Anabelle Nicoud

Anabelle Nicoud - Auteur
  • Anabelle Nicoud

    Des tendances les plus anodines à l'actualité des créateurs et des enseignes, Anabelle Nicoud s'intéresse à la mode sous toutes ses formes.
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    Lundi 26 avril 2010 | Mise en ligne à 13h54 | Commenter Commentaires (64)

    Les anglicismes à la mode? (Ajout)

    bEmAGAZINE

    Heureusement que le ridicule ne tue pas, me disais-je en dévorant une pile de magazines fraîchement rapportés de Roissy.

    J’étais curieuse de découvrir Be Magazine, un jeune titre féminin, ressemblant à Grazia et mâtiné de Voici. J’ai quelque peu déchanté.

    “What’s Up sur la planète Be?”, demande-t-on en page 9. Ben je vous retourne la question! me suis-je dit en découvrant les titres aussi exotiques que “Who’s that Girl?”, “Style Wars”, “Happy Culture” et autres sujets “Back to the 90s” et papiers sur les “It-girls”.

    La tendance se maintient chez le très branché Jalouse, ce sont les néologismes anglais qui irritent la rétine. Comme ce papier sur les working-girls pas loseuses (sic) usées par trop de workover (sic) qui quittent leur job pour pratiquer la “slow life” (sic). La tendance a même son nom: “l’escapism” (sans le e, s’il vous plaît).

    Certes, les Français ont toujours aimé les emprunts (ah! ce fameux shopping qui m’a valu sur ce blogue tant de courriels énervés) mais là je crois qu’on glisse vers une autre étpe: le copié-collé intégral ou le néologisme fantaisiste.

    On se souvient que les néologismes à consonnance anglaise n’ont parfois pas cours en dehors des frontières de l’hexagone (c’est le cas je crois de “workover” mais aussi des multiples déclinaisons autour des “it-bags”, “it-girls” qui sont en France des “it-tables” ou des “it-adresses”…) mais j’avoue que là, mes récentes lectures m’ont quand même inspiré d’abord un bon fou rire et ensuite, une vague gêne pour ces précieux et précieuses ridicules d’aujourd’hui.

    Est-ce un dommage collatéral du monde de la mode? Une tendance durable dans le paysage médiatique français qui quitte la presse haut-de-gamme pour s’installer dans la presse populaire?

    Je vous soumets la question mais j’avoue que de mon côté cela refroidit mes ardeurs magazine puisque finalement, je peux tout aussi bien lire la presse anglophone, tant qu’à faire.

    ***

    AJOUT: Les lecteurs d’Elle M la Mode se souviendront peut-être du billet que Misaa a écrit sur une fausse-blogueuse française complètement follasse qui sévit entres autres sur son blogue La Malveillante. Parmi les perles de Vaness’ se trouvent des traductions complètement incroyables de son blogue qui est aussi en VA: vraiment hilarant.


    • no shit?

      “footing” est l’une de leurs trouvailles les plus consternantes et les plus compromettantes…

    • C’est vraiment agaçant et dangereux pour le maintien du Français en Amérique.Et ce qui m’énerve au plus haut point de ce temps ci c’est le raccourcissement des description en français de la manière anglaise,j’entends ici la sur utilisation des adverbes tel ”effectivement”, ”définitivement”, ”absolument”, ”exactement”.On dirait que tout doit être vite,vite,vite.
      Celui que je ne suis plus capable et le pire c’est ”EFFECTIVEMENT”.
      Aurions nous oublier ”en effet” ou ”c’est exact” ou tout ‘’simplement” oui je suis d’accord ou c’est vrai c’est bien cela.
      Et je préfère aussi une joute ou une partie à ”un match”aussi la mise en marché devrait remplacer le ”marketing”.
      Gilles Ménard

    • Je joins votre bio publiée sur Cyberpresse. Du window-shopping :)

      Anabelle Nicoud est journaliste pour La Presse depuis 2006. La mode
      est l’un de ses dadas. Elle a son premier coup de coeur pour Chanel
      avec La règle du jeu de Jean Renoir et ne peut oublier les ballerines
      Repetto popularisées par Bardot. Amatrice de shopping, elle aime
      suivre l’actualité des grandes enseignes de prêt-à-porter. Elle n’a
      rien contre le window- shopping, mais préfère flâner loin du luxe.
      Avant d’être journaliste et montréalaise, elle a brièvement testé ses
      talents de vendeuse pour une créatrice parisienne, découvrant au
      passage l’univers impitoyable des défilés.

    • Oui, oui, window-shopping. Je conviens avec vous que lèche-vitrine fait l’affaire.

    • C’est “in”. Et ils sont persuadés de posséder LA langue.

    • C’est tout aussi in au Québec qu’en France, hélas.

    • Tout est dans votre dernière phrase (avant l’ajout). Tant qu’à faire…y’a la presse anglo. C’est triste comme constat, mais disons que de lire ces anglicismes à la con de la part des cousin(e)s est lassant à la fin. On peut s’en passer assez facilement. Dommage…

    • J’ai une amie qui est blogueuse sur Be. Récemment, j’y ai lu des billets et j’hallucinais de voir tous les anglicismes partout! Leur blogue ressemble à une sorte de Facebook, où elles y mettent des choses dans leur dressing, en incitant les lectrices à être «Be Prada, Be Gucci, Be Betsy Johnson… Envie d’un nouveau dressing? C’est now! ect. J’ai longtemps été une lectrice de magazines féminins américains et anglais, et faut dire que la langue anglaise manie souvent mieux les slogans courts et accrocheurs que la langue française. Les slogans, les titres d’articles, les expressions sont souvent plus attrayants en anglais. En français, ça fait souvent des phrases longues et explicatives. Regardons seulement les traductions de produits alimentaires. L’espace réservé pour l’anglais est très souvent beaucoup plus court qu’en français. Bref. Donc, ces magazines – des trappes à consommatrices -, doivent accrocher le regard, tenter, faire vendre. Je ne dis pas que le français n’est pas une belle langue! Non! Je m’efforce de bien l’écrire, toujours. Mais je dois avouer que plus souvent qu’autrement, je parle en franglais, parce que ça va plus vite, et que mon travail me le permet. Et @ Annabelle: quelle expression dégoûtante que «lèche-vitrine». Yark! Garde ton window-shopping! :)

    • C’est ce dont je parlais avec le VOGUE France, et encore, le VOGUE y va avec parcimonie, d’après ce que je peux voir. Je suis d’accord que les slogans anglais sont peut-être plus accrocheurs, mais quand même!

    • Je me souviens qu’aux environ de 1985 (circa 1985, diraient-ils) ils ont créé le masculin de la “playmate”. C’est le “playmec”… Soufflant…

      http://legowest.com/wp-content/uploads/2009/05/flyer-playmec-2905092-750×1024.jpg

      So bad, it’s good, comme on dit sous d’autres hémisphères.

      Paul Laurendeau

    • L’anglais est aussi répandu au Québec, mais de façon plus insidieuse. Ici on “sauve” (économise) de l’argent, quand ce n’est pas du “gas” (de l’essence). On “adresse” (s’attaque à) un problème. On mélange allègrement le “que” et le “dont”. On recourt au “présentement” (actuellement) sans sourciller. On s’émeut des “parkings”, mais on va se parker, jamais se garer. Etc.

      Les fautes de syntaxes sont aussi très courantes, bien davantage qu’en France (”cette fille, je sors avec”), mais peu de gens les remarquent. On s’émeut pour un “stop” alors que le terme est francisé depuis… deux siècles. Pis, on lui ajoute un “arrêt”, inapproprié (un arrêt est définitif). Etc.

      Par ailleurs, le snobisme franglais est répandu aussi au Québec. Mais moins qu’en France, admettons-le. C’est qu’ici, nous sommes sommes plus aux aguets (malgré nos usages fautifs) et nous parlons davantage anglais.

      P.S. Connaissez-vous le slogan touristique de Lyon ? Je vous le donne en mille : Only Lyon. C’est pas beau ça !

    • Il fut une époque où le français était la langue universelle que seuls les gens de la haute parlaient. C’était la langue de la culture, des sciences et de la diplomatie. De nos jours, c’est à l’anglais que revient ce rôle et c’est normal puisque l’empire est maintenant anglo-saxon. Alors: 1) la prochaine langue universelle sera le mandarin (à moins qu’on y voit tout de suite) et 2) les français (de France) sont vachement colonisés!

    • Peut-être que les Français en ont eu marre des moqueries traditionnelles sur leur incapacité supposée à parler une 2è langue… Je remarque que les amis de mes amis français sur Facebook utilisent énormément les p’tits phrases punchy en anglais…

      C’est un autre sujet, mais nous regardons quotidiennement le journal de France 2 sur TV5 à 18 h 30, et j’ai remarqué récemment qu’en phrase de fermeture, David Pujadas disait “Thank you for watching, good night”. Allo ??? Premièrement, son public international est majoritairement francophone, d’autre part, à supposer que certains anglophones le regardent, je suppose qu’ils ne le regardent pas pour l’entendre parler anglais… Enfin.

    • @madameholmes: Vous etes sure? Ca me parait assez dingue cette fermeture de JT?

    • @alleluia: D’accord avec votre commentaire. J’ai souvent eu cette discussion avec mon collegue Paul Roux sur les anglicismes plus insidieux et les emprunts de mes compatriotes. Enfin, le slogan de Lyon vaut le detour ;-)

    • Durant la rennaissance, la lingua franca était l’italien. Les plus grandes cours royales d’Europe parlaient la langue qu’ils estimaient sophistiquée et belle. Une énorme quantité d’emprunts ont été faits, plusieurs intellectuels avaient alors eu peur pour l’avenir du français.

      Aujourd’hui sept siècles plus tard, le français est toujours là et a même été la lingua franca à partir du Siècle des Lumières jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale.

      Arrêtons donc cette paranoia, une langue s’enrichit à partir d’emprunts et c’est ainsi qu’elle survit et réussit à traverser l’épreuve du temps. Si on veut que le français soit parlé dans 10 siècles, il faut qu’il reste attrayant pour les générations futures et ce n’est pas avec des mots comme magasinage, clavardage etc. qu’il le restera.

      Le français médiéval est bien différent de celui parlé présentement. Le notre sera aussi très différent de celui qui sera parlé dans 1000 ans. Il subira l’influence des autres langues et ça l’aidera à survivre.

      Entre 25% et 30% des mots anglais ont une origine française, pourtant cette langue domine aujourd’hui. Les anglophones n’ont jamais essayé de substituer ces mots français, ils les acceptent et les utilisent.

    • Sachez que ce phénomène est tout à fait normal! Les États-Unis étant la nation dominante (pas encore pour très longtemps me direz-vous) et donc d’emploi massif dans le monde entier, l’emprunt de termes anglais est logique. Bien entendu, l’entreprise toute québécoise de création de néologismes afin de nommer les nouvelles découvertes et inventions américaines est à favoriser, mais il ne faut pas paniquer pour les anglicismes.

      Il y a quelques siècles, l’Italie était cette nation-phare et a laissé des centaines de mots en français. La très grande majorité a aujourd’hui disparue, comme nous pouvons bien imaginer que dans 3 siècles les termes anglais ne seront pratiquement plus d’usage. Peut-être la mode sera-t-elle au mandarin, à l’espagnol…

      Aussi, la France ne voit-elle pas l’anglais de la même façon. Pour les québécois, il représente la langue du méchant qui nous a conquis, arraché aux mains de notre mère patrie. Pour la France l’anglais est source d’inspiration et d’aspiration d’où la différence de perception des anglicismes.

      Pour ce qui est de ces nouveaux adverbes, pourquoi n’existeraient-ils pas? Quel est le réel problème? Vous comprenez-vous lorsque quelqu’un l’emploi?

      Une langue figée est une langue morte. Il faut impérativement laisser évoluer notre si belle langue française afin qu’elle reste bien vivante et qu’elle s’adapte à la société actuelle! Cela ne veut pourtant pas dire qu’il faut tout laisser faire! Il faut s’interroger sur ce qui est bon ou non puis agir en toute connaissance de cause! La langue est d’abord et avant tout un outil de communication. Elle revêt une importance sociale aussi, bien entendu, mais il faut premièrement qu’elle soit adaptée et utile à ses locuteurs sans quoi elle disparaîtra.

    • @ madameholmes

      J’imagine que vous n’aviez jamais regardé le JT de TV5 Monde plus d’une seule fois. Si vous l’aviez fait, vous vous seriez rendu compte que tous les jours le présentateur dit la même phrase en plusieurs langues différentes. Il l’a déjà dit en anglais, en arabe, en russe, en japonais, en espagnol etc. Le public de TV5 Monde est international, cette phrase a pour but de souligner cette particularité là.

    • J’ai toujours aimé les anglicismes DE la mode. Lors d’un séjour au Japon, j’aimais l’utilisation bizarre de l’anglais sur les t-shirts. La syntaxe est toute croche et puis les mots ont plein de fautes, mais curieusement cela fait le charme de la chose.

      Quelques exemples?
      - Radiant Byuty Sunshin The Reflexion of the Surface Water is Dazzling
      - Smile. All human is Best Sisters. I forget a smile at no time. When there is it with a smile happiness comes over.

      Pas mal cool! (euh frais?)
      Bel.

      PS: Est-ce que la réaction si à la place de l’anglais c’était des mots espagnol ou allemand?

    • @ vn1600

      Dire que le mandarin est la prochaine langue universelle me parait faut. Poid économique ne va pas forcément avec influence culturelle. Par exemple, le Japon est une très grande puissance, l’attrait du japonais demeure quand même faible pour les étrangers. On pourrait dire la même chose de l’allemand.

      Pour mesure l’attrait d’une langue, on peut comparer le nombre de gens qui la parlent comme langue maternelle et langue seconde, troisième etc. D’après plusieurs estimations, entre 80% et 90% des locuteurs du mandarin le parlerait comme langue maternelle. Par comparaison, entre 60% et 70% des locuteurs du français ne le parlent pas comme première langue. Vous allez me dire que la France a eu un immense empire colonial, mais quand même.

    • Si, si, je vous assure ! Et plus d’une fois ! Mon mari est témoin – chaque fois nous grimpons aux rideaux. J’avais fait de vagues menaces d’écrire à F2, mais elles sont restées en l’air…

    • Laissez le temps filer. Si le french est dû et bien qu’il trépasse. Q’on laisse mourir les agonisants tranquillement. En Amérique, le Français est du folklore pour tous sauf pour 4millions de malheurs unilingues condamnés à voyager Québec /Saguenay/Gaspé pour le reste de leurs jours et voter PQ!

    • je suis respectueuse de la langue française mais j,avoue que c’est hilarant les noiuvelles expressions titi français/ néo anglais. surtout quand c’est prononcé. et c’est une française qui vous parle mouhahahah

    • Attention parce que ces thermes se retrouveront dans le (leur) dictionnaire sous peu donc on pourra les utiliser …

      De quoi scotcher ben du monde ! bon, je retourne envoyer un mail avant de chatter avec des amis. Demain c’est shopping car j’ai besoin d’un pull pour ce weekend qui irait avec ma pins dorée. Espérons seulement qu’il y aura un parking dans la place car je ne veux pas rester là à faire du bronzing. Oui je sais, on annonce de la neige mais j’ai rangé mon “skidoo” (oups, désolé, petite erreur ici)

    • J’ai normalement tendance à défendre le français parlé en France et à dénoncer plutôt les (plus?) nombreux anglicismes qui se glissent dans le français parlé des Québécois. Mais parfois, je dois avouer que l’anglomanie de CERTAINS milieux français est désespérante! Et je dis “certains” car je suis un grand consommateur de magazines français (de l’Express à GQ France) et de télé française et je n’ai jamais l’impression d’être assailli par des mots anglais. Au contraire, je dirais que c’est un plaisir d’entendre un français aussi soigné dans la plupart des émissions de TV5.

      Je ne connais pas les magazines que cite Mme Nicoud mais je serais porté à dire que cette anglomanie galopante est surtout la réalité des médias qui s’adressent aux jeunes et qui se veulent hyper branchés. Qu’on me comprenne bien, je ne crois pas du tout que le public visé soit un prétexte valable à ce franglais imbuvable mais au Québec, le même jeune public francophone n’aurait-il pas justement tendance à n’acheter que des magazines américains pour faire plus “hype” ?

      Et @madameholmes, David Pujadas a pris l’habitude de saluer un peuple dont il a été question pendant le journal. ex. Si le JT s’ouvre sur un reportage à Rome, il terminerait en disant “et merci à vous qui nous suivez sur TV5 Monde et tout particulièrement en Italie. Grazie e buona sera”. Rassurez-vous, vous avez dû simplement regarder un soir où le journal s’est ouvert sur un événement en Angleterre ou aux Etats-Unis

    • Ont-ils trop d’immagination (parfois exageree a mon avis) dans la mode pour utlise les termes francais, qui peuvent tout aussi colore qui peuvent l’etre dans la langue anglaise.

    • Ce n’est pas d’hier que les Français empruntent les mots anglais. Alors que nous habitions le “West Island”, mes parents sont allés en France. Dans un bistro de Paris, le tenancier n’arrêtait pas de leur dire que leur français était meilleur que le nôtre. Exaspérée, Maman lui a fait remarquer qu’il utilisait beaucoup plus d’anglicismes que nous. Le Parisien a expliqué : “Mais Madame! Faut nous comprendre! Les Anglais sont de l’autre côté de la Manche”. Et Maman de lui répondre, avec un grand sourire : “Mais chez nous, cher Monsieur, ils sont de l’autre côté de la rue!”. Inutile de vous dire que le service n’a pas été des plus chaleureux par la suite!

    • @A.Nicoud : Je confirme les propos de madameholmes. La version du JT de F2 qui est diffusée sur TV5 contient une conclusion enregistrée spécialement pour le public international. À chaque jour, Pujadas termine son journal en saluant les téléspectateurs d’un pays en particulier. Et il l’a fait une fois en anglais pour saluer le public américain.

      Il l’a aussi fait pour d’autres pays. J’avoue être resté bouche bée, il y a quelques semaines, lorsque le présentateur a dit : “Merci à tous ceux qui nous ont suivi, et un merci particulier à nos téléspectateurs de Brossard au Canada”…

    • Pour faire suite à vos observations je vous recommande de lire l’article Du New York Times publié hier à la Une: “Pardon my French”.

      Si vous croyez que la langue française a de l’avenir, il faudra de plus en plus consulter les Africains, les Haïtiens ou les…..Canadiens.

    • La bataile du français au Québec, c’est comme la bataille des Ardennes pour le IIIe Reich.

      Montréal est tombée et le gouvernement “national” du Québec n’a rien fait.

      S’il est vrai que l’axe Chicoutimi-Rivière-du-Loup-Gaspé demeure francophone, il aurait fallu beaucoup plus pour maintenir un état français en Amérique du Nord (je fais abstraction de Haïti).

      Le 30 octobre 1995, le Québec francophone a dressé son épitaphe; l’histoire se chargera d’y inscrire une date.

      Good luck and good night !

      P.S. Quand on a une chef d’un parti indépendantiste qui après 30 ans de politique est parfaitement unilingue, on se rend compte combien on a avancé en arrière.

    • @alleluia

      Je trouve le slogan de Lyon intéressant car “Only” est un anagrame de “Lyon”.

    • @martind2. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je crois, moi aussi, que cette mode touche une certaine frange branchée de la société : en France, au Québec et ailleurs. À tout le moins, elle est beaucoup moins marquée dans les journaux et les magazines sérieux, ainsi que dans les journaux télévisés.

      @le.casse. Vous êtes méprisant. Défendre sa langue ne veut pas dire être fermée aux autres. Qu’est-ce que c’est que cette logique ? Pour ma part j’en parle trois. Mon désir est d’en parler le plus possible afin de m’ouvrir à toutes les cultures (impossible de les embrasser toutes toutefois, il y a quelque 6000 langues dans le monde). Par aillleurs, sur l’aspct politique, consultez donc les statistiques : les plus bilingues des Québécois sont ceux qui veulent se fédérer avec le monde. Eux, ils n’ont pas peur…

    • Comme diraient les anglophones des USA et d’Angleterre: “C’est la vie!”

    • @ madameholmes
      je rejoins mathildelamode, puisque j’écoute le journal de france2 “tous les soirs” sur TV5. je confirme donc qu’à chaque soir leur journal se termine en saluant des spectateurs de TV5 ailleurs dans le monde, et que pendant plusieurs semaines le mois dernier david pujadas les a en plus salué dans la langue respective du pays mentionné. vous devez être tombé les fois où il a salué un pays anglophone…

    • @mathildedelamole: Il s’agit du journal de David Pujadas sur France 2, repris par TV5, que je me coltine tous les soirs depuis 15 ans, Monsieur, Madame et les Enfants étant Français d’origine ou d’adoption (dans mon cas). Je vous assure que je n’ai jamais entendu M. Pujadas saluer dans une autre langue que le français… ou l’anglais. Il salue bien sûr les téléspectateurs d’une région donnée, chaque soir, mais c’est habituellement dans sa langue, pas dans la leur.

    • @ Syquest

      Monsieur, vous vous croyez sans doute très drôle avec votre petit texte. Permettez que je vous propose le mien :
      “Ce week-end j’men vas prendre mon char pour aller faire le party avec mes chums. On va chiller. J’vas emmener ma guitare pour jammer. J’vas aussi sortir le BBQ, ça va être ben l’fun.”

      Je note également que vous commencez par une petite pique adressée à “leur” dictionnaire.
      Vous est-il déjà arrivé de jeter un oeil à l’introduction du dictionnaire de “français de France” ? Et oui, monsieur, même les dictionnaires ont parfois une introduction. Les auteurs en profitent pour expliquer leur méthodologie. On y découvre par exemple que le dictionnaire de “français de France” est en fait réalisé par un comité international de linguistes, des gens de toutes provenances. Et figurez-vous, monsieur, que certains viennent du Québec.
      Alors, je ne veux pas dire par là que les anglicismes que vous énumérez dans votre texte viennent du Québec. Je ne veux pas dire que les anglicismes que l’on retrouve dans le dictionnaire de “français de France” sont originaires du Québec. Mais on peut supposer, en théorie, que parfois il peut s’y glisser un qui vienne de chez vous. Non ?
      A part ça, saviez-vous qu’il existe des dictionnaires de Français du Québec faits au Québec par des québécois ?
      Y avez-vous jeté un oeil récemment ?

      Les discussions sur les anglicismes des uns et des autres, c’est un peu comme les discussions sur les comportements respectifs des automobilistes, des cyclistes et des piétons à Montréal. Ça peut durer très longtemps et ça peut finir par des échanges d’insultes.
      On peut aussi décider de prendre sur soi et de faire des efforts.

      A part ça (et là je m’adresse à tous), qu’est-ce que ça veut bien vouloir dire : “It-girl”. Voilà une expression qui me laisse profondément perplexe.

    • Le franglais, c’est bon pour ceux qui ne parlent pas les deux langues et qui croient que ça fait plus sympa d’en ajouter des brides à leur langue maternelle. Et oui, franchement, les Français de France ne donnent pas l’exemple; en fait, notre français est souvent bien meilleur que le leur, quoi qu’ils en disent! Faut se respecter, tu parles anglais ou français? Si tu veux parler anglais, mais que tu sais juste quelques mots, bien va suivre des cours si c’est l’anglais que tu essaies de parler.

      @alleluia :

      “L’anglais est aussi répandu au Québec, mais de façon plus insidieuse. Ici on “sauve” (économise) de l’argent, quand ce n’est pas du “gas” (de l’essence). On “adresse” (s’attaque à) un problème“

      Ce genre d’anglissismes est culturel et non volontaire ( comme au NB), au contraire de la vague de franglais que l’on voit, surtout en France. Le phénomène est du à la génération des années 50-60, qui n’allant pas longtemps à l’école, ce sont fabriqué une langue mêlée, car apprise à l’école de la vie. De nos jours, les enfants vont à l’école, et si les gens parle le franglais, c’est par choix, et non par ignorance. Grande différence.

    • Oui, au Québec aussi on utilise beaucoup d’anglicismes.. Mais selon moi,pas du tout pour les même raisons. Je dirais qu’ici, c’est d’une part dû à notre histoire (juste à penser aux étiquettes des produits dans les épiceries jadis) , d’autre part, parce que nous sommes entourés de provinces anglophone et par les États-Unis.

      Une chose est sûr, nous n’éprouvons pas de fierté à utiliser des mots anglais et souvent, nous n’avons même pas conscience que c’est un angliscime (et même, d’autre fois, on ne connait même pas le mot français..pensons aux pièces d’auto).

      Tandis que les Français, eux, le font parce que c’est SI cool est SI branché. N’importe quoi!!

    • @babelfish. J’ai bien vu l’anagramme aussi. Toutefois, je ne crois pas qu’il soit très heureux. C’est d’ailleurs là le défaut de plusieurs anagrammes. Tant qu’à y être pourquoi ne pas adopter : Becqué Québec. Attendez… tiens, tiens ! J’appelle Clotaire.

    • @alleluia
      Le français au Québec est en effet pollué d’anglicismes insidieux. Par contre, ces anglicismes ne sont pas encouragés et sont considérés comme étant des indicateurs d’un niveau de language non soutenu. Lorsqu’un Québécois veut parler un français soutenu, il évite ces anglicismes. En France, on utilise les mots et expressions anglaises (souvent à tort et à travers) par snobisme, ce qui est à mon avis très différent et d’autant plus triste.
      Et en passant, j’entend plus souvent le mot ’stationner’ que ‘parker’ ;-)

    • @madameholmes

      26 avril 2010
      19h10
      Si, si, je vous assure ! Et plus d’une fois ! Mon mari est témoin – chaque fois nous grimpons aux rideaux. J’avais fait de vagues menaces d’écrire à F2, mais elles sont restées en l’air…

      Après avoir lu votre commentaire
      vous allez me dire que vous écrivez et parlez le Français, a mon avis faut retourner a l’école

    • @Je le répète, le snobisme franglais est très répandu au Québec. Que penser de tous ces “priceless” (impayable, ça n’a pas de prix), ces “Lol” et cie – voir le blogue de Lagacé pour l’usage courant -, de ce “Québec Bashing” (dénigrement) que l’on entend et écrit partout, oui à La Presse et à Radio-Canada. Et l’on pourrait multiplier les exemples… jusqu’à la lie.

    • Cette surutilisation des emprunts, je ne suis plus capable. Ça a commencé avec shopping et week-end (avec trait d’union) et là, c’est omniprésent. Escalator, ticket, stock-options, planning, email, séniors (avec l’accent aigu, merde!)… Le pire, c’est qu’ils nous reprochent nos calques à nous comme gratte-ciel (calque direct de skyscraper). Selon eux, on devrait dire building… Peut-être qu’on calque, mais il y a un effort de traduction qui, de l’autre côté de l’Atlantique, ne se fait pas.

      Au golf, on frappe la balle sur le tertre de départ avec un bâton pour essayer d’atteindre le vert. Pas question de club et de green ici…

      Je n’ai rien contre les emprunts, dans la mesure où ils expriment une réalité culturelle propre à la langue originale. Des mots comme cowboy, saloon, fajitas, niqab (tiens, on est d’actualité), pizza, balalaika ou paella, ça passe à mes yeux. Comme j’aime bien que les anglo-Canadiens respectent des réalités québécoises en ne traduisant pas poutine, oreilles de crisse et cretons.

      Quand j’étudiais à l’université, à Québec, les trois quarts de mes professeurs étaient des Hexagonaux. Ceux-ci nous disaient d’éviter les régionalismes (québécismes) et de toujours traduire en français standard (lire français de Paris). Il ne fallait surtout pas dire aréna, dépanneur, changement d’huile ou Rangers de New York. Ces Hexagonaux venaient enseigner dans une université canadienne pour nous dire de ne jamais utiliser les mots connus au Canada dans les traductions que nous produisons pour des clients canadiens.

      Je suis incapable de lire la presse française pour cette raison. J’adore ma langue et je la soigne, autant quand je parle que quand j’écris. Je veux la protéger. Si les Français se comprennent dans leur charabia franglais, tant mieux pour eux. Mais je leur demande d’arrêter de nous critiquer et de nous montrer à parler.

      Quoi qu’en pensent certains experts, le Canada et la France utilisent la même langue, sauf qu’elle n’est pas codifiée de la même façon aux deux endroits. C’est le cas de l’anglais nord-américain et de l’anglais britannique, et aussi de l’espagnol d’Espagne et de l’espagnol d’Amérique centrale. Le jour où le français du Québec sera reconnu par un dictionnaire franco-québécois, nous aurons fait un grand pas. Nous aurons une référence qui nous dira ce qui est acceptable ici, et ce qui ne l’est pas. Cette référence aura été bâtie ici, par des gens d’ici qui connaissent notre façon de parler et nos réalités. D’ici là, on va toujours avoir l’impression que l’Hexagone essaie, par le truchement du Petit Robert et du Grévisse, de nous imposer une autre façon de parler.

    • Les français sont des prostitués de la langue française. Ils se prostituent devant l’anglophonie . C’est gênant . Les anglosaxons expriment certains mépris vis à vis des français sans que ceux-ci s’en rendent compte . Heureusement , que les québécois en général ont un “peu”plus de fierté pour la langue française , même s’ils la parlent d’une manière douteuse trop souvent .

    • “On recourt au “présentement” (actuellement) sans sourciller.”

      Présentement est un mot parfaitement français qui est synonyme d’actuellement. consultez le dictionnaire, je l’ai fait. Ça veut dire au moment présent.

      L’anglicisme qui est utilisé sans sourciller c’est “actuellement” qui est un faux ami de “actually” qui veut dire “en fait”.

      Peut-être ne porterez-vous pas le même jugement sur vos concitoyens…

      Moi ce qui m’énerve c’est quand les gens utilisent des mots anglais francisés pour remplacer des mots existants et tout à fait similaires: un élément “curvé” plutôt que courbé par exemple.

    • @alleluia
      Les nuances, vous connaissez?
      Oui, au Québec, les faux-amis, ces mots de consonnance francophone mais qui, dans les faits, sont anglais ou ont un sens différent, de tels mots pullulent.
      Mais cela n’a rien à voir avec l’usage effréné et conscient de mots techno, de slogans anglophones et à syntaxe anglophone qui sont le fait de nos amis franglais de France.
      Pour démontrer qu’ils sont au “top”, “fashion conscious”?
      Le mauvais usage, consécutif à l’habitude et/ou à l’ignorance (Québec), me dégoûte moins que l’encouragement public (TV, journaux, publicité, etc) accordé à la promotion de cette anglicisation.

    • @ alleluia et martind2,
      Merci de remettre les pendules à l’heure!
      Que de commentaires agressifs, mal documentés et, qui plus est, mal rédigés.

      Le snobisme de l’utilisation d’anglicisme existe bel et bien, en France, c’est vrai. Mais vous n’entendrez jamais, ou si peu, ce genre de formules de la bouche du français moyen. C’est l’apanage de quelques branches professionnelles, journalisme, mode, métiers de la culture et de la publicité… des gens “branchés”.
      Français et dans les métiers du spectacle depuis 30 ans, je suis bien placé pour en parler. Certains corps de métier ont aussi intégré des termes anglais dans leur jargon, tout simplement parce qu’il n’existe pas d’équivalent dans la langue de Molière ou que ces équivalents ne sont pas pratiques: la faculté de raccourci que procure l’anglais est bien pratique quand il s’agit d’exprimer rapidement une notion technique, par exemple. L’utilisation d’anglicisme à tort et à travers m’agace aussi profondément, il n’empêche que je m’en sers dans mes activités professionnelles.

      Au delà de l’utilisation à tire-larigot des anglicismes au Québec, je constate un appauvrissement de la langue, il suffit de lire certains commentaires ci-dessus… Beaucoup de contresens, de fautes de syntaxe… D’ailleurs il est intéressant de constater que les moins bien écrit sont les plus agressifs et les plus bornés… CQFD.

      Quand j’entends: ” je sais pas c’est quoi..” Ça me rappelle le langage de jeunes des banlieues défavorisées de France… pas brillant! Est-il trop difficile de dire “je ne sais pas ce que c’est” ?
      J’ai vu plus haut un quidam qui parle de “thermes” en place de “termes” je suppose? Quelle culture!

      Mais quelle belle opportunité de pouvoir taper sur les français! N’est ce pas le fameux complexe de colonisé qui refait surface?
      Je vais encore me faire insulter copieusement, je m’en doute! Mais, pas grave, défoulez vous! Ça ne fera que me conforter dans mes opinions.

      isadora 27 avril 2010 08h43
      Prétendre que le massacre de cette langue a une excuse culturelle est sans fondement. C’est un écran de fumée pour cacher une ignorance crasse. Vous piétinez la loi 101!
      Au fait, on parle de “bribes de langage” et non de brides… Et anglicisme ne s’écrit pas avec 2s…
      Quant à votre tentative d’explication par le fait que la génération 50 – 60 n’est pas allé à l’école longtemps: c’est tout simplement insultant et complètement absurde, mais venant de vous, ça devient risible. vous devriez peser vos mots et regarder dans votre cour avant de dénigrer les voisins. Vous êtes pitoyable. Apprenez donc à vous exprimer correctement et dignement avant de sortir n’importe quoi!

    • @ fylouz, il me semble que la It-Girl est la ”fille du moment”, à l’affût des tendances et qui doit utiliser dans son langague fréquent toutes les expressions anglaises découlées ici. Apparemment, ça doit faire PLUSSE cool. :P

      Moi j’aime bien quand les magazines anglais utilisent des expressions françaises dans leurs textes, ça arrive souvent dans les journaux à potins (honte à moi) : ) Et puis j’aime aussi Lady Gaga qui chante en français….Ça vaut la peine de soulever ce point parce que je pense qu’il y a aussi une tendance inverse.

    • @michele32. Vous mélangez tout chère dame. Je n’ai jamais entendu “actuellement” en français, au sens de “actually” (en fait) ?*&*&*. Ni au Québec, ni ailleurs. Quelle est la différence entre “présentement” et “actuellement” ? Une question d’occurrence. “Présentement” était davantage usuel en moyen français (français 17e); en français moderne, il est peu employé et il pris un petit air surranné. Au Québec, le terme a survécu pour deux raisons : notre français garde beaucoup de survivances du français 17e; l’influence de l’anglais “presently”, que l’on doit traduire par “actuellement” ou “bientôt”. En fait, exactement l’inverse de ce que vous essayiez de démontrer.

    • michele32

      27 avril 2010
      10h57

      Actuel vient du bas latin “actualis” dont la définition première était: Qui concerne l’acte, conçu comme réel, effectif, historique. C’est devenu, aujourd’hui, l’acception philosophique du mot.
      Le sens commun de nos jours est, en effet, synonyme de présentement.
      Rien à voir avec un quelconque anglicisme…

    • @bobof. L’usage immodéré de mots anglais serait particulier à la France. Allons donc ! Revoyez vous-même vos… nuances. Il n’y a qu’à lire les blogues de cyberpresse pour se rendre compte de cette mode. Celui de Lagacé est un bon exemple. Idem pour celui de Gagnon sur le hockey, notre religion nationale.

    • @alleluia

      Votre trouvaille m’a pourtant fait sourire!! Après “Becquer Bobo”, “Becqué Québec”… J’en cherche un avec Laval, mais je ne trouve pas… LavaLife?

    • jeansurlelac

      27 avril 2010
      10h19

      Vous êtes insultant et votre réflexion est absurde… Merci.
      La langue française est riche et subtile mais elle se perd partout, pas seulement en France ou au Québec.
      C’est un signe d’appauvrissement intellectuel de la société.
      Les fautes de grammaire, de syntaxe, les phrases mal tournées me gênent plus que l’utilisation d’anglicisme (si, bien sur, ceux-ci sont appropriés).
      La qualité de communication s’en ressent. Une société qui n’a plus la capacité d’émettre et de faire comprendre ses idées est une société décadente. N’importe quels linguiste et sociologue vous le diront.
      “Qui se conçoit bien s’énonce clairement” Oui, mais encore faut-il posséder une certaine maitrise du langage…

    • Je vais suivre vos sympathiques et pertinents conseils, Trucmuch, à condition que vous suiviez le mien : regardez dans le dictionnaire sous le mot “éducation”. Vous apprendrez peut-être quelque chose.

    • @alleluia
      Quant à moi je trouve que le sur emploi des adverbes comme ”effectivement,absolument,définitivement,exactement et actuellement sont de trop courts raccourcis dans notre expression orale et que cela provient beaucoup de la forme anglaise de s’exprimer et surtout dans le langage ”économique”.
      Trop souvent les gens répondent en premier lieu avec le mot ” effectivement” au lieu de dire ”oui c’est tout à fait…” ou ”oui en effet” ou tout simplement” oui vous avez raison”.
      Et je ne comprends pas pourquoi tout doit maintenant être ”définitif”et ”absolument” comme si c’était toujours urgent.Ça doit venir de notre virage à droite!!!
      Gilles Ménard

    • Ce qui est curieux, c’est le genre des mots anglais qui est différent. Au Québec, on dit
      une job, une gang, une sandwich tandis qu’en France ces mots sont masculin. Qui a raison?
      Pas important. Ce qui m’irrite le plus, ce sont les calques anglais, comme “TVA Nouvelles”
      par exemple. Utiliser une syntaxe anglaise est beaucoup plus insidieux pour la langue française
      que l’emprunt de vocabulaire anglais.

    • madameholmes

      27 avril 2010
      15h58

      Qui est “trucmuch” ?

    • LCN le canal nouvelle(news chanel)
      RDI le réseau de l’information.
      Nous écoutons une station d’une chaîne sur un réseau et ceci sur un poste de télévision.

    • Je travaille à Nice depuis 4 mois et je suis à même de constater l’anglicisation de la langue française en France. Certains domaines sont plus touchés que d’autres. Par exemple , la publicité, l’affichage (le mot “discount” est partout), la télévision (on n’en n’a plus que pour les “news” et “people”) et, le plus drôle c’est que c’est prononcé à la française! Hier un collègue de travail me dit : On va bypasser par là puisque c’est low cost !!!

    • guezavier a écrit: “Ce qui est curieux, c’est le genre des mots anglais qui est différent. Au Québec, on dit une job, une gang, une sandwich tandis qu’en France ces mots sont masculin. Qui a raison?”

      Oui, c’est drôle que le genres masculin/féminin varient d’une langue à l’autre.

      C’est parce que les noms communs sont tous neutres en anglais (sauf exceptions usuelles). Ils ne sont ni masculins, ni féminins.

      Il n’y a pas de genre neutre en français, donc on est obligé d’attribuer un genre masculin ou féminin lorsqu’on traduit/adopte un anglicisme.

      Ce choix de ’sexe’ est arbitraire et varie d’une langue à l’autre.

      Je ne sais pas pour d’autres langues, mais le latin et l’allemand ont à la fois les genres féminin, masculin et neutre ainsi que des déclinaisons. Et les ’sexes’ des noms ne sont pas comme en français. C’est super mélangeant !

    • Une.. ascenseur… une escalier…. une autobus.

      Tous les mots qui débutent par une voyelles au Québec sont féminins ?????

      Jamais rien compris. Est-ce que quelqu’un a une explication “censée” à me donner ?

    • @q.terreux

      on appel cela de l’économie linguistique. On féminise puisque c’est plus facile à dire. Dites une autobus et prêtez attention à la forme que prend votre bouche. Tout se passe à l’avant et au milieu. Si vous dites un autobus maintenant, vous vous rendrez compte que le un exige de passer de la gorge au devant. C’est tout simplement plus rapide.

      Je ne défend pas la tendance à l’écrit, mais à l’oral elle est normale.

    • “On appelle” dis-je. Veuillez excuser mon erreur!

    • J’en conviens, le lèche-vitrine est avant tout une affaire de langue !

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