Lucie Lavigne

Lucie Lavigne - Auteur
  • Lucie Lavigne

    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
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    Archive de la catégorie ‘Milan’

    Samedi 24 avril 2010 | Mise en ligne à 9h23 | Commenter Commentaires (3)

    Je suis un designer populaire…

    Encore cette année, le Salon du meuble de Milan a attiré son lot de concepteurs connus mondialement. Les visiteurs et journalistes ont pu voir et croiser plusieurs architectes dont Daniel Libeskind et John Pawson. Sans compter les nombreux designers vedettes, comme Jaime Hayón, les frères Campana et Philippe Starck, celui qui a “popularisé” le design industriel et, surtout, propulsé le phénomène de la starisation des designers.

    L’homme, avec son éloquence et sa dérision, est totalement indissociable de sa production. D’ailleurs, Philippe Starck n’a jamais hésité à se mettre en scène avec ses créations, voire même à faire le clown devant les photographes.

    Cette année, sa conjointe Jasmine a dû le pousser à l’extérieur d’une petite salle chez Driade, afin qu’il cesse de répondre aux questions d’un groupe de journalistes, dont je faisais partie.

    D’autres designers à la forte personnalité ont adopté la même attitude.

    C’est le cas de l’Italien Fabio Novembre : jeune, séduisant, loquace et aimant les micros.
    Sans oublier son ami, le Français Ora-Ïto, qui dès ses débuts, a fait parler de lui.”Ora Ito agace. Trop jeune, trop riche, trop sûr de lui, trop malin, trop branché, trop célèbre…”, a-t-on déjà lu dans le magazine L’Express.
    Je venais à peine de commencer à interviewer Ora-Ïto, sur le trottoir, rue Tortona, à Milan, lorsque Fabio Novembre est arrivé en trombe, sur son scooter.
    Je leur ai demandé si je pouvais les photographier.
    Ils se sont prêtés au jeu des médias. Clic!

    Faute de temps, je n’ai pu poser que deux questions à Ora-Ïto (de son vrai nom Ito Morabito). Les voici :

    Q. On vous a déjà surnommé le prochain Philippe Starck, on vous voit également dans des événements mondains et des festivals. Êtes-vous un designer glamour?

    R : J’aime être dans des endroits où les gens se réunissent et où la création est présente. Par exemple je vais à Art Basel (une manifestation d’art contemporain, à Bâle, en Suisse), j’aime être présent dans tous les endroits où il y a une énergie forte. C’est là où je peux communiquer ma marque… Ora-Ïto étant une marque incarnée par ma personne.

    Q. Votre personnalité est donc indissociable de votre marque?

    R. C’est d’abord la qualité des réalisations et leur modernité qui importent. Ensuite, les gens veulent savoir qui se cache derrière tout ça. C’est normal. Je parle donc de mes créations, je les partage, car le design, ça reste quand même pointu. Discuter avec les visiteurs et les médias, comme je le fais à Milan, ça fait partie de mon métier.

    Z1-Novembre et Ora-ito_ms
    Fabio Novembre, à gauche, et Ora-Ïto, rue Tortona, à Milan. Photo Lucie Lavigne, La Presse.


    Y1-Ora-Steiner - Ora-Gami 2_s
    Le designer Ora-Ïto pose avec ses créations: la chaise et le repose-pied Ora-Gami, conçus pour Steiner.


    Christofle - Candélabre 9_s
    Le très luxueux candélabre en série limitée, dessiné par le jeune designer français Ora-Ïto, pour Christofle.


    Y2-Ora-ito-Artemide - One Line LED_s
    Lampe de travail One Line Led, d’Ora-Ïto pour Artemide.


    Z2-Novembre-Nemo_s
    Le nouveau fauteuil d’extérieur (ou d’intérieur) Nemo, conçu par Fabio Novembre pour Driade.


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    Une autre nouveauté de Fabio Novembre, dévoilée au Salon du meuble de Milan, cette fois au stand Casamania. Elle s’inspire de la marque de voiture Abarth, une division du groupe Fiat.


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    La chaise Her, de Fabio Novembre pour Casamania, présentée en 2008. Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, une chose est sûre, cette création s’inspire de l’emblématique chaise de Verner Panton.


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    Les chaises Him (celle-ci) et Her, de Fabio Novembre pour Casamania, dévoilées au Salon du meuble de Milan 2008, avaient grandement attiré l’attention des visiteurs.


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    Jeudi 22 avril 2010 | Mise en ligne à 11h05 | Commenter Un commentaire

    Il s’appelle Rita

    Stéphane Halmaï-Voisard est l’un des fondateurs de Rita, un studio montréalais coté dans le milieu, spécialisé en design graphique, d’objets et d’espaces. J’ai rencontré le jeune concepteur québécois, à Milan, la semaine dernière (en passant, je suis finalement arrivée hier soir, tard, au Québec).

    Il est inscrit au programme MAS-Luxe ou Master of Advanced Studies en design et industrie du luxe (d’une durée d’un an) offert à l’École cantonale d’art de Lausanne ou ECAL, une institution d’une très grande renommée en design.

    Ce programme lancé à l’automne 2008 est dirigé par le Français Augustin Scott de Martinville, un des designers de l’agence Big-Game, qui s’est fait connaître mondialement avec notamment la création de trophées de chasse ou «panaches» de cervidés en kit, composés de pièces en contreplaqué à monter soi-même.

    Stéphane Halmaï-Voisard a travaillé sur plusieurs projets en compagnie de différents designers célèbres à l’ECAL. Son prototype exposé à Milan a été créé avec l’aide du fabricant de boîtes à musique traditionnelles Reuge et sous la supervision des frères brésiliens Humberto et Fernando Campana, des stars du design.

    «L’idée derrière mon projet Tracks, pour Reuge était de revisiter la boîte à musique traditionnel suisse et de mettre en valeur le mécanisme en laiton qui semble tout droit sorti d’un roman de Jules Verne, explique Stéphane Halmaï-Voisard. Quant au choix du look heavy metal du projet, il soutient le contraste entre ces machines datant du 19e siècle et les musiques plus actuelles choisies: Smoke On the Water, de Deep Purple; Sweet Child O’ Mine, de Guns N’ Roses et Enter Sandman, de Metallica. Le tout teinté d’une pointe d’humour, bien sûr», ajoute-t-il.

    Ce prototype à l’esprit parfaitement décalé pique la curiosité et pourrait même être produit en série (très limitée), par Reuge.

    «Fait intéressant, sur les 14 étudiants du master, cinq sont québécois. Quatre proviennent de l’Université de Montréal , alors que je viens de l’UQAM», précise Stéphane Halmaï-Voisard.

    Selon ce dernier, se «faire voir» pendant le Salon du meuble de Milan, le plus couru dans le monde, est une chance inespérée. «Et une belle opportunité de voir les artisans et producteurs en chair et en os», dit-il.

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    Stéphane Halmaï-Voisard est l’un des fondateurs de Rita, un studio montréalais coté dans le milieu, spécialisé en design graphique, d’objets et d’espaces. J’ai rencontré le jeune concepteur québécois, à Milan, la semaine dernière, lors de la présentation de son prototype (que l’on voit en avant-plan).
    «L’idée derrière mon projet Tracks, pour Reuge était de revisiter la boîte à musique traditionnel suisse et de mettre en valeur le mécanisme en laiton qui semble tout droit sorti d’un roman de Jules Verne, explique Stéphane Halmaï-Voisard. Quant au choix du look heavy metal du projet, il soutient le contraste entre ces machines datant du 19e siècle et les musiques plus actuelles choisies: Smoke On the Water, de Deep Purple; Sweet Child O’ Mine, de Guns N’ Roses et Enter Sandman, de Metallica. Le tout teinté d’une pointe d’humour, bien sûr», ajoute-t-il.
    Photo Lucie Lavigne, La Presse.


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    Le plateau de fruits, qui intègre parfaitement une boîte à musique, a été conçu par Philippe-Albert Lefebvre, l’un des collègues québécois de Stéphane Halmaï-Voisard, inscrits au programme MAS-Luxe ou Master of Advanced Studies en design et industrie du luxe, offert à l’École cantonale d’art de Lausanne ou ECAL, une institution d’une très grande renommée dans le milieu du design.
    Photo fournie par Stéphane Halmaï-Voisard.

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    Lundi 19 avril 2010 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (3)

    Coureurs des bois à Milan

    Fauteuils et poufs “Trapper” (trappeur), couverts de peaux de castor ou de mouton.Table intitulée Drave, composée d’un plateau en marqueterie de merisier. Table d’appoint faite d’un gros palet de curling. Banc en cuir travaillé façon courtepointe et plateaux tissés de babiche…

    Les dernières créations du collectif de designers montréalais Samare ont été présentés au pavillon Satellite, consacré à la relève, pendant toute la semaine du Salon du meuble de Milan qui, en passant, se termine ce soir.

    Bien trouvé, le thème de leur nouvelle collection est Pays d’en Haut Legacy, un assemblage de mots plutôt “exotique” pour le marché européen.

    Même si d’un point de vue strictement formel, les meubles aux lignes contemporaines de Samare n’ont pas été remodelés, ils évoquent plus intensément que jamais toute la symbolique primitive du terroir québécois, au temps des défricheurs et des coureurs des bois.

    L’un de mes coups de coeur est le plateau de babiche, formé d’une structure d’acier couleur laiton. La juxtaposition des textures, celles de la babiche brute et de l’acier miroitant, crée un effet saisissant.

    Enfin, une chose est sûre, l’esprit “terroir québécois” exploité par le biais de meubles aux formes épurées semble plaire aux Italiens, et pas n’importe lesquels.

    “Quatre objets Samare ont été sélectionnés par Boffi pour le décor
    de sa salle d’exposition, à l’angle des rues Solferino et Palermo, à Milan. Ce qui est très flatteur”, confie fièrement Nicolas Bellavance-Lecompte.

    Samare est composé de trois concepteurs habitant Montréal (Laurie Bedikian, Mania Bedikian et Patrick Meirim de Barros) ainsi que de Nicolas Bellavance-Lecompte, qui réside à Milan. Pour cette collection, le collectif a obtenu la collaboration de la designer textile belge Antonine Gougeau.

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    Le stand du collectif québécois Samare au pavillon Satellite, du Salon du meuble de Milan, qui se termine ce soir. En avant-plan, on aperçoit le banc intitulé Courtepointe. Son assise est drapée de cuir travaillé comme une courtepointe. Photos Lucie Lavigne.


    2.samare-castor_s
    Fauteuil et pouf intitulés Trapper (trappeur), avec structure métallique fini couleur beige “nude” et couverts de fourrure de castor.


    3.samare-plateaux_s
    Les plateaux Babiche sont composés d’une structure d’acier peinte par pulvérisation (powder coat), couleur beige “nude” ou au fini laiton.


    4.samare-mouton_s
    Fauteuil et pouf intitulés Trapper (trappeur), avec structure métallique couleur beige “nude”. Ils sont couverts de laine de mouton.


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    Jeudi 15 avril 2010 | Mise en ligne à 22h41 | Commenter Commentaires (5)

    Un Québécois vedette à Milan

    Charmant, 27 ans, bourré de talent: Philippe Malouin m’a donné rendez-vous, hier après-midi, dans le tout nouveau quartier design de Milan: Ventura Lambrate, un ancien secteur industriel revitalisé. À mon arrivée, il terminait une entrevue avec le journaliste du New York Times…
    Décidément, le Québécois maintenant établi à Londres a la cote!
    L’an dernier, à pareille date, j’interviewais le designer originaire de Salaberry-de-Valleyfield à la branchissime galerie milanaise Spazio Rossana Orlandi. C’est à se demander quand une galerie montréalaise ou même un musée québécois lui consacrera un espace??

    Armée de ma petite caméra, j’ai suivi Philippe Malouin dans les deux galeries de Ventura Lambrate où sont exposées ses nouveautés. La première est intitulée Gridlock et elle est également en vedette à la galerie parisienne NextLevel. L’autre, le fauteuil Suspension, est un prototype inédit qui vient tout juste de prendre place dans la galerie Plusdesign.

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    Le designer Philipe Malouin, oiginaire de Salaberry-de-Valleyfield, présente ses créations dans le nouveau quartier design de Milan: Ventura Lambrate, un ancien district industriel revitalisé, situé à l’Est du centre-ville. Photo Lucie Lavigne



    Luminaires de la collection Gridlock, de Philippe Malouin, présentés au sein de l’exposition IN Residence, à Milan.



    Philipe Malouin et son fauteuil Suspension présenté à la galerie Plusdesign.


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    Jeudi 15 avril 2010 | Mise en ligne à 6h58 | Commenter Commentaires (5)

    Parmi les groupies de Philippe Starck

    Hier soir, 22h15, rue Savona, dans la zone Tortona, un district regroupant plusieurs expositions en marge du Salon du meuble de Milan, le designer Philippe Starck a été acclamé par une nuée de fans. Cris, sifflements, coups de klaxon… j’ai crû une seconde que Madonna ou Brad Pitt était de passage dans les environs.
    Non, c’était Philippe Starck, rock star du design ! Il venait tout juste de quitter la petite fête organisée par Dedon, un fabricant allemand de mobilier d’extérieur haut de gamme, reconnu pour ses meubles composés de fibre synthétique tressée. Le designer vedette y était pour souligner le lancement de Play with Dedon by Starck and Quitllet. Cette nouvelle collection comporte un premier produit : une chaise d’extérieur avec ou sans bras. Sa caractéristique ? Elle peut être personnalisée par le client grâce à un choix de couleurs et de combinaisons de fibres à tresser, de teck et d’aluminium poli miroir.

    Enfin, juste pour vous donner le pouls de cette première soirée de salon du meuble, eh bien, c’est parti ! Milan est sur le party ! Quant à la zone Tortona, elle est, comme à chaque année, pleine à craquer. Les jeunes s’y rendent par milliers. Il y a de la musique dans la rue, de l’alcool un peu partout… et beaucoup d’ambiance ! Bref, Milan demeure LA capitale du design!


    Hier soir, rue Savona, à Milan, le designer Philippe Starck a été accueilli comme une star à la sortie de la fête organisée par Dedon. Le designer français était venu souligner le dévoilement de la nouvelle chaise Play.



    Philippe Starck magnétise encore et toujours les foules, à Milan. On le voit ici à la sortie de la fête donnée par Dedon, dans la zone Tortona, un district voué au design et peuplé de jeunes (plutôt éméchés) pendant la semaine du Salon du meuble.


    Philippe Starck-Dedon_s
    Philippe Starck a dévoilé hier sa nouvelle chaise Play pour Dedon. Ainsi, le designer introduit le concept de la personnalisation au sein de l’entreprise allemande. Cette chaise composée d’une structure de polypropylène et de fibre de verre peut être «réinventée» par le client grâce à un choix de couleurs de fibre, d’aluminium fini miroir ou de teck. Une table (dite Bistro) a également été dessinée.


    Starck et Lucie_ms
    Hier après-midi, quelques minutes avant mon entrevue avec Philippe Starck, chez Driade. Je lui ai alors demandé son âge et s’il envisageait une retraite. Voici sa réponse: «J’ai 61 ans. Je suis à la fois vieux et sans âge et c’est grâce à ma femme (Jasmine, présente lors de l’entrevue) si je suis intemporel. Quant à ma retraite, a-t-il ajouté, je dois dire que je ne peux m’arrêter de créer, car c’est une maladie et il n’y a pas de remède pour me soigner. Ma seule activité, outre celle d’aimer ma femme, est de rêver, d’avoir de l’intuition et de créer, le meilleur comme le pire…»
    «L’an prochain, Philippe Starck lancera plusieurs produits pour Driade», a annoncé la fille du cofondateur de l’entreprise, Elisa Astori, chef de la direction.


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    Mardi 13 avril 2010 | Mise en ligne à 22h27 | Commenter Un commentaire

    Des nouvelles en direct de Milan (1)

    Voici les premières nouvelles en direct de Milan, la Mecque du design avant-gardiste, là où naissent les tendances les plus influentes dans le milieu du mobilier et des accessoires. Hier, déjà, plusieurs salles d’exposition situées à l’extérieur de la foire, ont accueilli les journalistes. Aujourd’hui, mercredi, c’est l’ouverture officielle du Salon du meuble de Milan, situé à Rho, c’est-à-dire, à environ 25 minutes en métro du centre-ville. Les visiteurs arrivent par milliers. Les restaurants et les hôtels sont pleins à craquer. Bref, l’ambiance est électrique !

    Campana group
    Ma première entrevue lors du Salon du meuble de Milan, hier à midi. Je suis en compagnie des frères brésiliens Fernando et Humberto Campana, deux superstars du design, à la galerie Spazio Rossana Orlandi. Pour le fabricant artisanal Corsi, les frères Campana ont créé des vases en résine avec insertions de cuir, de peau de vache ou de cheval et parfois même de branches de pêcher. Ils m’ont notamment expliqué que l’une de leurs sources d’inspiration pour cette collection nommée Nativocampana est l’artisanat de leur pays. Ils ont également rigolé lorsque je leur ai fait remarquer que leurs vases incassables en résine étaient sans risque lors d’une chicane de couple…


    Campana6s
    Les frères brésiliens Humberto et Fernando Campana sont parmi les grandes vedettes du Salon du meuble de Milan, qui commence officiellement aujourd’hui. J’ai rencontré les deux designers hier, lors de la pré-ouverture de la galerie Spazio Rossana Orlandi. Photos Lucie Lavigne, La Presse.




    John Pawson1ms
    John Pawson, un architecte minimaliste de grande renommée, a conçu une «maison» de pierre recyclée dans le jardin de l’université degli Studi de Milan. Cette construction, inspirée de l’habitat primitif de l’homme, a été réalisée dans le cadre de l’exposition Interni THINK TANK. D’une simplicité extrême, cette «House of Stone» est dotée d’une longue ouverture en forme de croix, dans le toit. «Originellement, l’ouverture dans la toiture permettait de laisser échapper la fumée», rappelle l’architecte.


    John Pawson-maisonms
    L’architecte britannique John Pawson a réalisé une maison de pierre (House of Stone) dans le cadre de l’exposition Interni THINK TANK. Cette demeure «conceptuelle» vient tout juste d’être construite dans la cour intérieure de l’Université degli Studi de Milan.




    Ville Kokkonenms
    Ville Kokkonen, directeur du design d’Artek, tient un flacon du nouveau parfum de la célèbre marque finlandaise. Intitulé Standard, ce jus a été mis au point par Comme des Garçons, et devinez quoi, il possède des notes délicatement boisées! Pas mal pour une entreprise reconnue pour son mobilier de bois… Cette année, les nouveautés d’Artek sont présentées dans la branchissime galerie milanaise Spazio Rossana Orlandi.




    Fabio Novembres
    Le fauteuil qui a «fait jaser» les visiteurs de la salle d’exposition Driade, hier soir, est assurément celui conçu par le designer italien Fabio Novembre. Son large dossier possède l’allure d’un masque de carnaval, il s’intitule Nemo, il peut aisément aller à l’extérieur, son piètement rappelle celui de la chaise Panton et, surtout, il prend un drôle d’air dramatique sous les projecteurs. Tape-à-l’oeil, ce siège, parfait pour impressionner ses invités (comédiens), deviendra-t-il un classique?




    Porro-jaunems
    L’entreprise italienne Porro a attiré l’attention des visiteurs avec ses meubles et ses espaces d’exposition peints en jaune (comme sur la photo), en noir, en bleu ou en rose.


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    Vendredi 9 octobre 2009 | Mise en ligne à 11h43 | Commenter Commentaires (28)

    Vieillir sexy

    J’en parlais hier avec ma mère, 73 ans.
    - Que penses-tu des femmes qui ont envie d’être sexy le plus longtemps possible?
    - Entièrement d’accord, je veux avoir l’air jeune et être dynamique le plus longtemps possible, m’a répondu sans hésiter Monique, qui fait de l’exercice dans un gym trois fois par semaine, qui marche beaucoup, qui danse et qui regarde mes magazines de mode sans être offusquée par le jeune âge des mannequins des défilés.

    Elle comprend que ces mannequins sont là pour «porter» des vêtements. Point.
    Certes, les designers font, de temps en temps, défiler des femmes d’âge mûr, comme Madonna, mais ces femmes ont un métier dans la vie qui n’est pas celui de mannequin.
    Il y a aussi des défilés qui mettent en vedette des rondes.

    Mais règle générale, ce sont encore des jeunes femmes morphologiquement (et génétiquement)grandes et minces qui présentent les nouveautés des créateurs.
    «En 20 ans de carrière, il m’est arrivé de voir arriver à deux reprises un mannequin visiblement anorexique. J’ai alors averti leur agent qu’il était hors de question que je les photographie», m’a confié un membre influent de l’industrie de la mode.
    En résumé, il est indéniable que les designers internationaux cherchent maintenant à séduire non pas les midinettes, mais bien les femmes d’âge mûr qui ont envie de se sentir attrayantes.

    C’est d’ailleurs les clientes de Dolce & Gabbana – qui n’ont sûrement plus 18 ans puisqu’elles ont les moyens de s’offrir leurs vêtements -qui leur ont réclamé de la mode sexy, pour l’été 2010, par le biais de YouTube.

    Résultat? Elles ont obtenu ce qu’elles voulaient! Vous n’avez qu’à jeter un oeil sur la photo qui apparaît à la une du cahier Vivre, d’aujourd’hui (voir la photo ci-dessous): on voit tous les top models (non bien sûr, elles n’ont pas 60 ans) en lingerie à la fois rétro et sexy, lors du dernier défilé de Dolce & Gabbana, collection printemps-été 2010, à Milan.
    Voyez aussi les photos de Sharon Stone et de Madonna, deux super glamazones de 51 ans, à la une de La Presse et en page 4 du cahier Vivre.
    Hyperlien

    dolce11-628.jpg
    Ce sont les clientes de Dolce & Gabbana – qui ont les moyens de s’offrir leurs vêtements – qui leur ont réclamé de la mode sexy, pour l’été 2010, par le biais de YouTube. Ici, une vue de la finale du défilé de Dolce & Gabbana, collection printemps-été 2010, à Milan

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    Mercredi 7 octobre 2009 | Mise en ligne à 15h37 | Commenter Commentaires (7)

    Rien à cacher!

    Transparence! LE mot à la mode. Je ne compte plus le nombre de politiciens qui l’utilisent exagérément.
    Du côté de la mode, du design et de l’architecture, la transparence est cotée depuis des décennies!
    En 1966, Yves Saint Laurent a été le premier couturier à faire défiler un mannequin seins nus sous un chemisier transparent. Encore, pour l’été prochain, l’effet «je n’ai rien à cacher» est branché. C’est ce que j’ai pu constater dernièrement au défilé de Prada, à Milan, où non seulement les robes mais aussi les sacs étaient clairs comme de l’eau.
    Et que dire de la une du Paris Match, du 6 août dernier? Sharon Stone, seins nus avec corset ajouré et sandales à plateau, clamait: «J’ai 50 ans, et alors!» But de l’opération marketing? On pouvait lire que la plus glamour des stars se mettait à nu pour l’écrivain Marc Levy.
    Du côté du design de meuble, Philippe Starck reste le maestro de l’objet transparent et fantomatique, avec notamment son plus grand succès commercial: le fauteuil Louis Ghost, édité par Kartell.
    En architecture, la maison transparente demeure un grand fantasme des modernistes. J’ai d’ailleurs eu la chance de visiter deux icônes en matière de maisons de verre: la résidence secondaire Farnsworth, à Plano, dans l’État de l’Illinois, conçue par Mies van der Rohe, ainsi que la Glass house, de Philip Johnson, située dans la ville de New Canaan, dans l’État du Connecticut, aux États-Unis.
    Comment se sent-on à l’intérieur de ces maisons de verre? L’absence de murs opaques me donnait l’étrange impression d’être nue…



    sharon-628.jpg
    Sharon Stone, 51 ans, n’a décidément rien à cacher. Elle s’est d’ailleurs mise à nu dans le magazine Paris Match du 6 août dernier. Photo The Huffington Post (http://www.huffingtonpost.com/2009/08/06/sharon-stone-topless-on-p_n_252960.html)

    prada-1-628.jpg
    Les designers de mode les plus influents qui ont présenté leur collection printemps-été 2010, à Milan, ont opté pour la transparence. Abondamment copié, Miuccia Prada a même présenté LE sac à main idéal pour les aéroports! Impossible d’y cacher la moindre pince à sourcil ou bouteille d’eau! Photo AP

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    Robe transparente constellée de cristaux présentée au défilé de Prada, à Milan. Photo AP

    louis-ghost-6281.jpg
    Du côté du design de meuble, Philippe Starck reste le maestro de l’objet transparent et fantomatique, avec notamment son plus grand succès commercial: le fauteuil Louis Ghost, édité par Kartell. Photo fournie par Kartell.

    glasshouse-628.jpg
    La maison de verre Glass house de Philip Johnson, à New Canaan, dans l’État du Connecticut, aux États-Unis. Photo Lucie Lavigne.


    farnsworth_628.jpg
    La maison de verre Farnsworth, située à Plano, dans l’État de l’Illinois, conçue par l’architecte moderniste Ludwig Mies van der Rohe. Photo: www.stcharlescabinets.com/about.php

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    Vendredi 1 mai 2009 | Mise en ligne à 10h43 | Commenter Commentaires (7)

    Les enfants victimes du design?

    villa-julia_12388.jpg
    Chaque année, le Salon du meuble de Milan propose son lot de modèles réduits pour enfants. Ce sont des pièces dessinées par des designers réputés et fabriquées par des entreprises innovatrices. Bon. N’empêche, ces pièces me laissent perplexe.

    Vous allez me dire que les parents fortunés et amateurs de design ont le droit de dépenser leur fric comme ils veulent.
    Vous allez aussi me dire que la beauté n’est pas réservée qu’aux adultes.

    Mais un enfant de moins de cinq ans qui ne s’assoit que sur du Lou Lou Ghost (la version mini du célèbre fauteuil en polycarbonate de Philippe Starck pour Kartell- voir photo plus bas) me donne la même impression qu’un bébé habillé en Baby Dior de la tête aux (petits) pieds.

    Malgré tout, il est difficile de résister au côté hyper mignon de ces créations. C’est émotif et le département marketing des grandes entreprises (incluant IKEA) le sait trrrrès bien!

    Confidence: je suis restée plantée pendant cinq grosses minutes – l’air gaga, j’imagine – devant la superbe maisonnette en carton rigide Villa Julia dessinée par le graphiste espagnol Javier Mariscal et dévoilée cette année au stand Magis. Wow! Jeune, j’ai longtemps rêvé d’une grosse maison de poupée…

    loulou-2-low.jpgLes minifauteuils Lou Lou Ghost, une version réduite des Louis Ghost de Philippe Starck pour Kartell.

    dodo-low-cadree.jpg
    Oiseaux à bascule présentés au stand de Magis, au Salon du meuble de Milan 2009.

    paradise-tree-low.jpg
    Patère Paradise Tree de Magis.

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    Petit chien design Puppy, modèle fluorescent, dessiné par Eero Aarnio pour Magis.

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    Mercredi 29 avril 2009 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (7)

    L’art d’en mettre plein la vue

    foscarini-low.jpg

    Parmi mes coups de coeur au Salon du meuble de Milan (qui s’est terminé lundi), il y a le stand d’exposition du fabricant de luminaires italien Foscarini dans la zone très design appelée Tortona. Wow! Un lieu magique conçu par (je donne son nom car son travail est magnifique) Vicente Garcia Jiménez. Imaginez: vous êtes dans une petite pyramide tapissée de papier miroir dans laquelle des photos de luminaires (ceux de Foscarini)  sont projetées. Au même moment, un extraordinaire effet de kaléidoscope se produit. Mieux: l’ambiance est amplifiée par une musique moderne ensorcelante. Voilà ce qui fait de Milan LA capitale du design!

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