J’écris ce blogue un peu plus tôt cette semaine car je veux être sûr que mon message se rende tôt. En effet, je veux vous inciter à aller au Salon de l’auto de Montréal. J’y ai été deux fois (dont ma visite vendredi avec un correspondant de ce blogue) et les deux fois, j’ai apprécié ma visite.
Au départ, je dois vous avouer que j’ai déjà critiqué ce salon parce qu’il ne nous donnait pas l’opportunité de voir des véhicules aussi futuristes que ceux dévoilés à Detroit. Mais aujourd’hui, à bien y regarder, «notre» salon n’a rien à envier aux autres salons. Qu’importe si l’on ne peut pas y voir les études de style les plus récentes (incidemment, j’aimerais apporter une petite précision ici : bien souvent, on entend les visiteurs parler de «prototypes». En fait, ces autos futuristes appelées «concept cars» en anglais devraient être des «études de style» en français. Ce que nos amis anglos appellent un «prototype», c’est un véhicule qui est à quelques détails près semblable à celui qui sera produit…), on a quand même la chance d’en voir de superbes comme l’Infiniti Essence (je ne me souviens pas de l’avoir vue dans le passé…) ou encore la petite Lincoln C Concept (vous y verrez ce qu’une voiture de luxe sous compacte pourrait avoir l’air).
La nouvelle Lotus Evora est en même temps à Montréal et à Detroit (photo Éric Descarries)
Si vous faites la visite officielle en débutant par le «septième ciel», vous y verrez des voitures exotiques aussi extraordinaires, de véritables autos de rêve. Puis, il y a des sportives incroyables dont la nouvelle Lotus Evora et l’Allard construite ici même à Montréal. Cette voiture est une réplique des Allard des années cinquante et l’exemplaire au salon de Montréal est mû par un V8 Chrysler HEMI tout neuf!
Cette superbe Packard des années trente est exposée à côté d’incroyables Duesenberg! (Photo Éric Descarries)
Mon coup de cœur…et je les avais déjà vue, ce sont les deux Duesenberg des années trente que l’on peut voir tout près du stand de Lotus. C’est drôle d’entendre les commentaires des gens qui ne connaissent pas la marque. Je vous précise tout de suite que ces œuvres d’art mécaniques étaient de construction américaine. Elles étaient les concurrentes directes des Rolls-Royce de l’époque et, avec leur moteur de huit cylindres en ligne de 265 chevaux (en 1930!), elles étaient capables de grimper jusqu’à plus de 200 km/h! Malheureusement, la marque Duesenberg (de l’état d’Indiana) n’a pas survécu à la Grande dépression économique des années trente!
L’étude de style Essence d’Infiniti est au Salon de l’auto de Montréal (photo Éric Descarries)
Plus loin, vous y verrez quelques micros autos du passé et ce qui est considéré comme les premières autos de construction canadienne. Les mordus de technologie passeront plus de temps aux salons des voitures électriques et hybrides avant d’attaquer les grands salons des véhicules de production.
Allez voir les micros autos des années cinquante! (photo Éric Descarries)
Si vous voulez visiter le Salon de l’auto de Montréal, je vous suggère vivement d’arriver tôt le matin. Vous n’en sortirez pas avant la fin de la journée ou le début de la soirée surtout si vous prenez le temps de regarder chaque véhicule et de «jaser» avec les représentants ou même les autres visiteurs sur place. Si vous voulez prendre des photos, encore une fois, alignez-vous de bonne heure! Pour ceux dont le temps est très limité, je vous suggère d’y arriver en fin d’après-midi les mardi mercredi et peut-être même jeudi. Mais attendez-vous à ce que la foule vous rattrape en début de soirée.
L’étude style Soulster est au stand Kia (photo Éric Descarries)
Profitez-en pour vous mesurer aux champions au volant de simulateurs de conduite en course (photo Éric Descarries)
La nouvelle Fiesta de Ford sera bientôt commercialisée (photo Éric Descarries)
Honda a la toute récente étude de style P-NUT à son stand. Cette auto vent de faire ses débuts au Salon de Los Angeles l’automne dernier (photo Éric Descarries)
Ne manquez pas cette superbe Mercedes-Benz SLS (photo Éric Descarries)
L’étude de style Reflex de Ford est au Salon de Montréal (photo Éric Descarries)
Finalement, pourquoi ne pas vous y rendre vous-mêmes alors que j’attends avec impatience vos commentaires. Je vous le recommande, surtout en un temps de grisaille aussi déprimant que celui qui nous envahit présentement.
Dès la semaine dernière, je vous reviens avec des impressions de conduite régulières de voitures assez intéressantes dont certaines sur des voitures en vedette au Salon de Montréal. Mais envoyez-moi vos commentaires sur le salon !
À acton
Je n’ose pas vous dévoiler la marque des boîtes automatiques si souvent défectueuses mais je peux vous dire que ce n’est pas une marque américaine comme «on» serait tenté de le penser! En fait, si les boîtes automatiques font si souvent défaut, c’est probablement dû au fait qu’on les conduit sans leur porter attention. Si l’on conduisait des autos à boîte automatique comme on le fait pour des manuelles, elles dureraient aussi longtemps. Le simple fait d’en abuser en hiver (surtout pour se sortir d’un banc de neige!) en est une preuve. Pour les autres publications dans lesquelles j’écris, vous pouvez les lire dans leur version intégrale sur www.autosphere.ca. Cliquez sur les magazines à gauche et vous pourrez les lire. Souvenez-vous, cependant, que ce sont des publications spécialisées et très techniques. Je suis aussi rédacteur à l’Echo du Transport, un magazine spécialisé dans les poids lourds et dans plusieurs petits journaux de quartier. Depuis l’année dernière, je ne participe plus aux magazines généralistes locaux pour plusieurs raisons, l’une d’entre elles étant qu’ils ne survivent pas sur notre marché. C’est vraiment triste de voir disparaître ces publications mais notons que les publications américaines souffrent elles aussi. Est-ce la faute des sites Internet?
L’inspection des autos anciennes? Je me demande si notre «ouarnament» n’est pas à y penser à deux fois. J’ai eu une conversation intéressante avec Georges Iny de l’APA au Salon de l’auto et, tout comme moi, il considère cette opération inutile. Pour chaque vieille auto détruite remplacée par une auto neuve, la construction de celle-ci demandera plus d’énergie et causera plus pollution…C’est tout dire!
À simon_c
La fiabilité Fiat ou Chrysler? J’ose espérer qu’elle est en nette progression. Ma fille roule une Jeep Patriot depuis plus de deux ans et, jusqu’ici, elle n’a rien à reprocher à ce véhicule. Quant à ma Jeep TJ 1998, elle n’a subi que peu de réparations (un radiateur endommagé, deux pièces de barre stabilisatrice avant…suite à des excursions hors route et un joint d’étanchéité d’essieu) et j’en ai bien confiance… En ce qui a trait aux trains rapides, j’ai rencontré un jeune ingénieur de Via lors de mon voyage et il m’a confié que Via songe à créer un rail parallèle qui rejoindrait le rail principal du CN qu’il «emprunte» pour les plus grands ponts (qui coûteraient beaucoup trop cher à construire). Il y a de l’espoir!
À blueprint
En effet, je me suis trompé de photo pour illustrer le petit véhicule hybride étude de style de Toyota qui serait plus petit que la Prius. Le voici donc :





















Blueprint
19 janvier 2010
07h52
J’avais rapporté ici que le premier fruit de la collaboration Chrysler-Fiat serait la présence d’un turbodiesel italien sous le capot du Wrangler. Et bien, c’est maintenant une demi-vérité : le moteur va bel et bien être installé, mais pour l’Europe seulement.
daniel_l.
19 janvier 2010
15h48
À propos des TA, je n’ai rien à redire sur la fiabilité de celle qui équipait ma Civic Si 1995 Coupe que j’ai vendu voilà 9 mois. Je la conduisais comme si c’était une manuelle, c’est à dire en 1 jusqu’à la ligne rouge puis je passais en 2 et de là le pied au fond jusqu’à ce qu’elle passe elle même à la 3ième. Puis il m’arrivait très souvent de rétrograder avec, une vraie merveille. C’était une 4 vitesse mais il y avait un OD cachée. Aussi j’étais très surpris de découvrir qu’en 2ième vitesse arrêté dans une côté, peu importe la pente, la voiture allait tenir la côté sans avancer ni reculer! Un ‘feature’ qui m’était inconnu mais impressionnant.
Mais en rien je n’aurais voulu d’une manuelle, j’aime tout simplement pas.
simon_c
19 janvier 2010
21h00
Lorsque je parlais de la fiabilité de Chrysler, je parlais surtout de leurs voitures qui ne me semblent pas conçues pour éviter des frais aux propriétaires et du Journey qui risque de coûter un bras à long terme. La vieille génération de V6 (2,7 L et 3,5L) ne m’impressionne pas.
Je dois avouer que les V8 et la nouvelle génération de 4 cylindres semblent très biens et que les problèmes de transmission sur les fourgonnettes sont réglés depuis longtemps. Je ne sais pas ce que donnera la CVT dans quelques années.