J’ai été malade comme un chien dimanche soir dernier. Maux de tête, de cœur et de ventre après le souper, puis j’ai vomi une bonne partie de la nuit. Contrairement aux apparences, je ne me remettais pas d’une brosse du Nouvel An. Selon toute vraisemblance, j’ai plutôt été victime d’une intoxication ou d’une intolérance alimentaire.
Il y a trois ans, j’ai compris que je ne tolérais pas les fruits de mer. Je n’en consomme évidemment plus depuis, mais peut-être qu’un chaudron avait simplement été mal lavé ou mal rincé.
Rien de bien grave, donc, mais j’étais quand même pas mal amoché en arrivant à l’aréna lundi matin. Eh oui, j’ai participé à l’entraînement malgré tout. Comme j’avais pu me rendre jusqu’à l’aréna, c’était la preuve pour moi que je pouvais aussi sauter sur la glace. L’entraînement, plutôt axé sur la technique, ne comprenait rien de bien intense.
J’aurais pu passer mon tour, mais je ne veux rien manquer d’ici aux Jeux olympiques. Je veux suivre le plan à la lettre pour être certain d’avoir mis toutes les chances de mon côté.
Ça fait partie de la vie d’un athlète, au même titre que de se tenir tranquille pendant le temps des Fêtes. Je blaguais avec une brosse un peu plus tôt. La vérité, c’est qu’en tout et pour tout, j’ai bu quatre bières et un verre de champagne pour célébrer Noël et le jour de l’An.
Notre entraîneur Derrick n’avait rien dit en ce sens, mais c’était implicite qu’il voulait qu’on prenne ça relax durant le temps des Fêtes. Tous les gars, on a opté pour la sagesse et on a eu du fun sans boire d’alcool…
De toute façon, notre temps libre était plutôt limité.
Normalement, on bénéficie de trois ou quatre jours de congé à Noël et au jour de l’An. Avec les Jeux qui s’en viennent, on a plutôt eu droit à une journée et demie cette année.
Il a donc fallu faire une croix sur les gros partys de famille. Habituellement, je vais visiter la famille de ma blonde Marianne à Saint-Félicien. Cette année, c’est la famille qui s’est déplacée à Montréal pour le réveillon.
J’ai aussi eu des soupers de famille avec mon père et ma mère.
Pour être honnête, je m’ennuie un peu du temps où on faisait un gros party de famille dans un chalet durant la période des Fêtes, avec les tantes, les oncles et les cousins et cousines. Mais comme je l’ai dit à Marianne, on aura amplement l’occasion de se reprendre après les Jeux olympiques et les championnats du monde. On ira voir nos familles respectives au Lac-Saint-Jean, sans restrictions, sans entraînements, juste être là, relaxer. Faire la belle vie quoi.
Mais là, à six semaines de l’échéance, c’est le temps de se concentrer à 100 pourcent sur les Jeux. Ça arrive vite, mais ça va super bien. Tout le monde est en santé et l’entraîneur est satisfait de la façon dont les choses se déroulent. La semaine prochaine, à Maurice-Richard, on participera à une dernière compétition amicale.
Ce sera une compétition entre Canadiens, mais il y a aussi un groupe de Coréens qui sera présent. Ce ne seront pas les mêmes patineurs coréens qu’on retrouvera à Vancouver, mais ce sera une belle façon de se remettre dans le bain.
À bientôt.















loca_sarah
11 janvier 2010
16h24
Quelle sagesse… Continue ton entraînement, ma classe de 5e année et moi-même surveillerons tes exploits en février!