À une semaine du grand départ pour les Jeux olympiques, je suis assez fatigué. Mon corps ne comprend plus ce qui se passe. Mais c’est bien normal.
Je sors d’un bloc de deux semaines d’entraînement intensif, le dernier avant les Jeux. Une semaine chez moi au Mont-Sainte-Anne et une semaine à Canmore, en Alberta, où je me trouve avant de partir pour Vancouver, la semaine prochaine.
Beaucoup de volume et d’intensité avec quelques journées en altitude (2000 m). En gros, tu hypothèques ton corps pour qu’il surcompense.
Là, je suis en semaine de repos, avec une sortie par jour, courte mais intense. Je dors beaucoup, je mange bien et je me repose. À titre d’exemple, la nuit dernière, j’ai dormi presque 12 heures. Avec ce changement brutal de régime, le corps finit par être mêlé.
Je sais donc que ça n’ira pas très bien pour les deux courses de Coupe du monde que je ferai vendredi et samedi, ici même, à Canmore. Mais c’est prévu comme ça. L’important est de pouvoir tirer les bénéfices de l’entraînement intense dans deux semaines, pour le début des Jeux.
J’ai vraiment hâte et je suis fébrile à l’idée de participer à mes premiers Jeux. L’accréditation, les vêtements d’équipe, la première conférence de presse… Ce sera le 11 février, donc très bientôt.
J’ai pris beaucoup de confiance au dernier Tour de ski, une course par étapes sur 10 jours qui a eu lieu au début janvier en Allemagne, en Italie et en République Tchèque.
Comme c’était ma première participation, je n’étais pas certain de le compléter. Finalement, je suis allé jusqu’au bout et j’ai pris le 22e rang au classement général final.
Ça m’a permis de constater que ma forme allait crescendo et de faire le plein de confiance. Et les résultats m’ont aussi assuré une participation aux finales de la Coupe du monde, en Suède, en mars. J’avais connu une super semaine là-bas l’an dernier et je tenais à y aller de nouveau.
Avant le début du Tour, j’avais principalement ciblé la poursuite de 36 kilomètres style libre. Or j’ai dû me contenter du 21e rang dans cette épreuve. Je voulais revenir sur les meneurs dès le début de la course, mais j’ai eu un problème respiratoire qui m’a beaucoup ralenti sur les 10-15 premiers kilomètres. Ça s’est replacé par la suite, mais j’avais déjà perdu trop de temps.
Je n’ai jamais su ce qui s’était passé, mais le problème ne s’est pas manifesté par la suite. J’ai d’ailleurs connu deux bonnes journées par la suite.
D’abord, j’ai fini neuvième du 10 kilomètres classique entre Cortina et Toblach, mon meilleur résultat à vie dans une course de distance avec départ individuel, et de loin. J’avais fini 29e à Valdidentro, en Italie, il y a un an.
Le lendemain, je me suis classé 13e du 20 kilomètre classique départ de masse. Jusqu’à un kilomètre de la fin, j’étais dans le peloton de tête et je me battais pour le podium. Mais je me suis fait dépasser un peu dans la longue descente finale.
J’étais super content de la façon dont je me suis senti durant cette course. En plein le genre de sensations qu’il me fallait pour me mettre dans de bonnes dispositions à l’approche des JO.















stromboli
2 février 2010
11h06
Bon, ça commence, les athlètes québécois qui commencent à nous préparer à une mauvaise performance aux Olympiques….toujours le même scénario!!!!!
feadin
2 février 2010
11h36
@stromboli: j’espère que vous êtes sarcastique… sinon, vous prouvez que vous ne connaissez pas grand chose au sport.
“Je sais donc que ça n’ira pas très bien pour les deux courses de Coupe du monde que je ferai vendredi et samedi, ici même, à Canmore. Mais c’est prévu comme ça. L’important est de pouvoir tirer les bénéfices de l’entraînement intense dans deux semaines, pour le début des Jeux.”
En effet, l’important, c’est de “peaker” au bon moment, d’atteindre le sommet de sa forme au moment opportun. J’imagine qu’Alex Harvey et ses entraîneurs ont développé un plan d’entraînement de façon à être au sommet de sa forme à Vancouver pour les Jeux. De plus, n’oublions pas que Harvey est très jeune et qu’il devrait être aussi aux Jeux de 2014, et peut-être bien 2018 aussi.
stivi52
2 février 2010
11h40
“Les athlètes québécois qui nous prépare une mauvaise performance”. Faite un dixième de ce que Alex peut faire et vous m’en donnerer des nouvelles. Vas-y Alex ont est derrière toi. Moi ce n’est pas la performance qui compte mais l’exemple que tu donne qui est important. Se rendre ou tu est rendu c’est exceptionnelle. La majorité des gens n’ont pas idée de la quantité d’effort que ca prend pour performé sur la coupe de monde de ski. Faut arreté de regarder le sport et en faire. Compte sur moi pour te suivre a Vancouver pas pour ton classement mais pour la beauté de te voir glissé.
miguel_fern
2 février 2010
11h53
C’est clair que Stromboli n’a lu que le titre de cet article.
De mon côté, ce que je trouve excellent de cet article est qu’Alex nous fait mieux comprendre la préparation derrière certaines courses. Il sait qu’il sera moins performant en fin de semaine à cause de ceci et cela, mais que c’est normal puisqu’il se prépare spécifiquement en fonction des JO.
Je trouve que c’est ce qui manque souvent aux “connaisseurs”, i.e. le fait d’avoir pratiqué le sport qu’ils commentent à un niveau assez élevé pour comprendre la réalité de l’athlète.
Par exemple, si Alex n’avait pas transmis ces informations comme il le fait ici-haut, il s’en serait trouvé pour crier haut et fort que “ça regarde mal pour les jeux.”
Dans ce cas-ci, on pourra ne pas trop s’inquiéter des résultats de la fin de semaine et ce, même si on est a deux semaines des JO.
Go Alex Go!
Syrius78
2 février 2010
12h11
@stromboli
Oufff, Pas fort comme commentaire. En entraînement, ce qui est important c’est d’avoir la meilleur performance dans la compétition qui nous importe. Dans le cas de Alex c’est évidemment les Olympiques. Par contre, il n’est pas le seul à sur-compenser avant les Olympiques. Donc on peut déduire que les meilleurs au monde vont faire une contre performance à ses championnats du monde.
Stromboli, avant de passer un commentaire du genre, faudrait connaître un peu le plan d’entrainement de l’athlète en question.
Personnellement, je suis certain que l’entraînement d’Alex connait très bien son athlète et que son entraînement est correct.
Le ski de fond est une discipline extrêmement difficile et épuisante. Peut importe le classement de la fin, je suis toujours impressionner de voir ses machines la arriver à la fin de la course totalement épuisé et sur le bord de tomber dans les pommes. Il vont par delà les limites et seulement leur orgueil de finir avec un meilleur temps les tiens debout.
Bon courage Alex, on est tous derrière toi.
simonon
2 février 2010
12h26
On souhaite à Alex Harvey, qui a déjà largement démontré son talent et son courage avec des performances passées, de nous impressionner encore plus avec des exploits, couronnés de médailles!
Harvey va se mesurer à des athlètes tout aussi talentueux et consciencieux, mais disposant d’infrastructures et de logistique d’entraînement incomparablement supérieures à celles dont dispose Harvey (je pense aux Nordiques, aux Russes, aux Italiens aussi sans doute).
Ce jeune homme ski bien, se comporte bien, écrit bien… Cela fait vraiment plaisir à voir!
Bonne chance, dans ce merveilleux sport! Nous attendons avec impatience la consécration suprême!
easyrider
2 février 2010
16h47
Bonjour Alex Harvey….Pour commencer je vais vous parler de votre père….Lorsque j’étais plus jeune à la fac de l’université je pratiquais plus de sports. Deux athlètes m’ont redonnés le goût et le plaisir du sport : Eamon Caugley (indoor mile runner irlandais) et Alex Harvey participant aux jeux d’été et d’hiver dans une même année. Deux modèles de gentlemen, de modestie et de travaille bien fait. J’ai cessé de fumer. J’ai donc commencer par le ski de fond (lHiver) après la course …le 5 Km, le 10 et le marathon et pour finir pcq le marathon c’est long et plate, le triathlon. Votre père excellait là où le Québec avait très peu de chance contre les pays de l’Est, l’Italie, les pays nordiques…un modèle que je remercie….Vous jeune homme vous avez la génétique pour réussir et sûrement la même énergie pour exceller…je n’ai pas dit gagner…j’ai dit exceller….Pourquoi ne pas devenir le plus simplement du monde un modèle pour le Canada d’un jeune homme qui excellait et amusez-vous bien à Vancouver…Sur la piste…vous ne serez pas seul. Bonne chance
diji
2 février 2010
17h08
Alex avec le talent que tu as, je n’ai aucun doute que tu feras une très bonne performance. Tu es encore très jeune pour ce sport, alors selon moi, ce ne sont que tes premiers JO, pas les derniers. Profites-en au max.
glevass
3 février 2010
05h13
Concernant le commentaire de “stromboli” vous devez comprendre qu’à chaque
olympique d’hiver nous devons subir les commentaires de plusieurs individus dont
le shéma de pensée est conditionné par leur triste existence qui ne se conjugue
que par un seul sport : le hockey.
C’est ainsi que pendant ces deux semaines olympiques, la “gérance d’estrade”
à la Corus Sport, Attaque à Cinq, La Zone ou autre Anti Chambre se transpose
sur les autres disciplines olympiques, par l’entremise de mon oncles et des ma
tantes testostéronnes qui ne connaissent absolument rien à ces sports, qu’ils
méprisent d’ailleurs parce que non basés sur la violence.
Essaye donc au moins d’en faire du ski de fond “stromboli” !!!
Moi j’en fait depuis 12 ans et franchement, en effort soutenu, ce n’est pas très facile
contrairement à ce que tu peut penser.
grkirouac
4 février 2010
22h01
Go! Alex! Go! Ça doit être quelque chose de vraiment spécial tout ce volume d’entraînement! Pour l’ignorant qui se surnomme “stromboli” : Quand tu es dans les estrades, ton opinion, on n’en a rien à cirer… pis quand tu es dans l’arène, ton opinion, on n’en a rien à cirer non plus, car ce sont les résultats qui comptent. Go! Alex! Go! Nous sommes tous derrière toi et le reste de l’équipe canadienne!
Xasky
6 février 2010
03h08
@stromboli
Partisant du CH va !
Une bonne séquence (2 victoires consécutives) et la coupe Stanley est a nous.
Une série de défaites, échangeons toute l’équipe ! Tantôt l’un, tantôt l’autre.
Nuancez les “gros” titres, lisez ce qui le suit !
Je tiens a préciser que les athlètes québécois N’ont PAS toujours de mauvaises performances olympiques. Québécois, albertains, ontariens, etc., au jeux olympiques ils sont tous canadiens !