L'auto blogue

Vendredi 10 février 2012 | Mise en ligne à 16h36 | Commenter Commentaires (4)

Hyundai songe à une division de luxe

Hyundai Equus 2012

Hyundai Equus 2012

CHARLES RENÉ –

C’était en 2009, Hyundai se lançait dans le créneau des berlines intermédiaires de luxe. Son arme, la Genesis berline, avait pour cible les ténors allemands tout en commandant un prix réduit de plusieurs milliers de dollars en comparaison. Deux ans plus tard, c’est au tour de l’Equus de débarquer en Amérique, une grande berline encore plus opulente. Ces deux modèles évoluent encore aujourd’hui en marge de la famille malgré la présence du badge de la marque sur le couvercle de leur coffre arrière. Les choses pourraient cependant bientôt changer.

Le PDG de Hyundai États-Unis a avancé l’idée de créer une division de luxe pour assurer une meilleure différenciation entre ces deux modèles et les autres offerts par le constructeur. Ce réaménagement sera accompagné d’un tout nouveau logo, d’une nouvelle image pour appuyer une meilleure distinction dans l’esprit du consommateur. Cette marque serait écoulée dans le réseau existant de concessionnaires Hyundai à partir de 2013, année de rafraîchissement pour ces deux bagnoles.

D’un point de vue marketing, l’exercice est plus que souhaitable pour le constructeur sud-coréen. Les créneaux visés requièrent idéalement une nette démarcation entre les modèles axés sur le luxe et la marque mère. Une trop grande promiscuité peut influer sur l’image envoyée, et l’image c’est un élément extrêmement important pour l’acheteur cible du segment.

SOURCE: AUTOMOTIVE NEWS

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Jeudi 9 février 2012 | Mise en ligne à 14h47 | Commenter Commentaires (21)

Juste une Cruze : aucune intention familiale

La Cruze canadienne n'est pas partie pour la famille.

La Cruze canadienne n'est pas partie pour la famille. L'européenne, si.

DENIS ARCAND -
On savait que Chevrolet préparait une version familiale de la Cruze 2012, principalement pour l’Europe, et quelques photos avaient été diffusées ici et là. Alors GM n’a surpris personne en annonçant qu’elle dévoilera sa Cruze familiale au Salon de Genève, le mois prochain.

Mais le communiqué de GM comporte une déception pour ceux qui aiment les familiales. Dans un paragraphe dans le bas du texte, l’annonce pré-Genève précise que la Cruze familiale ne sera pas offerte en Amérique du Nord.

Jusqu’à récemment, des concessionnaires du Québec avaient exprimé l’espoir qu’elle soit lancée ici aussi, comme produit créneau à bon prix dans un segment de marché où l’offre s’est sans doute contractée plus vite que la demande. Même si les goûts nord-américains ont largement basculé vers le multisegment, la Cruze aurait peut-être attiré une certaine clientèle avec sa soute de 500 litres (chargée sans obstruer la lunette arrière), pouvant augmenter à 1500 litres en abaissant le dossier des sièges arrière (plus encore si on charge jusqu’au plafond).

Ajouter une version à bas volume sur une chaîne de montage, ça coûte cher.

Ajouter une version à bas volume sur une chaîne de montage, ça coûte cher.

On imagine que GM a calculé le coût d’opportunité d’ajouter une Cruze familiale à bas volume sur la chaîne d’assemblage de Lordstown, en Ohio. En tout cas, GM a décidé que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Il y a eu une époque où il se vendait un peu plus de familiales dans l’Est du Canada et dans les États de la Nouvelle-Angleterre que dans le reste du continent. Mais le nombre de constructeurs offrant des familiales a tellement baissé qu’on ne sait même pas si quelqu’un tient encore des statistiques là-dessus.

Même Volvo a annoncé son intention d’imiter Subaru et d’abandonner ce segment dans lequel ils avaient forgé jadis leurs identités.

Pour les Européens seulement

Ce couple européen typique pourra acheter une Cruze familiale quand arrivera bébé.

Ce couple européen typique pourra acheter une Cruze familiale quand arrivera bébé.

La Cruze 2012 ne sera donc offerte ici qu’en berline. La Cruze familiale, comme la cinq-portes à hayon, sera européenne. Le Vieux Continent est une des rares régions où la familiale conserve sa popularité : « La Cruze familiale répond à un segment de marché important », a dit la canadienne Susan Docherty, patronne de Chevrolet Europe. « Elle répond à tous les critères du conducteur européen : style distinctif, conduite dynamique, espace et économie. »

Plusieurs Canadiens s’identifieraient à cette définition, mais de toute évidence, pas en assez grand nombre pour que ce soit économiquement viable.

Les Européens, ces maudits chanceux, auront le choix entre cinq moteurs, du turbo à essence sportif au plus sage des diesels. Et la Cruze familiale aura tous les gadgets que GM offre pour attirer la génération iPhone, notamment le système de connectivité MyLink.

Chevrolet ne précise pas si elle va offrir la Cruze familiale en Australie et en Asie. Holden, la filiale australienne de GM, a récemment commencé à produire la Cruze à hayon en plus de la berline.

La Mitsubisi Lancer Sportsback, petite cousine de la fesse gauche de la Cruze familiale.

La Mitsubisi Lancer Sportsback, a l'air de la petite cousine de la fesse gauche de la Cruze familiale.

Le design original de la Cruze a été fait par les dessinateurs de la filiale coréenne GM-Daewoo et on voit encore l’influence asiatique dans la ligne et l’apparence générale de la Cruze familiale. Même avec le nouveau carénage avant redessiné pour toutes les Cruze 2012, elle conserve des airs de famille avec la Mitsubishi Lancer Sportsback.

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Fisker se retrouve d'un coup dans le rouge.

Le constructeur d'hybrides électricité-essence Fisker : dans le rouge?

DENIS ARCAND -

Une autre tuile s’abat sur la tête de Fisker Automotive. Le ministère de l’Énergie américain suspend un prêt de 529 millions accordé l’an dernier au constructeur de la voiture hybride haut de gamme Karma. Les fonctionnaires estiment que Fisker n’a pas atteint « certains objectifs », sans autre précision. Il est possible que la compagnie n’ait pas réussi à vendre assez de Karma, des voitures à plus de 100 000 $ qui fonctionnent à l’électricité et à l’essence.

Fisker avait déjà tiré 193 millions de ce prêt et comptait sur les 336 millions restants pour continuer à développer un nouveau modèle entièrement électrique, la Nina.

Perdre sa ligne de crédit, ça freine les ardeurs.

Perdre sa ligne de crédit, ça freine les ardeurs.

Fisker a aussitôt mis à pied 26 travailleurs à son usine de Wilmington, au Delaware, (où la Nina doit être assemblée un jour), dit Fisker dans un communiqué. Une quarantaine de contractuels en Californie ont aussi été renvoyés chez eux, selon une dépêche d’Associated Press.

Fisker affirme être en négociations avec le fédéral pour satisfaire aux exigences gouvernementales et retrouver l’accès au reste du prêt..
La semaine dernière, la compagnie avait réduit ses projections de ventes pour 2012 à 10 000 (au lieu de 15 000).

Le marché est sceptique

On ne veut pas avoir l’air de se réjouir des malheurs de Fisker, mais on n’avait pas vraiment cru Fisker il y a deux mois quand elle avait claironné son ambition de vendre 15 000 voitures cette année. Et on ne croit pas que 10 000 soit particulièrement réaliste non plus.

La Chevrolet Volt, qui a un système de propulsion « hybride en série » semblable à celui de la Karma, coûte 60 000 $ de moins que la Karma et consomme moins d’essence. Même la Volt a des ventes décevantes (8272 en 2011, au lieu des 10 000 espérées par GM).

Le Congrès américain a Fisker à l'oeil.

Le Congrès américain a Fisker à l'oeil.

L’agence de presse Bloomberg rappelle qu’à la mi-décembre, Fisker disait avoir expédié 225 Karma à ses concessionnaires en avoir 1200 autres en route.

En 2011, Toyota a vendu plus de 136 000 Prius, un type d’hybride différent de celui utilisé dans la Karma et la Volt.

Il faut dire, cependant, que la réexamen du prêt fédéral à Fisker s’inscrit dans un contexte de scepticisme accru au Congrès américain. Le prêt destiné à encourager les nouvelles technologies énergétiques vient de la même enveloppe que des aides financières controversées encaissées par trois compagnies qui ont fait faillite après obtenu de l’argent grâce au ministère de l’Énergie. Ener1, un fabricant de batteries pour voitures électriques, en est une. Il y a aussi de la politque : ce programme de prêts est un bébé de l’administration démocrate de Barack Obama. Les Républicains, qui dominent le Congrès jusqu’aux élections de novembre, tentent de discréditer au complet tout ce programme qu’ils considèrent comme un symbole d’intervention gouvernementale inefficace dans l’économie.

Le retrait du prêt fédéral à Fisker survient dans ce contexte où d’autres facteurs que ses mérites sont en cause. Il est possible qu’à la fin de ce réexamen, la compagnie parvienne à renégocier son financement fédéral en totalité ou en partie.

Ça va mal à la shop...

Ça va mal à la shop...

Mais pour l’instant, il est clair que perdre 336 millions met Fisker dans rouge par rapport à son plan d’affaires. Dans son communiqué de ce midi, Fisker note qu’elle démarche aussi des investisseurs privés, qui ont déjà injecté 850 millions de dollars dans la compagnie, dont 260 millions à la fin décembre.

Fisker a plusieurs fois reporté les dates de livraison de ses Karma, qui sont fabriquées par le sous-traitant Valmet, en Finlande.

La plus récente tuile de Fisker survient moins d’une semaine après l’annonce de ses trois premiers concessionnaires au Canada (à Vancouver, Calgary et Toronto).

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