
La nouvelle Peugeot RCZ (Photo Peugeot)
DENIS ARCAND
C’est vrai que « Groupe PSA Peugeot Citroën », comme nom de marque, c’est nul. Alors, on n’est pas surpris que la direction du constructeur automobile français ait décidé de simplifier, raccourcir et améliorer son nom.
On comprend aussi qu’avec deux grands noms de l’automobile regroupés dans le même groupe, Peugeot et Citroën, ce soit l’embarras du choix. Les deux marques ont une histoire, une identité et des employés distincts. Alors, si on veut juste un nom, il faut choisir.
Ce devrait être une décision simple quand le président du conseil d’administration s’appelle Thierry Peugeot. Mais le constructeur automobile français a apparemment décidé de ne s’appeler ni Peugeot, ni Citroën. À la place, il a décidé de ne pas choisir. Il s’appellera PSA, annonce le magazine économique au nom typiquement français de Challenges.
«La direction a considéré que PSA était plus facile à gérer vis-à-vis des équipes de Citroën», explique Challenges, qui ajoute que cela s’est décidé «malgré les réticences de Thierry Peugeot», qui aurait voulu que la compagnie s’appelle Peugeot.
On ne connait pas les détails, mais parions que les choses se seraient passées différemment de ce côté-ci de l’Atlantique. Pouvez-vous imaginer la réaction de Bill Ford si quelqu’un du département de marketing lui suggérait d’enlever son nom de famille du capot de la Mustang, de l’Explorer et du F-350 ?
Le sigle PSA signifie déjà «Peugeot SA», le SA étant l’abréviation standard de «société anonyme», qui est plus ou moins l’équivalent juridique français du suffixe corporatif «inc.» ou «et compagnie», en Amérique du Nord.
Challenges explique que PSA va payer 500 000 euros (690 000$ !) pour «communiquer sur la nouvelle identité, avec un logo soulignant “l’attachement du groupe aux industries mécaniques”. L’idée est de “créer un socle commun au-delà des marques, portant les valeurs de sérieux et de responsabilité du groupe”».
Comme on dit en marketing, un nom formé d’initiales, ce n’est pas très «sexy». Regardez les efforts que General Motors fait pour affranchir Cadillac et ses autres marques du sigle GM. Surtout que le sigle PSA est aussi celui du test médical employé pour dépister le cancer de la prostate (Prostate Specific Antigen)
En tout cas, avec un nom comme PSA, ça prouve hors de tout doute que Peugeot et Citroën ont fait une croix définitive sur le marché nord-américain. De si belles voitures : dommage…










michel602
19 mars 2010
07h55
Pour les moins de 50 ans, cela ne veut rien dire. Pour les plus de 50 ans ce sera un rappel d’aller passer le test annuellement. Je ne vois pas le problème. Une voiture qui nous aide à faire de la prévention. Quelle idée géniale.
michel602
19 mars 2010
08h01
Question de vous mettre à jour, voici un article sur le sujet.
Publié le 13 mars 2010 à 14h18 | Mis à jour le 13 mars 2010 à 14h29
Cancer de la prostate: le test de détection remis en doute
Des doutes grandissants entourent ces derniers mois l’utilité du test standard de détection du cancer de la prostate, le PSA, que son inventeur lui-même qualifie désormais de «grande erreur».
Début mars, l’American Cancer Society (ACS), qui ne recommande pas de pratiquer des tests PSA (prostate specific antigen) de routine pour la plupart des hommes depuis les années 90, a exhorté les médecins à parler franchement avec leurs patients de ses risques et limites.
Ces nouvelles recommandations sont basées sur les premiers résultats de deux études, une conduite en Europe et l’autre aux États-Unis, publiées en 2009 dans la prestigieuse revue médicale américaine New England Journal of Medicine.
Ces essais cliniques ont révélé que le PSA -une mesure sanguine du taux d’une protéine produite par la prostate- ne permettait pas de conclure avec certitude que ce test permettait de sauver des vies.
L’étude américaine a porté sur plus de 76 600 hommes de plus de 55 ans, dont la moitié a fait l’objet d’un PSA chaque année pendant six ans et d’un examen rectal tous les quatre ans. Elle montre peu de différence dans le taux de mortalité en comparaison avec le groupe témoin à la septième année ainsi qu’à la dixième année de suivi.
L’essai clinique européen conduit avec 182 000 hommes durant neuf ans est un peu plus encourageant, faisant ressortir une réduction de 20% de la mortalité par cancer de la prostate dans le groupe soumis régulièrement au test. Mais il montre aussi qu’il faut traiter 48 hommes pour en sauver un et donc que pour 47, ces procédures étaient inutiles.
Le problème avec le PSA est qu’il ne permet pas de faire la distinction entre des cancers agressifs, requérant une intervention, et des tumeurs se développant lentement qui, en fonction de l’âge de la personne, ne seront probablement pas la cause du décès, explique l’ACS dans un communiqué.
Des résultats erronés
De plus ce test peut donner des résultats erronés.
Au nom du principe de précaution les médecins recommandent en cas de test positif de procéder à des biopsies douloureuses ou à des interventions chirurgicales aux conséquences néfastes comme l’impuissance sexuelle.
L’ACS recommande désormais que les hommes, en bonne santé, ne présentant aucun symptôme de cancer de la prostate et ayant une espérance de vie d’au-moins dix ans, soient informés dès 50 ans par leur médecin des incertitudes, risques et bienfaits potentiels d’un test PSA avant de décider de s’y soumettre.
«Pour ce groupe, les risques d’un test PSA sont probablement plus élevés que ses bienfaits», écrit l’ACS.
Les hommes américains présentent 16% de risque d’avoir un cancer de la prostate mais avec seulement 3% de probabilité d’en mourir, souligne le Dr Richard Ablin, professeur d’immunobiologie à la faculté de médecine de l’Université d’Arizona (sud ouest), qui a découvert le PSA en 1970.
Ceci s’explique par le fait que la plupart de ces cancers se développent lentement, explique-t-il dans une longue tribune publiée le 10 mars dans le New York Times.
Il y rappelle que l’agence américaine des médicaments (FDA) avait autorisé la commercialisation du PSA en 1994 en s’appuyant sur une étude qui montre que ce test pouvait détecter 3,8% des cancers de la prostate, soit mieux que le taux obtenu par l’examen rectal traditionnel.
La communauté médicale commence trop lentement à revenir sur l’utilité du PSA, déplore le Dr Ablin qui attribue cette mauvaise volonté à l’appat du gain des laboratoires pharmaceutiques.
Selon lui, le PSA coûte au moins trois milliards de dollars chaque année.
benoit16.1
19 mars 2010
09h14
Surprenant tout de même: le groupe PSA a résisté à l’anglicisation galopante de la France en voulant modifier son nom.
mastodonte
19 mars 2010
12h34
Ce qui est rigolo, c’est que l’acronyme “PSA” dans le milieu nord-américain du marketing, signifie “Public Service Annoncement” (en français : Message d’intérêt public). C’est comme ça qu’on appelle les publicités de fondations ou d’oeuvres de charité diffusées dans les médias.
Est-ce que cela signifie que Peugeot-Citroën considère que l’achat d’une de leurs voitures est un don de charité fait à une entreprise en difficulté…
jouffluefarfelue
19 mars 2010
13h10
Ils ont fait une croix sur le marché nord-américain ?!?!?!?!?
Dommage. Je n’hésiterais pas 1 seconde à acheter une Peugeot. J’ai eu l’immense bonheur d’en conduire une tous les jours pendant 3 semaines. C’était vraiment cool.
davidsonstreet
22 mars 2010
16h11
C’est correct. C’est exactement ça la voiture : un cancer.