquer les idées, les notions des autres domaines. Encore une fois, relisez ce que j’ai dit.
m.david
22 Septembre 2009
20h30
@gaiusmarius
Pour jouer au fou c’est plutôt facile, le salaire moyen d’un ingénieur de 35 ans d’expérience est de 117 000$ au Québec et pourtant ils possèdent eux-aussi un bacc. Qui êtes-vous pour juger du salaire des enseignants, un observateur extérieur qui a décidé ça seul dans son coin. Oui il y a des enseignants qui font de la suppléances mais peu de profs ont des planifs fixés dans le béton et qui ne travaillent plus. Des enseignants sur le pilotes automatiques il y en a mais pas tant que ça et de la suppléance il y en a pour une seule et bonne raison, personne ne veut en faire, c’est très difficile et exigeant. Arriver à la dernière seconde devant 30 personnes et devoir les garder en classe n’est pas facile.
Facile de juger mais pas si facile de participer de façon constructive à la solution.
weeza
22 Septembre 2009
21h26
Quelques ajouts…
1. Un test facile qui serait réussi par n’importe qui qui possède une connaissance moyenne de la langue française n’accomplirait rien du tout. L’idée, si je comprends bien, derrière ce test, est de rehausser la qualité du français de nos profs. Si le niveau actuel était jugé comme suffisant, le test n’aurait pas sa raison d’être.
2. Tout le monde peut se planter dans un test… Ça arrive. Mais ne me dite pas qu’il n’y a pas moyen de se préparer à un examen de français surtout quand on sait qu’il sera difficile. Un précis de grammaire ça coûte entre 20$ et 30$. Un maudit beau cadeau à demander au Père-Noël, surtout quand on envisage de devenir prof. Et oui, les règles de grammaire ça s’apprend par coeur. Des générations d’étudiants l’ont fait avant vous. Il existe même des ouvrages qui se spécialisent dans les exceptions de la langue française. Alors au lieu de brailler que le test est difficile, qu’est-ce que vous diriez de vous retrousser les manches et de voir ça comme un défi personnel? Vous pourriez même y prendre goût!
3. Je suis entièrement d’accord pour que nos profs soient mieux payés et qu’ils aient de meilleures conditions de travail. La tâche est énorme et elle est importante. Et ça permettrait d’attirer de meilleurs candidats au bacc. Cela dit, avant de revendiquer il faut commencer par faire ses preuves. Un étudiant qui commence à chialer là-dessus avant même d’avoir commencé sa carrière, ça ne m’inspire rien de bon.
stephanie-d
22 Septembre 2009
22h04
Ayant fait cet examen samedi dernier, je parle aussi en connaissance de cause.
Je tiens d’abord à souligner que je suis une étudiante de deuxième au baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire. Je tiens aussi à préciser que j’ai trouvé cet examen difficile, malgré ma bonne maîtrise du français. J’estime que cet examen était tout à fait le contraire de ce à quoi je m’attendais. Je m’attendais à passer un examen qui testait la compréhension des règles de grammaire, d’orthographe, d’accord, etc. Pourtant, nous avons été évaluées sur certaines notions qui nous seront très peu utiles lorsqu’on va se retrouver devant une classe. Je ne vois pas la pertinence de donner des exemples, puisque de toute façon vous vous empressez de nous ridiculiser et de nous faire passer pour des ignorantes.
J’ai donc décidé de vous donner mon point de vue, un point de vue RÉFLÉCHI. Je ne veux pas faire le procès de qui que ce soit sur ce blogue, mais bien faire réaliser à tous ceux et celles qui s’amusent à dénigrer les enseignantes ou les futures enseignantes qu’ils auraient peut-être dû réfléchir avant d’exposer leurs pensées pleines d’insultes à notre égard.
D’abord, je tiens à préciser que je suis pour la passation d’un examen de français lors de notre baccalauréat. Il est tout à fait normal qu’une enseignante soit un modèle pour l’enfant, même en français écrit, surtout en français écrit. Par contre, cet examen ne reflète pas tout à fait les connaissances que nous nous devons d’enseigner ou de connaître. Il est tout à fait normal de chercher un mot ou une définition dans le dictionnaire si on doute. Je crois que nous apprenons tous quelque chose de nouveau à chaque jour, donc il est normal de ne pas tout savoir. Sinon, à quoi ça nous servirait de nous instruire? Malheureusement, il y a des futurs enseignants ou enseignantes qui auraient intérêt à parfaire leur français et qui sont quand même inscrits au baccalauréat. Si cet examen était passé à l’inscription, il serait possible d’offrir des cours de français pour les étudiants dans le besoin à la place de les exclure du programme après trois échecs. Oui trois échecs c’est beaucoup, mais les conditions de l’examen ne favorisent en rien sa réussite.
Pour conclure, je veux m’adresser à ceux qui ont dénigré la profession d’enseignante et nos connaissances de la langue : sachez que nous n’avons pas choisi de faire ce travail pour avoir deux mois de vacances l’été et quelques journées pédagogiques ici et là (en passant, lors des journées pédagogiques, les profs travaillent comme vous! Les seules journées où ils sont en congé sont celles où vous êtes aussi en congé, soit les fériés.) Arrêtez de mettre tout le monde dans le même bateau. Il y aura toujours des gens pour profiter du système, peu importe le domaine. Il est si facile de rabaisser les autres derrière un écran d’ordinateur! Et si vous trouvez que nous sommes si ignorants, c’est peut-être parce qu’on a encore beaucoup à apprendre de la vie, et les études servent à ça! J’apprends tous les jours à l’université, même des règles de français…
marc-andre_tessier
22 Septembre 2009
22h38
@davidsonstreet : avez-vous déjà lu Claudel ? Montherlant ? Un peu de culture, diantre.
Des auteurs français l’utilisent en ce sens (Se représenter quelque chose concrètement) au XVIIIe siècle, moins de 25 années après la première utilisation connue en ce sens, en anglais. La datation à partir d’ouvrages ayant survécu n’est pas suffisamment précise pour conclure que le glissement s’est fait de l’anglais vers le français.
On le retrouve encore en France au début du XXe siècle et on le note en même temps (1930) au Canada dans un rare glossaire.
Mettre cet usage et l’utilisation de prendre une marche sur un même pied afin de parvenir à un sophisme de la double faute est non seulement puéril, mais maladroit.
melanie-fortier
23 Septembre 2009
10h36
stephanie-d, je t’applaudis!
davidsonstreet
23 Septembre 2009
11h07
@marc-andre_tessier
Et Marivaux, vous l’avez lu?
« Eh! Oui! Tomber amoureux. Ne dit-on pas tomber malade? Or comme l’amour est une maladie, on doit dire tomber amoureux, et tomber en amour, comme tomber en apoplexie. »
Marivaux, Le jeu de l’amour et du hasard (1730)
***
Je sais très bien que « réaliser » dans le sens de « se rendre compte » a été utilisé par de grands écrivains. Je voulais attirer votre attention sur le fait que certaines personnes ont tendance à vois des péchés là où il n’y a que pureté…
Igor
23 Septembre 2009
13h43
Beacoup de “bitchage”,mais pas beqaucoup de solutions… À quand des cours de français gratuits ouverts à toute la population sur Internet. Ce ne serait pas si compliqué.
annetty
23 Septembre 2009
14h17
Je n’ai pas lu tous les commentaires ce ce billet.
Par contre, les premiers commentaires suscitent chez moi une réaction. Je suis étudiante en enseignement à l’UQAM, et je débute ma première année. J’ai fait le test du TECFÉE le 15 mai dernier. Savez-vous à quel point ce test est difficile?
J’ai toujours été une étudiante n’ayant pas de grosse difficulté en français et je sais bien m’exprimer.
Je déplore le fait qu’on ne nous as jamais réellement expliqué ce qu’est le test du CEFRAN pour les enseignants. Nous n’avons aucun cours de français grammatical dans la première année du Bacc.. Par chance, l’UQAM fournit un guide de préparation au test du TECFÉE, mais pas des RÉPONSES comme plusieurs semblent le penser.
Je comprend l’étudiant de l’université de Sherbrooke qui est désespéré puisqu’il est suspendu pour 1 ans.
Le test est simplement très gros et très difficile. Il faut savoir toutes les expressions de la langue française (ex: jeter un bébé avec l’eau du bain). Savez-vous toutes ces expressions là vous? En tout cas, je ne les ai jamais utilisées, et je n’ai pas compris l’utilité de les ajouter dans cet examen. Si j’ai un questionnement, je ferais comme tout le monde et je regarderais dans le dictionnaire.
Non, le Bescherelle n’est pas un outil suffisant pour se préparer au test, absolument pas!.
résumé des autres choses dans le guide de préparation de l’uqam
environ 200 mots que l’on emploie indument au masculin, comprendre les doublement des consonnes (pour chaques consonnes). Il faut maitriser l’ancien et le nouvel orthographe.
Enfin bref, je ne crois pas vraiment que ça justifierais mon point de résumer tout le contenu entier du livre. Je pense que l’université devrait mettre les cours de français dans la première année d’étude et ensuite faire passer le TECFÉE. J’ai justement un cours de grammaire cette session-ci et je trouve dommage de ne pas l’avoir eu avant l’examen.
marc-andre_tessier
23 Septembre 2009
14h43
@davidsonstreet : Justement ! Marivaux dit tomber amoureux et non tomber en amour. C’est tomber en amour qui est un anglicisme reconnu. tomber amoureux n’était pas une réponse proposée dans l’examen selon ce qui nous a été rapporté et n’est pas un anglicisme.
Vous ne comprenez pas le sujet. Je répondais à la question générale posée par Natty, qui était : Qui sait qu’on ne peut pas dire « prendre une marche », «tomber en amour », «porte-patio », «complet », etc., parce que ce sont des anglicismes?
Je ne reprochais pas à qui que ce soit d’utiliser prendre une marche, je disais simplement que moi, à cet âge, je savais que c’était un anglicisme et je me souviens même du jour où j’ai réalisé que cette expression était eloignée de notre syntaxe. Dans mon message je disais même qu’il n’y a pas de mal à prononcer des anglicismes, mais il est pernicieux de le faire sans le savoir. Notre système d’éducation (incluant le Cégep et l’université) devrait nous permettre d’apprendre que prendre une marche est un anglicisme.
Vous dites:
Je sais très bien que « réaliser » dans le sens de « se rendre compte » a été utilisé par de grands écrivains. Je voulais attirer votre attention sur le fait que certaines personnes ont tendance à vois des péchés là où il n’y a que pureté…
J’en doute. J’ai plutôt l’impression que vous avez tendance à voir des péchés chez les autres. Comme je répondais à une question sans fustiger qui que ce soit, sur qui vouliez-vous attirer mon attention ? Sur votre cas ? :)
À mon avis il n’y a pas de pureté en français, ni dans les autres langues. C’est pourquoi on vient à avoir des catégories comme celle dite des anglicismes et que tout n’en fait pas partie du moment que ça ressemble vaguement à de l’anglais.
tomber en amour
et
prendre une marche
sont des anglicismes qui font consensus tandis que
réaliser (au sens de se représenter quelque chose concrètement)
et
tomber amoureux
ne sont probablement même pas des anglicismes.
L’OQLF va même jusqu’à conseiller tomber amoureux.
rychele
23 Septembre 2009
14h47
Bravo @ Stephanie-d pour ce point de vu réfléchi et bravo à Natacha qui a très bien représenté les futurs enseignants et enseignantes à l’émission TVA en direct.com ! Le français DOIT être maîtrisé par les enseignants, mais jusqu’à quel point… la perfection? Le français est une préoccupation pour tous.
L’idée d’Igor me semble juste. Des cours de français gratuits et ouverts à la population donnés par des personnes qualifiées pourraient en aider plus d’un. Je suis simplement déçue de lire des commentaires écrits par de futurs enseignants sur ce blogue bourrés de fautes… S.V.P., faites attention pour faire valoir notre point de vue, nous devons faire attention à notre image!
marc-andre_tessier
23 Septembre 2009
14h52
@Annetty; Toutes les expressions ? Vous plaisantez.. le test dure combien de temps ? Je connais l’expression que vous citez et même si je ne la connaissais pas, son sens est facile à deviner. Personne n’a dit que vous aviez les réponses à l’avance, mais que c’était un test à CHOIX de réponses. On dirait que tous les enseignants et enseignantes qui parlent du test ressentent le besoin de dramatiser et d’exagérer (connaître le dictionnaire par coeur, connaître toutes les expressions françaises, etc). Comment vous prendre au sérieux dans ce cas ? Je pense à une chanson de Mononc’ Serge
N’examen ‘pas faisable
l’prof est chien, c’est pas comprenable
C’est pas censé être vous, les profs ?
davidsonstreet
23 Septembre 2009
15h10
« Justement ! Marivaux dit tomber amoureux et non tomber en amour. »
Vous le faites exprès ou quoi? Vous aviez la phrase sous les yeux!
« Eh! Oui! Tomber amoureux. Ne dit-on pas tomber malade? Or comme l’amour est une maladie, on doit dire tomber amoureux, ET TOMBER EN AMOUR, comme tomber en apoplexie. »
ET TOMBER EN AMOUR. C’est écrit juste là, vous voyez?
« Vous ne comprenez pas le sujet »
Au contraire, j’essaie de vous dire que contrairement à ce que vous essayez de démontrer, on peut parfaitement dire « tomber en amour » en utilisant les mêmes arguments que vous avez utilisés pour justifier l’emploi de réaliser.
« J’ai plutôt l’impression que vous avez tendance à voir des péchés chez les autres »
C’est ça, en attendant c’est vous qui faites l’ayatollah de la langue en tentant maladroitement de donner des leçons d’anglicismes, alors que vous ne savez manifestement pas de quoi vous parlez.
rogiroux
23 Septembre 2009
15h48
Le pire… Le pire…
C’est un anglicisme avec des fautes de français…Ô!Ô…
davidsonstreet
23 Septembre 2009
15h53
Pour le reste, je suis assez d’accord avec M. tessier.
Jeter le bébé avec l’eau du bain… C’est pas la mer à boire!
marc-andre_tessier
23 Septembre 2009
16h14
D’accord, Marivaux parle des deux, je n’avais pas lu toute la citation, après “on doit dire tomber amoureux” je pensais avoir tout saisi. Ça ne change rien.
Vous sembliez penser à tort que je m’appuyais sur un écrivain pour justifier qu’une expression n’était pas un anglicisme. Vous n’aviez pas compris.
Quand je disais que réaliser n’était pas un anglicisme, j’utilisais le fait qu’il est utilisé en ce sens par plusieurs auteurs français ET que la première trace qu’on a en français date de 1798 alors qu’en anglais, avec cet usage précis, est de 1775. Si vous faites exprès pour ne pas tenir compte de mes arguments, dites-le carrément. Je répète sous forme de tableau :
to realize (to understand clearly) en anglais : 1775
réaliser (Se représenter quelque chose concrètement), Sénac de Meilhan : 1797
–>période écoulée : 22 ans. Conclusion ? Peut-être pas un anglicisme. Pourrait être un gallicisme non répertorié, ou un glissement naturel apparu de par et d’autre en français et en anglais.
fall in love, en anglais : 1530
Tomber en amour, Marivaux : 1730
–>période écoulée : 200 ans. Conclusion ? Anglicisme
tomber amoureux : pas calqué sur une forme anglaise. Conclusion ? Ne peut pas être un anglicisme.
Vous voyez la différence ? Il y A des arguments qui font en sorte que tomber en amour est un anglicisme tandis que pour réaliser, la ligne n’est pas claire. Je l’avais pourtant bien dit auparavant : moins de 25 années après la première utilisation connue en ce sens.
Vous ne vous doutez pas qu’il y a une raison derrière le fait que dans le Petit Larousse de 1982 le sens que vous dites anglais de réaliser est donné (entre autres), tandis que la marche ne se prend pas ?
Vous dites:
C’est ça, en attendant c’est vous qui faites l’ayatollah de la langue en tentant maladroitement de donner des leçons d’anglicismes, alors que vous ne savez manifestement pas de quoi vous parlez.
Quand ai-je fait l’ayatollah de la langue ? En disant que je savais déjà, à l’université, que prendre une marche était un anglicisme ? Qu’y a-t’il de maladroit à cela ? Car c’est bien là que vous êtes intervenu.
Quant à vous, pour participer à votre jeu puéril, vous avez faite deux affirmations maladroites: (1) en mettant prendre une marche et le réaliser au sens de rendre compte sur un même pied, et ensuite (2) vous fier à Marivaux et uniquement à Marivaux (un seul auteur, sans tenir compte de l’historique de l’apparition des termes) pour trancher que tout se vaut, que tomber en amour et réaliser, c’est pareil.
Bref, votre opinion est que tout se vaut, et que le français, c’est n’importe quoi (tout est pur). Je maintiens plutôt qu’il y a des catégories et j’essaie de les expliquer, mais ce n’est sûrement pas vous qui êtes en mesure de comprendre. Si on comprend moindrement ces catégories, on peut passer l’examen.
marc-andre_tessier
23 Septembre 2009
16h17
fait
marc-andre_tessier
23 Septembre 2009
17h11
@Igor : vous demandez À quand des cours de français gratuits ouverts à toute la population sur Internet.
Je voulais y venir. Quand j’étais plus jeune, il était difficile d’avoir accès à un Grevisse (en dehors de l’école) et on n’avait aucun contact avec l’Office québécois de la langue française.
Aujourd’hui, tout bon étudiant peut se perfectionner à loisir avec Antidote (pas cher), les chroniques et la Banque de dépannage linguistique de l’Office (gratuit), les capsules linguistiques de Radio-Canada, le Trésor informatisé, Wikipedia et j’en passe. Il y a des listes d’anglicismes pour apprendre à les identifier sur le site de l’OQLF, etc. Voici un exemple de jeu pédagogique:
hyperlien
Certes, on n’a pas droit à l’ordinateur en temps d’examen, mais quand on fait un travail, on peut en trois clics de souris vérifier une tournure et apprendre un synonyme. J’ose espérer que l’étudiant n’oublie pas tout à mesure ? Et qu’au cours de sa formation il s’enrichit.
Dans mon temps, je perdais 10% de mon temps à faire des photocopies avant même de commencer un travail, et si je voulais pouvoir consulter un dictionnaire ou un Bescherelle à la maison, je devais d’abord m’en acheter un. J’arrivais à bien écrire quand même. Aujourd’hui, sans dictionnaire ou Bescherelle, on peut se débrouiller avec les outils gratuits, qui sont d’ailleurs très pédagogiques.
Je m’attends à ce que la qualité du français chez nos enseignants soit supérieure à ce qu’elle était en 1994 à cause de tous ces outils. Je ne sais toujours pas ce qui en est, mais je n’accepte pas les excuses données face à ce test.
davidsonstreet
23 Septembre 2009
17h36
marc-andre_tessier
« Vous sembliez penser à tort que je m’appuyais sur un écrivain pour justifier qu’une expression n’était pas un anglicisme. Vous n’aviez pas compris »
Cessez de penser que je ne comprends pas, alors que vous avez du mal à lire au complet ce que j’écris.
Je n’ai jamais dit que réaliser dans le sens de « se rendre compte » est anglais. Je vous ai posé la question et vous avez inféré le reste. Si vous voulez tout savoir, je suis d’accord avec vous.
Seulement, moi je suis cohérent. Je ne me contente pas d’appliquer mon scepticisme aux seules expressions qui me plaisent :
« fall in love, en anglais : 1530
Tomber en amour, Marivaux : 1730
–>période écoulée : 200 ans. Conclusion ? Anglicisme »
Conclusion? HEIIIIIIIN (bruit de buzer”)!!!
« Se complaire oultre mesure de ce qu’on est, en tomber en amour de soy indiscrette, est à mon advis la nature de ce vice. »
Michel de Montaigne, Essais + ou – 1572
On dirait que ça a été écrit pour vous.
Méditez ça. C’est pour cette raison que je dis que vous êtes un ayatollah. Vos belles certitudes sur les anglicismes ne s’appuient que sur des croyances.
marc-andre_tessier
24 Septembre 2009
08h56
@davidsonstreet : vous avez posé la question, selon vos propres dires, pour montrer que certains voyaient du péché là où il n’y a que pureté. En cela vous sembliez avancer que réaliser était du même acabit que prendre une marche. Commme ce n’est pas le cas, vous vous rabattez maintenant sur tomber en amour que vous tentez de mettre sur un même pied que réaliser.
Il faut plus qu’une recherche dans google pour faire un argument. Comme par exemple vous ne réalisiez pas que dans Marivaux, l’usage de tomber en amour était proposé par un personnage et que cela suscitait une interrogation chez son interlocuteur, en somme, que l’expression était alors inusitée dans son entourage, quelque chose vous échappe avec Montaigne.
Dans ses Essais, Montaigne utilise d’autres formules du genre (tomber en cet inconvénient).. à lui seul Littré en cite huit et on peut en trouver d’autres. L’usage de tomber en maladie était attesté au XVIe siècle - personne ne le conteste. Dans tomber en amour de soi indiscrette, l’amour de soi indiscrette est une maladie de l’humeur, c’est donc une formulation qui s’inscrit tout à fait dans la lignée de tomber en syncope ou autre maladie. Il n’est pas queston ici d’amour comme dans le fall in love shakespearien par exemple.
Certes, “to fall in” + quelque chose est une forme qui provient du vieux français. Mais on peut en dire autant de bien des anglicismes; il y a toujours un lien à quelque part quand il s’agit de calques ou de glissement de sens.
C’est vous qui faites l’ayatollah en pensant, à chaque message, prendre quelqu’un à défaut. Tout ce que je fais c’est montrer que les questions proposées se basent sur des notions connues et accessibles. Je ne parle pas de certitudes, mais d’arbitrage, de critères et de catégories. Des gens se sont déjà penchés sur ces questions.
ChristianBARRIER
25 Septembre 2009
02h00
Témoignage d’un Français de France, immigrer au Québec pour ça plus grande satisfaction.
Impressionnant !! Même de certains qui se disent profs de français, les diverses fautes de syntaxe, de temps et de grammaire relevées un peu partout dans cette quantité phénoménale de commentaire.
Bref, une fois ce constat fait je dois dire que pour ma part cet état de fait ne me gêne pas. Pourquoi ? Je vais tenter de répondre.
En France on parle français..?? (Heu.. de moins en moins…) il y à de plus en plus de faute de syntaxe…Rassurez-vous il n’y à pas qu’au Québec que le français se détériore… Et pas seulement…
Aujourd’hui par exemple, de plus en plus de médias expriment la grandeur de ce qu’ils commentent en nombre de stade de foot… Ainsi on peut lire ou entendre : « Une usine grande comme deux stades de foot à brûlée…!! » (Ils vous diront que c’est pour que chacun comprennent facilement…Et en plus ils nous prennent pour des ignorants !)
Désolé, je ne sais pas ce que représente en mètre carré la surface d’un stade de foot…J’ai cessé de jouer j’avais 8 ans…En revanche, si on me dit qu’une usine a une surface de 1000 mètre carrée, je comprends mieux.
Ne nous étonnons pas de voir arriver au baccalauréat des jeunes dont l’unité de mesure est la surface de terrain de foot…Oui, si vous avez la chance de côtoyer des professeurs, ils vous diront, que chaque année, le bêtisier du baccalauréat bat à plate couture son propre record précédent…
Ici on est au Québec, on parle français…oui mais un français québécois. J’ai un ami québécois et professeur de français, et ça lui arrive également lorsque nous conversons de faire des fautes de syntaxe, ou de temps…
Mais que voulez-vous changer, et surtout pourqu’elle raison ?? Écoutez simplement parler autours de vous quand vous êtes en ville et dites moi honnêtement si vous entendez parler français sans faute de syntaxe, avec le bon vocabulaire, le bon temps au bon endroit ?
Dans les magasins, au travail, combien de vos collègues parlent un français parfait ?
Avaient-ils des profs meilleurs il y a 10 ou 20 ans ?
Je suis un fidèle lecteur de votre journal et j’ai relevé deux extraits significatifs, non pas pour tirer à vue sur les personnes qui on fait ses papiers mais pour témoigner. Ce que je lis ci-après, c’est ce que j’entends lorsque je suis au travail ou en ville…
Extrait :
La Presse : (a relatée les commentaires de Mr Gilles Audette mais ne les a pas orthographiée)
«Y’en a pu de FTQ-Construction, tabarnak, a dit Gilles Audette. Les chiffres, osti, les livres y vont être bien tenus. Y’aura pas un câlisse de mafioso pis de Hells qui va atteindre le Fonds de solidarité. Le passé, tu peux pas défaire le passé.»
«Michel a appris qu’y fallait, comment y’ont dit ça les tabarnaks… J’te dirai pas qui… du côté des Italiens… il faut que Michel Arsenault débarque de là. Y débarquera pas Michel Arsenault, câlisse», a dit M. Audette
La Presse :
« Il arrive en effet que nous ayons le plus meilleur pays au monde. Hier après-midi, par exemple, si vous aviez le bonheur de vous rendre au match des Alouettes, longer le mont Royal, traverser le parc Jeanne-Mance lentement à pied… le mot-clé est à «pied» mes amis.
Moi, je comprends : Il nous arrive en effet d’être le meilleur pays du monde, par exemple si vous avez eu le bonheur de vous rendre au match des Alouettes, de longer le mont Royal, de traverser le parc Jeanne-Mance lentement à pied… Oui, à pied mes amis.
Ronald King me pardonnera pour cette « traduction à ma façon » mais entre nous, qu’est-ce que ça à changé ? N’ais-je pas compris ce qu’il voulait dire, et n’est-ce pas l’essentiel ?
Avez-vous entendu parlé le français dans des pays francophones comme la Belgique, la Suisse, le Maroc, l’Algérie ou même Madagascar ?
Pourquoi le Québec devrait-il parler un français irréprochable ?
Le Québec serait-il plus performant s’il parlait un français « de France » ?
Je pense qu’il serait mieux de concentrer nos efforts sur le fait de donner envie aux jeunes d’apprendre, plutôt que de vouloir absolument parler un français irréprochable ! Et pour reprendre une citation de Monsieur Albert Jacquart « L’essentiel de l’éducation n’est pas de nourrir, mais de donner de l’appétit. »
Je vous remercie de m’avoir lu.
musicknight
25 Septembre 2009
12h01
Je suis moi aussi une étudiante au Bacc. en éducation au secondaire en univers social. J’entame présentement ma deuxième année d’étude et j’ai fait le test TECFÉE le printemps passé. Je revenais de vacances passées dans l’Ouest, je peux donc vous affirmer que j’avais beaucoup plus la tête à l’anglais qu’au français.
Savez-vous quoi? Je l’ai réussi haut la main. Par contre, j’ai un bagage en français non-négligeable, ce qui allégeait mes inquiétudes face à la réussite du test.
Je ne suis pas en train de dire que le TECFÉE est facile, loin de là. Ne déformez pas mes propos en votre faveur.
Par contre, comme je l’ai mentionné plus haut, je ne serai pas enseignante en français, mais en UNIVERS SOCIAL (géographie, histoire et un peu d’économie pour ceux qui ne sont pas familiers avec la réforme). Pourquoi pas en français? J’ai toutes les compétences requises, j’y ai même songé avant de m’inscrire à l’université.
C’EST À CAUSE DE GENS COMME VOUS. Pour être enseignant aujourd’hui, il faudrait avoir la science infuse! On n’est jamais assez bon pour personne, et lorsqu’on est enseignant de français, c’est pire! Je sais que si j’ai le malheur de faire une faute dans mes écrits, que ce soit une faute d’inattention ou de frappe, plusieurs personnes ici présentes (ainsi qu’un peu partout ailleurs au Québec) vont se faire une grande joie de me taper sur la tête avec. J’aime le français, j’ai toujours eu une grande admiration pour cette langue, mais je ne me rendrai pas malade à l’enseigner.
Pour terminer, j’aimerais me rallier à mes collègues d’université qui ont commenté plus haut. Dans le TECFÉE, on nous pose des questions à choix de réponses sur des exceptions, des expressions, etc. que nous n’avons pas tous la chance d’utiliser dans nos conversations de tous les jours. Il est donc normal que nous ayons recours au dictionnaire. Même nos professeurs et chargés de cours nous encouragent à le faire! Alors je ne vois pas en quoi il est répréhensible d’inculquer cette notion à nos futurs élèves. Je ne SAIS pas tout, je suis humaine.
M.E.T.
guylaine101
25 Septembre 2009
17h41
ChristianBARRIER
Juste une petite chose qui m’a accrochée dans votre message : votre mention du “plus meilleur pays du monde”. Quand on dit ça ici, on sait pertinemment bien que ce n’est pas bien sur le plan de la grammaire, mais c’est en fait un petit clin d’oeil à ce qu’on nous essaie de nous enseigner à la petite école, soit que le Canada est le plus beau et le meilleur pays du monde (comme, je n’en doute pas, on enseigne aux petits Français, Italien, Américains, etc. que la France, l’Italie, les États-Unis, etc. sont les plus beaux pays du monde… On pourrait même parler du “plusse meilleur pays du monde” en exagérant un peu. ;-)
Pour le reste, je désire seulement souligner que le Québec est différent des pays francophones de l’Europe : nous sommes entourés d’une mer d’Anglophones, et donc certains sentent qu’il est nécessaire de protéger leur langue. Il y a un peu cette peur de l’assimilation… quoiqu’en écoutant certains parler, on ne dirait pas.
Je suis autrement assez d’accord avec vous, tout le monde fait des erreurs, et personne ne parle leur langue parfaitement. Même les Anglais. ;-)