
Une semaine de fou. Du genre de celles où les horaires sont tellement serrés que le moindre retard peut faire dérégler le plan de travail. D’où cette discrétion sur ce blogue.
J’en profite d’ailleurs pour remercier ceux qui ont participé à la discussion dans l’entrée précédente, celle où l’on s’interrogeait sur l’effet qu’aurait le sacre de Kathryn Bigelow aux Oscars. Les points de vue étaient fort bien étoffés.
Ce matin, je vous propose de jeter un coup d’oeil sur un petit film qu’a réalisé Jean-Luc Godard à l’occasion d’une soirée hommage mise sur pied pour son ami disparu Éric Rohmer. Cette présentation a eu lieu le mois dernier à la Cinémathèque française et a rassemblé plusieurs amis et artisans, selon ce que rapporte le journaliste Jean-Marc Lalanne sur le site web Les Inrocks.com. L’émotion fut d’autant plus vive que la présentation du film de Godard était inattendue. Sur une succession de titres d’articles écrits par le réalisateur de Ma nuit chez Maud dans les Cahiers du cinéma, le réalisateur d’À bout de souffle évoque en voix off de furtifs souvenirs de façon impressionniste. Une profonde mélancolie en émane.
Lisez le compte-rendu de Lalanne.
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dalehunter
12 mars 2010
11h07
C’est qui à la fin? Godard? On dirait Chabrol…
astyanax
12 mars 2010
13h25
Pourquoi dit-on souvent que le cinéma de Godard est cérébral? Pourquoi ne dit-on que rarement qu’il est aussi bouleversant?
L’extrait de L’ÉDUCATION SENTIMENTALE de Flaubert est déjà émouvant en lui-même. J’écoute Godard le lire dans ce contexte et les larmes me montent aux yeux…
unholy_ghost
12 mars 2010
16h47
Oui, très émouvant.
unholy_ghost
12 mars 2010
16h48
Pas vu pas lu souvent dernièrement Astyanax… Relâche?
astyanax
12 mars 2010
19h12
«Pas vu pas lu souvent dernièrement Astyanax… Relâche?»
Pourquoi me manifesterais-je quand tu écris mille fois mieux que moi ce que je pense de Kathryn Bigelow, de Cameron ou de Foglia?
Sérieusement, il n’y a que toi, cher Ghost, pour me relancer. Récemment, je n’ai fait qu’en découdre avec d’autres blogueurs. Rien que du très vain…
atchoum
13 mars 2010
12h12
@ghost
Pourquoi est-ce qu’on ne te voit plus sur le blogue de Brunet?
unholy_ghost
13 mars 2010
15h20
@atchoum
Je vais régulièrement sur le blogue de Mathias Brunet…
Blague à part, je suis comme le diable des contes: je ne vais que là où je suis le bienvenue.
unholy_ghost
13 mars 2010
15h49
“Pourquoi me manifesterais-je quand tu écris mille fois mieux que moi ce que je pense de Kathryn Bigelow, de Cameron ou de Foglia?”
C’est très gentil mais c’est aussi très faux: quand je croise ton écriture élégante, chirurgicale, je me désole de mon style lourdaud, imprécis et emberlificoté.
Avant d’en découdre avec les blogueurs, je te conseille l’écoute de ce rockabilly pur-sang, sauvage: http://www.youtube.com/watch?v=YtcVvWRvrIU
Chanson reprise et transformée dans Blow Up par les Yardbirds…
astyanax
15 mars 2010
15h34
Ghost, merci pour Johnny Burnette: C’est de toute beauté, vraiment. Bien mieux en fait que la version des Yardbirds qu’en bon antonionien je connaissais déjà et qui était loin d’être mauvaise.
Mais c’est pas ça qui va me calmer sur les blogues, au contraire…
unholy_ghost
15 mars 2010
16h33
De rien. L’album éponyme Johnny Burnette and the rock and roll de 1956 d’où ce diamant fut déterré est le trésor caché des fifties. Une vraie tuerie. Après 60s, Burnette s’assagit, crée des pépites symphoniques à la Roy Orbison, puis meurt dans l’oubli. Les Yardbirds, ne pouvant retrouver Burnette pour lui payer des royalties, ont simplement réécrit la chanson.
unholy_ghost
15 mars 2010
16h45
Johnny Burnette and the rock and roll trio*