
Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, l’Europe vit son heure la plus critique depuis le Plan Marshall. Les dirigeants européens se sont mis d’accord tôt ce matin à Bruxelles pour unifier leurs politiques fiscales et budgétaires afin de freiner la crise de la dette européenne.
Tous? Non. Comme je vous l’avais prédit mercredi, David Cameron a préféré claquer la porte sur les négociations “dans l’intérêt des Britanniques”. Il a donc joint le geste à la menace et a effectivement imposé son veto aux changements voulus par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, en l’absence de garanties pour la souveraineté de la City, le sacro-saint secteur des finances britanniques.
Nicolas Sarkozy n’a pas essayé de le retenir. “Nous ne pouvions accepter les demandes (d’exemptions) britanniques parce que nous croyons le contraire: qu’une grande partie des problèmes auxquels nous faisons face dans le monde est le résultat d’un manque de réglementation des services financiers.”
La Manche s’est considérablement élargie ce matin, comme l’a si bien résumé le Financial Times. La plupart des quotidiens britanniques, sauf l’europhobe The Daily Telegraph, accusent maintenant David Cameron d’avoir isolé la Grande-Bretagne. L’Economist parle déjà de divorce.
Ce qui est clair, c’est qu’un nouvel accord fiscal rassemblera l’Europe, moins la Grande-Bretagne. Ce qui l’est moins, c’est si le navire européen va traverser la tempête, qui pourrait perdurer plusieurs années, avant que l’équipage ne le saborde.










MonsieurSylvain
9 décembre 2011
10h11
Bien sûr que l’éclatement est imminent. L’unification de l’Europe s’étant faite sur une base purement économique dès que les profits disparaissent pour faire place aux déficits chacun tire la couverte pour soi. Cette Europe unifiée, trop rapidement, ne tenaient pas compte des langues, des façons de vivre différentes, des gouvernements en place, certain soucieux du bien-être à long terme des populations, d’autres dépensiers comme il n’est pas permis. Tout n’était basé que sur les profits à en tirer, le plus rapidement possible et souvent, en transférant des emplois bien rémunérés dans des endroits ou la main d’œuvre était bon marchée; pour ne pas dire exploitée. Un bel exemple du capitalisme sauvage. Et maintenant c’est la planète qui va en souffrir.
perfide
9 décembre 2011
10h25
A l’écart du bloc continental (ou presque), il ne reste plus à la Grande Bretagne que de s’allier avec le Saint Empire de Russie, encourager la Hongrie, et les Pays Bas à la dissidence, et combattre outre mer, les intérêts du royaume de France.
mozart999
9 décembre 2011
10h44
Les Britanniques disent souvent craindre pour leur autonomie de décision et de voir couler avec un bateau qui prend de l’eau… sauf que…. ils se coulent déja tous seuls…
Alors a la place des Européens je montrerais bien la porte de sortie a M Cameron.
On verra ce qu’ils feront bien tous seuls…
chip
9 décembre 2011
11h00
C’est de l’opportunisme à l’anglaise de quitter le navire quand la tempête se lève. Ils trouveront bien le moyen d’y remonter quand la tempête se sera calmée.
kenoe
9 décembre 2011
11h12
Vers un éclatement de l’Union Européenne ?
A mon sens non, mais on se dirige vers une redéfinition du projet européen et vraisemblablement vers une plus forte intégration mais à des degrés divers et à plusieurs cercles, d’où la position intenable de la Grande-Bretagne qui n’a de fait jamais vraiment accepté son européanité toujours bercée d’illusion quant à une pseudo relation spéciale avec les Etats-Unis. Le problème c’est qu’avoir le derrière entre deux chaises ça va un temps jusqu’au moment où il faut bien choisir la chaise qui vous convient le mieux. Vous ne pouvez pas poser sans cesse vos conditions et en même temps refuser et freiner des quatre fers dès lors que l’on vous demande de mettre un peu du vôtre. L’adhésion de la GB était une erreur et son isolement croissant n’est finalement pas une si mauvaise nouvelle que ça pour ceux qui croient profondément au projet européen car elle était plus un agent de division, un parasite qu’un véritable partenaire fait d’exigences et de menaces plus que de propositions et de coopérations, bref le ver dans la pomme. Enfin c’est un bâton dans les roues de moins pour le tandem franco-allemand. La GB a perdu une belle occasion d’avoir quelques influences en s’extrayant du jeu communautaire complexe et risque de se retrouver dans la position de la vache qui regarde les trains passer sans possibilité de l’empêcher de passer sur son pré carré.
Juste une chose pour finir, l’Union continue son chemin avec l’adhésion prochaine de la Croatie.
jeanfrancoiscouture
9 décembre 2011
11h24
Les Britanniques!! Les champions de l’ambiguité et de la séparation. Faire partie de l’Europe, y compris avec un droit de veto mais tout en conservant leur propre monnaie et leurs propres règles. Pour les vrais européens, l’erreur fut de les admettre de plein droit malgré ces exceptions. Qu’ils les laissent partir.
Ce qui me peine dans tout cela c’est que l’Europe, après avoir survécu à tant de déchirements guerriers que l’on aurait pu croire rédhibitoires, risque de succomber sous les coups de la
«finance anglo-saxonne mondialisée» menée par les agence de notation, exactement celles qui n’ont rien vu, ou fait semblant de ne rien voir, quand se dessinait la catastrophe qui ne nous lâche pas depuis octobre 2007.
Avoir survécu aux bombes pour tomber sous des «I.O.U.» ( I owe you) Qui l’eût cru?
imho
9 décembre 2011
11h33
L’isolement de la Grande-Bretagne n’est pas un problème puisqu’elle a sa propre devise. Le problème principal de l’Union Européenne est un ensemble de pays qui se veulent souverains mais partagent la même monnaie sans un gouvernement central fort pour restreindre les pays moins disciplinés et/ou performants. L’autre problème, plus global celui-là, est comment prévenir les banques de prêter à ces pays à risques. Celles-ci créent une situation où ne pas les sauver à des implications internationales. Il faut essentiellement trouver un moyen de dire à ces pays que des changements sont nécessaires s’ils veulent des sous.
elvince
9 décembre 2011
11h54
Un véritable wet dream pour le telegraph. Je déteste pas ce journal, mais c’est vrai qu’il est ultra europhobe, particulièrement les commentateurs financiers.
noirod
9 décembre 2011
13h43
Même si l`éclatement officiel n`a pas lieu, l`alliance Européenne ne sera jamais plus aussi solide et confiante. Loin d`être sortis du bois du moins tant que les vraies gestes ne seront pas posés.
Déja on sent la discenscion en isolant la Grande Bretagne du tableau principal.
Ce que je comprends encore moins c`est que des acteurs importants de la scene économique mondiale ne soient pas inclus dans ces réflexions. Par exemple les américains même si c`est de moins en moins vrai constituent un partenaire majeur et doivent faire partie de la solution globale.
Or , ce qui se passe actuellement c`est que les américains vivent dans la négation , dans l`endettement et se dirigent direct dans le mur. Je comprends l`Europe de ne pas vouloir s`y frotter mais quand les U.S.A. vont planter ca va toucher tout le monde. En ce sens,la prévention serait la meilleure conseillere. J`ai l`impression qu`on est en train de construire un nouvel immeuble sur de vieux étages…
ralbol
9 décembre 2011
13h53
Quel que soit le gouvernement au pouvoir, la Grande-Bretagne en tant qu’alliée indéfectible des États-Unis, ne peut d’ucune manière faire quoi que ce soit pour encourager l’émergence d’une super-puissance qui serait capable de contrebalancer la puissance des américains dans le monde.
Les États-Unis sont bien prêts à «dealer» avec plein de petits pays, mais ne veulent pas avoir à négocier avec «l’Europe».
C’est pour cette raison que les différents gouvernements de GB n’on pas voulu adopter l’Euro (heureusement appuyés par les sondages disant que la population n’en voulait pas, ce qui, pour d’autres considérations, les indiffèrent totalement…) et qu’ils tiennent toujours le pays légèrement en marge de l’Union Européenne.
Anonymous99
9 décembre 2011
13h56
Pour les sceptiques qui croient encore au système financier pourri qui mène le monde:
L’investisseur international Marc Faber qui a prévu la plupart des crises financières a une suggestion pour les investisseurs: « I Have A Very Special Stock Tip For You. The Symbol Is G-O-L-D » !
djobert
9 décembre 2011
14h02
@MonsieurSylvain
“Bien sûr que l’éclatement est imminent. L’unification de l’Europe s’étant faite sur une base purement économique”
L’unification de l’Europe s’est faite pour contrer la menace de l’URSS… La monnaie de l’Euro a été un geste économique. Mais l’Union Européenne a été créée dans un but politique…
nigelspencer
9 décembre 2011
17h45
Racisme à part–dieu, on se croirait sur le site du Devoir–il n’y a pas que l’Angleterre qui s’est montrée prudente à certaines initiatives de l’ UE, mais on ne parle pas des pays scandinaves par exemple, non trop gênante celle-là. Quand la patience de l’Allemagne s’estompera finalement que dira-t-on? Ah là! La preuve que la prudence a ses vertus–on parle ici de réalité et non de rêve ethnocentrique–est que Europe Unie a grandi beaucoup trop vite et périlleusement. La réalité est là et non sur le dos des méchants anglo-normands!
ixelles
9 décembre 2011
20h08
La GB est un état -client des USA depuis la seconde guerre mondiale. On oublie commodément que c’est la crise américaine des banques qui a fragilisé l’économie occidentale. Les banques ne se font plus confiance. Et l’Euro menace le statut du $ us comme monnaie de référence mondiale. Du temps de l’Urss les américains seraient volés au secours de la monnaie européenne. Les États n’ont pas d’amis ,ils n’ont que des intérêts…
gillesfpelletier
10 décembre 2011
16h58
Quand on titre: Vers un éclatement de l’Europe, je me dis va-t-elle éclater puisqu’elle n’a pas vraiment existé. Les Britanniques y ont mis le pied sans, adhérer à la nouvelle monnaie connue sous le nom Euro. C’était pour tout dire organiser une véritable “Compagnie de Broche à foin”. Les Européens auraient dû obliger les Britanniques à adopter l’Euro pour leur monnaie ou les remercier et construire entre eux cette Europe unifiées par une monnaie commune, mais par bien d’autres considérations aussi. Les Anglos se sont comportés comme des emmerdeurs et on voit bien qu’ils savent jouer sous tous les tableaux.
C’est certain que l’Europe va sans doute se restructurer pour revenir au point de départ d’avant cette Europe de l’Euro. Je crois que Charles De Gaule avait déjà dit qu’il verrait mal les Britanniques dans l’Euro ou quelque chose du genre. Ça devait être une manière de les remercier pour l’hospitalité dont il avait bénéficié il y a une soixantaine d’années.
Dans les circonstances actuelles, je souhaiterais que tous reviennent à la cas départ. Que chacun reprennent sa monnaie, que l’on fasse les comptes et que l’on se mettent à la méditation pour un bout de temps.
Gilles Pelletier, Québec
LeGaulois
12 décembre 2011
08h27
@gillesfpelletier 16h58
Mon cher Général à qui j’ai serré la main en 1960 aimerait qu’on écrive son nom avec 2 L…
Le Général de Gaulle a été un visionnaire malgré quelques erreurs.
Vous écrivez : ” Dans les circonstances actuelles, je souhaiterais que tous reviennent à la cas départ. Que chacun reprennent sa monnaie, que l’on fasse les comptes et que l’on se mettent à la méditation pour un bout de temps.”
Je vous fais remarquer que si vous pensez que c’est bon pour les anglais,c’est exactement ce que désire la Nation Québécoise ostracisée à l’intérieur d’un Canada anglo-saxon qui ne lui ressemble pas.
xrayone
12 décembre 2011
12h49
Seul L Angleterre a fait un plan d austerite budgetaire, qui ressemble vraiment a un plan d austerite.
Contrairement a la France qui ne fait rien pour deplaire a son peuple d assiste sauf taxer les transactions financieres dont la majeure partie, pour Europe, se passe en Angleterre
Mh188888
12 décembre 2011
14h54
Ca peut durer encore longtemps ces histoires de dettes. C’est un peu comme quelqu’un qui decide dl’utilise au max sa possiblite d’emprunt. Autrefois on ne voyait pas ca, on attendait d’avoir l’argent avant d’acheter quelquechose. Maintenant avoir une dette est normal. Tout le monde en a. Bientot tout les pays en auront aussi. Et comme les individus, ils vont faire defaut et recommencer a neuf.
gillesfpelletier
13 décembre 2011
13h30
Le Président français, dans un coin de presse, vient d’affirmer qu’à cause des Anglais, il y a maintenant 2 Europes. Dans l’esprit des gens, quand on parle de l’Europe on a à l’esprit l’Europe continentale et une autre partie, les îles britanniques, étant à la fois séparées et reliées artificiellement du Continent; comme s’il y avait en quelque sorte deux Europes.
Gilles Pelletier, Québec
simonmathieu
13 décembre 2011
20h24
Depuis le début je le dis, La France et l’Allemagne n’ont pas desoin des autres. Si l’Euro existe encore, c’est grâce au couple franco-allemand..alrs pourquoi se faire chier à supporter à bout de bras un projet qui saigne à blanc les finances de ces deux pays.
Et vraiment les anglais…who cares about em??????
Un jour ils vont peut-être comprendre et accepter que même la France les a doublé: militairement et économiquement. Dans le fond, c’est ça que Londres ne pige pas..la France fait mieux qu’eux.
morphy75
14 décembre 2011
01h02
Le gros du probleme européen en ce moment c’est qu,il y a des fuites de capitaux dans les abris fiscaux outre-mer et les états membres européens n’arrivent plus a renflouer leurs coffres via leurs impots locaux pour combler les besoins de leurs population,alors la ils se resultent un manque de fonds a combler.Ce qui est choquant dans ce dossier c,est de voir la Grande Bretaggne faire la lecon aux autres pays europeens alors que dans leurs propres société ,ils sont les champions de l’évitement fiscal ,on n,as juste a penser de la colossale fortune de la famille royale qui est investis aux Bermudes pour ne pas a payer ses impotsau Royaume Unies.! Autrement dis la Grande Bretagne veut le beurre et l’argent$$ du beurre et ne prendre aucun risque et aucun sacrifice..!
gadur
14 décembre 2011
15h42
Je ne suis certainement pas prêt à vendre la peau de l’Europe à ce moment ci, mais je reconnais qu’ il se peut que les Britanniques aient vu juste.
Si toutefois ils se trompent, je crains qu’ils n’assistent à des évènements aussi loufoques que la séparation de l’Écosse, puis son rattachement à la zone Euro.
Good Luck guys!
bimo
15 décembre 2011
04h27
L’union européenne cette organe mondialiste et non démocratique va tomber c’est certains , les gens sérieux le disent depuis longtemps mais la presstitution ne voulait rien entendre . Les européens ont voter NON au traité de lisbonne mais on leur à quand même enfoncer dans la gorge à défauts d’ailleurs….Quel mascarade oligarchique , les anglais ( la city) avaient raisons de ne pas joindre cette blague qu’est l’euro . La sortie de l’euro est une évidence depuis belle lurette pour les connaisseurs, mais nos journalistes sont toujours à la traine.
bimo
15 décembre 2011
04h36
@chip
Lollll Vous croyez que l’union européenne et l’euro subissent simplement une petite crisette et que la tempête va passer ? Oublier ça l’ami ,l’union européenne va imploser et plusieurs pays vont sortir de ce merdier.
Je conseils fortement à tout les personnes en manque de connaissance de la situation économique réel de l’Europe, de découvrir l’économiste et écrivain Pierre Jovanovic. Très intéressant sur plusieurs points occulter par les médias européens et américains.
john-james
18 décembre 2011
12h59
Qu’ils interdisent tout les 63 Paradis fiscaux pour tout les Européens sinon sanction extrême,mais la je rêve! car les élues ont été mit en place par ceux la même qui ont des Paradis fiscaux!
Les grand ensemble non jamais fonctionné alors pourquoi l’euro? l’Angleterre perdra l’Écosse dans sont girons économique privilégié UK en 2015 déja avec 50% en faveur d’un oui! l’avenir n’est pas aussi gagné d’avance pour eux aussi.
mikemontreal
19 décembre 2011
08h55
Ces sure que les Brits et sa majesté…notre souveraine ne veut pas que l EU viennnent se mettre les nez dans leur magouille financiere et tous ce cash plus ou moin propre des oligarches russes et arabes qui est bien lessiver dans leur systeme financier, l immobilier, et toutes sortes d autre gimmick. Le Royaume Unis a realiser que de la seul industrie ou ils peuvent encore concurencer le monde a part les biscuit au butterscotch ces de brasser du cash et le faire rouler. Alors sont pas pour commencer a laisser Brussel et le EU jouer dans leurs livre et poser des questions embarassantes… let the cash flow in and we will be all right !
respectable
19 décembre 2011
18h35
Pourtant les séparatistes du québec nous vendaient ce type de fédération. Voyez bien que ça ne fonctionne pas.