Le trop-plein d’enseignes a-t-il tué la ville?
Cette idée, je l’ai retrouvé sous la plume de deux écrivains récemment.
Celle de François Bon, dans L’Incendie du Hilton, qui dit des enseignes internationales qu’elles sont “notre lèpre occidentale, infiniment extensible.”
Et celle du cinéaste Bernard Émond, dans son récent livre d’entretiens avec Simon Galiero: “Imaginez qu’on vous transporte instantanément dans une rue commerciale chic d’une grande ville, où que ce soit dans le monde, et je vous défie de me dire où vous êtes (…) Vous n’êtes nulle part, dans un lieu qui n’est plus un lieu, mais une succursale (…)”
Difficile de nier que les grandes chaînes de magasins et groupes internationaux n’ont pas standardisé les centres urbains. Mais quand je pense à la rue de Rivoli, où l’on peut facilement visiter plusieurs boutiques de la même enseigne à quelques mètres d’intervalle, quand je pense à ces enseignes qui reviennent comme à chaque coin de rue de New-York, je me dis que la rue Sainte-Catherine Ouest, toute commerçante qu’elle soit, s’en tire plutôt bien.
Et puis, en revoyant ces photos, je doute. Il me semble que Sainte-Catherine avait une toute autre allure avant l’arrivée des magasins que l’on retrouve de partout.
Qu’en pensez-vous?
Sainte-Catherine Ouest, dans les années 50. Photo Réal St-Jean, archives La Presse
Sainte-Catherine, dans les années 60. Photo Michel Gravel, archives La Presse
Sainte-Catherine Ouest, en 1965. Photo Michel Gravel, archives La Presse
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