Il existe une collection de bouquins de vulgarisation qui paraissent depuis quelques années avec un titre préformaté plutôt accrocheur : «Juste assez de (insérez un nom de science ici) pour briller en société» — traduction libre et franchement réussie de «50 (nom de science) Ideas You Really Need To Know». S’il faisait partie de cette collection, le dernier ouvrage de Marcel Lacroix, professeur de thermodynamique à l’Université de Sherbrooke, s’intitulerait sans doute «Juste assez de connaissances sur l’énergie pour briller en société», avec en sous-titre : «Et passer pour un suppôt du nucléaire, mais c’est une autre question».
L’énergie au quotidien, puisque c’est son vrai titre, vise en effet d’abord à donner à Monsieur et Madame Tout-le-Monde une bonne base en sciences de l’énergie. Tâche dont il s’acquitte, ma foi, remarquablement bien. Sa décision de reporter le détail des calculs en annexes pour réserver le corps du texte au raisonnement y est d’ailleurs assurément pour quelque chose. L’ensemble coule de source.
Après un premier chapitre un peu scolaire, mais incontournable, qui sert à définir les concepts et à placer le vocabulaire, l’auteur les applique aussitôt à une question aussi concrète que captivante : de combien d’énergie le corps humain a-t-il besoin pour vivre — à peu près 3 kilowatts-heure (kWh) par jour. Dans un troisième chapitre, M. Lacroix fait le même genre de calcul, cette fois-ci avec le train de vie de l’homme moderne, sa diète, ses transports, ses gadgets ainsi que l’énergie qu’il faut pour fabriquer et faire fonctionner tout cela. Et la «facture humaine» devient alors autrement plus salée : environ 210 kWh par personne et par jour, dans les sociétés occidentales.
Le reste du livre consiste à explorer ce que notre appétit énergétique inégalé dans l’histoire — trois fois supérieur per capita aux sociétés industrielles du XIXe siècle, avec une population mondiale qui a quadruplé depuis et qui converge vers notre mode de vie ! — nous réserve pour l’avenir. Et le choix qu’y décrit M. Lacroix n’a rien particulièrement jo-jo : a) on ne change rien à nos habitudes et on provoque une catastrophe climatique à force d’émettre du CO2 ; ou b) on finit par diminuer notre train de vie, de notre plein gré ou (plus vraisemblablement) à la suite d’une crise qui nous y contraint. Heureusement que le chercheur parsème son texte d’une (belle) touche humour…
Et les énergies renouvelables dans tout ça, vous dites ? M. Lacroix les décrit comme des compléments intéressants, mais la conversion de nos économies à ces formes d’énergie, si elle survient, prendra des décennies, et il faudra ensuite vivre avec leurs inconvénients. Parmi ceux-ci, l’auteur aborde évidemment les «grands classiques», comme leur intermittence et leur distribution géographique très inégale — encore que, sur ce dernier point, on pourrait certainement lui répondre que toutes les ressources sont distribuées inégalement sur la planète et que cela n’empêche pas le monde de tourner. Mais le point sur lequel notre chercheur insiste le plus est moins connu, même s’il est sans doute le plus fondamental de tous : la densité de puissance, c’est-à-dire le nombre de watts par mètre carré de territoire accaparé par la production d’énergie.
De ce point de vue, plaide M. Lacroix, les renouvelables ne soutiennent tout simplement pas la comparaison, demandant selon le cas des dizaines, voire des centaines de fois plus d’espace que les énergies fossiles pour produire la même puissance. Le constat, dit-il, est «implacable : la densité de puissance des énergies renouvelables est incompatible avec la densité de puissance que requiert le monde technologique que nous avons construit». En d’autres termes, satisfaire nos «besoins» actuels avec des énergies vertes demanderait d’occuper d’immenses espaces aujourd’hui à l’état de nature — état que ces énergies vertes sont censées préserver… Retour à la case départ : on fait des sacrifices, ou on fonce dans le mur.
L’efficacité énergétique ne permet-elle pas de faire plus avec moins, objectera-t-on ? En principe, oui. Mais dans les faits, c’est un mirage, puisqu’elle conduit à un drôle d’effet, nommé paradoxe de Jevons, du nom de l’économiste qui a démontré que tout gain en efficacité énergétique a tendance à être simplement dépensé autrement. Il n’y a, pour s’en convaincre, qu’à regarder l’évolution des voitures depuis 20 ans : on n’en a jamais construites d’aussi efficaces ; mais les constructeurs ont profité de leurs gains pour augmenter la puissance des moteurs. Si bien que nos autos brûlent aujourd’hui nettement moins d’essence par cheval-vapeur que dans les années 80, mais comme elles ont plus de chevaux-vapeur, elles ne sont pas beaucoup moins gourmandes qu’avant…
En fait, la seule issue que voit M. Lacroix à notre cul-de-sac énergétique passe… par l’énergie nucléaire. Ce n’est guère étonnant de la part d’un scientifique qui est ingénieur nucléaire de formation, mais ses arguments méritent que l’on s’y attarde. Pas de gaz à effet de serre. Pas de problème de densité de puissance — c’est même un euphémisme. Des réserves de combustibles suffisantes pour des milliers d’années (en comptant le thorium-232). En outre, les déchets nucléaires sont beaucoup moins ardus à gérer qu’on le dit, plaide l’auteur, parce que leur toxicité diminue avec le temps (plus vite qu’on le croit) et que leur volume (environ 50m3 par année pour une centrale moyenne) est beaucoup, beaucoup moindre que celui qui est produit par les carburants fossiles.
Bref, de bien beaux avantages. Mais comme les centrales nucléaires coûtent très cher à construire (mais peu à exploiter), le marché, qui cherche le profit à court terme, préfère nettement les centrales aux charbon ou au gaz, qui demandent un investissement de départ beaucoup moindre (même si elles coûtent plus cher à exploiter). Et des «groupes organisés», comme les appelle M. Lacroix, ont complètement discrédité le nucléaire aux yeux du public, si bien qu’«à défaut de construire des centrales nucléaires qui génèrent de l’électricité propre et décarbonée, il a fallu construire, pour répondre à la demande croissante, des centrales thermiques dont la plupart fonctionne au charbon. Force est d’admettre hélas que les intentions et les intérêts de ces groupes de pression n’ont rien à voir avec la préservation de l’environnement», écrit-il, apparemment un brin amer.
Alors après la réduction de notre train de vie et la catastrophe écologique, il y aurait bien une option c) à notre dilemme énergétique. On pourrait sans doute reprocher à l’auteur de ne pas l’avoir explicité davantage — son raisonnement y mène tout droit, mais sa conclusion prend la forme d’une hésitation et manque franchement de clarté —, mais elle est là. Politiquement infaisable, soit, mais le fait qu’un expert compétent et indépendant comme M. Lacroix la défende publiquement lui redonne un peu de «lustre» et la ramène au moins dans les choix de réponse théoriques.
Alors, chers blogueurs… Quelle case cochez-vous : a) business as usual ; b) la décroissance ; c) le nucléaire ?










dcsavard
17 janvier 2012
17h56
Le nucléaire, mais en version améliorée: http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2417.htm
L’avantage du réacteur piloté par accélérateur est indéniable. Il ne peut pas s’emballer et les déchets sont incomparablement moins toxiques qu’avec les réacteurs classiques.
onbo
17 janvier 2012
18h07
d) la raison
J’estime que 20 à 40% des déplacements auto tout partout dans le monde le sont pour aller au travail et sont voulus pour maintenir l’usage du pétrole et de l’automobile, question, disent-ils pour ne pas faire vaciller l’économie… On jurerait que personne ne sait au FMI, à la Banque Mondiale, à l’ONU, ainsi que dans toutes les chancelleries et gouvernements du monde que près de la moitié du travail mondial réel effectué pourrait se faire dans des coopératives de travail tout près du domicile, grâce tout simplement à l’interconnexion et le web.
La hausse de productivité ainsi gagnée compenserait largement pour la perte de quelques centaines de millions de voitures par année non construites, compensées par un meilleur transport en commun, un revenu discrétionnaire davantage consacré à l’éducation, au soin de sa santé par l’activité physique, etc. La liste est quasi sans fin. Il ne s’agit pas de détruire l’auto, mais de cesser de la considérer comme un fétiche.
Le hic. Nos drogués intellectuels tout puissants, dopés aux hydrocarbures qu’ils tiennent à nous vendre pcq ils en contrôlent la source, du pétrole, du gaz naturel ou de schiste, ou de sables bitumineux ou autres vont-ils facilement oser avancer dans le 3e millénaire, quitte à shifter back de milliardaires à simples millionnaires? Et nos dopés aux machines à 4 roues qui ne peuvent concevoir un monde où, en se levant le matin, on ne starte pas le char, eux, vont-ils aussi oser avancer dans le 3e millénaire? Difficile à dire.
Je ne contredirai pas monsieur Lacroix sur la base de ses hypothèses. Tout comme je suis optimiste vis à vis des milliers de brevets qui n’attendent qu’un oui pour se manifester. Il est cependant impérieux de revenir habiter sa tête et repenser le paradigme concernant l’être humain en situation de travail.
Mais de même que le nombre de croisières de luxe n’a jamais autant augmenté en nombre absolu de voyageurs que durant et après la dernière crise financière, 2008-2011, je me dis qu’on n’arrivera jamais nulle part de toute façon, comme Humanité, tant et aussi longtemps qu’une seule personne ultra riche en toute innocence dépensera sans même s’en soucier en une seule semaine de voyage plus d’énergie que moi durant 10 ans sinon toute ma vie. Ça n’est donc pas une question de système économique ou de khh, mais une affaire beaucoup plus simple de réponse d’abord humaniste et sociale et donc politique à ce tout petit problème énergétique de notre temps auquel il me tarde qu’on s’attelle.
mononke
17 janvier 2012
18h23
«la densité de puissance, c’est-à-dire le nombre de watts par mètre carré de territoire accaparé par la production d’énergie»
Effectivement tout est là les formes d’énergies ne sont pas équivalente en ce sens la , on ne peut comparer la densité de puissance de l’éolien ou du solaire ( `peu de chose près de même densité ) avec un barrage ou une centrale nucléaire. Les deux premières sont distribués et de faible densité alors que les seconde sont concentrées .
Généralement dans un barrage hydraulique on se sert de la nature qui par son profil a déjà concentré l’énergie ( qui au fond était de faible densité du même ordre que le solaire ou l’éolien )sur des bassins versants et on la recueille dans des points précis ou on peut sur un faible surface récolter une énergie concentrée ex une chute avec une grande dénivellation. Pour faire un parallèle on trouve de l’aluminium dans à peu près toute les bassins de boues ordinaire au Québec pourtant on ne produit pas de l’aluminium avec cette boue ici on recherche plutôt des gisements de bauxite ou l’aluminium a été naturellement concentré et enrichie par des alluvions en bauxite un mix alumine et oxyde de fer duquel on enlève le fer pour ne garder que l’alumine . En nucléaire on travaille avec un minerais que l’on enrichi naturellement dans un premier temps et que l’on concentre a nouveau en l’extrayant il ne faudrait pas l’oublier et surtout en tenir compte dans le processus
Connaissant M. Lacroix il n’est pas surprenant qu’il ne soit pas du genre à confronter avec ses idées et qu’il reste timide sur la solution pour ne pas se braquer les opposants. Très souple avec ses étudiant gradués il n’est pas du genre nucléariste obsessif et il connait également bien le solaire ( Gauthier , Lacroix et Bernier : Numérical simulation of soil heat exchanger-storage systems for greenhouse publié en 1997 dans Solar energy , vol 60, no 6) et les difficulté lié au stockage d’énergie diffuse.
Ce serait cependant une erreur de rejeter du revers de la main les énergies qui ne sont pas extraites avant concentration car elles sont distribuées mais non négligeables. En fait l’approvisionnement d’énergie idéale est un mix bien distribué de toutes ces formes d’énergies, le nucléaire étant l’une d’elle.
Le nucléaire souffre de plusieurs défauts dont justement sa concentration d’où sa dangerosité, et le report sans cesse comme une fuite vers l’avant pour la disposition des déchets ( coûteuse mais incontournable ) . Le fait de dépendre d’une seule forme d’énergie constitue également un défaut majeur , le Vermont carbure sur une seule centrale nucléaire en cas de panne majeure en hiver ou en cas de terrorisme tout l’état devient vulnérable comme en sont conscient les responsables qui après l’impensable 11 septembre se sont empressé de renforcer leurs interconnexions. Ou comme le démontre la difficulté d’approvisionnement en France suite `la fermeture de centrales en Allemagne qui servaient d’appoints et qui manquent sérieusement maintenant sur le réseau.
La diminution de la consommation peut se faire en concevant des équipements moins énergivores et c’est probablement une solution a toujours privilégier en premier . Le kwh le plus rentable étant celui que l’on ne consomme pas !
respectable
17 janvier 2012
20h50
L’énergie qui donne le meilleur ratio écolo/énergie est le nucléaire. Les autres sources n’ont pas de torque. Facile de ne pas polluer quand du produit une infinitésimale quantité d’énergie.
Quelle est la cote science scopus du gars?
jim777
17 janvier 2012
21h07
c) Le nucléaire mais pas nimporte lequel.
-Contrairement à l’Uranium, les déchets du Thorium se dégradent beaucoup plus vite en laissant moins de sous-produits.
-Vu que le Thorium a constemment besoin d’être bombardé pour entretenir sa réaction nucléaire, les accidents comme ceux de Chernobyl ou Fukushima sont impossibles, il suffit de cesser le bombardement du combustible pour que la réaction nucléaire cesse aussi.
-Le Thorium se trouve en abondance sur terre et de plus, une tonne de thorium produit l’équivalent énergitique de 35 tonnes d’uranium enrichi (250 tonnes de minerai) et de 4 166 000 tonnes de charbon.
-1% du Thorium brûlé produit des déchets radioactifs, 99% de l’Uranium brûlé produit des déchets radioactifs.
-Il est possible d’envisager des versions miniatures de réacteurs au Thorium même pour l’industrie de l’aviation.
-Le prix de l’énergie provenant d’un réacteur au Thorium pourraît descendre à 1 cent par kilowatt, moin cher que le charbon.
-Il y a assez de réserves de Thorium pour combler les besoins de l’humanité en énergie pour plusieurs siècles.
-Peu ou pas de possibilité de prolifération nucléaire.
Une des principales raisons pour laquelle l’Uranium fut préféré au Thorium pour le développement de réacteurs nucléaires est le développement en parallèle de bombes nucléaires avec la technologie de l’uranium.
L’Inde et la Chine sont en train de développer de façon intense cette technologie.
Sources:
http://www.physorg.com/news/2011-06-pint-sized-particle-nuclear-energy.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Liquid_fluoride_thorium_reactor
http://www.physorg.com/news205141972.html
cqfd
17 janvier 2012
21h21
On est visiblement trop peu évolué pour utiliser l’énergie nucléaire de façon sécuritaire… mais on a pas le choix, étant donné la nature humaine, qui préfère aller au plus vite et au plus facile (croissance), plutôt que de penser et d’agir sagement…
Le nucléaire est appelé à se développer énormément au cours des prochaines décénies. En Chine, c’est devenu une question de vie ou de mort. L’air est devenu irrespirable à Beijing, avec tout le charbon et l’essence (etc…) qui s’y brule…
Il faudrait décroître, mais ça ne se fera jamais tant que l’on n’y sera pas obligé. Ça sera donc le mur qu’on va frapper qui va nous arrèter ou nous ralentir… puis on va faire autre chose de stupide, etc…
Anonymous99
17 janvier 2012
22h23
“les renouvelables ne soutiennent tout simplement pas la comparaison, demandant selon le cas des dizaines, voire des centaines de fois plus d’espace que les énergies fossiles pour produire la même puissance.”
COMPLETEMENT FAUX !
Une centrale MAGLEV (magnétique par lévitation) avec énergie perpétuel ne prendrai pas plus de place qu’un terrain de football et pourrait subvenir au besoin d’une ville de 1 millions de personne. Faites vos recherches !
gl000001
18 janvier 2012
09h47
@Anonymous99
Le “perpétuel” dans “énergie perpétuel” (sic) veut simplement dire qu’on va entendre parler de ces fadaises “perpétuellement” !!
dcsavard
18 janvier 2012
09h54
@Anonymous99,
qu’est-ce que vous attendez pour aller voir votre banquier et emprunter l’argent pour en construire une? Vous détenez une fortune! Il n’y a pas une banque raisonnable qui refuserait de vous prêter de l’argent pour un tel projet. A moins, que…
pensezy
18 janvier 2012
10h24
Personnellement, je préfère concentrer mes déchets puants dans une poubelle bien fermée que de les éparpiller dans la maison. Certains craignent cependant que la poubelle se renverse ou qu’elle attire les rats et comme ce sont des diplômés en sciences politiques avec mineure en affaires Africaines qui prennent les décisions, on continue à éparpiller nos vidanges.
gasston
18 janvier 2012
10h37
Enfin la voix de la raison. C’est évident que le nucléaire est LA solution aux problèmes énergétiques, surtout avec l’amélioration de la technologie.
Par contre, il y a un gros problème: les pseudo-écolos. Voyez-vous, avec le nucléaire, on n’a plus besoin d’une taxe mondiale, ou d’un système d’échange de “crédits” de CO2 bidons. Ce qui veut dire que les pseudos qui y sont pour le gain personnel (Al Gore), ou par dirigisme idéologique (la plupart), seront contre.
Une conversion massive au nucléaire réduirait certainement les émissions de CO2, mais au moins à court et moyen terme, une grande partie des transports (longues distances en auto, marchandises, aviation) continuerait d’être complètement dominée par les combustibles fossiles, il me semble. Et comme les transports représentent une grosse partie de nos émissions, les systèmes d’échanges seraient peut-être encore de mise… Non ?
JFC
gl000001
18 janvier 2012
11h00
La Raison demande toujours de diversifier son offre. Donc, il n’y a pas UNE solution, mais un bon mélange de solutions.
Et une centrale nucléaire produit énormément de CO2 pour la construire. La quantité de CO2 sauvé en bout de ligne n’est pas si grand que ça.
La solution la plus valable est de réduire la consommation d’énergie. Réduire, le R des 3 R qui est le plus souvent oublié.
mononke
18 janvier 2012
12h18
@jim777
«Le prix de l’énergie provenant d’un réacteur au Thorium pourraît descendre à 1 cent par kilowatt, moin cher que le charbon.»
Sans prétendre que le nucléaire a dit son dernier mot je me garderais une petite gène sur le prix car on nous a déjà fait le coup avec le «To cheap to meter» ( tellement pas cher que ça vaut même pas la peine de le compter ou le mesurer ….) or c’est archi faux , c’est cher a extraire , cher a construire , cher a réparer et le problème des déchets et des imprévus n’est pas encore résolu et surtout on en connait pas le prix… mais ça marche quand même et on est pas obliger de mentir pour essayer de le justifier….
De plus on est pas obligé de construire les centrales en vile ou dans des endorits vulnérales de vieilles carrières abandonnées ou des mines a ciel ouverte ( amainte ?) seraient plus sécuritaires …. si on planifiait une peu parfois en voyant plus loin que le bout de son nez ……..
jim777
18 janvier 2012
14h47
@ mononke
Bonjour.
Je comprends votre réticence à croire aux miracles, mais le nucléaire au Thorium est une techonlogie très prometteuse.
Deux vidéos présentés par des universitaires qui expliquent cette technologie:
http://www.youtube.com/watch?v=N2vzotsvvkw
Et
http://www.youtube.com/watch?v=BOoBTufkEog
Pour examiner les avantages du nucléaire au Thorium, je me suis basé au départ sur cet article de Wikipédia (qui est présentement fermé pour 24 heures, avec d’excellentes raisons)
Voici l’article en cache:
http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:wzxNJMGBcywJ:en.wikipedia.org/wiki/Liquid_fluoride_thorium_reactor+wikipedia+Liquid_fluoride_thorium_reactor&cd=1&hl=en&ct=clnk&gl=ca
Un extrait:
“Kirk Sorensen expects that with these advantages, LFTR technology will produce energy significantly cheaper than coal; he comments that this would make moot both carbon pricing schemes and more expensive alternative energy solutions.
In remarks prepared for the Low-Carbon Energy Summit on 20 October 2011, Sorensen stated that “The most important thing that we can do to fight climate change is to replace coal as our primary source of electricity” and advocated the LFTR as an “even less expensive” replacement.
The ultimate goal is to “provide electricity for less cost than any other competing solution” which Sorensen thinks will “eventually get to 1 cent per kilowatt hour using this technology”
mononke
18 janvier 2012
15h21
@jim777
«des universitaires qui expliquent cette technologie»
loin de moi l’idée de passer pour un dinausaure ou pire un républicain mais une longue expérience m’as appris que parfois même les scientifiques :
se trompent souvent
se trompent parfois
savent qu’ils se sont trompés mais refusent de l’admettre …
et parfois même ils mentent ! ( comme diraient certains républlicains.. pour avoir des fonds)
Sincèrement il espèrent un bas prix oui … car on ne fait pas de la RD si on ne crois pas au résultats mais en ce domaine le réalisme n’est pas la règle numéro 1… et le mensonge le plus difficile a détecter est celui qu’on se fait a soi même …. Mais j’avoue que je suis d’une méfiance un peu plus élevé que la moyenne et un très mauvais exemple….10 ans d’analyse de dossiers de mouvements perpétuels ( de toutes sortes ) pour fin de réponses adressés a Hydro ça marque à jamais et croiyez moi !!! un gars qui veut croire à tout prix que ça marche…. ça ne change pas d’idée si facilement….
yvan_dutil
18 janvier 2012
15h59
Il faut savoir que pour le tenant des réacteurs à thorium, c’est une panacée. Cependant, la réalité est pas mal plus complexe. et il y a encore énormément de R&D à faire avant d’avoir ce type de réacteurs en fonctionnement. Voici le document de référence de l’Agence Internationale de l’énergie.
http://www.energyfromthorium.com/pdf/IAEA-TECDOC-1450.pdf
honorable
18 janvier 2012
16h53
Selon Sciverse Scopus, Marcel Lacroix n’a aucune publications qui a été citée plus de 100 fois après 1995, mais il en a 4 qui ont été citées entre 50 et 65 fois. Au total, il aurait 75 publications à son actif.
Ça fait une couple de fois que je me fais démontrer que le ou les systèmes que vous utilisez pour ces décomptes ne donnent pas des résultats fiables. Notez que je ne publierai plus vos commentaires bilbiométriques — qui de toute manière ont trop souvent fait digresser des discussions prometteuses.
JFC
honorable
18 janvier 2012
17h37
@JFC: les résultats sont très fiables en sciences biologiques et médicales, en tout cas. Il se peut que l’Astronomie soit un cas d’exception.
yvan_dutil
18 janvier 2012
19h08
@honorable Marcel Lacroix est une sommité reconnue dans le domaine du transfert thermique. Plusieurs de ses articles sont des classiques. C’est seulement que son champ de recherche est plus restreint et surtout dans le domaine de sciences appliquées.
jim777
18 janvier 2012
19h13
@ yvan_dutil
Merci pour le document, c’est un peu plus aride que ce que je suis habitué de lire mais je vais finir par m’habituer.
J’y ai retenu ceci:
5.1. Resources, mining and milling
“The present knowledge of thorium resources in the world is limited and incomplete because
of the relatively low-key exploration efforts arising out of insignificant demand. ”
Autrement dit, à mesure que la demande va croître, l’expertise en ce qui concerne l’abondance de la ressource, l’extraction et le raffinage du minerai va s’améliorer.
Le premier réacteur nucléaire à l’Uranium a vu le jour en Décembre 1942.
Pourtant même aujourd’hui certaines nations ne possèdent pas cette technologie.
C’est donc une question de volonté politique, de développement des connaissances et de ressources financières.
Pas une impossibilité.
Je suis persuadé que si proportionellement on mettait les mêmes énergies et les mêmes ressources qu’on a mis dans les années 40 à développer le projet Manhattan, on aurait un réacteur au Thorium fonctionnel en quelques années.
On est pas en plein milieu d’une guerre mondiale et on a pas à développer d’urgence une arme de destruction massive comme la bombe atomique pour la gagner mais le péril pour l’humanité dont sont responsables les conséquences de la consommation d’énergies fossiles sont tout autant sinon davantage dignes d’un effort comparable.
yvan_dutil
18 janvier 2012
21h14
@jim777 Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas eu de recherche. Il y a eu un paquet de réacteurs expérimentaux qui ont été développé. Il y a de grosse difficultés techniques sur certains aspects du problème. Si c’était si facile, il y en aurait déjà plein qui aurait été développé. Surtout que ce type de réacteurs serait parfait pour des applications militaires et raison du faible risque d’accident. D’ailleurs, les russes en on mis dans un de leur sous-marin, mais il y avait énormément de problèmes techniques.
jim777
19 janvier 2012
11h14
@ yvan_dutil
Vous dites:
“Il y a de grosse difficultés techniques sur certains aspects du problème.”
Les réacteurs à l’Uranium ont aussi des difficultés techniques (parmi beaucoup d’autres difficultés ) et sont pourtant en opération et fonctionnels depuis plusieurs décennies.
Ceci sans avoir les avantages des réacteurs au Thorium.
Alors j’ai lu l’article de Wikipédia et voici les difficultés que j’y ai repérées, en voyez vous d’autres ?
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Un extrait:
“However, when used in a breeder like reactor, unlike uranium-based breeder reactors, thorium requires irradiation and reprocessing before the above-noted advantages of thorium-232 can be realized, which makes thorium fuels initially more expensive than uranium fuels.
But experts note that “the second thorium reactor may activate a third thorium reactor. This could continue in a chain of reactors for a millennium if we so choose.” They add that because of thorium’s abundance, it will not be exhausted in 1,000 years.
Fin de l’extrait.
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Dans le même article on nous dit que l’Inde est déjà en avance dans la fabrication de réacteurs au Thorium, elle en a construit un de plusieurs centaines de mégawatts, qui est fonctionnel et produit de l’électricité de façon commerciale.
Voici un article sur ce réacteur:
http://en.wikipedia.org/wiki/Kakrapar_Atomic_Power_Station
L’inde prévoit continuer d’améliorer ses réacteurs et prévoit en plus répondre à 30% de sa demande en électricité d’ici 2050.
bertrandh
27 janvier 2012
12h04
J’ai lue des articles et écouté vidéo sur le réacteur au thorium à sel fondu. ils montrent les avantages de ceux-ci peu d’inconvénient?