…et BF Goodrich. En fait, le titre est un peu trompeur. Il ne s’agit pas d’un comparatif que j’ai fait avec ces voitures mais plutôt l’opportunité que j’ai eue de les conduire sur piste de course dans des conditions quand même supérieures à ce que je fais régulièrement. Et ce, grâce au manufacturier de pneus BF Goodrich qui nous dévoilait la semaine dernière son tout nouveau pneu d’Ultra Haute Performance, le g-Force Sport COMP-2. Évidemment, ce pneu très spécifique s’adresse surtout à ceux qui veulent exploiter leur voiture au maximum, surtout sur piste. Mais il est aussi disponible aux automobilistes qui recherchent un pneu aux caractéristiques supérieures pour leur voiture qui est venue d’usine avec un ensemble de pneus d’indice de vitesse H, Z, W et autres. Curieusement, on retrouvera ce genre de pneumatiques sur des autos aussi «régulières» que des Toyota Camry…pas de farce!

Le nouveau BF Goodrich g-Force Sport COMP-2…un peu usé par les essais sur piste (Photo Éric Descarries)
Évidemment, ce que BF Goodrich voulait prouver, c’était l’efficacité de son nouveau pneu. Pour ce faire, nous devions négocier, au volant de ces voitures de performance, des circuits serrés (du type slalom ou gymkhana) à une certaine vitesse d’abord sur pavé mouillé, puis sur pavé sec. Il y avait également une conduite à haute vitesse sur une portion du circuit routier à l’intérieur de l’anneau de vitesse d’une grande piste et un exercice d’accélération jusqu’à 100 km/h suivi d’un freinage d’urgence. Tous les exercices se sont déroulés à la piste Auto Club Speedway de Fontana en Californie (petite note au passage, le matin, on pouvait facilement distinguer les montagnes situées à une vingtaine de kilomètres de là mais dès le midi, on ne les voyait plus…trop de smog!) en compagnie d’instructeurs chevronnés.

Votre soussigné à l’œuvre en compagnie d’Andrew Comrie-Picard, ancienne vedette de rallye au Canada (Photo BF Goodrich)
Vous vous doutez que des autos comme la GTI (avec boîte à double embrayage) et la STI (à boîte manuelle) se débrouillaient très bien sur ces portions de circuits grâce à leurs dimensions réduites (BF Goodrich nous faisait essayer d’abord ses pneus puis ceux de la concurrence qui, croyez-moi n’étaient pas à dédaigner non plus!). Mais là où le plaisir s’est vraiment mis de la partie, c’est lorsque nous avons mis la main sur les «pony cars» américains (que certains considèrent encore des «muscle cars»), la Chevrolet Camaro SS, la Dodge Challenger SRT8 392 et la Mustang Boss 302. La Camaro était à boîte automatique, les deux autres à boîte manuelle. Et les exercices de BF Goodrich m’ont permis de faire un petit comparatif (subjectif, évidemment) de ces trois icônes de l’industrie américaine.

La Subaru STI performait très bien avec les pneus COMP-2 (Photo Éric Descarries)
Désolé pour les amateurs de GTI et de STI, ces deux autos ne cadraient pas dans mon «comparatif». Toutefois, je dois vous avouer que j’ai eu un plaisir fou à les conduire. Tous les journalistes présents étaient un peu désolés que la GTI en soit pas à boîte manuelle mais dans le cas de la STI à boîte manuelle (et à traction intégrale, bien entendu), les instructeurs ont eu un peu de fil à retordre avec plusieurs journalistes qui avaient de la difficulté à l’accélération initiale. Le moteur calait souvent. Mais que ces BF Goodrich avaient toute une prise en slalom sur le pavé mouillé!

Les Dodge Challenger en ont surpris plus d’un (Photo Éric Descarries)
La plus grande surprise fut la grande Challenger. En effet, ce monstre à moteur V8 HEMI de 475 chevaux nous est paru plus souple qu’il en a l’air et ce, même en conditions de slalom. Oui, les pneus Comp 2 lui sont venus en aide sur le pavé mouillé mais même les pneus de la concurrence lui permettaient des exploits intéressants. Jamais la direction n’a manqué de souplesse et de précision. Les accélérations se sont avérées puissantes et justes. Personne n’a «échappé» l’auto. Les portières semblent longues et lourdes, elles permettent toutefois un accès facile non seulement à l’avant mais aussi à l’arrière. Puis, il y a le son de ce V8! Une véritable musique aux oreilles d’un amateur de voitures de performance. Je n’ai pas fait de route avec cette SRT8 mais nous en avons déjà parlé dans ce bloque. Disons que ce serait mon choix si je voulais rouler longtemps, comme aller en Floride, par exemple. L’intérieur est si accueillant. Il est vaste à souhait (ça parait que la Challenger est basée sur une plateforme semblable à celle des Dodge Charger et des Chrysler 300), il y a de place à l’arrière et le coffre peut contenir plusieurs valises. Enfin, retenons que c’est une grande routière.

Nous avons pu rouler avec les trois «pony cars» américaines sur une petite portion du circuit (Photo Éric Descarries)
La Camaro fut toute une surprise. En fait, au risque de me faire détester des amateurs de Chevrolet, ce fut surtout une déception. Et je ne mâche pas mes mots ici. De plus, je me fais le porte-parole de plusieurs journalistes canadiens, mexicains et même américains ici. Tous furent unanimes, d’abord, pour critiquer l’habitacle qui n’était pas des plus accueillants. Par exemple, l’un des exercices exigeait que l’on porte un casque de course pour la session à haute vitesse sur piste (un tour) mentionnée plus haut. Imaginez donc que nos autos d’essai étaient équipées d’un toit ouvrant qui volaient littéralement du débattement pour la tête. Ainsi, plusieurs journalistes de près de six pieds n’ont pu conduire l’auto. Afin de pouvoir s’asseoir derrière le volant, il leur fallait baisser le dossier du siège du conducteur à un angle qui rendait la conduite dangereuse! Ils ont donc préféré ne pas faire l’exercice qui démontrait jusqu’à quel point le Comp 2 avait de l’adhérence (encore une fois, la concurrence, des tout nouveaux Cooper Zeon, se défendait assez bien!). Avec mes cinq pieds et sept pouces, j’ai pu prendre le volant mais, croyez-le ou non, avec le siège électrique à son plus bas, mon casque de course était bien appuyé au plafond. Mon tour à haute vitesse ne fut pas des plus rassurants. Puis, il y avait le son «étouffé» qui sortait des échappements. Il n’appartient décidemment pas à ce type d’auto. Il était encore plus déplaisant lorsque, de notre point d’observation, on entendait l’auto passer à haute vitesse! On aurait dit une «minoune» aux échappements défectueux. Enfin, lorsqu’on parle du coffre…aussi bien ne pas en parler, il n’est pas des plus vastes ni des plus pratiques. J’ai fait le tour des journalistes présents et aucun n’a apprécié l’auto (surtout qu’ils n’ont pu faire le tour à haute vitesse qu’ils espéraient). Alors, expliquez-moi pourquoi il y a tant de publicité autour de la Camaro et, qui plus est, elle se vend plus que la Mustang aux États-Unis.
En ce qui a trait aux Mustang, des Boss 302 2012, pas besoin de vous faire de dessins. Nous avons eu droit à des tours de piste à haute vitesse sur le même circuit utilisé plus tôt par les Camaro (les Challenger se sont aussi jointes au groupe). Décidemment, la Boss a les pieds bien plantés au sol et sa tenue de route surpasse celle de ses concurrentes. L’aménagement intérieur est superbe quoique les places arrière ne sont beaucoup plus accueillantes que celles de la Camaro. À ce chapitre, la palme revient à la Dodge. Toutefois, les performances de cette Mustang sont étincelantes. En fait, des trois coupés américains, elle est certes la plus sportive et la plus équilibrée. Et le modèle Boss 302 représente un véritable icône pour les amateurs de voitures des années soixante. Et je ne suis pas le seul à penser ainsi. Toutes les personnes que j’ai interrogées à Fontana étaient d’accord avec moi. Incidemment, au récent Salon de l’Auto de Chicago, la légendaire émission d’automobile américaine Motor Week a décerné à la Boss 302 le titre de meilleure voiture 2012. L’animateur de l’émission, John Davis, a même ajouté que pour la première fois, toute l’équipe de l’émission était unanime avec le choix de l’année!

L’émission américaine Motor Week (son animateur John Davis est à la droite de l’image) a choisi la Mustang Boss 302 comme Voiture de l’année. Notez que la version 2013 illustrée ici a les bandes décoratives semblables à celles de la version 1970 de la Boss 302. La version 2012 a les bandes de la Boss de 1969!
Voici donc mon verdict de cet exercice plutôt concluant (en ce qui me concerne), si je devais descendre en Floride avec une des trois autos, je choisirais la Dodge Challenger. Cependant, si je voulais une véritable sportive (et ce, dans tous les sens du mot), j’irais immédiatement vers la Mustang Boss 302. Quant à la Camaro SS…
Ah oui! Le pneu BF Goodrich g-Force Sport Comp 2? Toute une trouvaille. Il est disponible en 58 grandeurs (pour jantes de 15 à 20 pouces des rapports de 50 à 35 avec indice de vitesse V et W, c’est-à-dire de vitesse soutenue de 240 à 270 km/h) et je crois qu’il ferait un excellent pneu de remplacement sur un bon nombre de voitures. Il sait conserver son équilibre lorsque poussé en virage sur pavé mouillé et surtout, on sent qu’il ne se déforme pas sous forte accélération comme la concurrence (oui, en le comparant aux autres pneus, on le sent vraiment!).
Le Salon de l’auto de Chicago
Je reviens tout juste du Salon de l’Auto de Chicago, le salon de l’auto qui, selon ses organisateurs, attire le plus de visiteurs en Amérique. J’ai été à ce salon plusieurs fois dans le passé et j’y ai toujours découvert des nouveautés intéressantes. Toutefois, cette année, on dirait que tout avait été donné au Salon de Detroit. En d’autres mots, les dévoilements n’étaient pas spectaculaires à une ou deux exceptions près. En vérité, la seule vraie «nouveauté» était une…camionnette. En vérité, le Salon de Chicago a toujours été celui où l’on découvrait de nouvelles camionnettes. Par conséquent, Nissan l’avait choisi pour y lever le voile sur son petit fourgon de livraison NV 200 qui devra faire concurrence au Ford Transit Connect qui connaît de plus en plus de popularité (quand Chrysler nous livrera sa version Ram du Fiat Doblo, ce marché deviendra assez intéressant). Nissan nous y faisait aussi connaître la version retouchée de sa sportive 370Z. Autre nouvelle camionnette à voir le jour au Salon de Chicago, GMC y montrait son VUM Acadia (et sa version Denali) retouchés pour 2013.

Kia avait cette étude de style Trackster (basée sur une Soul) au Salon de Chicago (Photo Éric Descarries)

Nissan a dévoilé la nouvelle 370Z 2013 à Chicago. Notez le nouveau pare-chocs. (Photo Éric Descarries)

Dodge nous présentait la version R/T de sa nouvelle Dart à Chicago (Photo Éric Descarries)

La véritable vedette et seule grande nouveauté du Salon de Chicago fut la fourgonnette de livraison compacte NV 200 de Nissan (Photo Éric Descarries)
Parmi les autres constructeurs vedette, il y avait Hyundai qui nous a dévoilé les versions Coupé et GT (hatchback) de son Elantra (cette dernière connaîtra un grand succès chez nous!) alors que Kia y exposait une étude de style Trackster basée sur la Soul et la finition SX Limited plus poussée de son Optima. Ford était aussi présent à Chicago avec la version cabriolet de la nouvelle Mustang Shelby GT 500 de 650 chevaux capable de grimper à 200 m/h (quelque 320 km/h) ! Et, sans tambour ni trompette, Dodge nous faisait connaître la version R/T de sa nouvelle Dart.

Chez Ford, c’était le moment choisi pour lancer la Shelby GT 500 cabrio…toujours 650 chevaux capables de propulser l’auto à quelque 320 km/h (Photo Éric Descarries)

Hyundai nous a surpris avec le dévoilement de la version GT Hatchback de sa populaire Elantra (Photo Éric Descarries)

Hyundai avait aussi la version Coupe de son Elantra à Chicago (Photo Éric Descarries)

La version «redessinée» du VUM GMC Acadia (vu ici en finition Denali) utilise l’ancienne caisse de la Saturn Outlook avec les glaces arrière enveloppantes (Photo Éric Descarries)
Toutefois, il faut mentionner que le centre McCormick Place qui abrite ce salon est tout simplement immense. À quel point? Il y avait une piste d’essai (avec obstacles) pour Jeep, une piste d’essai pour camions Ram (avec terre et tout!), un semblant de piste d’évaluation de Chrysler (avec une courte piste d’accélération), une piste d’essai (avec jeu de Monopoly) de Toyota et de multiples expositions de voitures anciennes, de camions militaires (avec recrutement, bien sûr) mais on y notait l’absence de camions International qui y est d’habitude. Dommage que nous n’ayons pas une telle salle d’exposition à Montréal, surtout que cette ville est reconnue pour ses divertissements et sa capacité (partiellement inutilisée) d’y attirer les congrès et les grandes expositions!

Les visiteurs du salon de Chicago pouvaient conduire des camionnettes RAM à l’intérieur même du salon…pas de farce! (Photo Éric Descarries)

Les amateurs de Jeep pouvaient même tester un VUS de leur marque préférée sur un circuit relativement exigeant…en plein cœur du Salon ! (Photo Éric Descarries)
À raoul 914
À qui vous adressez-vous quand vous dites «se sentir obligé de péter de la broue sur un site auto» ?
À mephistau
«Shifter au cutoff»? Non, je ne fais pas cela à moins que je roule une voiture de performance sur une piste d’accélération. Lors de mes évaluations, je conduis les véhicules comme si c’étaient les miens, croyez-moi. Ma conduite est on ne peut plus conventionnelle!





























