Encore une semaine automobile qui vient de se dérouler. Sans que cela n’y paraisse, pour celui qui suit l’actualité automobile de près, il y a beaucoup à couvrir. Notre correspondant benlevelo l’a bien compris il y a quelques semaines lorsqu’il passé un commentaire sur les folles envolées que j’ai dû «subir» pour couvrir le Salon de Chicago. Il est vrai que cette profession de couvrir l’actualité automobile peut sembler glorieuse mais parfois, il faut faire certaines acrobaties pour y parvenir. J’entends déjà les commentaires du genre «Il se plaint pour rien» ou «Y l’a-t-y la job?». Pourtant, il y a des fois où ce n’est pas très «jojo».
Il y a deux semaines, j’ai couvert le salon de Québec puis je me suis envolé pour Prescott, Arizona via Los Angeles pour vous parler des grandes Ford Super Duty. Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que le retour a été plutôt pénible. De Phoenix à Denver, le vol a été parfait. Mais à Denver, notre appareil pour Montréal était cloué au sol à cause de problèmes mécaniques. Je vous épargne le nom du transporteur en qui j’ai toujours eu confiance et qui commence à faire des ratées…J’ai réussi à changer mes vols pour passer par Chicago avant de revenir à Montréal mais j’y suis arrivé sept heures plus tard (alors qu’un compagnon de voyage a du coucher à Chicago!). La semaine dernière, j’ai pris pas moins de neuf vols! Les deux premiers m’ont mené à St-Louis au Missouri pour couvrir une expositions de camions où Nissan dévoilait un premier véhicule commercial nord-américain (International y dévoilait un petit camion de service, Freightliner un châssis à moteur strictement électrique alors qu’à cette exposition, la National Truck Equipment Association, il y avait une forte délégation québécoise incluant les manufacturiers Bibeau, Lanau, Brandon et quelques entreprises québécoises comme Maranda et Fibrobec…).

Nissan a dévoilé cette camionnette commerciale à St-Louis (photo Éric Descarries)
Puis, en après-midi, ce fut un vol vers Victoria CB via Denver et Vancouver pour conduire les premières Toyota Sienna. Plutôt intéressante, je vous en reparle lors d’un essai local.

Très intéressante, cette Toyota Sienna. Elle fera l’objet d’un reportage plus tard (photo Éric Descarries)
Mon séjour à Victoria fut de courte durée puisqu’en milieu d’après-midi, je m’envolais pour Las Vegas via San Francisco pour assister au dévoilement des nouvelles Taurus Interceptor 2012 de police (curieusement, alors qu’il y avait des représentants de plusieurs corps policiers nord-américains incluant de l’OPP ontarienne (qui possède plus de 1400 Ford Crown Victoria!), il n’y en avait pas du Québec…pourtant, il y avait deux représentants canadiens de Ford d’origine québécoise qui m’affirmaient avoir invité les Québécois !). L’évènement avait lieu au Las Vegas Motor Speedway juste à côté de la base américaine de Nellis AFB où j’ai pu également voir des F-22 Raptor en action…Incroyable! Je n’ai pu revenir que samedi via Washington. Croyez-moi, ce n’est pas toujours glorieux de voyager ainsi. Si vous m’enviez (avec une quinzaine de minutes entre les vols pour gober de la nourriture d’aéroport…) pensez-y! Heureusement que, sauf le retard du tout premier vol (toujours le même transporteur), tout s’est bien déroulé…En passant, bravo United Airlines qui sait partir à l’heure! Ce fut mon «One Lap of America»!

C’est Mark Fields, le président de Ford des Amériques qui a présenté la nouvelle Taurus Interceptor (Photo Éric Descarries)
La Honda Accord Crosstour
Malgré tout, j’ai eu le temps de rouler la nouvelle Honda Accord Crosstour sur des distances suffisantes pour me faire une opinion de cette auto. Tout d’abord, je dois vous dire que dès la première approche, je n’ai pas été impressionné par la ligne «fastback» qui la fait ressembler à l’Acura ZDX. Mais je n’ai pas laissé cette première impression m’influencer.

Ne laissez pas la ligne fuyante de la Crosstour vous décevoir… (photo Éric Descarries)
La Crosstour est-elle une auto ou une camionnette? L’EPA la considère comme une auto, la NHTSA comme une camionnette. Et elle a beau être une Honda Accord, ce n’est pas un petit véhicule. Mais à mes yeux, ce n’est pas un «p’tit truck» non plus. En fait, si je ne m’abuse, la Crosstour se veut une concurrente à la Nissan Murano et à la Toyota Venza. La Murano, peut-être. La Venza…je ne pense pas! La Venza me semble plus une version familiale de la Camry. La Crosstour me semble plus une sorte de VUS sportif de l’Accord. Mais, précisons immédiatement qu’elle n’est pas la version Honda de l’Acura ZDX. Curieusement, la ligne fuyante y est moins prononcée et, Dieu soit loué, l’accès aux places arrière y est nettement plus facile. Mais ce fameux toit fuyant (qui n’est pas sans nous rappeler celui des Pontiac Aztec que nous avons tous tant fustigées!) n’est certes pas celui d’une familiale. Il inclut cette fameuse configuration d’une lunette arrière avec une petite glace transversale inférieure déjà vue sur les anciennes CRX et sur les Acura ZDX actuelles qui ne rend pas la visibilité arrière facile…Pourtant, je m’y suis habitué! Par contre, on ne peut y charger autant que dans la Venza à cause du toit fuyant. Mais la Crosstour fait tellement plus sportive…malgré son gabarit impressionnant. L’avant de la Crosstour affiche un look très agressif et j’apprécie le fait que Honda n’ait pas ajouté un emblème surdimensionné dans la calandre, un défaut que je reproche à Toyota qui, à mes yeux, exagère…un peu!

Le compartiment arrière de la Crosstour demeure quand même logeable (oups! l’auto était plus sale que prévue…pas le temps pour Photoshop!) photo Éric Descarries
Sur la route
Conduire la Crosstour est un exercice intéressant. Le véhicule est assez amusant à piloter. Son moteur V6 iVTEC de 3,5 litres est suffisamment puissant mais ce n’est pas un engin de haute performance. Cependant, il s’acquitte assez bien de sa tâche. Il vient avec une boîte automatique à cinq rapports qui, malheureusement, pour une voiture un peu sportive, n’avait pas les commandes manuelles ni au volant ni au levier même si je me suis servi de ce dernier (avec un peu d’effort) pour rétrograder. Ma Crosstour d’essai était à traction intégrale mais le peu de neige au sol (quel printemps hâtif) ne m’a pas permis de l’essayer à mon goût! Par contre, les pneus Yokohama Geolandar I/T qui équipaient l’auto m’ont paru relativement bruyant comparativement à tout ce que j’ai essayé jusqu’ici en matière de pneus d’hiver. Autre défaut d’importance? Le rayon de braquage de cette auto n’en facilite pas les manœuvres dans les stationnements de centres commerciaux. Le freinage, par contre, ne m’a causé aucune surprise désagréable.
L’intérieur est accueillant et confortable, surtout pour les passagers d’arrière qui y trouveront plus de place que dans l’Acura ZDX. Le tableau de bord est bien aménagé et toutes les commandes y sont bien disposées. Le système de navigation incorpore l’écran de marche arrière qui est, avouons-le, utile sur cette auto! L’espace de chargement demeure, malgré tout, assez vaste mais en soulevant le panneau du plancher, on découvre un système de rangement intéressant.

Le tableau de bord et le poste de pilotage de la Crosstour sont agréables…(photo Éric Descarries)
Le prix d’essai de cette Honda Accord Crosstour EXL Navi était de 38 900 $ avant taxes, transport et préparation. En ce qui a trait à la consommation, surtout urbaine, elle s’est chiffrée à 12,45 L/100 km. Évidemment, pour le «baby boomer» que je suis, je n’y ai pas vu l’aspect sportif que j’aurais du découvrir de cette auto. Mais je dois vivre avec les voitures d’aujourd’hui et je dois dire que celle-ci est plus plaisante à conduire que bien d’autres autos actuelles trop anonymes!
À blueprint
Je ne crois pas que le VW Amarok ferait un malheur en Amérique. Au contraire. Sauf pour le Ranger (dont les jours sont comptés), les petits pick-up ne se vendent pas en Amérique. Même le Ridgeline, pourtant d’un concept avancé, ne «pogne» pas comme on l’aurait cru. Quand au moteur diesel, sauf au Québec, oubliez cela. Je reviens de chez l’Oncle Sam où l’essence régulière est moins chère que le diesel (alors qu’au Québec, elle continue, inexplicablement, à grimper…!). Avez-vous comparé le prix d’un gros pick-up avec celui d’un petit pick-up? Faites-le. Et vous allez tomber en bas de votre chaise!
À tous
Vous avez tous raison. Le couple de ces «petits» moteurs diesel (de pick-up pleine grandeur) est devenu incroyable. Même que celui du Duramax est encore plus élevé. Curieusement, il frise celui des moteurs diesel des poids lourds d’il y a une trentaine d’années. Mais la question que je me pose est celle-ci : les utilisateurs de ces pick-up qui seront alors fortement chargés auront-ils la capacité de conduire de si lourds équipements? Comment réagiront-ils au freinage? Et en cas de panique? En Arizona, vous devez posséder un permis commercial (CDL) pour conduire un gros pick-up avec une remorque à sellette. Pourtant, il n’y a pas de freins pneumatiques à ces camions…
À benlevelo
D’abord, cher ben, j’ai aussi sorti mon vélo, un hybride Jeep Wrangler (en vérité un North American Cycle) qui est aussi simplet que ma Jeep TJ peut l’être mais qui me permet de faire une dizaine de kilomètres les matins que je peux l’enfourcher…En ce qui a trait au cas Edwards? Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Il y a une vingtaine d’années, Dale Earnhardt avait fait une «passe» semblable à son excellent ami Rusty Wallace et NASCAR avait fermé les yeux. Brad Crashalotski (de son vrai nom Keselowski) est un personnage agressif que j’ai pu rencontrer quelques fois ici même au NASCAR Nationwide de Montréal. Vous avez peut-être remarqué qu’il n’a pas attiré beaucoup de sympathie? Edwards n’est pas considéré comme un «cochon» au volant. Keselowski l’avait vraiment provoqué et NASCAR a adopté la politique de laisser les pilotes «faire des contacts» lors de épreuves. C’est ce que ça donne. Mais pour la publicité, ça ne peut être que bon. Edwards est sur le coup d’une probation de trois courses. Il est même question que si ça se reproduisait et qu’il y avait des victimes, ça pourrait aller au criminel! Edwards a lui-même été surpris du résultat (capotage) qu’il n’avait pas prévu. Reste à voir comment Keselowski réagira lors des deux prochaines courses, les petits circuits de Bristol et de Martinsville. Tiens, nous devrions commencer notre saison à RDS avec cette dernière!
























