Vendredi 20 Novembre 2009, 13h30
Les scènes de drogue les plus «trippantes»

- Nicolas Cage ne va pas bien dans Bad Lieutenant
À l’occasion de la sortie de Bad Lieutenant : Port of Call New Orleans, le nouveau film hallucinant de Werner Herzog avec un Nicolas Cage sous influence, l’équipe de Vulture a eu l’idée de compiler les scènes de drogue les plus «trippantes» de l’histoire du cinéma.
Les films mentionnés : Rosemary’s Baby, Trainspotting, Naked Lunch, Zoolander, Altered States, Boogie Nights, The Holy Mountain, Fear and Loathing in Las Vegas, Dumbo, The Big Lebowski, Smiley Face et, le champion d’entre tous, 2001: A Space Odyssey.
Y a-t-il eu des oublis? (J’irai avec la bande-annonce de After Last Season, si ça compte).
Le slideshow débute ici.
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Herzog nous décrit la «scène des iguanes» dans Bad Lieutenant :
- Via Vulture
Pour ceux que ça intéresse, le film, qui devait en principe sortir directement en DVD,
a miraculeusement atterri ce vendredi dans un cinéma à Montréal, à savoir le AMC.
> Bad Lieutenant sur Metacritic.
À lire aussi :
> Les meilleures scènes d’insultes
> Professeur Herzog
> La conquête de Werner Herzog
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Jeudi 19 Novembre 2009, 17h00
Un premier documentaire pour David Lynch

Le prochain film de David Lynch sera un documentaire sur le le fondateur de la Méditation Transcendantale Maharishi Mahesh Yogi, apprend-on dans une entrevue que le cinéaste a accordée à New York Magazine. On ne peut pas dire que la nouvelle soit surprenante, considérant que Lynch consacre beaucoup d’énergie ces derniers temps à promouvoir la méditation via sa fondation, notamment dans les écoles (j’en parle plus en détail ici; un long entretien avec Vice à ce sujet ici).
De nombreux fans du réalisateur de Blue Velvet et de Mulholland Drive, qui attendaient avec impatience un nouveau film typique du maître de l’inquiétante étrangeté, seront peut-être déçus par ce projet qui semble beaucoup plus propre que les fictions déviantes auxquelles il nous a habitués. Lynch, qui entamera le tournage en Inde en décembre, assure toutefois que son premier documentaire «contiendra beaucoup d’abstractions».
On apprend également dans l’entrevue que Lynch prépare un film animé pour enfants intitulé Snootworld, mais que «ce n’est pas pour tout de suite».
Pour ceux qui, depuis INLAND EMPIRE en 2006, sont gravement en manque de l’univers lynchien, je conseille de suivre le fascinant Interview Project de son fils.
Malheureusement, le bulletin météo quotidien de Lynch est suspendu pour le moment. (Et vous me direz ce que vous pensez de la vidéo flatulente qui le remplace…).
Enfin, il y a toujours Twitter…
À voir :
> Si David Lynch réalisait un film biographique sur Michael Jackson
À lire aussi :
> David Lynch aux Galeries Lafayette
> Sur la route avec David Lynch
> Moby vu par Lynch
> David Lynch vu par David Foster Wallace
> Si David Lynch avait réalisé Dirty Dancing…
> Drôles de lapins
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Mercredi 18 Novembre 2009, 13h40
Cormac McCarthy discute cinéma

- Cormac McCarthy en 2007 (Photo : The Wall Street Journal)
Lorsque Cormac McCarthy, un des auteurs américains vivants les plus respectés, a cogné à la porte d’Hollywood avec un scénario intitulé No Country for Old Men sous le bras, on la lui a vite refermée sur le nez : «Ça ne marchera jamais».
Quelques années plus tard, le même McCarthy, qui a fini par transformer son scénario en roman, se retrouvait attablé avec les frères Coen lors de la cérémonie des Oscars. Quand Ethan Coen est redescendu du podium avec le Prix du scénario adapté dans les mains, il a indiqué à son invité d’honneur : «Eh bien, je n’ai rien fait, mais je le garde quand même».
Cette anecdote typiquement hollywoodienne - ce n’est certainement pas la première fois qu’un producteur a manqué de flair à ce point - est contenue dans une passionnante entrevue menée par le Wall Street Journal avec Cormac McCarthy, le romancier de 76 ans prisé et reclus qui a rarement l’habitude de se confier aux médias.
À l’occasion de la sortie prochaine de The Road, le film de John Hillcoat basé sur son roman du même nom, McCarthy discute de sa relation avec son plus jeune fils (qui a été la principale source d’inspiration du livre en question), de ses projets littéraires futurs et passés, de science, de religion et, bien sûr, de cinéma.
«Un roman est un roman et un film est un film». McCarthy préfère ne pas se mêler des adaptations cinématographiques de son oeuvre. Au sujet des Coen : «On s’est rencontré et on a bavardé à quelques reprises. Ils sont intelligents et très talentueux. Comme John [Hillcoat], ils n’avaient pas besoin de mon aide pour faire leur film.»
Si McCarthy se garde loin des plateaux de tournage, il ne se gêne pas pour formuler une opinion sur le résultat final. En ce qui concerne All the Pretty Horses (2000) de Billy Bob Thornton :
Ça aurait pu être meilleur. Le réalisateur avait cette notion qu’il pouvait placer le livre en entier dans le film. On ne peut pas faire ça. On doit choisir l’histoire qu’on veut raconter et la placer sur l’écran. [Thornton] a donc fait un film de quatre heures et il s’est rendu compte que, s’il voulait qu’il soit distribué, il devait en couper la moitié.
McCarthy parle également du projet d’adaptation du plus célébré de ses romans, Blood Meridian (1985), qu’on dit inadaptable en raison de sa violence :
C’est des conneries. Le fait que l’histoire soit lugubre et sanglante n’a rien à voir avec le fait qu’on ne puisse la porter sur grand écran. Le problème n’est pas là. Le problème c’est que le film serait très difficile à faire et exigerait quelqu’un avec une abondante imagination et beaucoup de couilles. Mais le résultat pourrait être extraordinaire.
Blood Meridian est pour l’instant entre les mains de l’excellent Todd Field (In the Bedroom, Little Children). IMDb indique une sortie en 2011.
Attentes élevées pour The Road
Après avoir vu sa sortie repoussée à quelques reprises, The Road prendra finalement l’affiche le 27 novembre. Le film de l’Australien John Hillcoat, qui avait impressionné avec son western brutal The Proposition (2005), entretient des attentes très élevées. En particulier auprès des fans de McCarthy (et des fans de littérature en général) qui songent à apposer l’étiquette «roman de la décennie» à The Road.
Les critiques sont très divergentes pour le moment : certains parlent du film le plus important de l’année tandis que d’autres y voient une adaptation ratée à pratiquement tout point de vue.
Enfin, pour tous ceux qui, comme moi, demeurent bouleversés par la puissance de The Road et qui comptent voir le film, je conseille d’appliquer le credo combien simple mais juste de McCarthy avant de franchir la porte de la salle de cinéma : «Un roman est un roman et un film est un film».
À lire aussi :
> Cormac McCarthy en entrevue au New York Times en 1992
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