Éric Descarries

Archive du 2 mars 2010

Mardi 2 mars 2010 | Mise en ligne à 22h57 | Commenter Commentaires (16)

La fourgonnette Honda Odyssey et aventures en Aveo

Si vous n’êtes pas des amateurs de fourgonnettes, ce qui suit ne va pas vous plaire! En effet, je viens de passer une semaine au volant de la Honda Odyssey Touring 2010 et je vous le dis tout de suite, j’ai bien aimé mon expérience! Curieusement, cet essai correspond par le plus pur des hasards à un commentaire de notre collaborateur «blueprint» qui, lui, en possède une et qui en vante la conduite et l’utilisation. Et je le comprends

Évidemment, les fourgonnettes ont perdu de leur charme depuis les quelques dernières années. Les VUS compacts les ont remplacées chez plusieurs consommateurs dont la petite famille est désormais élevée et partie de la maison (avant, tout le monde commercialisait des «minivans» alors qu’aujourd’hui, il ne reste plus que Chrysler avec ses Dodge Grand Caravan et Town & Country, Volkswagen avec sa version de la Grand Caravan, Honda avec l’Odyssey, Toyota avec la Sienna récemment redessinée et Kia avec la Sedona…on attend toujours la Nissan Quest supposément refaite). De nos jours, il fait un peu «pépère» de conduire une fourgonnette. Combien de fois ai-je entendu de jeunes journalistes crier : «Tu ne me pogneras pas mort à conduire une minivan». Je ne m’en cache pas, nous avons une fourgonnette à la maison, une Ford Freestar 2006, un véhicule un peu gros en ville, j’en conviens mais combien pratique et surtout agréable sur longue distance. C’est donc sans surprise que j’ai mis la main sur cette Odyssey. Sans surprise? L’aménagement intérieur est venu tout changer. Tout simplement superbe et réussi…de bon goût! La version Touring de cette Odyssey (49 690$  cependant!) est digne des plus belles autos sur le marché. Même mon fils de 21 ans en a trouvé l’intérieur sublime, lui qui est habitué au luxe et confort de sa 328i ! La première impression que j’ai eue en montant dans cette Honda, c’est : «On part-ti pour la Floride?». Décidemment, le véhicule idéal pour les longs trajets incluant une petite télé au plafond pour les passagers d’arrière (avec lecteur DVD dans le tableau de bord) et la radio satellite XM. L’écran du système de navigation sert aussi à la caméra de recul, un élément indispensable sur un véhicule de ce gabarit! Il y a de place pour trois passagers au centre et deux autres tout à l’arrière quoiqu’il vaille mieux que ce soit des enfants! Évidemment, tous ces sièges sont modulables, la dernière petite banquette se repliant dans le plancher. Ajoutons à cela des rideaux et coussins gonflables pour protéger les occupants.

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La Honda Odyssey affiche des airs typiques aux fourgonnettes (photo Éric Descarries)…

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Surtout de l’arrière… (photo Éric Descarries)

Sous le capot se cache un V6 i-VTEC de 3,5 litres qui fait 244 chevaux et 245 li-pi de couple combiné à une boîte automatique à cinq rapports et la traction avant avec l’antipatinage et tout le tralala. Sans être nécessairement un défaut, j’ai trouvé que la puissance du V6 me semblait un peu juste, surtout lors des reprises. Si je compare le V6 de cette Honda à celui de la Freestar, cette dernière donne l’impression d’avoir plus de couple. Par contre, lorsqu’on prend en considération le poids de l’Odyssey Touring, soit 4 646 livres, on comprendra où la fourgonnette Honda perd des chevaux! Grâce à son système de désactivation de trois des cylindres sur six en vitesse de croisière, on obtient une consommation somme toute raisonnable. J’ai réussi une moyenne de 13,67 litres/100 km en conduite surtout urbaine. Incidemment, drôle de système que celui de Honda qui replace le compteur journalier A à zéro lorsqu’on fait le plein. Une chance que j’avais aussi remis le compteur B à jour pour mes calculs, celui-là n’ayant pas réagi. J’ai vécu la même situation avec une Acura TL d’essai!

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Le tableau de bord de l’Odyssey est très fonctionnel avec des commandes (beaucoup de commandes) bien disposées. (photo Éric Descarries)

Question de tenue de route, l’Odyssey n’est pas une voiture de sport. Mais sa tenue de route est stable et la direction relativement précise pour une voiture de cette catégorie. Même si les freins sont à la hauteur de la situation, on sent bien que le véhicule est lourd au freinage! Petit point négatif? Son rayon de braquage combiné à sa longueur le rend difficile à garer. Mais c’est le prix à payer pour son aspect pratique. Le hayon arrière à commande électrique ou manuelle (qui ne résiste pas et qui ne tombe pas automatiquement avec le moteur électrique quand on le manipule manuellement) ouvre grand. Cependant, contrairement à notre Freestar un peu moins luxueuse, je n’oserais pas transporter de gros objets encombrants de peur d’endommager ce luxueux intérieur.

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Ce n’est pas le luxe qui manque dans l’Odyssey Touring (photos Éric Descarries)

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Malheureusement, je n’avais pas prévu que Honda allait dévoiler un prototype d’une nouvelle version d’Odyssey qui pourrait voir le jour dès l’année prochaine. C’est un peu comme si je venais de terminer l’essai d’un modèle en fin de carrière. Qu’importe, c’est surtout son intérieur pratique et si bien élaboré qui m’a vendu à l’Odyssey Touring. À recommander, surtout si l’on veut une véritable limousine de luxe à prix raisonnable pour voyager. Enfin, terminons en mentionnant que les Odyssey peuvent tirer jusqu’à 3 500 livres.

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À surveiller, une Honda Odyssey à venir avec une allure…légèrement plus sportive (photo Éric Descarries)

Aventures en Aveo

Tiens, vu que l’on est sur le sujet des véhicules qui ne font pas toujours «tripper» les journalistes, voici une petite histoire que j’ai trouvée amusante. Il y a longtemps que je veux la partager avec vous, ne serait-ce que par sa «simplicité».

Lorsqu’on parle d’aventures en automobile, les premières images qui nous viennent à l’esprit, ce sont celles de gens qui partent faire le tour du continent avec un VUS, une voiture ancienne ou encore une petite voiture sport. Mais avec une Aveo? La pauvre petite Chevrolet Aveo a si souvent fait l’objet de critiques négatives que l’on a parfois l’impression que ce n’est qu’une petite auto urbaine, une deuxième voiture, un moyen de transport d’étudiant. Pour mon jeune voisin Stéphane Pelichet et son amie Viviane Labelle, l’Aveo allait plutôt faire partie de leurs… aventures au travers les États-Unis.

Dès le printemps de l’année dernière, ces deux étudiants de la région montréalaise avaient déjà fait leur tracé qu’ils ont essayé de suivre à la lettre sans, toutefois, respecter un horaire trop précis. Ils sont donc partis après leurs études, d’abord en direction de Detroit au volant de leur Aveo 2007 de base, une auto à cinq portes mue par un quatre cylindres de 103 chevaux combiné à une boîte automatique à quatre rapports. Ils allaient faire plus de 16 000 km au pays de l’Oncle Sam.

Vu que c’est une voiture vraiment de base, sans équipement optionnel, je le répète, ils allaient découvrir que deux accessoires allaient non seulement manquer à leur confort mais aussi les faire souffrir cruellement : la climatisation et le régulateur de vitesse. À partir de Detroit, puis Chicago, les deux jeunes aventuriers avaient choisi la légendaire Route 66 qui les mènerait vers Springfield, St-Louis, Missouri; Amarillo, Texas; Albuquerque, Nouveau-Mexique; Las Vegas, Los Angeles (où ils ont passé six jours), San Diego, Tijuana au Mexique, de retour vers le Canada par Nouvelle Orléans et ainsi de suite.

En fait, ce ne sont pas tant les endroits touristiques qu’ils ont visités qui nous intéressent que la route qu’ils ont parcouru. Malgré qu’elle fut chargée à bloc («C’était un vrai bordel à l’arrière» de spécifier Viviane) incluant deux vélos à l’attache arrière, la «pauvre» petite Aveo ne les a jamais trahi. Ils n’ont pas calculé leur consommation d’essence mais Stéphane considère que l’auto est très économique. La seule fois où ils ont senti une perte de puissance, ce fut après avoir ravitaillé dans un poste d’essence douteux. La voiture s’est mise à peiner à grimper les côtes du désert mais, heureusement, la situation s’est rétablie lors du ravitaillement suivant dans un poste d’essence plus respectable. D’autre part, Viviane a tenu à respecter les intervalles de vidange d’huile, ce qu’ils ont fait deux fois dont une chez un concessionnaire Firestone et une autre dans un Wal-Mart (que Stéphane a trouvé coûteux!).  Mais conduire en plein désert sans climatisation leur fut très pénible. C’est aussi là que Stéphane a trouvé que le régulateur de vitesse était une option indispensable en voyage. En fait, il a du déployer des trésors d’imagination pour trouver des positions de conduite incluant le pied gauche sur l’accélérateur pour ne pas souffrir d’une tendinite du pied de droite. Pas de farce! Curieusement, les deux jeunes voyageurs se sot rendu compte qu’on roulait vite aux États-Unis, à plus de 130 km/h. «On trippait au Nevada où la vitesse légale est de 75 m/h (120 km/h)» de dire Stéphane. Le plus gros défaut de l’Aveo? Elle est facilement influençable aux vents latéraux, surtout dans le désert.

Une Aveo VR?

Coucher à deux dans une Aveo? Ça se fait! En fait, Stéphane et Viviane l’ont vécu. Et, sauf pour la chaleur au réveil dans les stationnements de Wal-Mart de la région de San Diego, ils ne s’en sont pas trop plaints. Ils ont cependant noté que les campings américains sont surtout adaptés aux plus gros VR. Partis pour plus d’un mois et demi, les deux étudiants ont vécu toute une aventure qu’ils seraient prêts à recommencer n’importe quand, même malgré le régime de boîtes de conserve Chef Boyardee et de sandwichs de Subway imposé par un budget d’à peine 5 000 $ pour les deux! Quant à l’Aveo, elle a parfaitement tenu le coup, le seul entretien au retour étant d’effectuer la permutation des pneus d’origine (Kumho)! Ah oui! Ils n’ont pas eu de crevaison non plus. «Une chance, de dire Stéphane, sinon, on n’aurait pas su quoi faire!». Comme quoi on juge parfois trop sévèrement certaines voitures économiques…Et comme quoi l’esprit d’aventures automobile n’est pas complètement disparu!

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Viviane Labelle et Stéphane Pelichet au retour de leur aventure américaine de 16 000 km dans cette Aveo! (Photo Éric Descarries)

À blueprint

Je soutiens que la suspension de la ZDX était très ferme. Et oui, c’était sur les «belles» rues et les «beaux» boulevards de Laval. Ajoutez à cela des pneus surdimensionnés de taille basse…

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