
Bonjour à tous,
La dernière fois que j’ai donné des nouvelles, je me faisais du mauvais sang aux sélections olympiques de Vancouver. Je voulais que ma blonde Marianne et mon frère François se qualifient pour les Jeux olympiques. Ce qu’ils ont réussi… non sans m’avoir fait vivre des émotions fortes.
Jouer les spectateurs aux sélections a été plus stressant que je l’anticipais. J’étais donc bien content de me retrouver sur mes lames dans un rôle que je connais bien lors des deux premières Coupes du monde de la saison, le mois dernier, en Chine et en Corée.
Pour être honnête, je suis parti vers l’Asie un peu pessimiste et craintif par rapport à mes moyens. C’est bien beau s’entraîner avec les meilleurs patineurs canadiens, mais je n’avais pas fait de courses depuis la fin de la dernière saison. Je ne savais pas ce que je valais par rapport à mes rivaux des autres pays.
Il y a eu un peu de tout, de bonnes courses comme des malchances. Ça aurait pu être mieux, mais en fin de compte, j’ai eu de meilleurs résultats que je le croyais. J’ai obtenu une médaille d’argent au 1000 mètres à Pékin et j’ai gagné le 500 m à Séoul, en plus de podiums en relais.
Cette médaille d’or au 500 mètres m’a particulièrement satisfait. Depuis le début de l’entraînement estival, j’avais un peu de misère à haute vitesse. Ma position en entrée de virage n’était pas parfaite, j’avais de petites hésitations, je dérapais souvent. Mais dès mon premier 500 m en Chine, on dirait qu’un déclic s’est fait dans ma tête et dans mon corps. C’était revenu, je me sentais plus à l’aise sur la glace, dans les virages et tout. J’étais un peu déçu de ne pas atteindre la finale en Chine, mais j’ai quand même remporté la finale B. J’ai été récompensé la semaine suivante avec l’or en Corée. C’est vraiment réconfortant.
Ça a été plus complexe au 1500 mètre, où j’ai subi deux disqualifications, dont une largement discutable en Chine. Mais je me console à l’idée que j’ai vraiment amélioré ma stratégie, ce qui était l’objectif que je m’étais fixé avec mon entraîneur Derrick Campbell. Au lieu de toujours être à l’avant à tirer le peloton comme je le fais habituellement, j’ai été plus patient, je me suis tenu à l’arrière avant d’effectuer des dépassements clés et je n’ai pas gaspillé de l’énergie inutilement.
Globalement, je reviens des Coupes du monde asiatiques avec beaucoup de confiance, même si je sais que j’aurais pu faire mieux pour ce qui est des résultats. J’ai juste hâte de courir de nouveau devant les miens à Montréal (5 au 8 novembre) et à Marquette (12 au 15 novembre), aux États-Unis, pour, déjà, les deux dernières Coupes du monde avant les Jeux de Vancouver.
Dans les coulisses du Supermotocross
Hors de la patinoire, mon coéquipier Olivier Jean et moi avons eu l’occasion de tisser des liens avec la compagnie Red Bull aux sélections olympiques de Vancouver. J’ai été très surpris quand ils nous ont contactés. Pour l’instant, on n’a fait que discuter avec eux et on ne sait ce que ça nous réserve pour l’avenir. Ils commanditent beaucoup d’athlètes et je crois qu’ils veulent diversifier leur marché un peu plus. L’équipe et la mentalité de la compagnie sont vraiment cool. Au mieux, ils commanditeront un de nous deux… ou les deux!
En tout cas, pour le moment, ça m’a permis de vivre une belle expérience qui m’a sorti de l’univers du patinage de vitesse. Grâce à Red Bull, j’ai en effet pu découvrir le dernier Supermotocross de Montréal en coulisses avec Marianne, François, Olivier et notre technicien et ancien coéquipier Jeff Scholten.
Le vendredi précédant la compétition, on a pu assister à l’entraînement à cinq mètres de la piste du Stade olympique. J’ai vraiment été impressionné par la hauteur des sauts et la vitesse à laquelle les pilotes prennent des virages souvent très serrés. C’est assez fou ce qu’ils font. Ça a l’air assez thrillant et j’aimerais bien essayer ça un jour.
On a aussi eu l’occasion de rencontrer le pilote suisse Mathieu Rebeaud, un athlète Red Bull champion du monde de freestyle. Il a été très sympathique et c’était vraiment cool de parler avec lui.
Le jeudi soir, avec Olivier, j’ai aussi eu l’occasion d’assister à une prestation live de DJ organisée par Red Bull au Musée Juste pour Rire. Une dizaine de DJ devaient relever le défi de concevoir une pièce en direct en partant de zéro et en créant littéralement tous les sons devant nous.
C’était une première et le monde a vraiment trippé. Je ne suis pas parti trop tard, car je devais patiner le lendemain. Les Coupes du monde – et les Jeux olympiques! – arrivent bien vite. À bientôt.





























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