Il y a des phrases et des intonations de voix qu’il faut éviter pendant une construction ou une rénovation. Ainsi, les chances de réussite et d’harmonie sont décuplées.
C’est, d’ailleurs, l’un des chapitres de mon guide pratique en architecture résidentielle contemporaine que je suis en train d’écrire. Voilà pourquoi je suis «techniquement» en vacances, cet été.
Mais revenons au vif du sujet.
Mon conjoint et moi avons pris soin de bannir deux phrases pendant la construction de notre maison:
1) «C’est ton projet, fais donc c’que tu veux?»
2) «J’te l’avais dit! Hein?»
Autre source de discorde, voire de drame: changer d’idée en cours de route plutôt que de s’en tenir aux plans!
Mais il y a sûrement d’autres phrases et attitudes à éviter. Je suis certaine que vous allez m’éclairer.
Alors je vous pose la question: quels sont vos meilleurs trucs pour éviter les malentendus et «chicanes de couple» pendant des travaux?










qccomment
14 juillet 2010
19h10
pour éviter une 3ième guerre, Madame ne doit JAMAIS dire à Monsieur qui zigouille depuis des heures sur un problème :
Veux-tu que j’appelle mon père ?
griffondor
14 juillet 2010
19h23
Le truc est de laisser l’occasion aux deux membres du couple de s’exprimer sur tous les aspects de la construction. Chacun a ses attentes, ses désirs, ses voeux, mais tous les deux vont vivre dans la maison. Dans notre cas nous étions même quatre, nos deux enfants avaient 6 et 3 ans lors de la construction. Ils ont contribué à leur manière au plan de la maison et notamment dans l’aménagement de leur chambre.
Nous sommes restés vigilants à écouter l’autre. Bien sûr, il y a eu des heurts, mais l’ouverture l’esprit que nous avons démontré, nous a permis d’atteindre notre but. Aujourd’hui, quatre ans plus tard, nous sommes très bien dans notre demeure. Je remercie et admire ma compagne qui a eu la patience de me respecter dans mon choix de bâtir moi-même notre maison. Les portes d’armoires de cuisine ont pris du temps à se faire, mais l’attente en a valu la peine.
Michel Harnois
Sherbrooke
baker
14 juillet 2010
19h25
tous simplement une phrase clé Bonne idée mon amour!
nobodyknows
14 juillet 2010
19h35
Mon problème est que je les cherche encore les f… trucs!
A éviter de façon certaine les “Ouach! Quelle idée! Les “Over my dead body!” . Un peu trop radical… et source de conflits…
Y a aussi les “tant qu’à…” qui mènent à la ruine.
monsieurtranquille
14 juillet 2010
20h22
“On aurait pas dû s’embarquer là-dedans”.
Sans rien régler, une telle boutade crée inévitablement un climat négatif qui rajoute au pathos lors de la rencontre inévitable de pépins de chantier. Bien au contraire, il faut y voir une excellente occasion de dépassement pour le couple qui mettra ses forces respectives et son imagination en commun pour régler ces pépins. Non seulement il y aura satisfaction et contentement d’avoir réglé ensemble les problèmes mais de plus, il y aura respect et admiration mutuels accrus, à la rétrospective.
thegipper
14 juillet 2010
23h24
Pour ma part, je suis tout à fait nul en matière de rénovations et je trouve cela parfait ainsi. Pas de chicane. Quand il y a quelque chose à faire, j’appelle le propriétaire.
Le calcul couts-bénéfices des rénovations est souvent boîteux. Passer 200 heures à 2 (400 heures) pour faire des améliorations qui n’ajoutent quelques milliers de dollars en valeur à une propriété est, selon moi, une utilisation plus ou moins rationnelle de son temps.
simon_c
14 juillet 2010
23h48
Le pire truc, c’est de se cantonner des rôles, comme M. qui fait le gros pis madame qui choisi la déco.
frank68
14 juillet 2010
23h52
Tant qu’à y être …. là tu sais que ça va couter la totale
tesl_2004
15 juillet 2010
03h17
J’habite seule dans une construction neuve alors je n’ai pas de recette de “couples”, mais bon, je vais tenter de contribuer!
“Bah! Tant qu’à faire…” est une phrase à éviter. C’est une phrase qui fait exploser le budget, qui fait voler en éclat le 20% de mise de fonds pour éviter la SCHL, qui fait suer et qui produit l’effet de la carte de crédit; “Swipe and Go !!”
Que l’on gagne 60 000 dollars ou 600 000 dollars par année, le “tant qu’à faire” est mortel. Le truc, c’est d’arriver devant l’entrepreneur, de lui serrer la main et de déclarer:
“Mon budget, c’est 245 000. Maintenant, parlons.” C’était ma recette et mon expérience avec lui a été extraordinaire.
@BAKER: Votre phrase clé est très juste :-) C’est un passe-partout comme phrase et ça évite bien des disputes chez BMR!
piedoq
15 juillet 2010
04h31
Un contracteur coûte moins cher que deux avocats
florexyz
15 juillet 2010
09h17
@qccomment : Nous avons eu le même réflexe. “Veux-tu que j’appelle mon père?” est à éviter à tout prix.
poudingchomeur
15 juillet 2010
09h27
“ça l’air d’un million bucks!”
J’ai dit cette phrase je sais pas combien de fois pendant la construction, même en regardant la footing.
C’est vrai que mon amoureux et moi avions des rôles très différents, lui la construction et moi, le plan, la déco, les choix de matériaux …
monteregie
15 juillet 2010
09h46
Le “je le savais…” est à éviter à tout prix
Le meilleur truc…
D’expérience c’est de convenir de se dire ” on fait time out” quand on sens la fatigue, l’impatience, la facture qui augmente, ou pour toute contrariété qui change les plans. Le lâcher prise volontaire et convenu dans le couple, permet de rediscuter de la question à un autre moment, quand on est moins fatigué ou au bout du rouleau des travaux.
C’est le moyen le plus efficace de ne pas tomber dans la discorde. Quand on se dit “on fait time out” on sait que ce n’est pas le bon temps de discuter. Pour nous ca fonctionne. C’est le moyen efficace de ne pas mettre de la colère ou du ressentiment dans un beau projet qui se veut heureux.
Bonne succès à tous ceux qui se font construire ou qui rénove.
legorf
15 juillet 2010
09h47
Quand madame met la main à la pâte, elle se rend compte que ce n’est pas aussi facile qu’elle pensait. Du coup, elle arrête de chialer. C’est ben le fun de magasiner, un peu moin de tout installer …
syrius78
15 juillet 2010
10h16
J’avoue que certaine de ses phrases sont des tueurs.
Pour ma part, je règle le problème d’une autre façon. Je planifie tout avant de commencer. Mais vraiment tout. Ensuite, je me lance la dedans. J’ai jamais eu d’embrouille, ni de surprise, et j’ai toujours un petit surplus de budget.
Ça peut me prendre 2 ans avant de commencer de quoi de gros (mon sous-sol), mais il s’est fait rapidement, chaque étape était détaillé, et les matériaux aussi. Ça fais aucune chicane parce qu’on suis le plan. Mais bon, c’est pas pour tout le monde comme façon de faire. Faut être un peu compulsif!
rodlemeg
15 juillet 2010
10h59
Quand ça dérape (attente irraisonnable vs budget disponible) , j’ai toujours eu un commentaire lapidaire pour mettre fin à la discussion:
” tu feras le chèque…”
superbossmom
15 juillet 2010
11h16
Bonne idée que ce “time out” ; difficile de savoir si l’autre est réceptif
à parler ou discuter du projet à un moment donné ou un autre.
Dans mon cas, j’étais au projet toute la journée, et je refusais d’en parler après 8 p.m., certaines journées ça devenait 6 p.m. dépendant de mon état. Mon conjoint était du genre à penser à une question au moment même où ma tête était sur l’oreiller, genre: “as-tu pensé à appeller le plombier pour changer le robinet?” il avait le don de trouver LA chose que j’avais totalement oublié de faire.
D’un commun accord,nous avons décidé de viser pour le 80/20, 80% étant la perfection, l’autre 20% pourrait changer par la suite si nécessaire, ça enlevait beaucoup de pression pour les décisions.
lavio
15 juillet 2010
11h19
Moi, j’ai pas de truc, mais j’ai bien hâte de lire votre guide pratique… et les trucs que j’y trouverai me seront sûrement très utiles lorsque nous irons finalement de l’avant et que nous nous adresserons à un architecte pour la réalisation de notre maison verte et contemporaine dans les Cantons… dans quelques années.
petit-jean
15 juillet 2010
12h18
“Je vais appeler mon père, je suis sûr qu’il doit savoir comment lui”
Non mais ! Franchement … comment il pourrait nous aider à 400 km d’ici ton père !
Pis pourquoi il serait meilleur que moi l’beau-père quand y voit même pas ce qu’on fait !
petit-jean
15 juillet 2010
12h20
oups, déjà dit … désolé, le coup de fil au beau-père c’est la première chose à laquelle j’ai pensé. Content de voir que je ne suis pas “beau-pèreophobe” mais juste normal.
legorf
15 juillet 2010
12h35
@rodlemeg
Ah ouais, ça aussi ça marche. Tried, tested and true!
C’est fou comme les goûts changent quand on paie avec son argent et non celui des autres. Soudainement, la solution “pas trop cher” n’est plus aussi laide et hideuse.
tesl_2004
15 juillet 2010
13h01
@syrius78
Bravo pour votre planification méticuleuse! J’étais exactement comme vous et tout le monde était en train de me qualifier de fou furieux.
À ma première rencontre avec l’entrepreneur, il voulait savoir si j’étais prêt et tout le tralala. Faut dire qu’il tenait à avoir un bon lien avec moi car j’enseigne à ses enfants et il serait mon 4ème voisin. J’ai lancé 35 pages de budgets devant lui. Au bout de 6 mois, il a été forcé de lire 50 à 70 pages supplémentaires de documents, questions, photos, fiches techniques, prix et comparatifs, gracieuseté de moi, le fou furieux. Et plusieurs fois pendant la construction, nous étions en train de rire ensemble car il ne cessait de répéter, “Y’en aurrrrrô pô, d’tant ka férrr aik toé hein!!! ‘Sa coche, ’sa coche!!!”
Et en bout de ligne, j’ai dépassé mon budget global de seulement 600 dollars alors j’étais très ravi! Ne jamais dire “tant qu’à faire!”
allergiealabetisehumaine
15 juillet 2010
15h49
Afin d’éviter une très longue discussion, pénible et de toutes façons stérile, ne jamais dire à Monsieur, qui vient de rater une de ses brillantes tentatives, qui a pris 10 fois le temps normal requis pour faire une tâche, qui a dépensé pas mal, tout en ayant effectué un tas de déplacements inutiles, pour acheter ceci ou cela:
“Tu aurais pu le dire, au tout début, que tu n’étais pas capable de faire cette chose; nous aurions économisé temps et argent.”
Évitez ça à tout prix; sinon…
Je suis tombée dans ce piège à de nombreuses reprises et croyez-moi…
;-)
allergiealabetisehumaine
15 juillet 2010
15h54
J’ai lu tous les messages et c’était vraiment très intéressant et divertissant!
:)
=== nobodyknows… Vous m’avez carrément fait éclater de rire. Excellent!
frankididoudelidou
16 juillet 2010
09h26
Monsieur propose un pré-concept, Madame paufine ou revoit pour en arriver au concept final, Monsieur réalise.
Monsieur n’ouvre la bouche que lorsque le concept est irréalisable.
Ça donne de beaux résultats, bien faits!!
q.terreux
16 juillet 2010
10h29
piedoq
15 juillet 2010
04h31
Un contracteur coûte moins cher que deux avocats
_______
Excellente remarque ! :)
jarretnoir
16 juillet 2010
11h35
Tous les messages sont supers. De notre cote, mon conjoint avait etablit des budgets. Armoire $, portes $, boiseries $, lustres $. Je devais magasiner pour trouver ce que je voulais tout en entrant dans le budget. J’ai attendu 3 mois pour que les portes des chambres ( celles que je voulais ) soient en solde a 50% du prix.
Je dois avouer que mon conjoint etait meilleure que moi pour le controle du budget. Si on ajoutait un : “tant qu’a y etre”, il fallait effacer autre chose. Une chose qui a ete effacee, le revetement de l’escalier du sous-sol. Apres 3 ans, ce n’est toujours pas fait.
nobodyknows
16 juillet 2010
11h49
@allergiealabetisehumaine
J’ai réussi mieux (pire?) encore dans le domaine du y-faire-péter-sa-coche-d’aplomb”, genre “Mes chums de filles aussi pensent que…”. Tout bien pesé, c’est pas vraiment un appui.. Ou encore “La décoratrice dit que…L’Homme n’aime pas qu’on lui dise quoi faire ou quoi aimer chez lui. Re-Oups!
Devant les hésitations nombreuses de monsieur “Accouche, qu’on baptise!” est aussi mal reçu de même que “D’ici à ce qu’on ait fini, ça va être passé de mode!”Le sarcasme ne paie pas plus que le crime…ou l’impatience du “Grouille avant que ça rouille! de la madame qui est tannée de faire la vaisselle dans la baignoire…
Etonnant qu’on soit encore ensemble… mais il est encore trop tôt pour crier Victoire!…les travaux ne sont pas terminés…
slyd
18 juillet 2010
12h16
Trouver des solutions, pas juste critiquer.
allergieabetisehumaine
18 juillet 2010
16h12
nobodyknows… Vos textes sont vraiment savoureux; quelle belle lecture vraiment amusante.
Bon courage pour la suite des travaux!
;-)
nadineba
19 juillet 2010
11h55
Mon conjoint et moi avons vécu ce genre de situation, il y a quelques années. Une rénovation complète de notre cuisine, et du sous-sol.
Quelques pistes qui nous ont sauvé: Premièrement une très bonne planification budgétaire (toujours se donner une marge de maneuvre, pour les «tant qu’à faire» et les «il y a un problème»).
Autre truc très important : se faire confiance mutuellement. Mon conjoint est le roi de la cuisine, c’est donc lui qui avait le dernier mot, pour la décoration, le choix des matériaux et appareils ménagers de son domaine, la cuisine. Je me suis occupée du sous-sol, et j’ai tout décidé (emplacement aménagement et décoration des pièces (salle de lavage, salle de bain, séjour et rangements).
De plus, au milieu des travaux, nous nous sommes payés une fin de semaine à l’hôtel, histoire de se retrouver dans un endroit calme, sans poussière de plâtre et ouvriers.
Dans ce genre de situtation, il faut être très patient, et prendre de grandes respirations.
gl000001
19 juillet 2010
15h24
Moi, en 3 semaines, j’ai montré à mon épouse 25 alternatives pour l’aménagement du sous-sol. Elle était toute mêlée. Elle a donc dit “Choisis la meilleure” et c’est ce que j’ai fait.
Contrairement à moi, elle gère mal la complexité mais choisis bien les couleurs. On s’entend très bien.
lady_marian
20 juillet 2010
05h51
Petit truc que je donne à des acheteurs (surtout les jeunes couples) qui n’ont jamais entreprit de projet ensemble : Essayez de faire un casse-tête de 5000 morceux ensemble et si ni un ni l’autre pête les plombs (après l’autre) avant la fin vous êtes correct pour des rénos. Sinon, on va vous trouver autre chose ;-))
Mon ti 2 cennes !
Lady !
PS : piedoq ”Un contracteur coûte moins cher que deux avocats” Trop drôle ! ;-))
canadien_errant01
20 juillet 2010
12h52
Je suis chanceux, (très beaucoup, même). Mon épouse et moi se complétons hyper bien, quand l’un ou l’autre propose un changement, on s’entend très rapidement sur ce qu’on va faire et à quel prix. Et avec les années (23 ans) on se connait mieux et c’est encore plus facile.
Un extra au chanceux, quand je bâtis quelque chose, je le murit longtemps, peut-être une esquisse ou deux, jamais de plans. Tout est calculé dans ma tête (parfois dure), et le résultat grâce à son aide est habituellement génial.
Finalement la phrase de baker est très très très très très alors là très utile.
piedcoq, j’aime aussi votre commentaire contracteur moins cher que 2 avocats. Ce qui m’emmène à suggérer à tous que si vous retenez les services d’un contracteur, évitez de le mener à bout en changeant continuellement d’idée, car quand le contracteur va retenir les services d’un avocat contre vous, là les 2 coûtent cher.
kainfury
22 juillet 2010
07h12
A mon avis, beaucoup de gens devraient se fier sur un contracteur et un decorateur, si l’on se fie aux gouts de décortion de beaucoup de gens au Québec!
Rona, c’est bien pour les matériaux de construction, mais les bébelles décoratives style vieillot en faux bronze ou toutes les gugusses en fer forgé, c’est quétaine. :)
fidoudlidou
7 août 2010
13h28
D’abord, rester dans la maison avant de faire des rénos aide à determiner les priorités, donne le temps de discuter de ce qu’on veut comme résultat final, permet de monter un “scrap-book” assez complet et de magasiner les prix. Pour les rénos phase 1 (salle de bain et chambres), j’ai planifié mais mon amoureux avait le droit de véto, jusqu’à ce que le résultat nous satisfasse tous les deux. Pour la phase 2 (cuisine), ce sera le contraire.
Mon autre truc, c’est de traiter ses contracteurs avec respect, entre autre en leur donnant un délai raisonnable d’exécution. Ils vous le rendront bien.
majuas
24 août 2010
16h01
il faut absoluement éviter lorsque l’un demande a l’autre son opinion que ce dernier reponde“ je m’en foufait ce que tu veux“ car cela signifie que l’idée proposer ne fait pas l’affaire mais j’ai rien a proposer en échange
dragonvert
29 août 2010
11h14
Tout est une question de communication, de respect mutuel et de patience. Il y a, bien entendu, la confiance qu’on a dans l’autre pour la réalisation des travaux, car ce n’est pas donner à tous d’avoir dix doigts agiles et expérimentés. Cependant, il faut savoir reconnaître ses limites et savoir faire appel à de l’aide lorsque cela est nécessaire. Chacun a ses points forts et ses points faibles et il faut savoir quand laisser sa place pour laisser les autres faire.
Une chose dont je suis certain, c’est qu’il faut bien connaître l’autre avant de se lancer dans de gros projets. Je ne me serais jamais lancé à agrandir la maison dans les premières années de vie commune avec ma conjointe, car elle avait une aversion pour les travaux de construction. En fait, elle ne voulait pas vivre dans une maison en chantier, car elle a vécu toute son enfance dans des maisons que son père ne finissait jamais. Avec le temps et plusieurs petits, puis moyens projets, elle a compris que je terminais mes travaux dans un temps respectable et que la finition était au rendez-vous.
Nous avons donc, finalement, acheté la maison de nos rêves, sachant qu’elle était un peu petite et que nous serions obligés d’agrandir éventuellement. Je sais qu’elle ne me dira pas «C’est ton projet, fais donc c’que tu veux?», «J’te l’avais dit! Hein?» ou « Veux-tu que j’appèle ton père ? », mais il y aura peut-être des « Peux-tu faire moins de bruit ? », car elle a son bureau de travail à la maison et qu’elle a besoin de silence pour se concentrer.
Notre couple a appris à se connaître au point de respecter les limites de l’autre. Elle sait maintenant que je suis doué de mes dix doigts et que j’aime particulièrement faire de la finition, portant beaucoup d’attention pour les détails. Elle ne se mêle donc plus de mes travaux, sachant qu’elle aimera le résultat et que je n’aime pas qu’on remette en question certaines choses, lorsque j’ai débuter les travaux. De mon côté, je sais ce qu’il faut lui expliquer ou lui montrer pour qu’elle soit en confiance et en accords avec le résultat final. Elle a appris, avec le temps, à être patiente, sachant que la poussière et les surfaces non finis seront bientôt chose du passé.
En fait, nous sommes peut-être fait l’un pour l’autre, car nous avons exactement les mêmes goûts et les mêmes opinions, car les discussions sont généralement très courtes lorsque vient le temps de faire des projets et des choix. Ce qui aurait pu être beaucoup plus difficile, car nous sommes deux artistes dans l’âme et avons, tous les deux, des goûts sûrs.
Cependant, si je regarde autour de moi, chez mes couples d’amis, les hommes ont de plus en plus de goûts artistiques, mais ils sont en confrontation avec leurs conjointes, car elles ont souvent eu le derniers mots sur cette aspect des projets et que maintenant, elle doivent composer avec des conjoints qui tentent d’affirmer leur point de vue. Alors, ça passe ou sa casse !
nicpic181957
1 septembre 2010
16h09
Bonjour,
Nous avons rénové notre condo au complet. Notre truc à nous a été de se respecter mutuellement. Notre mot d’ordre a été qu’il fallait que cela fasse WOW pour les deux. Si moi j’aimais un type de matériau ou une couleur, pour lui cela devait faire WOW aussi, sinon on ne le choissisait pas. Je n’avais pas à lui vendre quoi que ce soit et lui de son côté non plus. Résultat, nous sommes fous de joie de notre réalisation et nous l’apprécions à chaque jour !