Le New York Times rapporte ici que les garderies offrant des services à des heures moins traditionnelles (lire, au-delà du classique 7-18h) sont de moins en moins difficiles à trouver. Le ralentissement économique aidant, de plus en plus de travailleurs se retrouvent à bosser de nuit, d’où la demande. Et d’où l’offre, donc, rapporte le journaliste.
Au Québec aussi, on le sait, quelques garderies commencent à offrir ce genre de services, mais demeurent néanmoins peu nombreuses.
Cela peut être particulièrement utile pour les infirmières, les médecins, mais aussi pour les mères monoparentales plus défavorisées (on pense à cette mère qui travaille dans un Burker King, citée dans l’article), les travailleurs de nuit de toutes sortes, etc…
Les parents ici cités reconnaissent pour la plupart qu’ils préfèreraient une gardienne à la maison. Mais ce type de service coûte cher, disent-ils. D’où le recours à des garderies de nuit, qui, du coup, leur permettent de travailler. La garderie de nuit est donc vue non pas comme une panacée, mais plutôt un moindre mal. Mieux vaut travailler, dans des conditions difficiles, certes, que d’être au chômage, disent-ils. Et ce, dans le meilleur intérêt de l’enfant.
Reste que ces modèles soulèvent plusieurs questions: pensez-vous que ce soit la voie du futur (quand on sait que de plus en plus, le modèle du travailleur de 9 à 5 se fait désuet)? Et pour les enfants, pensez-vous que cela puisse se passer en douceur? Comment? Surtout: que se passe-t-il après, quand l’enfant entre à l’école?