Lucie Lavigne

Lucie Lavigne - Auteur
  • Lucie Lavigne

    Mordue d'architecture contemporaine et de design d'objets, Lucie Lavigne observe et commente l'univers de l'habitation: des solutions architecturales à l'aménagement intérieur en passant par les meubles et les créations inusitées. Dans la foulée, elle porte (parfois) un regard sur les grands courants en matière de mode.
  • Lire la suite »

    Mercredi 5 mai 2010 | Mise en ligne à 9h34 | Commenter Commentaires (6)

    À quand un festival du design à Montréal (bis)?

    Je le sais, je me répète. Vous ne pouvez toutefois pas m’accuser de ne pas avoir de la suite dans les idées… Dans mon blogue du 12 avril dernier, alors que je mettais les pieds à Milan pour son très influent Salon du meuble, je vous ai posé la question: «À quand un festival du design à Montréal?»

    O.K. Montréal n’est pas Milan et la manifestation italienne a attiré encore cette année une foule de visiteurs (près de 330 000 personnes).

    Alors, prenons un exemple comparable. Berlin, tiens. Comme Montréal, cette métropole est une Ville UNESCO de design. Mais contrairement à Montréal, elle compte un Festival international du design (DMY)… qui se tient, cette année, du 9 au 13 juin et présentera les créations du studio de design Samare (basé à Montréal)!
    Autre exemple: Toronto. En janvier dernier, la Ville reine a inauguré son festival consacré au design et se déroulant sur plusieurs jours. Le TIDF ou Toronto International Design Festival comportait plusieurs expositions en marge du salon IDS (Interior Design Show).

    Alors?
    Pourquoi Montréal n’aurait-il pas, lui aussi, un Festival du design (ou Design Week)? Certes, Montréal compte plusieurs activités vouées au design et à l’architecture. L’inconvénient? Elles sont éparpillées tout au long de l’année.
    Pourquoi ne pourrait-on pas profiter de la tenue du SIDIM ou Salon international du design d’intérieur de Montréal pour instaurer un rendez-vous annuel couru? Ainsi, une synergie ou plutôt un «buzz» serait créé.
    À la Ville de Montréal, Marie-Josée Lacroix, directrice du bureau Design Montréal, affirme que l’idée d’organiser un festival du design est séduisante, mais que le problème réside dans le calendrier. Il serait difficile de faire coïncider les dates des différentes activités.

    Ciel! Je n’ose imaginer les problèmes d’horaire des organisateurs du Salon du meuble de Milan (2542 exposants) et des innombrables expositions en marge du Salon. Dites-vous qu’il est impossible pour un être humain normalement constitué de visiter «tous» les stands et salles d’exposition de cette manifestation tellement il y en a.

    À Montréal, plusieurs activités sont consacrées au design et à l’architecture. Je vous en nomme quelques-unes: il y a le SIDIM, bien sûr, qui aura lieu du 27 au 29 mai. Sans oublier les Portes ouvertes design Montréal (celles du week-end dernier ont générées plus de 20 300 visites). L’une de ses activités les plus réussies (et surtout très captivante) est certainement la première exposition-performance Regard 9.
    Sans compter les soirées PechaKucha Montréal, le mini salon Souk@SAT, le Festival mode & design, les visites guidées Architectures en lumière, les expositions à l’atelier Punkt, à la Maison de l’architecture du Québec, des finissants universitaires et j’en passe.

    Enfin, je ne voudrais pas inspirer le maire Régis Labaume, mais imaginez si Québec inaugurait un festival ou une semaine du design avant… Montréal?

    ACDF_s
    Des visiteurs ont découvert l’agence ACDF* architecture, lors des 4e Portes ouvertes design Montréal, qui se sont tenues le week-end dernier. Au total, plus de 20 3000 visites, toutes gratuites, ont été effectuées par le public. Photos fournies par la Ville de Montréal.


    Atelier Big City_s
    Des visiteurs à l’agence d’architecture Atelier Big City, lors des 4e Portes ouvertes design Montréal.


    Thomas Design_s
    Le public a pu rencontrer la designer Anne Thomas et découvrir ses créations (Thomas design/Toma objets), lors des 4e Portes ouvertes design Montréal.


    Aedifica_s
    L’agence AEdifica architecture + design a accueilli le public, le week-end dernier, lors des 4e Portes ouvertes design Montréal.


    Pratiques_emergentes1_s
    Une très belle énergie régnait lors la première exposition-performance Regard 9. Ici, le stand de Diane Bisson, anthropologue et designer industriel. Elle a fondé le laboratoire design + alimentation à l’Université de Montréal. On pouvait d’ailleurs «goûter» à une matière conçue pour de la vaisselle «mangeable» à son stand.


    Regard9_Louis_Philippe_Pratte_s
    Le designer Louis-Philippe Pratte, fondateur de la marque de mobilier et accessoires principalement en érable À Hauteur d’homme, lors de l’exposition-performance Regard 9, des 4e Portes ouvertes design Montréal.


    Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article

     

    Lundi 3 mai 2010 | Mise en ligne à 10h22 | Commenter Commentaires (15)

    Alors, le pavillon du Canada?

    Comme le rapportait mon collègue Alain De Repentigny, dans La Presse, samedi, le Canada a misé sur le Cirque du Soleil pour faire sa marque parmi les 189 pays participants à l’Exposition universelle 2010, de Shanghai.

    Johnny Boivin, directeur de création du Cirque qui a conçu le pavillon du Canada à Shanghai, a travaillé avec la firme d’architectes Saia Barbarese Topouzanov, la boîte de production Félix et Paul et SNC-Lavalin.

    “Le pavillon doit évidemment représenter le Canada, a expliqué Johnny Boivin à Alain De Repentigny. Notre geste architectural a été de prendre la bande au sud du pays où vit la majorité de la population et de l’enrouler autour de la place publique, un peu comme deux bras qui enlacent quelqu’un qu’ils chérissent. L’extérieur est fait de cèdre rouge canadien et, comme je suis un gars de spectacle, j’ai traité la façade comme un décor: le jour, on voit une masse de bois très impressionnante mais opaque, tandis que le soir, quand on l’éclaire par l’arrière, le bâtiment devient transparent et léger.”

    Que pensez-vous de l’architecture du pavillon du Canada à Shanghai?

    CHINA-EXPO/
    Que pensez-vous de l’architecture du pavillon du Canada à Shanghai? Photo Reuters


    China World Expo
    Le pavillon du Canada à Shanghai, en Chine. Photo Reuters


    China World Expo
    Le pavillon du Canada à Shanghai. Photo Reuters


    China World Expo TOPIX
    Le pavillon du Canada à Shanghai. Photo Reuters


    Lire les commentaires (15)  |  Commenter cet article

     

    Vendredi 30 avril 2010 | Mise en ligne à 14h02 | Commenter Commentaires (13)

    Les meubles les plus bizarres

    C’est en visitant des galeries de design, certaines expositions en marge du Salon du meuble de Milan, des brocanteurs et des marchés aux puces qu’il m’arrive d’être soufflée (pour ne pas dire flabergastée) par la bizarrerie ou l’originalité de certains objets.

    Bien sûr, me direz-vous, certains prototypes présentés dans les galeries-boutiques, par exemple, se rapprochent davantage de la pièce d’art que de l’objet strictement fonctionnel.
    Certes.
    Mais, je serais bien curieuse de découvrir le meuble ou l’accessoire maison le plus étrange que vous ayez vu (ou possédé) dans votre vie.
    Les «meilleures» photos constitueront le prochain palmarès des meubles les plus bizarres dans le monde, sur ce blogue.
    Qu’est-ce qu’on gagne? Rien. On s’amuse.
    Envoyez-moi les photos à lucie.lavigne@lapresse.ca

    Enfin, j’ouvre le bal avec deux pièces «ovnis» aperçues à Milan. Les voici.

    Cabana1-420
    Ne riez pas. Cette chose chevelue… est un rangement à cinq étagères intitulé Cabana. Les étagères sont complètement camouflées sous une «chevelure» de fils de raphia ignifugés. L’oeuvre est signée par les célèbres frères brésiliens Fernando et Humberto Campana et elle a été présentée au Salon du meuble de Milan, au stand d’Edra, dont le thème cette année était Barbarians. Photo fournie par Edra.


    Cabana2-420
    Sous cette «chevelure» de raphia se cachent cinq étagères. Ce rangement intitulé Cabana a été conçu par les frères Campana pour Edra.
    Et vous, quel est le meuble ou l’accessoire le plus étrange que vous ayez vu (ou possédé) dans votre vie? Si possible, envoyez-moi une photo à lucie.lavigne@lapresse.ca
    Un palmarès des objets les plus insolites sera par la suite publié.
    Photo fournie par Edra.


    nacho-420
    Un ovni? Nnoui… En fait, le créateur Nacho Carbonell (originaire de Valence) a dévoilé 20 prototypes de sa collection de petits «bureaux rattachés à leur chaise » Diversity, à Milan, au Palazzo Ferre. Certains modèles étaient ornés de tiges (comme sur la photo), de vitre cassée, de fils, de résine, de clous, de rouille, de béton effrité… Photo fournie par Nacho Carbonell Studio.


    P1010631
    Lampe-table fournie par Daniel Jobin


    P1010649
    Lampe-table fournie par Daniel Jobin


    Lire les commentaires (13)  |  Commenter cet article

     

    Mercredi 28 avril 2010 | Mise en ligne à 17h27 | Commenter Commentaires (6)

    Voir petit

    En découvrant le titre à la une de la nouvelle édition du magazine Dwell (Big ideas for… small spaces), j’ai pensé vous présenter quelques photos de maisons contemporaines de 850 pieds carrés (79 m2) et moins.

    C’est d’ailleurs dans les projets aux superficies habitables les plus modestes que les architectes m’impressionnent le plus. Raison? Ils y exploitent bien souvent des idées futées d’aménagement, de rangement et de construction afin de maximiser chaque centimètre carré d’espace disponible.

    C’est aussi dans des lieux exigus qu’ils déploient leurs meilleures solutions afin de faire paraître un espace plus grand qu’il ne l’est vraiment.

    Bref, ces maisons, à mon humble avis, sont éminemment plus intéressantes que les titanesques Monster Houses, comme cette maison à vendre à 27 millions, à L’Île-Bizard, la plus chère du Québec, et qui comporte 42 000 pieds carrés de superficie, 50 pièces et des garages permettant de garer 28 voitures…

    dwell.jpg
    Magazine Dwell, mai 2010.


    Laneway1-420
    Les architectes torontois Andre D’Elia et Margaret Graham, de l’agence Superkül, ont complètement réaménagé un vieil édifice délabré de 850 pieds carrés en une saisissante propriété contemporaine pour un couple et son enfant, au coeur de la métropole canadienne. Photo tirée du site www.superkul.ca.


    Laneway2-420
    Les architectes torontois Andre D’Elia et Margaret Graham, de l’agence Superkül, ont complètement réaménagé un vieil édifice délabré de 850 pieds carrés en une saisissante propriété contemporaine pour un couple et son enfant, au coeur de la métropole. Une cour intérieure a été réalisée en cèdre de l’Est du Canada. Photo tirées du site www.superkul.ca.


    laneway-3-420_
    Les architectes torontois Andre D’Elia et Margaret Graham, de l’agence Superkül, ont complètement réaménagé un vieil édifice délabré de 850 pieds carrés en une saisissante propriété contemporaine pour un couple et son enfant, au centre-ville de la métropole. Notez: il leur était impossible d’ajouter des fenêtres. Solution? Ils ont installé plusieurs puits de lumière sur le toit. Ces derniers permettent à la lumière naturelle d’illuminer les deux étages de l’habitation, puisque le plancher du premier ne touche pas les murs. Photo tirée du site www.superkul.ca.


    Thin1-420
    Cette minimaison intitulée Thin Roof House a été conçue par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Elle possède une superficie habitable de 44,74 mètres carrés (ou 482pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


    engawa2-420
    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et elle a été dessinée par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


    engawa4-420
    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et a été conçue par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


    engawa5-420
    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et a été dessinée par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


    engawa11-420
    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et elle a été dessinée par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


    engawa7-420
    Cette propriété, longue et étroite, est intitulée Engawa House et elle a été conçue par les architectes japonais Takaharu et Yui Tezuka. Sa superficie habitable est de 74,48 mètres carrés (ou 802pi2). Photo issue du site de l’agence Tezuka architects.


    Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article

     

    Samedi 24 avril 2010 | Mise en ligne à 9h23 | Commenter Commentaires (3)

    Je suis un designer populaire…

    Encore cette année, le Salon du meuble de Milan a attiré son lot de concepteurs connus mondialement. Les visiteurs et journalistes ont pu voir et croiser plusieurs architectes dont Daniel Libeskind et John Pawson. Sans compter les nombreux designers vedettes, comme Jaime Hayón, les frères Campana et Philippe Starck, celui qui a “popularisé” le design industriel et, surtout, propulsé le phénomène de la starisation des designers.

    L’homme, avec son éloquence et sa dérision, est totalement indissociable de sa production. D’ailleurs, Philippe Starck n’a jamais hésité à se mettre en scène avec ses créations, voire même à faire le clown devant les photographes.

    Cette année, sa conjointe Jasmine a dû le pousser à l’extérieur d’une petite salle chez Driade, afin qu’il cesse de répondre aux questions d’un groupe de journalistes, dont je faisais partie.

    D’autres designers à la forte personnalité ont adopté la même attitude.

    C’est le cas de l’Italien Fabio Novembre : jeune, séduisant, loquace et aimant les micros.
    Sans oublier son ami, le Français Ora-Ïto, qui dès ses débuts, a fait parler de lui.”Ora Ito agace. Trop jeune, trop riche, trop sûr de lui, trop malin, trop branché, trop célèbre…”, a-t-on déjà lu dans le magazine L’Express.
    Je venais à peine de commencer à interviewer Ora-Ïto, sur le trottoir, rue Tortona, à Milan, lorsque Fabio Novembre est arrivé en trombe, sur son scooter.
    Je leur ai demandé si je pouvais les photographier.
    Ils se sont prêtés au jeu des médias. Clic!

    Faute de temps, je n’ai pu poser que deux questions à Ora-Ïto (de son vrai nom Ito Morabito). Les voici :

    Q. On vous a déjà surnommé le prochain Philippe Starck, on vous voit également dans des événements mondains et des festivals. Êtes-vous un designer glamour?

    R : J’aime être dans des endroits où les gens se réunissent et où la création est présente. Par exemple je vais à Art Basel (une manifestation d’art contemporain, à Bâle, en Suisse), j’aime être présent dans tous les endroits où il y a une énergie forte. C’est là où je peux communiquer ma marque… Ora-Ïto étant une marque incarnée par ma personne.

    Q. Votre personnalité est donc indissociable de votre marque?

    R. C’est d’abord la qualité des réalisations et leur modernité qui importent. Ensuite, les gens veulent savoir qui se cache derrière tout ça. C’est normal. Je parle donc de mes créations, je les partage, car le design, ça reste quand même pointu. Discuter avec les visiteurs et les médias, comme je le fais à Milan, ça fait partie de mon métier.

    Z1-Novembre et Ora-ito_ms
    Fabio Novembre, à gauche, et Ora-Ïto, rue Tortona, à Milan. Photo Lucie Lavigne, La Presse.


    Y1-Ora-Steiner - Ora-Gami 2_s
    Le designer Ora-Ïto pose avec ses créations: la chaise et le repose-pied Ora-Gami, conçus pour Steiner.


    Christofle - Candélabre 9_s
    Le très luxueux candélabre en série limitée, dessiné par le jeune designer français Ora-Ïto, pour Christofle.


    Y2-Ora-ito-Artemide - One Line LED_s
    Lampe de travail One Line Led, d’Ora-Ïto pour Artemide.


    Z2-Novembre-Nemo_s
    Le nouveau fauteuil d’extérieur (ou d’intérieur) Nemo, conçu par Fabio Novembre pour Driade.


    Z3-Novembre-Abarth_s
    Une autre nouveauté de Fabio Novembre, dévoilée au Salon du meuble de Milan, cette fois au stand Casamania. Elle s’inspire de la marque de voiture Abarth, une division du groupe Fiat.


    Z4-Novembre-Her_s
    La chaise Her, de Fabio Novembre pour Casamania, présentée en 2008. Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, une chose est sûre, cette création s’inspire de l’emblématique chaise de Verner Panton.


    Z5-Novembre-Him_s
    Les chaises Him (celle-ci) et Her, de Fabio Novembre pour Casamania, dévoilées au Salon du meuble de Milan 2008, avaient grandement attiré l’attention des visiteurs.


    Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article

     

    Jeudi 22 avril 2010 | Mise en ligne à 11h05 | Commenter Un commentaire

    Il s’appelle Rita

    Stéphane Halmaï-Voisard est l’un des fondateurs de Rita, un studio montréalais coté dans le milieu, spécialisé en design graphique, d’objets et d’espaces. J’ai rencontré le jeune concepteur québécois, à Milan, la semaine dernière (en passant, je suis finalement arrivée hier soir, tard, au Québec).

    Il est inscrit au programme MAS-Luxe ou Master of Advanced Studies en design et industrie du luxe (d’une durée d’un an) offert à l’École cantonale d’art de Lausanne ou ECAL, une institution d’une très grande renommée en design.

    Ce programme lancé à l’automne 2008 est dirigé par le Français Augustin Scott de Martinville, un des designers de l’agence Big-Game, qui s’est fait connaître mondialement avec notamment la création de trophées de chasse ou «panaches» de cervidés en kit, composés de pièces en contreplaqué à monter soi-même.

    Stéphane Halmaï-Voisard a travaillé sur plusieurs projets en compagnie de différents designers célèbres à l’ECAL. Son prototype exposé à Milan a été créé avec l’aide du fabricant de boîtes à musique traditionnelles Reuge et sous la supervision des frères brésiliens Humberto et Fernando Campana, des stars du design.

    «L’idée derrière mon projet Tracks, pour Reuge était de revisiter la boîte à musique traditionnel suisse et de mettre en valeur le mécanisme en laiton qui semble tout droit sorti d’un roman de Jules Verne, explique Stéphane Halmaï-Voisard. Quant au choix du look heavy metal du projet, il soutient le contraste entre ces machines datant du 19e siècle et les musiques plus actuelles choisies: Smoke On the Water, de Deep Purple; Sweet Child O’ Mine, de Guns N’ Roses et Enter Sandman, de Metallica. Le tout teinté d’une pointe d’humour, bien sûr», ajoute-t-il.

    Ce prototype à l’esprit parfaitement décalé pique la curiosité et pourrait même être produit en série (très limitée), par Reuge.

    «Fait intéressant, sur les 14 étudiants du master, cinq sont québécois. Quatre proviennent de l’Université de Montréal , alors que je viens de l’UQAM», précise Stéphane Halmaï-Voisard.

    Selon ce dernier, se «faire voir» pendant le Salon du meuble de Milan, le plus couru dans le monde, est une chance inespérée. «Et une belle opportunité de voir les artisans et producteurs en chair et en os», dit-il.

    w-ecal-1_s
    Stéphane Halmaï-Voisard est l’un des fondateurs de Rita, un studio montréalais coté dans le milieu, spécialisé en design graphique, d’objets et d’espaces. J’ai rencontré le jeune concepteur québécois, à Milan, la semaine dernière, lors de la présentation de son prototype (que l’on voit en avant-plan).
    «L’idée derrière mon projet Tracks, pour Reuge était de revisiter la boîte à musique traditionnel suisse et de mettre en valeur le mécanisme en laiton qui semble tout droit sorti d’un roman de Jules Verne, explique Stéphane Halmaï-Voisard. Quant au choix du look heavy metal du projet, il soutient le contraste entre ces machines datant du 19e siècle et les musiques plus actuelles choisies: Smoke On the Water, de Deep Purple; Sweet Child O’ Mine, de Guns N’ Roses et Enter Sandman, de Metallica. Le tout teinté d’une pointe d’humour, bien sûr», ajoute-t-il.
    Photo Lucie Lavigne, La Presse.


    w-ecal-2_s
    Le plateau de fruits, qui intègre parfaitement une boîte à musique, a été conçu par Philippe-Albert Lefebvre, l’un des collègues québécois de Stéphane Halmaï-Voisard, inscrits au programme MAS-Luxe ou Master of Advanced Studies en design et industrie du luxe, offert à l’École cantonale d’art de Lausanne ou ECAL, une institution d’une très grande renommée dans le milieu du design.
    Photo fournie par Stéphane Halmaï-Voisard.

    Un commentaire  |  Commenter cet article

     

    Lundi 19 avril 2010 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (3)

    Coureurs des bois à Milan

    Fauteuils et poufs “Trapper” (trappeur), couverts de peaux de castor ou de mouton.Table intitulée Drave, composée d’un plateau en marqueterie de merisier. Table d’appoint faite d’un gros palet de curling. Banc en cuir travaillé façon courtepointe et plateaux tissés de babiche…

    Les dernières créations du collectif de designers montréalais Samare ont été présentés au pavillon Satellite, consacré à la relève, pendant toute la semaine du Salon du meuble de Milan qui, en passant, se termine ce soir.

    Bien trouvé, le thème de leur nouvelle collection est Pays d’en Haut Legacy, un assemblage de mots plutôt “exotique” pour le marché européen.

    Même si d’un point de vue strictement formel, les meubles aux lignes contemporaines de Samare n’ont pas été remodelés, ils évoquent plus intensément que jamais toute la symbolique primitive du terroir québécois, au temps des défricheurs et des coureurs des bois.

    L’un de mes coups de coeur est le plateau de babiche, formé d’une structure d’acier couleur laiton. La juxtaposition des textures, celles de la babiche brute et de l’acier miroitant, crée un effet saisissant.

    Enfin, une chose est sûre, l’esprit “terroir québécois” exploité par le biais de meubles aux formes épurées semble plaire aux Italiens, et pas n’importe lesquels.

    “Quatre objets Samare ont été sélectionnés par Boffi pour le décor
    de sa salle d’exposition, à l’angle des rues Solferino et Palermo, à Milan. Ce qui est très flatteur”, confie fièrement Nicolas Bellavance-Lecompte.

    Samare est composé de trois concepteurs habitant Montréal (Laurie Bedikian, Mania Bedikian et Patrick Meirim de Barros) ainsi que de Nicolas Bellavance-Lecompte, qui réside à Milan. Pour cette collection, le collectif a obtenu la collaboration de la designer textile belge Antonine Gougeau.

    1.Samare-stand_s
    Le stand du collectif québécois Samare au pavillon Satellite, du Salon du meuble de Milan, qui se termine ce soir. En avant-plan, on aperçoit le banc intitulé Courtepointe. Son assise est drapée de cuir travaillé comme une courtepointe. Photos Lucie Lavigne.


    2.samare-castor_s
    Fauteuil et pouf intitulés Trapper (trappeur), avec structure métallique fini couleur beige “nude” et couverts de fourrure de castor.


    3.samare-plateaux_s
    Les plateaux Babiche sont composés d’une structure d’acier peinte par pulvérisation (powder coat), couleur beige “nude” ou au fini laiton.


    4.samare-mouton_s
    Fauteuil et pouf intitulés Trapper (trappeur), avec structure métallique couleur beige “nude”. Ils sont couverts de laine de mouton.


    Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article

     

    Jeudi 15 avril 2010 | Mise en ligne à 22h41 | Commenter Commentaires (5)

    Un Québécois vedette à Milan

    Charmant, 27 ans, bourré de talent: Philippe Malouin m’a donné rendez-vous, hier après-midi, dans le tout nouveau quartier design de Milan: Ventura Lambrate, un ancien secteur industriel revitalisé. À mon arrivée, il terminait une entrevue avec le journaliste du New York Times…
    Décidément, le Québécois maintenant établi à Londres a la cote!
    L’an dernier, à pareille date, j’interviewais le designer originaire de Salaberry-de-Valleyfield à la branchissime galerie milanaise Spazio Rossana Orlandi. C’est à se demander quand une galerie montréalaise ou même un musée québécois lui consacrera un espace??

    Armée de ma petite caméra, j’ai suivi Philippe Malouin dans les deux galeries de Ventura Lambrate où sont exposées ses nouveautés. La première est intitulée Gridlock et elle est également en vedette à la galerie parisienne NextLevel. L’autre, le fauteuil Suspension, est un prototype inédit qui vient tout juste de prendre place dans la galerie Plusdesign.

    Photo Philippe Malouin-2_ms
    Le designer Philipe Malouin, oiginaire de Salaberry-de-Valleyfield, présente ses créations dans le nouveau quartier design de Milan: Ventura Lambrate, un ancien district industriel revitalisé, situé à l’Est du centre-ville. Photo Lucie Lavigne



    Luminaires de la collection Gridlock, de Philippe Malouin, présentés au sein de l’exposition IN Residence, à Milan.



    Philipe Malouin et son fauteuil Suspension présenté à la galerie Plusdesign.


    Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article

     

    Jeudi 15 avril 2010 | Mise en ligne à 6h58 | Commenter Commentaires (5)

    Parmi les groupies de Philippe Starck

    Hier soir, 22h15, rue Savona, dans la zone Tortona, un district regroupant plusieurs expositions en marge du Salon du meuble de Milan, le designer Philippe Starck a été acclamé par une nuée de fans. Cris, sifflements, coups de klaxon… j’ai crû une seconde que Madonna ou Brad Pitt était de passage dans les environs.
    Non, c’était Philippe Starck, rock star du design ! Il venait tout juste de quitter la petite fête organisée par Dedon, un fabricant allemand de mobilier d’extérieur haut de gamme, reconnu pour ses meubles composés de fibre synthétique tressée. Le designer vedette y était pour souligner le lancement de Play with Dedon by Starck and Quitllet. Cette nouvelle collection comporte un premier produit : une chaise d’extérieur avec ou sans bras. Sa caractéristique ? Elle peut être personnalisée par le client grâce à un choix de couleurs et de combinaisons de fibres à tresser, de teck et d’aluminium poli miroir.

    Enfin, juste pour vous donner le pouls de cette première soirée de salon du meuble, eh bien, c’est parti ! Milan est sur le party ! Quant à la zone Tortona, elle est, comme à chaque année, pleine à craquer. Les jeunes s’y rendent par milliers. Il y a de la musique dans la rue, de l’alcool un peu partout… et beaucoup d’ambiance ! Bref, Milan demeure LA capitale du design!


    Hier soir, rue Savona, à Milan, le designer Philippe Starck a été accueilli comme une star à la sortie de la fête organisée par Dedon. Le designer français était venu souligner le dévoilement de la nouvelle chaise Play.



    Philippe Starck magnétise encore et toujours les foules, à Milan. On le voit ici à la sortie de la fête donnée par Dedon, dans la zone Tortona, un district voué au design et peuplé de jeunes (plutôt éméchés) pendant la semaine du Salon du meuble.


    Philippe Starck-Dedon_s
    Philippe Starck a dévoilé hier sa nouvelle chaise Play pour Dedon. Ainsi, le designer introduit le concept de la personnalisation au sein de l’entreprise allemande. Cette chaise composée d’une structure de polypropylène et de fibre de verre peut être «réinventée» par le client grâce à un choix de couleurs de fibre, d’aluminium fini miroir ou de teck. Une table (dite Bistro) a également été dessinée.


    Starck et Lucie_ms
    Hier après-midi, quelques minutes avant mon entrevue avec Philippe Starck, chez Driade. Je lui ai alors demandé son âge et s’il envisageait une retraite. Voici sa réponse: «J’ai 61 ans. Je suis à la fois vieux et sans âge et c’est grâce à ma femme (Jasmine, présente lors de l’entrevue) si je suis intemporel. Quant à ma retraite, a-t-il ajouté, je dois dire que je ne peux m’arrêter de créer, car c’est une maladie et il n’y a pas de remède pour me soigner. Ma seule activité, outre celle d’aimer ma femme, est de rêver, d’avoir de l’intuition et de créer, le meilleur comme le pire…»
    «L’an prochain, Philippe Starck lancera plusieurs produits pour Driade», a annoncé la fille du cofondateur de l’entreprise, Elisa Astori, chef de la direction.


    Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article

     

    Mardi 13 avril 2010 | Mise en ligne à 22h27 | Commenter Un commentaire

    Des nouvelles en direct de Milan (1)

    Voici les premières nouvelles en direct de Milan, la Mecque du design avant-gardiste, là où naissent les tendances les plus influentes dans le milieu du mobilier et des accessoires. Hier, déjà, plusieurs salles d’exposition situées à l’extérieur de la foire, ont accueilli les journalistes. Aujourd’hui, mercredi, c’est l’ouverture officielle du Salon du meuble de Milan, situé à Rho, c’est-à-dire, à environ 25 minutes en métro du centre-ville. Les visiteurs arrivent par milliers. Les restaurants et les hôtels sont pleins à craquer. Bref, l’ambiance est électrique !

    Campana group
    Ma première entrevue lors du Salon du meuble de Milan, hier à midi. Je suis en compagnie des frères brésiliens Fernando et Humberto Campana, deux superstars du design, à la galerie Spazio Rossana Orlandi. Pour le fabricant artisanal Corsi, les frères Campana ont créé des vases en résine avec insertions de cuir, de peau de vache ou de cheval et parfois même de branches de pêcher. Ils m’ont notamment expliqué que l’une de leurs sources d’inspiration pour cette collection nommée Nativocampana est l’artisanat de leur pays. Ils ont également rigolé lorsque je leur ai fait remarquer que leurs vases incassables en résine étaient sans risque lors d’une chicane de couple…


    Campana6s
    Les frères brésiliens Humberto et Fernando Campana sont parmi les grandes vedettes du Salon du meuble de Milan, qui commence officiellement aujourd’hui. J’ai rencontré les deux designers hier, lors de la pré-ouverture de la galerie Spazio Rossana Orlandi. Photos Lucie Lavigne, La Presse.




    John Pawson1ms
    John Pawson, un architecte minimaliste de grande renommée, a conçu une «maison» de pierre recyclée dans le jardin de l’université degli Studi de Milan. Cette construction, inspirée de l’habitat primitif de l’homme, a été réalisée dans le cadre de l’exposition Interni THINK TANK. D’une simplicité extrême, cette «House of Stone» est dotée d’une longue ouverture en forme de croix, dans le toit. «Originellement, l’ouverture dans la toiture permettait de laisser échapper la fumée», rappelle l’architecte.


    John Pawson-maisonms
    L’architecte britannique John Pawson a réalisé une maison de pierre (House of Stone) dans le cadre de l’exposition Interni THINK TANK. Cette demeure «conceptuelle» vient tout juste d’être construite dans la cour intérieure de l’Université degli Studi de Milan.




    Ville Kokkonenms
    Ville Kokkonen, directeur du design d’Artek, tient un flacon du nouveau parfum de la célèbre marque finlandaise. Intitulé Standard, ce jus a été mis au point par Comme des Garçons, et devinez quoi, il possède des notes délicatement boisées! Pas mal pour une entreprise reconnue pour son mobilier de bois… Cette année, les nouveautés d’Artek sont présentées dans la branchissime galerie milanaise Spazio Rossana Orlandi.




    Fabio Novembres
    Le fauteuil qui a «fait jaser» les visiteurs de la salle d’exposition Driade, hier soir, est assurément celui conçu par le designer italien Fabio Novembre. Son large dossier possède l’allure d’un masque de carnaval, il s’intitule Nemo, il peut aisément aller à l’extérieur, son piètement rappelle celui de la chaise Panton et, surtout, il prend un drôle d’air dramatique sous les projecteurs. Tape-à-l’oeil, ce siège, parfait pour impressionner ses invités (comédiens), deviendra-t-il un classique?




    Porro-jaunems
    L’entreprise italienne Porro a attiré l’attention des visiteurs avec ses meubles et ses espaces d’exposition peints en jaune (comme sur la photo), en noir, en bleu ou en rose.


    Un commentaire  |  Commenter cet article

     

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur Cyberpresse

  • Calendrier

    février 2012
    L Ma Me J V S D
    « juil    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    272829  
  • Archives

  • publicité