La construction écologique n’est plus un luxe ni une fantaisie, mais un réflexe chez plusieurs architectes.
C’est d’ailleurs en présentant les plans d’une maison de ville écologique au style parfaitement actuel que les quatre jeunes architectes de l’agence Tergos architecture et construction écologique, de Québec, ont attiré l’attention des amateurs d’architecture verte.
Actuellement, leur projet intitulé Urban savoir faire se classe parmi les meilleurs en matière de design résidentiel aux yeux des internautes invités à voter dans le cadre du concours américain Who’s Next, du site internet FreeGreen, voué aux plans d’architecture.
Les plans (éventuellement offerts à partir de 5000$) de l’agence Tergos permettent de construire une maison de ville entre deux édifices existants, sur un terrain de 25 pieds (7,6m) de largeur ou sur un lot en banlieue. La propriété conçue pour un jeune couple désirant un ou deux enfants comporte une superficie habitable de 1800 pieds carrés (167 mètres carrés), possède trois pièces fermés (chambres) et une terrasse à l’étage. Au rez-de-chaussée, on trouve un bureau, une cuisine et, bonne idée, la hauteur du plafond du séjour et du salon est de 12 pieds (3,7m). Résultat? Ces pièces de vie, largement vitrées au sud, sont baignées de lumière naturelle et des gains solaires peuvent être réalisés, en raison notamment du plancher en béton.
Plusieurs autres principes de base en matière de construction écologique ont été exploités :
. L’été, un brise-soleil évite la surchauffe là où se trouve la partie généreusement vitrée.
. Les murs mitoyens sont en blocs (principe de masse thermique).
. Le chauffage à l’eau chaude ou hydronique est optimisé en raison du plancher de béton, qui transmet bien la chaleur.
. Chaque centimètre carré a été adroitement utilisé. La perte d’espace a été évitée.
. Le revêtement extérieur est constitué de bois local. «Le mélèze est une essence mal-aimée et, pourtant, il est imputrescible, comme le cèdre», soutient Bruno Verge, architecte senior, chargé de l’équipe de conception, à l’agence Tergos.
Bien sûr, un choix peut être effectué selon ses moyens, parmi ces autres caractéristiques écologiques.
. Panneaux photovoltaïques
. Chauffe-eau solaire
. Géothermie
. Mur couvert de lierre pour améliorer la qualité de l’air et l’amortissement du bruit.
. Traitement des eaux grises, etc.
Et le prix? Il faut compter un minimum de 200$ le pied carré, en coûts de construction. En incluant toutes les caractéristiques écologiques, vaut mieux alors prévoir de frais de construction de 250$ le pied carré.
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| Image fournie par Tergos architecture et construction écologique. |
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| Crédit: Image fournie par Tergos architecture et construction écologique. |
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| Crédit: Image fournie par Tergos architecture et construction écologique. |
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| Image fournie par Tergos architecture et construction écologique. |
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| Image fournie par Tergos architecture et construction écologique. |
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| Une réalisation, à Saint-Augstin-de-Desmaures, par les architectes de l’agence Tergos. Photo fournie par Tergos architecture et construction écologique. |
















andre_d
11 mars 2010
08h35
Pourquoi l’architechture contemporaine ressemble invariablement a des cubes empilés?
cath09
11 mars 2010
15h22
Est-ce bien 200$ le pied carré pour chacun des 1800 pieds carrés de la maison ? Donc 360 000 $ au minimum ?
agaguk40
11 mars 2010
17h27
@andre_d
Il n’y a rien de mal à ressembler à des cubes empilés. Pour ma part j’adore les cubes empilés.
En passant, le musée Guggenheim de Bilbao et le stade olympique de Beijing sont aussi considérés comme de l’architecture contemporaine et sont loin de ressembler à des cubes empilés.
Vous avez bien sûr le droit de préférer les tourelles et les fausses lucarnes.
tesl_2004
11 mars 2010
20h47
Non, ça ne fonctionne tout simplement pas, des cubes en forêt qui donnent l’impression d’un entrepôt militaire.
agaguk40
11 mars 2010
23h19
Pour qu’une maison “fonctionne” je crois qu’elle doit en premier lieu rendre la vie plus agréable à ceux qui l’habitent. Ici il faudrait demander leur avis aux occupants.
Les notions d’esthétique sont toujours très délicates à aborder puisque des goûts et des couleurs on ne discute pas… Mais puisque la maison en question est dans un bois elle ne peut offenser la vue des voisins aux goûts plus traditionnels.
elisef
12 mars 2010
01h18
@cath09
Si vos calculs s’avèrent vrai, j’espère que ce prix inclus le terrain, car une maison de ville de ce format, avec des voisins collés, et 360 000$ étant le prix minimum… elle est peut-être écologique mais certainement pas rentable!
Pourquoi le contemporain doit-il toujours couter aussi cher? C’est vraiment triste, je crois sincèrement que beaucoup plus de gens choisiraient cette voie si les prix étaient équivalent à leur penchant classique. Les prix semblent seulement ce rejoindre lorsqu’on débourse un demi-million et plus…
chenapan
13 mars 2010
00h48
WOW! Je m’attendrais à voir sortir deux ou trois “men in blak” si je voyais une maison comme ça dans la nature!
La maison est peut-être écolo mais pour ce qui est de l’harmonie avec la nature, c’est presque de la provocation genre!
chenapan
13 mars 2010
00h52
P.s.: l’intérieur est cute cependant et l’idée d’une partie du plafond à 12 pieds est géniale!
francis81
15 mars 2010
22h33
Att : Mon Toit – 13 mars 2010 – Maison contemporaine à Mont-St-Hilaire – dossier de Lucie Lavigne.
Pour nous c’est la goutte qui fait déborder le vase!
Pas que ce projet contemporain est pire qu’un autre mais c’est plutôt une redondance que nous constatons depuis les 5 dernières années.
Tous ces décors interchangeables sans personnalité, des produits de design virtuel et de consommation masse. La glorification de tuile, de robinetteries et d’électroménagers comme si ces choses banales et utilitaires élevaient l’esprit humain.
On a l’impression que les habitants de ces maisons sont nées hier et n’ont aucun passé. Ils vivent dans des espaces dénudés de toute individualité. Tout me semble être du préfabriqué-usiné. Des décors qui sont à toute fin pratique des annonces de cuisine, de salle de bain, de tuile et de luminaires assemblés de façon clinique et professionnelle. Qui aurait cru que Réno Dépôt serait la principale source d’approvisionnement pour les maisons d’aujourd’hui !! ‘One Stop Shopping’ Il est triste de constater la paresse et le manque de créativité qui s’est installé chez ces architectes, designers et consommateurs. Ils sont tombés dans la facilité et répètent fois après fois les mêmes décors, comme si ils voulaient vivre dans un ’boutique hôtel W’ .Ce qui m’étonne toujours c’est le manque de vie de ces intérieurs (ces cuisines qui semblent n’avoir jamais cuisiné!),Y a t’il vraiment quelqu’un à la maison! C’est à se demander si le boom immobilier fait en sorte que les gens s’investissent dans ces maisons uniquement pour la plus-value (donc plaire aux acheteurs potentiels) que pour se créer un espace de vie à eux. Sortez de votre confort et montrez-nous autre chose!!