Les discussions sur un fédéralisme fiscal dans la zone euro font trembler les eurosceptiques, aussi connus sous le nom de “Britanniques”. Pour vous situer un peu, Angela Merkel, la vraie patronne de l’UE, essayera de convaincre ses partenaires de l’euro cette semaine de converger leurs politiques budgétaires et fiscales, donc de créer une nouvelle union fiscale. Le but est d’assurer une certaine cohérence entre les 17 pays et d’imposer une discipline budgétaire aux mauvais garnements. Après les déboires de la Grèce, l’Irlande et l’Italie, l’Europe n’a pas les moyens de se porter au chevet d’autres membres malades de leurs dettes.
Mais pour réviser les règles du jeu, il faut réécrire certains passages du traité de Lisbonne, qui lie les 27 membres de l’UE. Vous me suivez toujours? C’est là qu’entrent en scène les grognons britanniques, qui n’ont pas l’euro mais qui ont adopté le traité européen à leurs corps défendant. D’une part, ils se sentent menacés par la perspective d’une zone euro plus puissante. D’autre part, ils se disent que c’est le moment ou jamais de rapatrier des pouvoirs dans divers secteurs comme l’immigration, la pêche et l’emploi. Nombre d’entre eux aimeraient aussi voir la Charte européenne des droits de l’homme brûler dans la cheminée de Downing Street.
Des ténors du parti conservateur, dont le maire londonien Boris Johnson, exigent maintenant un veto de la part de David Cameron au sommet européen cette semaine, ou la tenue d’un référendum. L’imposition d’une nouvelle taxe sur les transactions financières, dont j’ai déjà parlé dans cette tribune, représente une autre condition, souhaitée par Merkel et Sarkozy, dont la Grande-Bretagne ne veut absolument pas. L’économie britannique, dont les industries sont moribondes, est aujourd’hui très dépendante de son secteur financier.
David Cameron a promis, lors d’une séance de questions difficile aujourd’hui, de se battre comme un bulldog pour défendre les intérêts britanniques. La réalité, comme explique le Daily Telegraph, est qu’il détient peu de marge de manoeuvre face au redoutable duo Merkel-Sarkozy, pressé de remédier à la crise de l’euro et aux 24 autres nations européennes. Il n’est pas non plus dans l’intérêt de la Grande-Bretagne de faire durer la crise dans une zone qui avale 40% de ses exportations.
En somme, David Cameron joue peut-être les bulldog dans sa cour. Mais à Bruxelles, il risque d’être accueilli comme chihuahua.










j.p.corbeil
7 décembre 2011
15h52
Ils s’ennuient de l’époque où le soleil ne se couchait jamais sur l’empire britannique. Aujourd’hui, il ne reste que le Canada qui lui est inféodé.
mich3457
7 décembre 2011
19h21
Que voulez-vous? Quand on fait disparaitre le gagne-pain de 100000 familles annuellement,qu’on augmente a peu pres tous les frais pôuvant etre augmenter,qu’on coupe dans les services donnés a la population,qu’on dirige l’économie de notre pays vers la récession,il ne nous reste pour s’en sortir que la politique extérieur,on jappe,on jappe mais………. bonne journée michel lafrance
gadur
7 décembre 2011
20h39
Mon pari c’est qu’il va se faire bouffer.
On lui souhaite bonne chance.
akka5599
7 décembre 2011
21h13
Belle image que vous avez trouvé là! Ca met au moins un peu de soleil et de rires au coeur de cet océan de mauvaises nouvelles!
Je commence à avoir peur du futur à court et moyen terme. Je me disais jusqu’à récemment que le bon sens allait reprendre le dessus, que tout le monde allait s’entendre et faire des concessions pour le bien commun… seigneur que je suis naïf…
Et demain, les banques européennes vont être décotées (les banques Brits semblent toutefois épargnées non?), donc être bien désavantagées par rapports aux concurrentes. Ca va peut être décider les dirigeants à trouver une solution commune mais dans le cas contraire, c’est le serpent qui se mord la queue… et ça va s’arrêter où tout ça? C’est le système mondial au complet qui risque d’imploser.
Bref, si notre Chihuahua vient apporter une nouvelle voix discordante à ce bazar déjà cacophonique… Oh boy, ça fait peur.
Sur ce, bonne nuit Mme Paquin, m’en vais prendre un p’tit Prozac et hop! au lit!
latour
7 décembre 2011
22h49
L’arrogance de l’angleterre. Ça me remet en mémoire un titre (réel ou fictif) en première page d’un journal londonien il y plus ou moins un siècle: “Tempête sur la Manche, le continent est isolé”.
latour
7 décembre 2011
22h53
22h49: l’Angleterre.
l_i_o_n_e_l
7 décembre 2011
23h03
Ce blogue est en ligne depuis 14:15 et pas un chat a répondu.
Pourtant c’est capital.
Dans mon livre à moi su l’Euro tombe tout le système financier va trembler comme une feuille au vent. Ceux qui ont des REER, attention a vos avoir parce si ça dégringole vous avez rien vu.
ralbol
8 décembre 2011
01h10
- «L’économie britannique, dont les industries sont moribondes, est aujourd’hui très dépendante de son secteur financier.»
Et voilà.
Des actions, des obligations, des coupons détachés, des titres, tout un tas de ti-papiers, des échanges numériques, des transactions virtuelles… toute une économie basée sur du vent.
On a évacué le réel, le concret, de l’économie et on s’étonne que des pays sombrent dans la misère à cause de «dettes».
Y’a quelqu’un qui a déjà tenu une «dette» dans ses mains? Qui s’en est échappé une sur le pied?
Sombrer dans la misère à cause d’une idée, d’un concept, qu’en plus, nous nous sommes créés…
Sombrer dans la misère tandis qu’à côté les légumes réels poussent, les fruits réels poussent, le boeuf réel broute, le minerai réel s’extrait, l’eau réelle coule…
Sombrer dans la misère parce qu’un tas de ti-papiers disent que le réel ne vous appartient plus.
Non mais quelle totale absurdité!
Et on ne comprend toujours pas pourquoi tout ça est en train de s’écrouler…