Lucie Lavigne

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    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
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    Archive, janvier 2010

    Samedi 30 janvier 2010 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (15)

    Rendez-vous dans ma chambre

    Come Up To My Room. C’est le nom de l’exposition éphémère réservée à la relève canadienne (disons le franchement principalement torontoise) en matière de design conceptuel, c’est-à-dire, à forte connotation artistique. C’est l’une de mes expositions préférées en marge du salon du design d’intérieur de Toronto (IDS). Encore la semaine dernière, les designers ont pu – grâce à cette 7e manifestation alternative – s’exprimer sans retenue avec des installations originales, bizarres, parfois poétiques dans toutes les chambres situées au deuxième étage de l’hôtel Gladstone, rue Queen Ouest, à Toronto.
    Soyons clair, ce n’est pas le genre d’exposition où l’on se rend pour magasiner un revêtement de plancher. Les jeunes Torontois – dont plusieurs petites familles – s’y rendent massivement comme dans un musée célébrant la créativité. Mieux, les designers se trouvent souvent dans les chambres et n’hésitent pas à répéter à qui veut bien l’entendre pourquoi et comment il ont créé leur installation. À quand un “Viens dans ma chambre” à Montréal?

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    L’entrée du 2e étage de l’hôtel Gladstone où se tient l’exposition éphémère Come Up To My Room. Cette année, cette manifestation faisait partie des divers événements chapeautés par le nouveau festival du design de Toronto, le TIDF ou Toronto International Design Festival. Photo: Lucie Lavigne


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    Cette installation est constituée de… 7000 tubes de carton. “Il nous a fallu près de cinq jours pour les assembler” précisent Edward Lin et Kira Varvanina, les deux concepteurs de cette murale sculpturale. Photo: Lucie Lavigne


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    Cette installation contient des centaines de bocaux et a été imaginée par Maggie Greyson, Christine Lieu et Phoebe Lo. Photo: Lucie Lavigne


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    L’une des installations les plus féeriques de la manifestation Come Up To My Room comporait une myriade de fleurs en papier suspendues au plafond. Les ombres projetées sur les murs formaient une sorte de papier peint. Designers: Lisa Keophila, Jon Margono, Fiona Lim Tung et Kristen Lim Tung. Photo: Lucie Lavigne


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    Composée de plusieurs petites lanternes suspendues, l’installation “Can You Remember My Dream” de Julia Hepburn, illustre les différentes scènes du rêve d’un oiseau noir (couché sur un lit). Une des installations les plus poétiques de l’exposition Come Up To My Room. Photo: Lucie Lavigne


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    L’artiste en résidence de l’hôtel Gladstone, Bruno Billio, a aménagé son séjour avec l’aide du sculpteur spécialisé en éclairage, Orest Tataryn. Ce dernier a créé un luminaire composé de néons. Photo: Lucie Lavigne


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    Dans une des chambres du minisalon Come Up To My Room, Jamie Webster et Berkeley Poole ont utilisé des ballons et des bas nylon pour représenter les ravages de la maladie sur la santé. Photo: Lucie Lavigne


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    Jeudi 28 janvier 2010 | Mise en ligne à 11h12 | Commenter Commentaires (4)

    Toronto créatif

    Comme je vous le disais, cette semaine, Toronto possède maintenant un festival consacré uniquement au design. Ce dernier s’est tenu la semaine dernière et a chapeauté l’important salon du design d’intérieur IDS de Toronto (l’équivalent de notre SIDIM, à  Montréal), ainsi que plusieurs expositions parallèles. Et ce sont justement ces expositions alternatives qui ont rendu l’événement à la fois très intéressant et divertissant. Ainsi, pendant une semaine, les jeunes designers ont eu des lieux exceptionnels pour montrer leurs prototypes. Bon, tout n’était pas nécessairement très réussi. N’empêche, il est stimulant de découvrir la créativité de ces concepteurs inconnus.
    Ma seule déception? Aucun designer québécois ne faisait partie des deux expositions parallèles les plus courues pendant le festival: Come Up To My Room, à  l’hôtel Gladstone, rue Queen Ouest, et Radiant Dark, présentée au rez-de-chaussée d’une grande institution financière, au centre-ville de Toronto.
    Voici quelques photos des créations – souvent très conceptuelles – des jeunes designers canadiens à la manifestation Radiant Dark, dont le thème cette année était Assets & Values (actifs et biens de valeur). L’une des caractéristiques de tous ces prototypes est leur aspect écologique.

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    Mobilier d’aquarium en porcelaine intitulé Saving Seas. Designer: Katherine Morley, du collectif torontois Joe & Josephine. Photo: Andrew Robertson


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    Un coffre à bijoux nouveau genre intitulé Jewellery Pallet. Artiste torontois: Eric Mathew. Photo: Lucie Lavigne


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    Un luminaire sculptural composé d’un paysage digne des Rocheuses, fait de basalte. L’oeuvre s’intitule Propellor Design, Designers: Pamela Goddard, Toby Barratt et Nik Rust,de Vancouver. Photo: Lucie Lavigne


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    Luminaire fait de vieilles bouteilles recyclées. Designers: Jason Dressler et Lars Dressler, de Brothers Dressler. Photo: Lucie Lavigne


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    Lampes Puzzle. Designer torontoise: Tamara Rushlow. Photo: Lucie Lavigne


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    Mobile Mobile, avec téléphones cellulaires en céramique. Designer de Vancouver: Claire Madill. Photo: Lucie Lavigne


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    Lampadaire fabriqué à partir de papier journal recyclé. Titre du prototype: Newsworthy. Designer: Brent Cordner. Photo: Lucie Lavigne


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    Ancienne commode revue et corrigée. Titre: Hard Times Have Come and Gone. Designer: Rob Southcott. Photo: Lucie Lavigne


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    Table à café Lift. Designer: Matthew Agostinis et Joel Harrison-Off. Photo: Andrew Robertson


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    Mardi 26 janvier 2010 | Mise en ligne à 11h09 | Commenter Commentaires (3)

    Toronto vole la vedette

    J’étais de passage à Toronto, la semaine dernière, afin de couvrir leur salon du design. Constat: le centre financier du pays est devenu une destination incontournable en matière de design et d’avant-garde. Un festival annuel étalé sur plusieurs jours vient même d’y être inauguré: le TIDF ou Toronto International Design Festival coiffe plusieurs manifestations, dont le méga Salon du design d’intérieur IDS (Interior Design Show). Pour ajouter du glamour sur l’événement, plusieurs concepteurs de renommée internationale ont été invités. Parmi les plus connus, il y avait le designer et artiste espagnol, originaire de Madrid, Jaime Hayón. Issu des univers du jouet, du graffiti, de la planche à roulettes et de l’art, il s’est distingué dans le milieu du design par sa créativité débridée, parfois surréaliste et ses dessins fabuleux. Les entreprises les plus prestigieuses, comme Bisazza, Baccarat et Fabergé, font appel à lui.
    Voici quelques-unes de ses créations.

    Green chicken
    Fauteuil à bascule hors du common: The Green Chicken. Design: Jaime Hayón. Photo: www.hayonstudio.com


    Mediterrenean Digital Baroque
    Céramique de la collection Mediterrenean Digital Baroque. Design: Jaime Hayón. Photo: www.hayonstudio.com


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    Porcelaine The Family portrait. Design: Jaime Hayón. Photo: www.hayonstudio.com


    The Lover II
    Porcelaine The Lover II. Design: Jaime Hayon. Photo: www.hayonstudio.com


    Stage at the Vivid Gallery, Rotterdam
    Présentation de plusieurs objets signés Jaime Hayón à la galerie Vivid, de Rotterdam. Photo: www.hayonstudio.com


    Showtime Hayon
    L’artiste et designer espagnol Jaime Hayón. Photo: www.hayonstudio.com


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    Mardi 19 janvier 2010 | Mise en ligne à 12h17 | Commenter Commentaires (17)

    Les édifices qui résistent aux séismes


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    Haïti après le séisme, jour 2. Photo Ivanoh Demers, La Presse.

    Pourquoi de gros édifices comme le Palais national se sont-ils effondrés alors que d’autres constructions ont plus ou moins résisté au violent séisme en Haïti? J’ai posé cette question (et bien d’autres) à Pieter Sijpkes, professeur agrégé, spécialisé en structure, à l’École d’architecture de l’Université McGill.

    Lucie Lavigne: M. Sijpkes, quels sont les constructions les plus «fragiles» lors d’un séisme?
    Pieter Sijpkes: Règle générale, les édifices de moins de 12 étages sont construits afin de vaincre la gravité (la compression). Dans des constructions plus hautes, les forces latérales du vent gouvernent leur design. Le problème avec les tremblements de terre? Ils génèrent des tensions et des forces de cisaillement qui produisent des mouvements latéraux. Conséquence: l’immeuble veut suivre le mouvement du terrain. Ce qui peut entraîner un écroulement. Plus un immeuble est haut et lourd, plus il est dangereux. Un calcul des charges sismiques (selon la région où se trouve l’édifice) doit être minutieusement effectué. Quant aux petites habitations, les risques d’effondrement sont plutôt minimes, à moins qu’elles ne soient en mauvais état. Ou que les normes de construction n’aient pas été respectées.

    Q. Quels sont les matériaux les plus résistants?
    R. Il faut privilégier des matériaux de structure capables d’absorber les tensions. Le bois et l’acier ont plus d’élasticité que le béton. D’où l’importance d’opter pour un béton renforcé adéquatement avec de l’acier. Notez: la quantité d’acier d’un béton renforcé à l’épreuve des tremblements de terre sera plus élevée que celle qui résiste strictement à la gravité de la construction. Aussi: il est possible d’organiser une structure de béton en incluant des formes triangulaires parmi les carrées. Le triangle est une configuration plus stable que les autres. Enfin, les maisons montées en adobe présentent peu de résistance aux séismes.

    Q. La clé se trouve donc dans la qualité des matériaux de l’ossature?
    R. Oui, mais la précarité des joints entre les poutres et les poteaux de bois peut être un problème. Heureusement, il y a des technologies qui permettent de rendre les joints plus résistants grâce à de l’acier.

    Q. Qu’arriverait-il si un séisme comparable à celui d’Haïti se produisait au Québec?
    R. Ici, le poids des habitations est faible, car la structure est bien souvent en bois et très aérée. Sans compter que les toitures (en bardeaux d’asphalte, notamment) ne pèsent pas lourd, contrairement aux toitures composées de tuile ou même de pierre, comme au Japon. Le bois est plus élastique que le béton. L’ossature en bois composée de feuilles de contreplaqué rend nos maisons très stables. Ainsi, on peut comparer la structure de nos maisons à une boîte de carton: on peut la faire trembler et la déformer, mais elle ne cassera pas.

    Q. La plupart des habitations du Québec se tiendraient alors debout?
    R. De fait, ce serait la brique (cheminée,décoration de pierre, blocs de béton, etc.) qui se détacherait de la structure des immeubles d’habitation et qui ferait des victimes en tombant dans la rue.
    La brique est un matériau très stable, mais elle ne supporte pas la tension et elle n’a pas beaucoup d’élasticité. Résultat: elle ne résiste pas à des mouvements latéraux causés par un séisme.

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    Vendredi 15 janvier 2010 | Mise en ligne à 14h09 | Commenter Commentaires (7)

    Spa design

    Ouf! Je suis de retour dans la blogosphère! Heureuse de vous retrouver. Si comme moi, vous avez besoin de recharger vos batteries (et n’avez pas l’argent pour un voyage vers le Sud!), l’idée d’aller faire un tour dans un spa vous a peut-être traversé l’esprit.
    En couverture du magazine Intérieurs, j’observais encore aujourd’hui la superbe photo du sauna aménagé dans le spa Scandinave les bains Vieux-Montréal. Ce lieu a remporté le prix Projet de l’année lors de la remise des Prix Intérieurs FERDIE et a été conçu par l’agence Saucier + Perrotte Architectes.
    Magnifique, cet endroit affiche un style contemporain tout en étant empreint d’une grande sérénité.
    Détail: l’accès aux bains est raisonnable: 46$. Quant au prix d’un massage suédois (incluant les bains), il est actuellement de… 118$!
    Et vous? Êtes-vous attirés par les spas au design intérieur avant-gardiste et attrayant?


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    Sauna du spa Scandinave les bains Vieux-Montréal. Design: Saucier + Perrotte Architectes. Photo Marc Cramer.

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    Spa Scandinave les bains Vieux-Montréal. Design: Saucier + Perrotte Architectes. Photo Marc Cramer
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    Spa Scandinave les bains Vieux-Montréal. Design: Saucier + Perrotte Architectes. Photo Marc Cramer
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    Spa Scandinave les bains Vieux-Montréal. Design: Saucier + Perrotte Architectes. Photo Marc Cramer
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    Spa Scandinave les bains Vieux-Montréal. Design: Saucier + Perrotte Architectes. Photo Marc Cramer

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