Les Jeux olympiques approchent. Ça se sent. Et ça se voit. D’abord, ça se sent à l’hôtel à Calgary où je loge depuis quelques jours avec l’équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste. Il y règne une belle ambiance. Les athlètes sont nombreux et ils viennent d’un peu partout dans le monde. Il y a entre autres l’équipe olympique britannique au grand complet.
À l’anneau olympique où on s’entraîne, on côtoie aussi les patineurs longue piste de plusieurs pays comme les Pays-Bas, le Japon, la Russie et, bien sûr, le Canada. On en profite pour les observer quand on se réchauffe. Ça n’arrive pas souvent. À Montréal, on s’entraîne dans notre petite bulle et on ne voit jamais nos collègues du longue piste. C’est amusant de mettre des visages sur des noms qu’on ne voit habituellement que sur papier.
L’ambiance olympique, ça se voit aussi sur le visage des gars de l’équipe. Depuis le 20 décembre, les cinq gars et notre entraîneur Derrick Campbell, on a fait la grève du rasage. On avait une barbe des séries. À la différence qu’on la rase avant le grand événement.
En arrivant à Calgary, Derrick, qui a vécu ici pendant 14 ans, a trouvé un barbier qui faisait la barbe à l’ancienne, avec une lame simple aiguisée sur une courroie. Tout le monde a eu droit à sa médecine. Mon frère François, Guillaume Bastille et Derrick ont opté pour la totale.
François-Louis Tremblay et Olivier Jean ont laissé quelques motifs sur leur visage. Moi, je me suis contenté d’une taille bien définie. C’était un truc d’esprit d’équipe et tout le monde a apprécié l’expérience.
Personnellement, je me sens vraiment bien depuis que je suis arrivé à Calgary. Plus on approche des Jeux, plus je me sens prêt.
La journée où on est arrivé, on a fait un entraînement physique assez difficile: course à pied, imitations de mouvements sur le sol et exercices de résistance avec des câbles. Rien de très agréable, mais essentiel pour repartir la machine. Au début, j’étais un peu courbaturé, mais depuis, ça va de mieux en mieux. Mes jambes sont de plus en plus «claires» et font moins mal.
Habituellement, tu es toujours fatigué à l’entraînement. La fatigue s’accumule et à la fin de la semaine, tu es complètement brûlé. Maintenant, comme la charge est moins importante, tu peux être à 100% pendant, disons, cinq tours, et repartir à fond le lendemain.
En ce moment, on reçoit la récompense pour tout le travail effectué au cours des derniers mois, des dernières années. On sent que ça paye et la sensation est vraiment agréable.
On part dimanche pour Vancouver et j’ai bien l’intention de savourer ma deuxième expérience olympique. Je veux en profiter à 100 pourcent. Pas question, donc, de me priver de faire des trucs parce que je patine dans quatre épreuves.
Oui, il faut que je me repose et que je sois en forme, mais je veux vivre les Jeux aussi. Je vais donc participer au défilé des athlètes lors de la cérémonie d’ouverture. À Turin, c’est ce qui avait été le plus trippant. La cérémonie en tant que tel, par contre, j’avais détestée. On était en plein milieu du stade, plus bas que la scène, et on ne voyait rien. Ça avait duré deux heures et demie. J’avais une compétition pas longtemps après. Bref, ça avait juste été une mauvaise expérience.
Cette fois, le Comité olympique canadien nous offre l’occasion de revenir après le défilé des athlètes. On regardera la cérémonie au Village, à relaxer avec les boys et les filles.
Les Jeux approchent, mais je ne suis pas nerveux. J’essaie de ne pas trop me mettre de pression. Je sais que je serai prêt. Chaque fois que j’ai suivi le plan de Derrick pour un grand événement, ça a toujours bien été. Je suis totalement en confiance et j’ai hâte que ça commence.















stefiboy
6 février 2010
02h51
vous vivez un grand rêve profités-en bien, nous aussi les gens de ste-julie dont le club de patinage de vitesse les fines lames de ste-julie d’où ta carrière a débuter avons confiance en toi. lets go Charles