Encore cette année, le Salon du meuble de Milan a attiré son lot de concepteurs connus mondialement. Les visiteurs et journalistes ont pu voir et croiser plusieurs architectes dont Daniel Libeskind et John Pawson. Sans compter les nombreux designers vedettes, comme Jaime Hayón, les frères Campana et Philippe Starck, celui qui a “popularisé” le design industriel et, surtout, propulsé le phénomène de la starisation des designers.
L’homme, avec son éloquence et sa dérision, est totalement indissociable de sa production. D’ailleurs, Philippe Starck n’a jamais hésité à se mettre en scène avec ses créations, voire même à faire le clown devant les photographes.
Cette année, sa conjointe Jasmine a dû le pousser à l’extérieur d’une petite salle chez Driade, afin qu’il cesse de répondre aux questions d’un groupe de journalistes, dont je faisais partie.
D’autres designers à la forte personnalité ont adopté la même attitude.
C’est le cas de l’Italien Fabio Novembre : jeune, séduisant, loquace et aimant les micros.
Sans oublier son ami, le Français Ora-Ïto, qui dès ses débuts, a fait parler de lui.”Ora Ito agace. Trop jeune, trop riche, trop sûr de lui, trop malin, trop branché, trop célèbre…”, a-t-on déjà lu dans le magazine L’Express.
Je venais à peine de commencer à interviewer Ora-Ïto, sur le trottoir, rue Tortona, à Milan, lorsque Fabio Novembre est arrivé en trombe, sur son scooter.
Je leur ai demandé si je pouvais les photographier.
Ils se sont prêtés au jeu des médias. Clic!
Faute de temps, je n’ai pu poser que deux questions à Ora-Ïto (de son vrai nom Ito Morabito). Les voici :
Q. On vous a déjà surnommé le prochain Philippe Starck, on vous voit également dans des événements mondains et des festivals. Êtes-vous un designer glamour?
R : J’aime être dans des endroits où les gens se réunissent et où la création est présente. Par exemple je vais à Art Basel (une manifestation d’art contemporain, à Bâle, en Suisse), j’aime être présent dans tous les endroits où il y a une énergie forte. C’est là où je peux communiquer ma marque… Ora-Ïto étant une marque incarnée par ma personne.
Q. Votre personnalité est donc indissociable de votre marque?
R. C’est d’abord la qualité des réalisations et leur modernité qui importent. Ensuite, les gens veulent savoir qui se cache derrière tout ça. C’est normal. Je parle donc de mes créations, je les partage, car le design, ça reste quand même pointu. Discuter avec les visiteurs et les médias, comme je le fais à Milan, ça fait partie de mon métier.
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| Fabio Novembre, à gauche, et Ora-Ïto, rue Tortona, à Milan. Photo Lucie Lavigne, La Presse. |
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| Le designer Ora-Ïto pose avec ses créations: la chaise et le repose-pied Ora-Gami, conçus pour Steiner. |
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| Le très luxueux candélabre en série limitée, dessiné par le jeune designer français Ora-Ïto, pour Christofle. |
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| Lampe de travail One Line Led, d’Ora-Ïto pour Artemide. |
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| Le nouveau fauteuil d’extérieur (ou d’intérieur) Nemo, conçu par Fabio Novembre pour Driade. |
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| Une autre nouveauté de Fabio Novembre, dévoilée au Salon du meuble de Milan, cette fois au stand Casamania. Elle s’inspire de la marque de voiture Abarth, une division du groupe Fiat. |
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| La chaise Her, de Fabio Novembre pour Casamania, présentée en 2008. Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, une chose est sûre, cette création s’inspire de l’emblématique chaise de Verner Panton. |
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| Les chaises Him (celle-ci) et Her, de Fabio Novembre pour Casamania, dévoilées au Salon du meuble de Milan 2008, avaient grandement attiré l’attention des visiteurs. |
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Les minifauteuils Lou Lou Ghost, une version réduite des Louis Ghost de Philippe Starck pour Kartell.






