Lucie Lavigne

Lucie Lavigne - Auteur
  • Lucie Lavigne

    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
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    Le Mercredi 17 mars 2010 | Mise en ligne à 14h59 | Commenter Commentaires (38)

    Fonder une famille à Montréal

    Que font plusieurs couples au moment de l’arrivée de leur premier ou de leur deuxième enfant ? Direction banlieue. Raisons ? Le prix moins élevé des maisons, les terrains gazonnés, l’absence de voisin à l’étage et j’en passe.

    Alors pourquoi certains couples décident-ils de fonder, malgré tout, une famille au cœur de Montréal ? Et surtout, comment y arrivent-ils ?

    Selon Alain Tassé, conseiller associé au dossier de l’habitation à la Ville de Montréal, la copropriété est l’une des solutions.
    « Acheter un condo, c’est une façon d’accéder à la propriété, a-t-il indiqué à ma collègue Danielle Bonneau, la semaine dernière, à la veille de l’activité promotionnelle Week-ends visites libres à Montréal.
    M. Tassé précise qu’il y a des appartements en copropriété offerts dans un large éventail de prix et que plusieurs d’entre eux comportent trois chambres, pour plaire à des familles.
    « Il y a beaucoup d’avantages à vivre à Montréal. Et y élever des enfants, ce n’est pas une contradiction », affirme-t-il.
    Cette année, les 29 projets résidentiels comportant des appartements avec trois chambres sont clairement indiqués sur le site internet des Week-ends visites libres à Montréal.

    En plus de ces « grands » condos et des complexes construits dans le cadre du programme Accès Condos de la Société d’habitation et de développement de Montréal, d’autres solutions apparaissent.

    Je prends l’exemple de Catherine, 33 ans, designer graphique. Avec son conjoint, elle a décidé de construire un duplex, dans l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie. Afin de partager « le stress et les coûts », ils font équipe avec un couple d’amis. Ces derniers logeront à l’étage. « Avant de nous lancer dans un tel projet de construction, nous nous sommes d’abord assurés d’avoir la même vision architecturale, les mêmes priorités en matière de design intérieur et, surtout, nous nous sommes fixé un budget, explique Catherine. Vu la superficie de notre future habitation, je n’ai rien à envier aux maisons de banlieue », ajoute-t-elle.

    Et vous, connaissez-vous des couples qui, malgré « l’appel de la banlieue», réussissent à élever leurs enfants dans une propriété urbaine à leur goût ?

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    Le Lundi 15 mars 2010 | Mise en ligne à 16h30 | Commenter Commentaires (17)

    Où se cachent les amateurs de design?

    Le Montréalais Pierre Laramée, propriétaire de Commissaires, fermera les portes de sa boutique-galerie spécialisée en design d’avant-garde sous peu.
    Raison? «Si je n’avais pas eu quelques économies, j’aurais eu à fermer bien avant», dit-il.
    Dans toutes les grandes métropoles du monde, il existe une ou plusieurs galeries spécialisées en design contemporain.
    Parmi les nombreux exemples, il y a Moss et The Future Perfect à New York, Tools et Kreo à Paris, Cibone à Tokyo, Rossana Orlandi à Milan et Ministry of the Interior, à Toronto.

    Alors, pourquoi une galerie vouée au design pointu et actuel ne peut-elle subsister à Montréal, ville UNESCO de design?
    «Montréal se croit peut-être plus design qu’il ne l’est véritablement», questionne Pierre Laramée.

    Bien sûr, Montréal compte plusieurs boutiques où sont distribués des meubles et des accessoires signés par des designers reconnus à l’échelle internationale.

    Bien sûr, il existe (heureusement) un salon du design à Montréal (SIDIM), qui se tiendra, d’ailleurs, dès le 27 mai.

    N’empêche, ce sont dans des galeries comme Commissaires qu’il est possible de découvrir les nouveautés de l’avant-garde. À l’exemple des galeries d’art contemporain, celle de Pierre Laramée permettait de prendre le pouls du milieu de la création. On a pu notamment y découvrir les réalisations de certains Québécois maintenant réputés, comme le collectif Samare et Philippe Malouin (maintenant résidant à Londres). Sans compter les objets de designers vedettes, comme l’artiste et designer espagnol Jaime Hayón, le Néerlandais Maarten Baas et les concepteurs français de 5.5 designers.

    Pierre Laramée, ex-publicitaire, savait trouver des thèmes accrocheurs et, surtout, il possède (toujours) de précieuses antennes lui permettant de détecter avant tout le monde ce qui sera coté.

    Actuellement, la marchandise de la galerie montréalaise est en solde et bientôt Commissaires explorera d’autres avenues, annonce M. Laramée.
    L’adepte de design ouvrira une salle d’exposition consacrée à la marque de meubles danoise Hay. Où? Au studio de la designer québécoise Anne Thomas, de la marque TOMA, situé au 5455, avenue De Gaspé.
    Il est également en discussion afin d’ouvrir des micromagasins dans des lieux bien ciblés, à Montréal.

    Suffit maintenant que les toqués de design et que les collectionneurs audacieux (et argentés, direz-vous) sortent de leur cachette…

    Info: www.commissairesonline.com

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    Image fournie par Hay.


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    Image fournie par Hay.



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    Image fournie par Hay.


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    Image fournie par Hay.


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    Le Vendredi 12 mars 2010 | Mise en ligne à 19h14 | Commenter Commentaires (5)

    Les ouaireux

    Les Week-ends visites libres à Montréal sont de retour en fin de semaine et la fin de semaine prochaine. Les promoteurs de plus de 70 projets immobiliers feront découvrir au public leurs appartements en copropriété, mais aussi des condos aménagés sur deux niveaux, des maisons en rangée, des cottages jumelés et des maisons unifamiliales.

    Cette manifestation est l’une des meilleures techniques de mise en marché qui soit. Sorte de «gros magazine» de l’immobilier en 3D, toutes ces visites libres attirent bien sûr des acheteurs potentiels et, surtout, permet à la Ville de Montréal de (peut-être?) mieux retenir les familles et contrer l’exode vers la banlieue.

    Mais c’est aussi un méchant «party» aux yeux des ouaireux ou, si vous voulez, ceux qui visitent juste pour «ouaire».
    Je le confesse: j’en suis une, mais malheureusement, manque de temps, je ne m’y adonne pas souvent.
    Par contre, j’ai une collègue, à La Presse, Johanne, qui adôôôre et pratique intensément la visite d’appartements témoins. Elle recherche aussi les «portes ouvertes».
    «J’avoue que c’est bien souvent par pure curiosité que je visite des appartements et maisons témoins de luxe. Autrement, je ne pourrais pas entrer dans ces propriétés superbement aménagées. Ça me permet aussi de découvrir des nouveautés et tout ce qui est à la mode en matière de design intérieur», explique Johanne.

    Enfin, si vous êtes un «ouaireux» ou si vous aimez vendre et acheter pour mieux changer de décor, je me suis déjà penché sur votre «cas» dans un article, il y a quelques années: hyperlien

    Horaire des visites libres à Montréal: les samedis et dimanches 13,14 et 20,21 mars, de 12 h à 17 h.
    www.visiteslibresamontreal.com

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    Le complexe Lofts des Arts, fait partie des projets des Week-ends visites libres à Montréal.


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    Le complexe Lofts des Arts, fait partie des projets des Week-ends visites libres à Montréal.


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    Le complexe Lofts des Arts, fait partie des projets des Week-ends visites libres à Montréal.


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    Le complexe Lofts des Arts, fait partie des projets des Week-ends visites libres à Montréal.


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    Le complexe Lofts des Arts, fait partie des projets des Week-ends visites libres à Montréal.


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    Le Mercredi 10 mars 2010 | Mise en ligne à 22h19 | Commenter Commentaires (9)

    Écologique, évidemment

    La construction écologique n’est plus un luxe ni une fantaisie, mais un réflexe chez plusieurs architectes.

    C’est d’ailleurs en présentant les plans d’une maison de ville écologique au style parfaitement actuel que les quatre jeunes architectes de l’agence Tergos architecture et construction écologique, de Québec, ont attiré l’attention des amateurs d’architecture verte.

    Actuellement, leur projet intitulé Urban savoir faire se classe parmi les meilleurs en matière de design résidentiel aux yeux des internautes invités à voter dans le cadre du concours américain Who’s Next, du site internet FreeGreen, voué aux plans d’architecture.

    Les plans (éventuellement offerts à partir de 5000$) de l’agence Tergos permettent de construire une maison de ville entre deux édifices existants, sur un terrain de 25 pieds (7,6m) de largeur ou sur un lot en banlieue. La propriété conçue pour un jeune couple désirant un ou deux enfants comporte une superficie habitable de 1800 pieds carrés (167 mètres carrés), possède trois pièces fermés (chambres) et une terrasse à l’étage. Au rez-de-chaussée, on trouve un bureau, une cuisine et, bonne idée, la hauteur du plafond du séjour et du salon est de 12 pieds (3,7m). Résultat? Ces pièces de vie, largement vitrées au sud, sont baignées de lumière naturelle et des gains solaires peuvent être réalisés, en raison notamment du plancher en béton.

    Plusieurs autres principes de base en matière de construction écologique ont été exploités :
    . L’été, un brise-soleil évite la surchauffe là où se trouve la partie généreusement vitrée.
    . Les murs mitoyens sont en blocs (principe de masse thermique).
    . Le chauffage à l’eau chaude ou hydronique est optimisé en raison du plancher de béton, qui transmet bien la chaleur.
    . Chaque centimètre carré a été adroitement utilisé. La perte d’espace a été évitée.
    . Le revêtement extérieur est constitué de bois local. «Le mélèze est une essence mal-aimée et, pourtant, il est imputrescible, comme le cèdre», soutient Bruno Verge, architecte senior, chargé de l’équipe de conception, à l’agence Tergos.

    Bien sûr, un choix peut être effectué selon ses moyens, parmi ces autres caractéristiques écologiques.
    . Panneaux photovoltaïques
    . Chauffe-eau solaire
    . Géothermie
    . Mur couvert de lierre pour améliorer la qualité de l’air et l’amortissement du bruit.
    . Traitement des eaux grises, etc.

    Et le prix? Il faut compter un minimum de 200$ le pied carré, en coûts de construction. En incluant toutes les caractéristiques écologiques, vaut mieux alors prévoir de frais de construction de 250$ le pied carré.

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    Image fournie par Tergos architecture et construction écologique.


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    Crédit: Image fournie par Tergos architecture et construction écologique.


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    Crédit: Image fournie par Tergos architecture et construction écologique.


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    Image fournie par Tergos architecture et construction écologique.


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    Image fournie par Tergos architecture et construction écologique.


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    Une réalisation, à Saint-Augstin-de-Desmaures, par les architectes de l’agence Tergos. Photo fournie par Tergos architecture et construction écologique.


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    Le Lundi 8 mars 2010 | Mise en ligne à 11h01 | Commenter Commentaires (29)

    Inaccessible architecture contemporaine

    Qui peut me répondre: pourquoi l’architecture contemporaine fait-elle encore peur?
    Encore dernièrement, un lecteur m’a fait part de ses appréhensions: «Il faut être en moyen pour se procurer les services d’un architecte contemporain. Les maisons faites en série en banlieue coûtent moins cher parce qu’elle répètent un modèle uniforme, et souvent sans originalité, je l’avoue, mais on se paie et on vit dans ce que l’on peut.»

    Bien sûr, les honoraires d’un architecte – comme ceux de n’importe quel professionnel – ne sont pas donnés. Mais pourquoi sommes-nous prêts à payer sans se questioner les coûts d’un agent immobilier, par exemple, alors que nous demeurons très réticents à l’égard des architectes?

    Mon hypothèse? Les somptueuses maisons contemporaines présentées dans des magazines glacés, comme Architectural Digest, donnent une fausse image de ce type de construction.
    Ma définition d’une propriété de style contemporain? Peu importe sa forme, sa superficie ou son revêtement, elle a été conçue selon les besoins des occupants, afin de rehausser leur qualité de vie. Parmi les éléments importants, il y a l’implantation (orientation) et la fenestration, qui sont minutieusement étudiées afin d’augmenter l’apport de lumière naturelle et d’offrir un contact privilégié avec la nature.
    Bien sûr, cette «nature» n’est pas nécessairement le lac de Côme, le mont Tremblant ou le jardin de Versailles. Une percée visuelle peut tout simplement projeter le regard des occupants sur un mur couvert de lierre, un mini jardin ou une terrasse garnie de plantes en pots, dans une cour arrière.
    Enfin, il existe un nouveau courant de petites maisons (cabins) modernes, hyper bien dessinées et qui ne coûtent pas des millions.

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    Le Jeudi 4 mars 2010 | Mise en ligne à 11h07 | Commenter Commentaires (20)

    Les traîneries du voisin

    J’aime cette période de la fonte des neiges, illuminée par le soleil. C’est malheureusement également le moment de l’année où réapparaissent les traîneries dans les cours arrière des voisins qu’on avait oubliées sous le tapis de neige.


    C’est donc la période de l’année où «fleurissent» les sacs de plastique, les vieux jouets, les vélos, les pneus, les parasols, le frigo (!), la voiture sur blocs (!!), les chaises en résine de synthèse défraîchies, les restes de matériaux de construction et autres «cossins».


    Dans certains cas, ces traîneries de cour arrière réapparaissent invariablement à chaque printemps…


    Parfois, je me demande : certains propriétaires seraient-ils des artistes néo-post modernes qui prennent leur cour pour un musée à ciel ouvert afin de mieux exposer leurs vieilleries?

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    Le Mardi 2 mars 2010 | Mise en ligne à 10h16 | Commenter Commentaires (35)

    Pour ou contre les retouches photo

    Après la semaine de la mode de Milan, pendant celle de Montréal et juste avant celle de Paris, il n’y a pas meilleur moment pour aborder le sujet de la beauté physique et de la jeunesse dans les magazines.
    Hier soir, je suis tombée sur deux lettres du Courrier du magazine Madame Figaro (supplément du samedi 20 février 2010).

    Une internaute, Marie-Claude Lamothe, dénonce les retouches excessives faites aux photos de l’actrice Sharon Stone, parues dans le magazine, le 30 janvier dernier
    «(…) dans votre magazine les photos sont tellement retouchées (à l’excès!) qu’on la reconnaît à peine! (…)»

    À l’inverse, une autre internaute, Amandine S., ne voit aucun mal à vouloir enjoliver le minois des stars, comme l’a été celui de Sharon Stone. «La retouche photo existe depuis que la photo elle-même est apparue, non? Je comparerais cela même aux femmes se maquillant chaque matin… Ne font-elles pas leurs propres retouches façon Photoshop?»

    Contrairement aux journaux, comme La Presse, où les retouches sont interdites, les magazines de mode retouchent les photos des stars et des mannequins pour mieux les enjoliver, les faire paraître plus minces ou, au contraire, un peu plus enveloppées.
    Même phénomène dans les magazines de décoration. On embellit et on enlève, comme par magie, ce qui est moins joli, comme les prises de courant.
    Sans compter les images publicitaires où dans certains cas, les stars, prenons Monica Bellucci et Sharon Stone pour Dior, affichent une peau lisse comme celle d’un bébé.

    Malgré tout, qui désire acheter un magazine de mode montrant des hommes et des femmes bedonnants avec rides et dents grises?

    Bref, où se trouve le juste milieu entre la réalité toute crue et la retouche photo?

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    Sharon Stone, l’un des visages de la campagne beauté de Dior.


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    Monica Bellucci dans une publicité de Dior.


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    Le Lundi 1 mars 2010 | Mise en ligne à 11h21 | Commenter Un commentaire

    Milan – jours 3 et 4

    La semaine de la mode de Milan se termine aujourd’hui et le dernier des défilés influents a été présenté hier soir. Bref, les tendances lourdes de l’automne-hiver 2010-2011 sont déjà bien palpables et l’esprit qui dominera se résume en trois mots : austérité, sexy et rétro.


    Les designers – de Dolce & Gabbana à Prada en passant par Jil Sander, Gianfranco Ferré, Max Mara, Gucci et même Versace – ont dessiné de magnifiques vêtements aux coupes parfois inspirées des années 50, mais surtout très avantageuses pour le corps féminin.


    Pas de microjupes hyper moulantes, d’attitude aguicheuse ni de décolleté-précipice. Plutôt des robes (beaucoup de robes de cocktail et bustiers!), des jupes circulaires, des manteaux longs à l’esprit militaire, des tricots, des pulls torsadés et des silhouettes très nettes, voire épurées.
    Côté couleurs? Beaucoup de noir, du gris flanelle, des tons d’épice, du cachemire camel, des accents de rouge, de bleu ou de doré.
    Quant au cuir, il était omniprésent, souvent noir, parfois caramel.


    Enfin, malgré la persévérance des activistes anti-fourrure, les designers inscrits à la semaine de la mode milanaise persistent… et signent des manteaux courts en fourrure, ainsi que des vêtements ornés de touches de fourrure. Parmi les peaux choisies, il y avait la chèvre, particulièrement prisée.


    Voici en vrac quelques images et vidéos réalisées dans le feu de l’action, à Milan.
    Enfin, c’est aujourd’hui que commence la semaine de la mode de Montréal. On s’en reparle!

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    Dans la salle d’exposition milanaise de Burberry Prorsum, qui a présenté sa collection à Londres. C’est ici que «les vraies affaires se brassent»! Des mannequins enfilent des vêtements devant des acheteurs.



    La cohue, quelques minutes avant le défilé Gucci, samedi dernier. Les blogueurs, de plus en plus influents dans le milieu de la mode, croquent les fashionistas sous leurs meilleurs angles. Ici, pour l’occasion, un tapis rouge avait été rapidement déroulé.



    Le dernier défilé influent de la semaine de la mode de Milan était celui d’Aquilano Rimondi, dimanche soir dernier. Ces deux jeunes couturiers ont l’habitude de faire chavirer le milieu de la mode avec des collections très maîtrisées, à la fois luxueuses et avant-gardistes. Malheureusement, leur dernière présentation – remplie de tailleurs jupes effilochés – manquait d’originalité.


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    Le Samedi 27 février 2010 | Mise en ligne à 14h31 | Commenter Commentaires (6)

    Milan – jour 2

    L’un des mes coups de cœur pendant la semaine de la mode, à Milan : la présentation de la collection de Raf Simons pour Jil Sander.
    Des vêtements aux formes ultra nettes et coupés à la perfection. Un pur ravissement. Le designer propose beaucoup de vestes et de jupes à carreaux, des combinaisons-shorts, façon complet d’homme et une réinterprétation toute moderne des tailleurs Chanel. Les bottes, magnifiques, semblaient hyper confortables.
    Certains critiques ont trouvé ce minimalisme un peu dépassé…
    Enfin, voyez ma petite vidéo de la finale du défilé de Jil Sander.
    En prime, jetez un œil sur toutes les mannequins entourant le couturier Giorgio Armani, lors de la finale de son défilé Emporio Armani.

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    Défilé Jil Sander, Milan, 2010, Photos : AP Photo/Antonio Calanni


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    Défilé Jil Sander, Milan, 2010, Photos : AP Photo/Antonio Calanni


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    Défilé Jil Sander, Milan, 2010, Photos : AFP Photo/Giuseppe Cacace



    Finale du défilé Jil Sander, Milan, vendredi soir, 26 février.


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    Défilé Emporio Armani, Milan, 2010, Photos : AFP Photo /Filippo Monteforte, REUTERS/Alessandro Garofalo


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    Défilé Emporio Armani, Milan, 2010, Photos : AP Photo/Giuseppe Aresu, REUTERS/Max Rossi



    Finale du défilé Emporio Armani, vendredi après-midi, 26 février.


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    Le Vendredi 26 février 2010 | Mise en ligne à 20h55 | Commenter Un commentaire

    Milan – jour 1

    Les premiers défilés des marques italiennes les plus influentes dans le monde ont eu lieu hier, à Milan.
    Tous les journalistes de mode des magazines et journaux importants, sans oublier les acheteurs des magasins haut de gamme sont ici. Bref, après New York et avant Paris, c’est ici qu’est montré ce qui sera follement tendance, l’automne prochain,
    À 15h, c’est sur une passerelle et un décor, tous deux couverts de lames de bois, que le défilé D&G a été présenté. Des images de skieurs et de montagnes enneigées ont été projetées sur des écrans. Les designers Stefano Gabbana et Domenico Dolce ont misé sur le look ski rétro, dans un esprit de chalet tyrolien. Les mannequins étaient emmitouflés dans des jacquards, façon pull, jupe et combinaison. Beaucoup de maille torsadée et des motifs de rennes à la tonne. Lunettes de ski et casques étaient saupoudrés de brillants, alors que les bottes à talon étaient couvertes de fourrure à poil long.


    Chez Prada, les top-modèles ont arpenté l’interminable passerelle en escarpins talon aiguille, avec collant, chaussettes de laine et robes taille Empire. Détail intéressant : les manteaux étaient tous à double col, de matière différente. Mais surtout, toute la collection était largement inspirée des années 50 et 60.
    Histoire d’ajouter une touche hyper rétro, certains mannequins ont arboré des lunettes «chat», manière Marilyn, et toutes étaient coiffés d’un immense et sublime chignon rond cerclé d’un serre-tête en tricot. C’était très chic, un brin sévère, à la fois sexy et follement élégant.


    Je me serais crue dans un défilé d’égéries d’Hitchcock.

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    Défilé D&G Automne-Hiver 2010-2011, Milan, Photo: AFP/Filippo Monteforte


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    Défilé D&G Automne-Hiver 2010-2011, Milan, Photo: AFP/Filippo Monteforte


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    Défilé D&G Automne-Hiver 2010-2011, Milan, Photo: REUTERS/Alessandro Garofalo


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    Défilé D&G Automne-Hiver 2010-2011, Milan, Photo: REUTERS/Alessandro Garofalo


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    Défilé Prada Automne-Hiver 2010-2011, Milan, Photo: AFP/Christophe Simon


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    Défilé Prada Automne-Hiver 2010-2011, Milan, Photo: AFP/Christophe Simon


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    Défilé Prada Automne-Hiver 2010-2011, Milan, Photo: REUTERS/Max Rossi


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    Défilé Prada Automne-Hiver 2010-2011, Milan, Photo: AFP/Christophe Simon


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