Photo Kim Payant.
Denis Gagnon était attendu comme le messie hier.
Il fallait être hier au marché Bonsecours pour constater que si un nom est capable de rameuter du monde, c’est bien celui de “l’enfant terrible” de la mode d’ici.
Deux shows étaient prévus pour faire face à l’affluence du défilé. Côté organisation, on peut dire que Sensation Mode (l’organisateur de la SMM) a été débordé puisque le premier show de Denis Gagnon, prévu à 20h, a démarré plus d’une heure en retard. Le public muni de billets -payants- pour le show de 21h ont quant à eux dû patienter dehors jusqu’à 21h30.
AJOUT: Les nombreuses personnes présentes expliquent ce retard, selon Sensation Mode. “On a eu une foule super élevée et il a fallu faire le contrôle de ce monde-là”, dit Josiane Bétit, attachée de presse de l’événement.
Les retards avaient commencé lors des précédents shows, fait-on remarquer. “Oui, il y avait un délai, admet Josiane Bétit, mais c’est vraiment un cumulé des deux”.
Des proches du designer murmuraient qu’il était furieux hier face aux retards pris pour ses présentations: ayant la réputation d’un travailleur assidu, angoissé, d’une précision extrême, Denis Gagnon a tout de même fait savoir au public que ce retard n’était aucunement imputable à son équipe.
Un camouflet pour les organisateurs?
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J’ai moi aussi failli partir (tout comme François Roy qui m’a fauché compagnie pour aller voir Kevin Parent), mais je dois avouer que le jeu en valait la chandelle.
Encore une fois, la minutie des modèles présentés par Denis Gagnon forçait l’admiration. En plus de ses célèbres fermetures éclair, Denis Gagnon a travaillé sur des tissus “frangés”, créant sur le corps des mannequins des subtiles -et sexy- jeux d’optique.
Photo Kim Payant
Ce qui frappe, chez Denis Gagnon, c’est l’attention porté aux détails. On est loin de l’amateurisme à l’oeuvre dans certains défilés de la SMM. Les vêtements, habilement travaillés, sont tout simplement irréprochables.
Ce que j’aime, en assistant à un défilé de Denis Gagnon ou d’Helmer, c’est sentir que l’on rentre vraiment dans l’univers personnel d’un créateur qui n’a pas peur de s’affranchir des tendances.
Enfin, l’élément qui a remporté encore plus l’adhésiona été la joie spontanée qui a illuminé Denis Gagnon à la fin du défilé quand il a salué le public mais surtout pris sa mère, qui assistait de façon anxieuse au défilé, dans ses bras.
La simplicité et la nervosité évidente de la mère du designer originaire du Saguenay, puis le large sourire qu’elle a adressé à son fils faisaient vraiment chaud au coeur. Tout cela est une belle mise en bouche pour le documentaire Je m’appelle Denis Gagnon qui sera présenté plus tard ce mois-ci au FIFA.
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Et vous, étiez-vous là hier soir?










justeanonyme
5 mars 2010
10h49
justeanonyme parce que je ne suis pas une professionnelle du milieu; ni designer, ni acheteur, ni revendeur, j’œuvre dans «d’autres eaux»…
Je vous lis souvent car il me semble que vous êtes une des plus rapides à intervenir sur la Semaine de la Mode de Montréal.
J’ai eu l’occasion de voir Helmer et Eve Gravel, avec beaucoup de plaisir, quant à Denis Gagnon, j’avoue bien humblement que l’importance des foules déplacées m’effraye un peu, mais un jour sûrement.
Pour ce qui est des délais d’attente, voir Ève (admission au grand public) m’a demandé aussi un bon 3/4 d’heure, une heure de patience, dehors également; j’avoue qu’au moment T, je n’y ai pas pris de plaisir non plus, mais le résultat en valait la peine…
Cela nous est tous arrivé, nous arrive et nous arrivera encore, pour des concert aussi, et ces fois-là, à l’initiative personnelles de nos vedettes favorites… Nous n’aurons, je crois, jamais de contrôle la dessus.
Pour les acteurs, actrices, chanteurs, chanteuses, mannequins d’un soir, peut-être aussi qu’effectivement, comme à Paris, la plupart du temps, les voir au premier rang des défilés serait juste assez; il n’empêche que les griffes québécoises, comme les autres d’ailleurs, ont besoin d’ambassadeurs je pense pour les diffuser.
Enfin, pour vous Anabelle, merci de nous rapporter vos commentaires, vos photos sur cet évènement marathon j’imagine, de 4 jours.
À bientôt sur vos pages…
montrealaise
5 mars 2010
13h41
J’aurais aimé y être mais j’avais déjà des billets pour un autre spectacle.
Si je me fie à vos commentaires et aux photographies, Denis Gagnon a présenté des choses très intéressantes. Un talent gardé secret trop longtemps. À suivre.
MAIS, Helmer m’accroche plus. Quel talent! La femme sublimée. Des robes que j’aimerais bien pouvoir porter mais que je me contente de regarder sur les autres. J’invite les lecteurs à cliquer sur le lien Helmer que vous nous proposez plus haut afin de confirmer ou infirmer ce que j’en dis.
xavier999
5 mars 2010
14h43
J’étais là dehors, oui, et nous avons poireauté trois quarts d’heure dans la rue en plein hiver. À 21h20, on nous a annoncé que le show de 20h n’avait pas encore commencé et qu’il faudrait attendre encore une heure de plus. Est-ce que ça aurait valu la peine d’attendre et de choper la pneumonie? Pas sûr… Et surtout, quel manque de respect pour le public!
isa77
7 mars 2010
12h41
Ce défilé n’était finalement pas ouvert au grand public, mais au petit peuple, prêt à se geler les pieds en faisant la file devant le marché Bonsecours pendant plus d’une heure… Désolant, gênant… Mon orgueil et ma patience ont des limites (je les ai mêmes poussées beaucoup trop!)… En apprenant(à 21h20) qu’une autre heure de retard s’annonçait, mon amie et moi avons décidé de laisser nos billets derrière nous. Quelle expérience frustrante!
nokian
9 mars 2010
14h20
Comme membre du petit peuple qui ne profite pas des subventions de M. Clément Gignac effectivement force est de constater que les organisateurs de la Semaine de la Mode ont peu de respect pour ceux qui participent et déboursent pour des billets. Le cas du défilé de Denis Gagnon fait foi clairement du manque de sérieux des organisateurs qui semblent prendre le public en otage et également les designers également , comme dans le cas du défilé d’Helmer qui se voulait au bénéfice d’un organisme charitable mais ou là encore l’incurrie de l’organisation de la Semaine de la Mode a occulté également l’évènement.
anicoud
9 mars 2010
14h38
@nokian : Pouvez-vous me contacter par courriel?
anicoud@lapresse.ca