C’est le genre d’anniversaire qui passe inaperçu. La preuve, personne (dans les médias, du moins) n’avait souligné ses 10 ans. Mais pour tous ceux qui vivent avec un trouble de la personnalité limite (TPL) au Québec, c’est le genre d’anniversaire qu’il ne faut pas oublier, le genre d’événement qui crée un «avant» et un «après».
Avant que la Clinique du faubourg, qui a fêté ses 15 ans cet automne, n’ouvre ses portes à Québec, personne ne savait quoi faire avec les TPL. Si on les hospitalisait, leur état se dégradait — et on ne connaissait aucun traitement efficace de toute façon. En outre, comme ces patients sont caractérisés par une peur du rejet et une grande instabilité (de l’image de soi, des relations interpersonnelles, de l’humeur), leur présence était souvent très dérangeante pour le personnel et les autres patients. Mais comme ce sont aussi des gens qui ont des taux de suicide aberrants, il n’était pas toujours possible de les retourner chez eux.
Vous voyez le genre de cul-de-sac que cela représentait pour tout le monde, en particulier pour les patients…
Il y a 15 ans, donc, le Dr Evens Villeneuve est revenu de Californie avec une approche nouvelle traiter pour les TPL. S’il ne l’a pas inventée, il a certainement contribué à la peaufiner, l’adapter, l’améliorer. Et c’est par sa clinique qu’elle a pu essaimer partout au Québec, où elle fait maintenant partie des traitements de «première ligne».
Je souligne cet anniversaire dans cet article paru ce matin dans Le Soleil.










incubus
10 janvier 2012
10h20
J’aurais tellement voulu savoir que ce genre de ressource existait à Montréal il y a cinq ans, au pire de mes crises quand j’étais en train de devenir un danger pour moi-même et les autres. Je suis passé par la psychiatrie, à la place. Heureusement, un médecin a pris mon cas au sérieux, sans m’étiqueter sans détour comme un manipulateur incurable ou un cas de psychopathie.
Comme personne souffrant de TPL (high-functioning BPD en anglais), en plus de traits de personalités narcissiques et antisociales, je suis un des rares cas qui a réussi à apprendre à modérer ses pulsions et ses comportements par l’aide médicamenteuse et un suivi psychiatrique. Je suis maintenant sans médicament et je vis mieux mes hauts et mes bas, et j’accepte mieux mes traits de caractère et de personalité. Mais je suis content de savoir qu’une telle ressource est disponible pour les cas plus lourds, où ils seront traités et non condamnés au manque d’écoute perpétuel.
respectable
10 janvier 2012
15h30
Depuis les travaux de Eisenstein en 1949 principalement, on utilise le vocable de « border line » traduit en Français en par « cas limites » ou le plus souvent par « état limite » Ce dernier terme est abondamment employé et utilisé de façon courante par les chercheurs Israéliens dans leurs recherches depuis 1966.
Par contre, les travaux de certaines écoles de premier ordre divergent encore quant à la position nosologique précise devant être accordée à de telles organisations de structure de personnalité.
Pour certains, il semble s’agir d’une forme mineure de psychoses et, en particulier, de formes très mineures de schizophrénie. Il s’agit d’un point de vu développé par H. Ey et ses collaborateurs d’une religion que nous ne nommerons pas pour éviter tout dérapage. Or, les critères nosologiques de la schizophrénie varient d’une école à l’autre. Le Dr Porot (1965) rappelle qu’il y a lieu de se montrer très prudent quant aux formes atypiques de cette affection.
Je publie, pour cette fois-ci, afin de vous signaler que je ne tolérerai plus ce genre de commentaire. Profiter d’un billet pour glorifier un groupe une fois de temps en temps, passe encore. Mais le faire systématiquement, c’est une vraie farce, et elle a assez duré.
J’en profite pour corriger la perception erronée qu’on pourrait avoir en lisant ce commentaire. Sous la plume de respectable, on pourrait comprendre que Henri Ey était juif ; or (bien que plusieurs Juifs aient grandement fait avancé la psycho) Henri Ey est né dans le sud de la France, dans une famille catholique d’origine catalane — voir ici.
JFC
ppierluc
10 janvier 2012
16h56
@respectable
Ne mélangez-vous pas structure de personnalité limite et trouble de la personnalité limite?
incubus
10 janvier 2012
17h20
@respectable
Foutaise avec votre argumentation antédiluvienne et presque post-constructiviste, qui datent de l’Antiquité en matière de recherche en psychologie et psychiatrie. Comme si le TDL n’était qu’une construction de l’esprit, un simple bobo mal identifié, à la limite de “l’épilepsie affective” et autres concepts passés dates de ce genre, et non pas un trouble de la personnalité qui peut mener à la mort d’individus si laissé ignoré.
Dois-je rappeler que le TDL fait partie du récent ADA-DSM V, est reconnue par toutes les association de psychiatrie et de psychologie du monde civilisé, en plus de toute les organisations nationales de santé comme Santé Canada et le National Institute of Health aux États-Unis? Que de la recherche actuelle se fait au quotidien ici, maintenant, avec des conceptions modernes qui réfutent entièrement vos petites “conclusions”?
Au contraire, le débat actuel se situe surtout sur le traitement approprié et le fait que pour beaucoup de malades, l’étiquettage TDL est utilisée très arbitrairement pour identifier une personne manipulatrice, émotionellement désordonnée, ou hystérique. De plus, certains médecins refusent carrément de traiter des TDL de peur de se faire manipuler, se passent le ballon sans vraiment savoir où orienter ses patients et vont jusqu’à ordonner leur hospitalisation ipso facto.
De plus, on a décelé une tendance à utiliser ce diagnostic en plus large proportion aux femmes, alors que les hommes ont tendance à se faire diagnostiquer comme personalités narcissiques ou antisociales à cause de leur plus forte tendance aux “acting out”, comme des assauts, bagarres, tendance à agir hors des normes de la société, leur manque d’empathie, et leur sexualité débridée et autres comportements compulsifs pour fuir la réalité.
respectable
10 janvier 2012
17h36
Voici la liste de noms des premiers auteurs qui considèrent les états limites comme constituant une entité nosologique indépendante : V.W. Eisentein (1956), M. Schmideberg (1959), A. Stern (1945) O. Kernberg (1954). Ce sont les premiers qui ont placés en évidence les arguments déterminents.
@JFC: Vous pouvez donc remplacer “chercheurs Israëliens” par “chercheurs Français” dans le premier paragraphe de mon 15h30. Me suis planté et ce n’est pas la première fois.
Toutes mes excuses aux lecteurs surtout Français.
respectable
10 janvier 2012
17h47
@ppierluc: Je parle de l’astructuration “État limite” . Le trouble se reconnaît à son penchant vers le tronc psychotique plus que névrotique. Un seul symptôme ne signe pas la structure. D’où la difficulté à les classer.
respectable
10 janvier 2012
17h57
Rectification (17h47) Le trouble se reconnaît à son penchant vers la psychose plus que vers la névrose.
jim777
10 janvier 2012
18h03
Je connais quelqu’un qui a l’air de vivre avec un trouble de personnalité limite.
Je n’en suis pas sûr parce qu’il ne me l’a jamais dit.
Mais le pauvre gars est très insécure et insiste tellement pour ne pas qu’on le rejette que c’est ce qui finit par arriver.
Il va passer en une fraction de seconde de la joie la plus extrême à la détresse la plus profonde si on est pas d’accord avec certaines de ses affirmations sur lui-même.
Des affirmations soit narcissiques, soit d’une nature auto-critique extrêmes.
On ne peut évidemment pas être franc avec lui sans risquer de le contrarier.
Il lui arrivait de se fâcher chez lui avec sa blonde et de tout démolir, faire des trous dans les murs, lancer son chat sur le mur etc.
En plus il a un gros problême de consommation.
Après il s’en sort en tournant ça à la blague parce qu’il a un excellent sens de l’humour, un grand talent d’imitateur et un excellent sens de la répartie.
Il arrive à se trouver de l’emploi et à fonctionner quand même mais il n’a presqu’aucune possessions et change souvent de logement.
J’ai essayé de l’aider en lui faisant faire du dessin et de la musique.
Je me dis souvent qu’il n’en a plus pour bien longtemps s’il continue comme ça.
C’est quand même triste à voir, quand je l’ai connu au secondaire c’était quasiment le gars le plus populaire de l’école.
walt68
10 janvier 2012
20h08
@jim777,
Il me semblait que la personnalité limite touchait exclusivement le genre féminin.
*******
Pour votre connaissance, se peut-il qu’il ait été abandonné ou qu’il ait eu une mère absente ? de là le sentiment de rejet persistant ?
respectable
10 janvier 2012
20h23
incubus: j’ai affirmé que le TPL était une entité nosologique indépendante avant d’avoir lu votre commentaire puisqu’ils furent approuvés en même temps. Je dis que le TPL est une psychopathologie distincte de la psychose et de la névrose et une structure de personnalité distincte. Cependant, comme le démontre le commentaire de Jim777, elle se confond souvent avec la psychose. Mais un diagnostic erroné de TDL est moins grave qu’un diagnostic erroné de psychose. Un psychiatre « pas sûr » va préférer les classer « TPL » au début. Genre de diagnostic fourre-tout lorsqu’on n’est pas certain ou qu’on manque de temps.
C’est la manipulation excessive, un symptôme de la maladie qui finit par définitivement par les démasquer.
respectable
11 janvier 2012
08h09
Mais beaucoup de TPL correspondent à des structurations imparfaites ou inachevés; on peut rencontrer, dans bon nombre de cas et pendant fort longtemps, des possibilités, soit de changer encore le cours des choses dans la voie structurelle, soit de voir s’arrêter l’Évolution structurelle, pour une durée très variable d’un sujet à l’autre, sur le palier d’une simple agénésie latentielle qui n’aurait en soi rien de définitif.
Mais le TPL n’est pas ma tasse de thé. Je m’intéresse davantage à la caractérologie que je considère comme une science destinée à préciser les carrefours métapsychologique visibles entre les multiples manifestations possible émanant de telle ou telle structure de base comme on peut les déterminer chez les commentateurs de commentaires sur les blogues.
jim777
11 janvier 2012
08h26
@ walt68
Bonjour.
J’ai aucune idée de ce qu’il a.
Le simple fait de lui demander le ferait se sentir très contrarié.
Mais il a plusieurs des symptômes décrits plus haut . C’est pour ça que je voulais savoir si quelqu’un pouvait confirmer mon intuition.
C’est aussi un excellent manipulateur, il sait jouer sur toutes les cordes émotionelles et se fâche quand ça ne fonctionne pas.
Y-a-t-il vraiement des maladies mentales excusivement réservées à un seul sexe ?
Ä part la dépression post-partum ?
dcsavard
11 janvier 2012
14h12
Moi aussi la question de jim777 m’intéresse. Est-ce qu’il y a vraiment des maladies mentales qui n’affectent que les personnes d’un genre particulier? Qu’il y ait des taux de prévalence plus élevés chez les uns que chez les unes et inversément, disons que nous nous y attendons, mais qu’une maladie mentale cible précisément un genre plutôt qu’un autre, je demande à voir. Pas que ce soit impossible si c’est lié à des causes physiologiques particulières à un genre, mais ça serait intéressant d’avoir confirmation ou infirmation.
gl000001
11 janvier 2012
15h37
@jim777
Il y a les psychoses puerpérales. Encore relié à l’accouchement, mais avant.
Parfois la ménopause ressemble à une maladie mentale.
Il y a la pentheraphilie (!). Ca, c’est réellement malade !!
gl000001
11 janvier 2012
15h39
Oups. La pentheraphilie peut arriver aux femmes également. Ou avais-je la tête ?
respectable
11 janvier 2012
16h07
>>>Est-ce qu’il y a vraiment des maladies mentales qui n’affectent que les personnes d’un genre particulier?-dcsavard
________
Réponse OUI. Une structure névrotique ne pourra jamais faire une psychose (1) et ne sera jamais TPL.
C’est assez simple. Il existe 2 grandes structures de bases.
La lignée structurelle psychotique : 33% des gens
La lignée structure structurelle névrotique : 33% des gens
Puis il y a les structurations comme le tronc commun des états limites : 33% des gens
La plupart, je dirais la grande majorité des gens fonctionnent bien et ne décompenseront jamais en psychose ni en névrose. Notez qu’on peut revenir d’une névrose mais jamais totalement d’une psychose.
Personnellement, je crois qu’il y a plus de % filles de structure névrotique que les hommes mais la littérature n’en parle pas.
Facile à déterminer, un névrosé va aller consulter par lui-même, un psychotique décompensé jamais. Pour lui ce sont les autres qui sont malades. Les TPL ça dépends de leur environnement. S’ils sont seuls ils vont y aller d’eux-mêmes. S’ils vivent en famille ils n’iront pas. C’est la famille qui va les amener.
(1) Un névrotique peut faire une psychose temporaire de la durée de la demi-vie de substance psycho active qu’il a consommé comme la cocaïne.
PS.: Votre tout dévoué est d’une lignée structurelle névrotique non décompensée. Cela signifie que je ne pourrai jamais faire de psychose. Je n’aurai jamais d’hallucination visuelle ni auditive. Je suis condamné au monde réel. Créativité limitée ect.
walt68
11 janvier 2012
18h44
@jim777,
Il faudrait aussi savoir si l’objet de votre «étude» a subi de la maltraitance et-ou des lésions au cerveau en bas âge. Si c’était le cas, cela pourrait être une piste de compréhension.
Cela étant dit, je trouve incroyable de penser que l’humain est complexe et un objet d’étude sans fin.
walt68
11 janvier 2012
18h47
@jim777,
J’oubliais, il semble que les hommes aussi peuvent être tout autant frappé par les troubles de la personnalité limite, mais qu’ils consultaient moins que leurs pendants féminins.
jim777
12 janvier 2012
11h46
@ walt68
La prochaine fois que je le vois, je prendrai le risque de lui demander s’il aimerait reçevoir de l’aide pour sa situation.
Si oui, je lui mentionnerai ceci:
http://www.carrefourtpl.com/
Pour qu’il aille y faire un tour.
Quant aux maladies mentales spécifiques au sexe masculin ou féminin, j’ai fait un peu de recherche mais ce que j’ai découvert, c’est surtout qu’il y a un tabou idéologique à approcher ces questions-là.
Pas étonnant si on considère que Larry Summers, ancien recteur de Harvard, fut congédié pour avoir osé dire que les femmes avaient généralement moins d’attrait pour la chose scientifique.
Ce qui est vrai si entre autres, on considère la liste des prix Nobels en grande partie composée de chercheurs masculins alors qu’en même temps il y a plus de femmes que d’hommes dans les universités.
On parle du congédiement de M. Summers ici:
http://www.slate.com/articles/health_and_science/human_nature/2005/01/dont_worry_your_pretty_little_head.html
Heureusement les choses sont en train de changer.
Il serait absurde de considérer que la différence génétique XX et XY soit bloquée au niveau du cou et ne se rende pas au cerveau.
walt68
12 janvier 2012
19h20
@jim777,
Est-ce que vous accuseriez le comité de sélection du Prix Nobel d’être un Boy’s club ? Vrai qu’il y a pus de femmes dans les universités, mais quelle est la proportion de femmes dans les sciences et dans les écoles polytechniques ?
Aussi, se pourrait-il que l’esprit plus aventurier des mâles les poussent plus à oser prendre des voies alternatives pour s’attaques à des questions ? En science, j’ai la conviction qu’il faut plus que de l’intelligence et de la méticulosité pour innover. Mais. je suis certain que l’éducation devra briser le bloc du conformisme afin de permettre aux esprits curieux et innovateurs de s’épanouir.
jim777
13 janvier 2012
10h16
@ walt68
Rebonjour.
Le comité de sélection du prix Nobel selon moi n’est pas un “boy’s club”. Il n l’a jamais été.
Au contraire la première personne à recevoir deux prix Nobel en Sciences fut Marie Curie au début du siècle dernier.
Contredisant ainsi bien des fausses accusations issues de l’idéologie féministe.
Et je suis entièrement d’accord avec ce que vous dites:
“Aussi, se pourrait-il que l’esprit plus aventurier des mâles les poussent plus à oser prendre des voies alternatives pour s’attaques à des questions ?”
On efface pas des centaines de millers d’années d’adaptation génétique masculine avec une idéologie.
Si les mâles prennent plus de risques et sont plus aventuriers, en science et ailleurs, c’est parce que nos ancêtres préhistoriques masculins devaient affronter une nature sauvage et extrêmement dangereuse pour nourrir leur propre progéniture et le clan au complet.
Le petit de l’homme, contrairement aux autres animaux, se développe très lentement et est très vulnérable entre 0 et 6 ans. Et il avait besoin d’être encadré par sa mère tout ce temps là jusqu’â ce que son père lui apprenne à chasser à son tour.
Ça s’est inscrit dans nos gènes et chaque sexe s’est ainsi spécialisé, intellectuellement et autrement, pour permettre au petit de l’homme de se développer aux époques passées et donc à l’espèce humaine de survivre jusqu’â nos jours.
Il n’était pas rare que durant la chasse préhistorique nos ancêtres chasseurs doivent accepter de mourir pour approvisionner le clan en nourriture.
Ça implique une attitude différente de celle de la femme face à l’exploration, au risque, au courage et à l’auto-sacrifice.
Une attitude qui se devait d’être innée.
Une tendance aventurière propre au sexe masculin et inscrite dans nos gènes que nimporte qui peut encore observer de nos jours en comparant les jeux que préfèrent les garçons et ceux que préfèrent les filles dès leur plus jeune âge.
Indépendemment de tout endoctrinement sexiste réel ou imaginaire tel que décrit par les idéologues féministes.
walt68
13 janvier 2012
19h48
@jim777,
Pas pire votre intervention et votre interprétation anthropologique, mais un éclair vient de jaillir de ma tête. Je vous la lance :
Au primaire, les garçons, qui viennent tout juste de sortir de sous les jupes de leurs mères, sont en retard sur les filles dans le domaine des habiletés langagières, ainsi que du point de vue de la maturité physique…
Puis, vient la puberté et les gars grandissent, grossissent, deviennent plus forts, reprennent le
retard au niveau langagier et… deviennent plus confiants et plus aventuriers… et osent explorer des recoins inédits… sans compter que le développement psychosexuel du mâle pourrait lui donner en masse de drive, de courage et d’envie de défoncer des portes afin de conquérir les coeurs (sexe) des filles…
P.S. Mein name ist nicht Freud… Ha, Ha, Ha !
respectable
14 janvier 2012
09h49
Je peux vous certifier que certains types de fille sont vraiment « aventurières ».
jim777
14 janvier 2012
13h22
@ walt68
Re-rebonjour.
Vous dites:
“Au primaire, les garçons, qui viennent tout juste de sortir de sous les jupes de leurs mères, sont en retard sur les filles dans le domaine des habiletés langagières, ainsi que du point de vue de la maturité physique… ”
Ça c’est une autre observation intéressante qui mérite réflexion.
Les capacités langagières des filles sont-elles innées, et si oui pourquoi ?
Si on revient à l’anthropologie, les femmes seraient mortes plus souvent, et leurs enfants aussi si elles avaient dû partir à la chasse et risquer leurs vies au lieu de rester en sécurité quelque part.
Réduisant ainsi la capacité reproductive de notre espèce et peut-être même sa survie.
De plus, quand les hommes revenaient de la chasse, il fallait convaincre ceux-ci de partager la nourriture avec elles et leurs enfants.
Moi je pense que les capacités langagières des femmes sont venues de là.
Et se sont inscrites dans leurs gènes XX à ce moment là aussi.
Les rapports de pouvoir entre les hommes et les femmes préhistoriques aurait de surcroît étés fortement débalancés si la capacité de chasser masculine n’avait pas été contrbalancée par une capacité féminine équivalente.
Faut pas oublier que les sociétés préhistoriques étaient matriarcales.
Et c’est quand même surprenant qu’on ait trouvé des squelettes de femmes âgées incapables de se nourrir elles-mêmes, incapables de séduire, plus capables de procréér, mais quand même capables de convaincre les chasseurs de partager les fruits de leur chasse avec elles.
J’imagine qu’aux époques préhistoriques comme aujourd’hui, les hommes préféraient payer une pension alimentaire plutôt que de s’obstiner.
Encore aujourd’hui les capacités verbales féminines innées sont encore bien efficace pour amadouer, manipuler, culpabiliser, ou se faire aider de toutes sortes d’autres façons par un homme.
Seulement ça mène à notre époque à des dérives inacceptables.
Les sans-abris qui sont en majorité masculins par exemple, qui couchent dehors parce qu’il n’y a plus de place dans les rares refuges qui existent ou qui se font tirer par la police alors qu’il existe d’autres moyens de maîtriser quelqu’un en crise reçevraient un tout autre traitement médiatique, gouvernemental et social s’ils étaient des femmes.
J’y vois là une incapacité innée des hommes à demander de l’aide, pour eux-mêmes et pour les autres hommes et une incapacité chronique de nos sociétés à vouloir leur en donner.
Bref on donne moins aux hommes qu’on ne le devrait.
À l’autre extrême, on donne plus aux femmes qu’on ne le devrait.
Nos sociétés acceptent le fait qu’une conjointe décide unilatéralement de se séparer, de partir avec la moitié de la fortune du conjoint sans que celui-ci ne puisse s’y objecter.
Même si les femmes d’aujourd’hui sont autosuffisantes financièrement grâce à la technologie et au contrôle des naissances.
Le divorce de Paul McCartney lui a coûté plus de 40 millions et je suis pas mal certain que Heather Mills n’a jamais fait partie des Beatles, de Wings, ou tenu une guitare de sa vie.
Le divorce de Tiger Woods lui a coûté 100 millions alors qu’Erin Nordegren n’a probablement jamais tenu un fer numéro 9 de sa vie sauf peut-être pour démolir la Cadillac Escalade de Woods.
J’y vois là encore une fois un talent verbal et psychologique féminin inné, encore bien présent aujourd’hui, qui permet aux femmes de s’approprier la capacité de travail hommes et les fruits de ce travail.
Un talent qui se manifeste par l’obtention par les femmes de bien plus, avec bien moins d’efforts et de risques que les hommes.
Tout comme durant la préhistoire.
P.S. Mein Name ist nicht Freud entweder ;-D
walt68
14 janvier 2012
19h34
Donc, les femmes auraient appris à utiliser l’intelligence, la persuasion voire manipulation plutôt que la force et leurs exploits à la chasse ou à la guerre pour prendre de l’influence sur leurs partenaires… possible, généralement, mais, si vous alliez sur wiki et que vous tapiez : amazones, vous prenderiez connaissance que des cas de femmes guerrières ont ponctué l’histoire.
Le cas le plus probant est celui des «amazones du Dahomey»… L’aventure d’une élites guerrières toute féminine, j’en avais pris connaissance en lisant un ancien numéro de la revue Historia, il y a quelques années.
jim777
15 janvier 2012
13h25
@ walt68
Entièrement d’accord.
Diane était la déesse de la chasse chez les Romains et on a retrouvé les restes d’une “Gladiatrice” dans une arène Romaine en Angleterre.
http://en.wikipedia.org/wiki/Gladiatrix
Mais si 10 femmes partent à la chasse et qu’il n’en revient qu’une seule, la capacité reproductrice du clan vient d’être divisée par 10.
Si 10 hommes partent à la chasse et qu’il n’en revient qu’un seul, il peut théoriquement être le père de toute la prochaine génération.
Je pense que les civilisations qui envoyaient leurs femmes au combat et à la chasse ont sûrement existé, mais comparativement à une civilisation où l’homme accomplissait ces tâches, elles ont été menées à l’extinction.
Et c’est un peu ce qui est en train de malheureusement arriver au Québec de souche.
Trop de femmes ont préféré faire carrière au lieu de faire des enfants.
Aujourd’hui le Québec a perdu son poids politique au sein du Canada, doit recourir à l’immigration pour contrer sa dénatalité record et le phénomène de la “pyramide inversée” verra de moins en moins de jeunes devoir supporter financièrement de plus en plus de babyboomers vieillissants et malades à cause de la chute des naissances depuis 40 ans.
Selon moi, c’est dommage mais dans quelques décennies les Québécois de souche seront une minorité au Québec et on parlera de moins en moins français dans cette province. Simple logique mathématique.
Mais c’est une toute autre discussion que celle amorcée par l’article alors je vous laisse le dernier mot et vous souhaite un bon après-midi. ;-)
walt68
16 janvier 2012
18h55
@jim777,
Ce qui est intéressant, c’est que chez certains peuples, comme les Mongols, les femmes devaient apprendre à combattre non pas pour guerroyer, mais pour se protéger eux et leurs enfants alors que les hommes chevauchaient le Monde connu.
Concernant la démographie, nos gouvernements à tendances socialistes tentent, depuis au moins 30 ans, d’effacer nos références historiques… Comme l’URSS et les pays du Pacte de Varsovie. Ils l’ont essayé, mais tout c’est écrasé… et plusieurs conflits armés ont éclaté dont celui mettant fin à la République yougoslave.