Faut-il vraiment avoir peur des «compteurs intelligents» qu’Hydro-Québec veut installer partout et qui «feront rapport» à la société d’État de votre consommation d’électricité ? Comme le rapportaient plusieurs médias la semaine dernière, l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) croit que oui, les ondes radio émises par les compteurs sont légitimement inquiétantes ; le communiqué de la semaine dernière est ici, et des activités de protestation sont prévues dans les semaines qui viennent. Mais il y a des éléments douteux, dans toute cette histoire, qui me chicotent pas mal…
D’abord, s’il est juste de dire que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC… Sous-parenthèse : z’auraient pas pu s’arranger pour avoir un autre acronyme ?) a classé les radiofréquences parmi les causes possibles du cancer, par opposition à «cause avérée», l’histoire complète est que cette décision a été prise dans la foulée de l’étude Interphone, la plus vaste jusqu’à présent, qui n’avait somme toute pas trouvé grand-chose : seul les 10 % d’utilisateurs les plus intensifs de téléphones cellulaires montraient une incidence accrue de cancer du cerveau, les autres semblant plutôt courir un risque moindre — sans doute à cause d’un biais de participation.
Mais il y a pire. Quand le communiqué dit que «les normes canadiennes sont actuellement 6000 fois plus tolérantes que la recommandation (du Conseil de l’Europe)», Santé Canada a l’air d’être un scandaleux nid de négligence. Mais quand on sait que le Conseil de l’Europe (CdE) n’est pas le Parlement européen, mais bien une instance qui, en principe du moins, s’occupe de droits de l’homme et de démocratie, il y a vraiment lieu de se demander pour quelle raison on peut bien choisir d’accorder plus de crédibilité aux politiciens du CdE qu’aux experts de Santé Canada. J’ai beau retourner la question dans tous les sens, j’ai besoin d’aide ici…
Enfin, le communiqué fait référence à une «expertise indépendante» effectuée par le propriétaire d’une entreprise spécialisée dans l’«hygiène électromagnétique», qui a mesuré l’intensité des radiofréquences émises à 1 mètre par sept de ces nouveaux compteurs d’Hydro. En elle-même, l’idée est excellente : la société d’État dit que ses compteurs émettent à une puissance totale de 0,4 milliwatt (environ 500 fois moins qu’un cellulaire, insistent les porte-parole d’HQ), mais on n’est certainement pas obligé de la croire sur parole. Or cette étude — disponible ici — tend plutôt à confirmer les dires d’Hydro-Québec : sur les 7 compteurs examinés, 6 émettent en moyenne entre 16 et 52 microwatts par mètre carré (µW/m2) à une distance de 1 mètre, ce qui est tout à fait cohérent avec un puissance totale de 0,4 milliwatt (ou 400 µW) puisque, divisé par l’aire d’une sphère de 1 m de rayon, 400 µW / 4π*1m2 = 32 µW/m2 environ.
Dans le cas du septième appareil, un problème est manifestement survenu, soit dans les mesures, soit dans le compteur lui-même, car il émettait à une densité de puissance moyenne de 2400 µW/m2, ce qui est 75 fois plus fort que les autres.
Toutes ces moyennes impliquent évidemment qu’il y a eu des creux et des pics d’émission, et ces maximas sont montés jusqu’à 49 800 µW/m2 dans le cas de l’appareil «problématique». Mais de l’aveu même de l’expertise citée par l’AQLPA, même cette pointe pourtant très atypique ne représente que 0,83 % des normes canadiennes — et encore, ces normes sont prévues pour une exposition de 6 minutes alors que ce pic n’a duré que 0,06 seconde. Encore ici, pour voir un problème là-dedans, il faut choisir d’accorder plus de crédibilité à des politiciens européens qui n’y connaissent rien plutôt qu’à Santé Canada.
Bref, me semble que l’AQLPA a déjà mieux sélectionné ses combats. D’autant plus que si l’on croit vraiment que les ondes radio sont une pollution dangereuse pour la santé humaine, pourquoi diable se battrait-on contre de si petites sources au lieu d’en cibler de plus grandes, comme les réseaux sans-fil, les routeurs Wi-Fi, etc. ?










rogiroux
24 janvier 2012
13h10
C’est vrai qu’un de mes passe-temps favoris est de m’installer sur le côté de la maison et de regarder la petite roulette du compteur d’Hydro tourner. Est-ce que ça veut dire que je ne pourrais plus faire de même avec les nouveaux bidules??
Tout ça va être électronique, alors non, il n’y aura plus de petite roulette qui tourne pour vous donner un buzz d’hypnose. Désolé.
JFC
ouate_de_phoque
24 janvier 2012
13h19
Pourquoi la mode est-elle de mettre le mot “intelligent” à la suite de chaque technologie. Téléphones intelligents, compteurs intelligents… zont aucune intelligence, juste des fonctionalités avancées.
Je n’ai pas d’inquiétudes concernant mon compteur d’hydro actuel ni pour le futur compteur “intelligent”. Il est à l’extérieur de la maison loin des endroits où nous vivons la majeure partie du temps.
daniel69
24 janvier 2012
13h24
Les questions que je me pose sont au sujet de la sécurité de l’envoi des données, de la fabrication des appareils à l’extérieur du Québec. Les ondes, je crois que ce que l’on reçoit en ce moment est bien pire que ce que nous recevrons de cet appareil. Alors, éliminons les téléphones sans fils, le wifi, les cellulaires, les satellites qui nous envoient des émissions de télé, veut, veut pas, le soleil, et j’en oublie sûrement. Et vive les pannes d’électricité… ;-)
J’avais pensé utilisé le Soleil comme point de comparaison, mais sa bande d’émission est beaucoup plus large que celle des compteurs (concentrés autour de 910 mHz), ce qui rend le parallèle un peu foireux. Au total, les ondes radio qui nous parviennent du Soleil s’élèvent à 0,0016 W/m^2, selon ce que m’a dit Gilles Joncas, astrophysicien de l’UL spécialisé en radioastronomie ; mais si l’on ne retient que la bande de 910 MHz, alors on n’a plus que 0,000008 µW/m^2…
JFC
simthibo
24 janvier 2012
13h32
parait t’il que les voiture d’hydro quebec ne sont pas polluantes lorsque les ti-messieurs et ti-madames viennent prendre la lecture sur nos compteurs !!!! Me semble qu’il y a moyen d’arreter de chercher des bebittes partout non ?
C’est comme de dire que le projet est destructeurs de richesses parce qu’hydro va mettre des gens a la porte… on peux-tu payer nos dettes collectives avant de penser a engraisser les syndicats… qui a commander ses études ?
gl000001
24 janvier 2012
14h05
Est-ce qu’Hydro va donner le choix aux gens d’avoir cette autre source de pollution collé sur notre maison ? Parce que c’est certain que je n’en veux pas.
Quand j’ai magasiné pour ma maison, il y en avait une bien plus intéressante. Mais elle était près d’une tour de transmission et d’une station service. Les vapeurs d’essence sont cancérigènes. Nous avons pris le deuxième choix.
@rogiroux
Mon compteur est électronique. Il montre la valeur pendant 5 secondes, des petits points pendant 5-10 secondes, la valeur 5 secondes … C’est beaucoup moins captivant que la roulette.
dfj_g
24 janvier 2012
14h09
Un grossier tissu de mensonges et d’interprétations libres. Les compteurs sont nullement dangereux pour votre santé.
Ils le sont que pour votre portefeuille puisqu’on pourra vous facturer plus précisément. Mais pour les ondes, c’est ridicule.
Comme le souligne daniel69 nous sommes constamment exposé. Wi-Fi a la grandeur des villes ou de quartier, personne ne s’en plaint. De chez moi, je trouve facilement 12-20 reseaux sans-fils.
Il y a des centaines d’exempls. Les gens achetent des chargeurs de cellulaires et ipod sans contact… Ils pensent que c’est fait comment? magnétisme constant.
yvan_dutil
24 janvier 2012
14h12
Excellent papier. En effet, de simple considérations physique indiquent qu’il n’y a pas de quoi s’alarmer. La puissance dissipée par le corps humain est de 50 W par m2. De plus, il n’y a pas de mécanismes physique plausible de “résonance” qui pourrait amplifier l’effet au-delà de l’effet thermique.
Personnellement, j’aime bien comparer le risque des ondes électromagnétique à celle de la lumière nocturne. Dans le premier cas, on a pas de mécanisme plausible, pas de modèle in vivo et une épidémiologie boiteuse. Dans le second cas, on a un mécanisme bien connue, des études in vitro et in vivo et une épidémiologie connue. Pourtant, les gens sont terrorisés par le premier premier phénomène, alors que le second est au moins de centaines de fois plus dangereux.
Marie Curie avait raison en disais que l’on a peur de ce que l’on ne comprend pas.
yvan_dutil
24 janvier 2012
14h16
Un petit point au sujet de la norme européen. Elle est basé sur la plus petite valeur pour laquelle une étude donnait une indication d’effet possible. Elle n’est pas basé sur un risque avéré. Il s’agit d’un application extrême du principe de précaution, qui en temps normal ne devrait s’appliquer que s’il y a une incidence économique nulle ou à peu près nulle.
lebeuf
24 janvier 2012
14h27
Bonne réflexion. Il y a d’autres combats à mener, je suis bien d’accord.
Je me rappelle en France au moment d’installer des réseaux wi-fi dans les bibliothèques, une vague d’opposition s’était levée. On s’oppose au bornes wi-fi mais pas question de réduire l’usage du portable (téléphone mobile) malgré son niveau de rayonnement nettement plus important…
pacog
24 janvier 2012
14h30
@gl000001 : avez-vous un router chez vous (ou chez vos voisins)? Avez-vous un cellulaire? Un téléphone sans fil?
Réalisez-vous à quel point les ondes de ces nouveaux compteurs sont complétement dérisoires comparativement à notre exposition quotidienne provenant de multiples autres sources?
Et comme l’a si bien dit simthibo, la pollution causé par les déplacements des employés qui viennent vérifier les compteurs, qu’est-ce qu’on en fait?
Franchement je trouve ça assez incroyable que des gens soient employés à venir vérifier l’affichage d’un compteur à domicile en 2012!
Mais il est là, le nerf de la guerre. Les gens voient de plus en plus la technologie remplacer l’homme dans différents domaines, mais au lieu de regarder le problème de façon rationnelle et de trouver des solutions à long terme, on a droit encore à une montée de bouclier des syndicats!
Peut-être que l’on devrait bannir les réfrigérateurs? Ça redonnerait de la job au bon vieux livreurs de glace! Et ça, est-ce que ça inquiète quelqu’un, les produits chimiques dans les frigos?
qvkewu
24 janvier 2012
14h45
Vous avez raison : il n’y a pas de preuves concrètes que les compteurs intelligents sont dangereux. Mais aucune étude n’est en mesure de prouver que c’est inoffensif non plus. Certaines personnes dans le milieu scientifique on des craintes. Et à mes yeux, c’est assez pour appliquer le principe de précaution et de se questionner sur la pertinence de cette technologie. La question est donc simple : est-ce que le gain qu’apporte cette technologie est assez grand pour justifier un quelconque risque ? La réponse me semble clair. Il n’y a pas vraiment de gain pour la société, il y a principalement des profits pour Hydro-Québec. Nous n’avons tout simplement pas besoin de cette technologie, je ne vois donc pas pourquoi on prendrait de risque.
Si vous voulez ignorer les risques et vous coller un cellulaire sur l’oreille à tous les jours, c’est votre choix. Moi j’ai choisi de ne pas avoir de cellulaire. Si vous voulez avoir du wi-fi chez vous, c’est votre choix. Moi j’ai choisi de passer des fils réseau. Et si vous ne voyez pas d’inconvénients à avoir un compteur qui envoi des ondes radio de très hautes fréquences dans votre maison des milliers de fois par jour, c’est votre choix. Mais moi je devrais avoir le choix de m’y opposer sans avoir à renoncer à l’électricité.
Je tiens aussi à répondre aux autres commentaires :
- rogiroux et ouate_de_phoque : tout le monde n’a pas la chance d’avoir le compteur à l’extérieur. Bien des personnes l’ont directement dans leur chambre.
- daniel69 : On n’a jamais demandé de jeter le bébé avec l’eau du bain. Ce n’est pas parce qu’on remet des choses en question qu’on veut tout scraper. Cette réaction en est une d’ignorance. Toutes les ondes que vous mentionnez n’ont pas les mêmes fréquences. Vous mélangez tout. Et tous leurs émetteurs n’ont pas la même proximité. Ici on parle de nous imposer un émetteur collé sur nos maisons. Comparer ça aux ondes du soleil c’est un sophisme.
- simthibo : Comparer les quelques dizaines de releveurs, aux 3,8 millions de compteurs déployés, ça vous semble sensé ? La résolution du problème des émissions néfastes émises par les voitures, c’est un tout autre sujet. Ce n’est pas quelques dizaines de voiture qui vont faire une grosse différence et c’est vraiment un moindre mal à mes yeux. Et à propos de votre autre point, le débat contre les compteurs intelligents n’en a jamais été un sur la perte d’emploi. Ce n’est pas du tout ce qui est en jeu ici.
Prouver l’inocuité de quelque chose revient à prouver qu’une chose (ici, le danger) n’existe pas. Or, il est pratiquement impossible (à part peut-être en mathématiques) de prouver que quelque chose n’existe pas. Vous pouvez organiser 30 expéditions dans l’Himalaya pour prouver que le yéti n’existe pas, mais même si vous ne trouvez rien, il demeure toujours une possibilité théorique que vous avez tout simplement mal cherché. C’est pour cette raison que la science a un biais positiviste : on considère qu’une chose n’existe pas jusqu’à ce que l’on ait de bonnes raisons de penser qu’elle existe.
JFC
jeanfrancoiscouture
24 janvier 2012
14h47
..@JFC. Misère. Encore une machine dite «intelligente». Je ne suis plus ca-pa-ble! Y’aurait pas moyen de leur trouver un autre nom? Une machine n’est pas «intelligente». Elle n’est capable de faire que ce pourquoi on l’a fabriquée. Elle n’est pas non plus «smart».
Perso, quand un objet est capable de produire plusieurs types de résultats, si bien entendu on le lui demande, je dis que l’appareil en question est «polyvalent», ce que confirmera d’ailleurs n’importe quel dictionnaire.
Par exemple, ce petit machin que je porte parfois à la ceinture peut prendre des photos, surfer sur le net, me donner l’heure, me réveiller, et quoi encore. Presque accessoirement, il peut aussi me permettre de faire et recevoir des appels. Je pense que cela s’appelle un téléphone. Mais il ne m’a encore donné aucune preuve d’intelligence.Par contre, ceux ou celles qui l’ont conçu sont certainement très intelligents ou «smarts».
Le jour où il sera capable de vider ma corbeille de linge sale, de procéder au tri, de choisir le bon savon et la bonne température de l’eau, de mettre le tout au sèche-linge une fois le lavage terminé puis plier et ranger, pour ne pas lui faire de peine je songerai peut-être à ne plus le traiter de simple «polyvalent». Mais le qualifier d’intelligent? Même rendu là, il me semble que ça en demanderait un peu plus.
Quant au compteur d’Hydro, s’il était vraiment, mais vraiment intelligent, il me ferait peut-être peur. Mais vous savez quoi? J’ai bien plus peur des entourloupes que vont nous servir les petits comiques d’Hydro-Q. en mettant le blâme , bien entendu, sur les éventuels caprices de leurs /$%?&* de compteurs dits «intelligents».
À la prochaine,
JFC
mononke
24 janvier 2012
14h50
Avant de considérer l’expert en question on devrait se demander d’ou vient son expertise , après avoir regardé quelques une des ses conférence il est difficile de prendre cet expert autoproclamé au sérieux ça fait «Fenshui tout est dangéreux» ( éliminons tous les fluorescents de la planète et autre affirmations gratuite) en pas ordinaire ….
On pourrait au moins demander des mesures a un ingénieur ou un physicien compétent et s’en remettre à sa compétence pour interpréter adéquatement les résultats sur une base scientifique réelle. Décidément la régie ça s’améloire pas il semble accepter nimporte qui comme prétendu expert.
Vous avez parfaitement raison de vous questionner sur la validité des affirmations , moi je n’hésiteris pas a me garder une petite gène …ce qui ne veut pas dire que le mensonge systématique n’est pas totalement à exclure de la culture profonde ( dans le sens de creux!) d’hyddro….
mononke
24 janvier 2012
15h14
Il est important en science de faire la différence entre science et croyance .. Si il est légitime pour certains de croire a un danger potentiel soit on est libre mais on ne peut affirmer qu’un croyance est une science ou une certitude .
Il y a quesques années j’accompagnait une délégation de scientifiques et ingénieurs Chinois qui voulaient visiter les installatins de pyrollise à l’université Laval. Pour les chinois une croyance fait que les démons arrivent toujours pr le nord et qu’il faut éviter d,entrer par le nord dans une batisse . Croyez le ou non la toute scientifique délégatin nous as obligé a faire le tour du bloc dans la neige pour entrer par le sud et refaire tout le bloc avant d,arriver au labo parce que des scientifiques ( supposéent neutres ) refusaient de faire entrer les démons par les portes nord!
Je crois également que l’utilisation de l’argument du fameux principe de précaution est largement galvaudé parfois , ne pas faire une chose dont on est pas sur peut en faire parti …mais lancer cet argument a tout bout de champs quand on a peur et qu’on ne peut expliquer une chose est largement abusif.. A ce compte la au nom du principe de précaution on ne devrait pas naitre ni se reproduire car on a de bonne chance de mourrir un jour ….
Perso je pense que entre les deux y a un boutte intéressant a connaitre et à vivre et que y a des sacré limites de se priver d’en profiter juste au cas ..
daniel69
24 janvier 2012
15h21
@qvkewu,
Je suis d’accord avec vous. Je jette le bébé avec l’eau du bain. Mais c’est pour permettre une réflexion de tout ce qui émet des ondes par rapport à ces fameux compteurs. Je crois que l’influence des ondes émettrices de ces compteurs est négligeable par rapport à tout ce qu’on reçoit. Mais si quelqu’un pouvait faire le calcul de toutes les ondes émises par tous ces appareils, je crois qu’on pourrait y voir plus clair et, confirmer ou infirmer ce que je pense.
D’autre part, si vous avez bien lu mon commentaire, je me pose aussi des questions sur la sécurité des envois des données vers HQ mais personne n’en parle. Tout ce dont on entend parler ce sont les ondes émettrices.
Et je crois qu’au Québec, nous sommes capables de fabriquer ces compteurs à prix compétitifs. Mais ça, c’est une autre histoire…
On connaît des systèmes de codage extrêmement efficaces, pour peu que l’on change de clef d’encryption périodiquement — ce qui est un jeu d’enfant. Et je vois mal qui voudrait mettre le temps et les moyens informatiques nécessaires (et ils sont considérables) pour casser ces codes, si la «récompense» est simplement de connaître ma consommation d’électricité…
JFC
daniel69
24 janvier 2012
15h23
@mononke,
D’où: «La vie est une maladie transmise sexuellement et toujours mortelle»… ;-)
gasston
24 janvier 2012
15h25
Juste pour le plaisir, je vais utiliser le même argument que les anti-nucléaires:
L’industrie prétend que le risque est minime, mais la seule façon de n’avoir aucun risque c’est de refuser cette technologie. On ne sait jamais, sur 100,000 compteurs ça en prend juste un qui est mal construit ou mal calibré et il va irradier toute ma famille, j’accepte pas ça, non non non!!! Il y aura toujours un risque d’erreur. Alors, pas de compteurs intelligents!
PS Marie Curie est morte du cancer.
qvkewu
24 janvier 2012
15h25
En réponse au commentaire de JFC, suite à mon commentaire précédent : non, effectivement, on ne peut pas prouver que quelque chose n’existe pas. Et vous remarquerez que je ne demandais pas qu’on me le prouve non plus. Je dis seulement qu’il n’y a pas de garantie ni d’un bord, ni de l’autre. Mais il y a des doutes qui sont, à mes yeux, sérieux. Et la seule chose que je demandais, et que je demande encore, c’est qu’on me donne le choix. On me donne le choix de manger OGM ou de manger bio, je mange bio. On me donne le choix de refuser la vaccination contre H1N1, et je la refuse. Et ce n’est que ce même choix que je réclame ici. Autant pour ma santé, que pour le précédent que ça crée.
pensezy
24 janvier 2012
15h31
Moi j’ai peur des compteurs “intelligents”; pas pour ses émissions électromagnétiques mais pour son intelligence justement. Toutes ces données qui vont nous traspercer la chair devront être traitées par des logiciels maison pour produire notre facture d’électricité. En cas d’erreur – et il y en aura – il sera difficile pour le client de démontrer que c’est HQ qui a fait l’erreur. Et la porte est ouverte à toutes sortes d’arnaques du genre arrondir à la hausse les kW-h consommés entre deux transmission de données.
ouate_de_phoque
24 janvier 2012
15h33
Je suis d’accord avec mononke. Entre sciences et croyances, difficile parfois de déterminer le vrai du faux sur Internet. Plusieurs informations véhiculées jouent avec la peur des gens qui, sans se renseigner, les véhiculent à leur tour dans leur réseau de contacts.
En passant, le CH aurait bien besoin de quelques “compteurs intelligents” pour marquer des buts!!!
Hé hé hé… Assurément la blague de la semaine… ;-)
JFC
yvan_dutil
24 janvier 2012
15h44
@gasston Votre objectif est le risque zéro, ce qui veut dire que votre définition de la liberté est de fermer les yeux devant des risques qui font votre affaire tout en rejetant des risques un million du fois plus faibles comme excuse pour ne pas faire ce qui ne fait pas votre affaire. La peut est un bon outil de propagande, mais un très mauvais mécanisme de prise de décision.
gasston
24 janvier 2012
15h48
@ pensezy: excellent point. Le compteur “bête”, c’est aussi une preuve de consommation. Avec le compteur “intelligent”, on s’en remêt au bon vouloir d’Hydro-Québec. Vous êtes donc automatiquement perdant à chaque contestation. C’est vrai qu’il y a de l’intelligence là-dedans!
gasston
24 janvier 2012
15h49
@ yvan_dutil, vous avez oublié de lire la 1ere ligne de mon post.
pensezy
24 janvier 2012
15h57
Protégez votre nouveau compteur. Mettez-le dans une cage de Faraday.
rogiroux
24 janvier 2012
16h01
“Tout ça va être électronique, alors non, il n’y aura plus de petite roulette qui tourne pour vous donner un buzz d’hypnose. Désolé.
JFC”
Pas grave! J’ai toujours voulu avoir un hamster avec une roue qui tourne…
dcsavard
24 janvier 2012
16h10
J’aime cette formulation: «Prouver l’inocuité de quelque chose revient à prouver qu’une chose (ici, le danger) n’existe pas. Or, il est pratiquement impossible (à part peut-être en mathématiques) de prouver que quelque chose n’existe pas. Vous pouvez organiser 30 expéditions dans l’Himalaya pour prouver que le yéti n’existe pas, mais même si vous ne trouvez rien, il demeure toujours une possibilité théorique que vous avez tout simplement mal cherché. C’est pour cette raison que la science a un biais positiviste : on considère qu’une chose n’existe pas jusqu’à ce que l’on ait de bonnes raisons de penser qu’elle existe.
JFC»
Dieu n’existe pas, jusqu’à ce que nous prouvions le contraire. Les extra-terrestres n’existent pas, jusqu’à ce que nous prouvions le contraire.
Concernant l’intérêt de briser le code d’un compteur dit intelligent (c’est pour jeanfrancoiscouture que je précise), il y a peut-être la possibilité d’interrompre l’alimentation électrique du bâtiment? J’avoue, je vais à la pêche, j’ignore tout de ce compteur, sauf pour les émissions radio, mais disons que si chez HQ ils veulent passer au 21e siècle, il me semble qu’une des capacités du compteur en question serait de pouvoir interrompre le courant à distance et au besoin.
Et pour le côté intelligent desdits compteurs, peut-être bien que ceux-ci sont aptes à réduire la consommation d’électricité d’un foyer en fonction de la charge du réseau ou de conditions locales? Donc, au lieu de provoquer une panne de secteur, il n’y aurait qu’un effet mitigé et partagé par tous les utilisateurs qui se verraient imposer une réduction de leur consommation.
Et pour M. Couture, oui, la machine ne fait que ce que nous lui apprenons à faire, mais c’est la même chose pour l’humain.
jeanfrancoiscouture
24 janvier 2012
16h43
@dcsavard,24 janvier 2012,16h10:«… Et pour M. Couture, oui, la machine ne fait que ce que nous lui apprenons à faire, mais c’est la même chose pour l’humain.»
++++
Vrai que l’humain peut reproduire ce qu’on lui apprend mais si l’on ne s’était arrêté qu’à cette faculté d’imiter autrui, l’humanité en serait encore et toujours à l’époque du Néandertal. Ce qui fait la force de l’humain c’est sa capacité à chercher, à trouver, à inventer. D’ailleurs, ne trouvons-nous pas qu’un animal est «intelligent» dès lors qu’il nous démontre qu’il peut «inventer» quelque chose, généralement un outil ou une méthode inusitée pour accéder à de la nourriture?
Et que dire du proverbe:«La nécessité est la mère de l’invention»? Combien d’inédits cela ne nous a-il pas donné? Et cette devise officieuse du US Marine Corps: «Improvise, Adapt, Overcome», si typiquement humaine. Devant «l’improgrammé», une machine vous dirait: «Je n’ai pas été conçue pour résoudre ce type de problème»
En attendant, je laisse aux petits génies d’HQ la gestion de leurs jouets dit «intelligents» mais je vais les avoir à l’oeil car il y a tellement d’enfants qui utilisent leurs jouets à mauvais escient.
mononke
24 janvier 2012
16h53
@dc savard
«la science a un biais positiviste» ouis mais pas Hydro …. car en vertu de la loi Victoria toujours en vigueur mais peu appliqué… Hydro peut unilatéralement déclarer n’importe quoi et vous avez le fardeau de la preuve.
Hydro n’est pas un citoyen ordinaire et vous n’êtes pas égal devant elle… Hydro peut par exemple décider unilatéralement que ”Dieu existe et qu’il a protégé votre compteur intelligent et vous facturer 500 $ pour ses services sans autre explications ( ou si ils décident que vous avez volé de l’électricité ou nimporte quoi d’autre ) . … et vous devez alors payer ou dépenser 30 000$ en cours pour vous défendre et vous avez automatiquement le fardeau de la preuve … ( vous n’êtes pas innocent jusqu’a preuve du contraire c’est une procédure civile…)
Heureusement devant un juge dont le mandat est de protéger la veuve et l’orphelin une grosse boite face à un citoyen sans défense part avec 2 prises au baton mais c’est pas gratis…et il est déjà arrivé qu’ils en abusent…
La Régie devrait fournir un service totalement neutre et indépendant d’Hydro pour mesurer et arbitrer les cas litigieux et surveiller les compteur si ils prennent l’habitude d’être «trop inteligents» , en ce sens je comprend les réticenses exprimées par les opposants , et ça ne ferait que rééquilibrer les forces . Quand on couche avec un éléphant mieux vaut être prudent et prévoyant ….
yvan_dutil
24 janvier 2012
17h44
2 dcsavard “…si chez HQ ils veulent passer au 21e siècle, il me semble qu’une des capacités du compteur en question serait de pouvoir interrompre le courant à distance et au besoin.”
Professionnellement, c’est cette capacité qui m’intéresse. Avoir la capacité interrompre ou de démarrer le chauffe-eau, le réfrigérateur, le congélateur ou le chauffage à distance serait un excellent moyen de gérer la pointe de consommation sans que les consommateurs n’en souffrent.
dcsavard
24 janvier 2012
17h46
@jeanfrancoiscouture,
êtes-vous bien certain que nous ne sommes plus à l’époque du Néanderthal? Blagues à part, sachez que tous les algorithmes ne se valent pas dans le monde de l’informatique. Certains cherchent réellement des solutions et ils ne disent pas comme dans les films de votre jeunesse: «Je n’ai pas été conçu pour résoudre ce type de problème.» D’ailleurs, bien des humains sont inaptes à résoudre bien des problèmes aussi.
Il existe des algorithmes de diagnostics médicaux plus précis et fiables que les humains et qui analysent vraiment les probabilités qu’un individu ait telle ou telle maladie. Et l’exemple le plus récent: Watson de IBM qui a remporté la mise à Jeopardy. Mais, je vous concède que ce n’est encore qu’un début. Peut-on qualifier des animaux d’intelligent ou n’y a-t-il que l’homme d’intelligent? L’intelligence primitive, c’est quoi?
omni-tag
24 janvier 2012
20h00
@ JFC,
“C’est pour cette raison que la science a un biais positiviste : on considère qu’une chose n’existe pas jusqu’à ce que l’on ait de bonnes raisons de penser qu’elle existe.” -JFC
Comme le petit Jésus et son papa : Dieu…
@ Rogiroux,
En bas à droite du vernier, il y a 3 petits carrés de LCD qui s’allument l’un après l’autre de la gauche vers la droite et qui en celà imitent le mouvement de l’ancienne roulette. Ça permet de savoir, en temps réel, si le village entier est branché à votre panneau électrique ou pas. Parcontre je ne peut plus ironiser les nuits de grands froids en lançant à qui veut bien m’entendre que la roulette siffle tellement elle tourne vite, ou encore qu’elle va se désencastrer et aller trancher la jugulaire du voisin.
Mon opignon :
Les compteurs d’Hydro ne sont certainement pas dangereux pour la santé, mais il est évident que l’addition de TOUTES les ondes électromagnétiques aux quelles je suis exposé tous les jours, elle, est dangereuse pour ma santé.
Qu’est-ce qu’il y a de si évident là-dedans ?
JFC
simon_c
24 janvier 2012
21h08
Ce matin une dame près d’une station de métro voulait me faire signer une pétition contre les compteurs intelligents… tout en jasant dans un téléphone sans fils.
jim777
24 janvier 2012
22h10
La plupart des études scientifiques à propos du cancer sont souvent énoncées de la façon suivante:
Présence du facteur cancérigène = bonne chances de développer un cancer
Absence de du facteur cancérigène = presque pas chances de développer un cancer
Personellement je pense que la réalité est (comme d’habitude) beaucoup plus complexe.
Certains individus, avec certains traits génétiques, qui ont certaines habitudes de vie, auront un cancer s’ils sont exposés à un certain facteur cancérigène.
D’autres individus, avec d’autres traits génétiques, qui ont d’autres habitudes de vies, ne développeront pas de cancer tout en étant exposés au même facteur cancérigène.
C’est pour ça que certains fumeurs vivent jusqu’à 90 ans alors que d’autres mourront du cancer du poumon dans la trentaine.
Autrement dit c’est autant de la faute de l’élément cancérigène que de l’individu qui y est exposé.
Je suis d’avis que c’est la même chose pour les ondes électromagnétiques.
Il faudrait considérer que certaines personnes exposées à ces ondes vont réagir différemment de ce qu’indiquent les études actuelles.
Ils auront une hypersensibilité que la majorité des gens n’auront pas.
Certains vont développer un cancer, d’autres auront des effets physiologiques importants comme des maux de tête, des accélérations du rythme cardiaque etc.
Et la majorité ne ressentiront aucune diffirérence qu’il y ait des ondes ou non.
À partir de là la chose à faire selon moi serait d’évaluer la susceptibilité des l’individus qui vont être exposés aux ondes électromagnétiques ou à tout le moins de tenir compte de leurs plaintes et de respecter leur droit à ne pas y être exposés.
dcsavard
24 janvier 2012
23h16
Un autre exemple de système intelligent qui me vient à l’esprit. Le système de traduction de Google. Contrairement à ce que plusieurs peuvent penser, ce système de traduction n’est pas programmé par des gens qui connaissent les langues. Il ne fait appel à aucun expert des langues non plus. Le système apprend carrément lui-même les langues en naviguant sur la toile (web, internet) en visitant les sites des journaux en ligne publiés en plusieurs langues et autres textes en plusieurs langues. C’est en comparant les versions dans les diverses langues que le système de traduction améliore sa connaissance des diverses langues. Ceux qui ont utilisé ce système à ses débuts savent très bien que les traductions produites étaient de mauvaise qualité. Aujourd’hui, avec l’apprentissage réalisé par l’algorithme de traduction, les résultats se sont nettement améliorés. La beauté de la chose étant aussi que les langues ne sont pas fixes, elles évoluent dans le temps et le système évoluera lui aussi de façon naturelle avec les diverses langues.
Nous pouvons toujours dire que le système ne fait que ce pourquoi il a été programmé, mais il faut aussi se rendre à l’évidence qu’il évolue et fait son apprentissage. Ce serait plutôt comparable à des instructions données à un enfant pour qu’il apprenne à faire de la bicyclette, et ensuite à lui de faire l’apprentissage. D’ailleurs, un autre exemple de robot marchant apprenant à marcher par lui-même me vient à l’esprit. La vidéo existe sur Youtube. Par essais successifs, le robot finit par apprendre comment avancer. Si ça intéresse quelqu’un, je vais tenter de retrouver cette vidéo.
jenpeuxpu
25 janvier 2012
00h16
Pour une fois qu’une société d’état rationalise ces dépenses pour être plus rentable afin de payer des dividendes au gouvernement qui nous donne des services , je vois pas ou est le problème.
jaylowblow
25 janvier 2012
02h14
Je n’en revenais pas quand j’ai entendu parler de ça la semaine dernière. Ces compteurs émettent, du point de vue champs électromagnétique, une goute d’eau dans la mer. Une puissance de 0.4 mW émise sur une durée de 0.06 seconde est équivalente à 0.024 mJ. C’est si faible que même si on répète cette impulsion 1000 fois par jours, ça demeure négligeable comparé à un simple “allo” via un téléphone cellulaire.
Et on ne parle pas des dispositifs sans-fil qui sont maintenant partout. En passant, ce n’est pas parce que vous n’avez pas de cellulaire ou de router dans votre maison que les champs électromagnétiques artificiels ne vous atteignent pas. Les antennes cellulaire et wi-fi sont partout maintenant et je ne parle pas des autres sources comme les lignes à haute tension, les four à micro-ondes, les écrans de télévision et d’ordinateur et j’en passe.
Nous baignons constamment dans un océan d’ondes électromagnétiques, la lumière visible en faisant partie. Les hautes fréquences (ultraviolet, rayon-x et rayons gamma) sont ionisantes et leurs effets néfastes sur la santé ont été démontrés hors de tout doute depuis un bon bout de temps. De l’autre coté du spectre de la lumière visible, il y a les infra-rouges, les micro-ondes et les ondes radios. Les fréquences utilisées dans les systèmes wi-fi sont la plupart du temps dans le domaine des micro-ondes. Ces ondes électromagnétiques ont l’avantage d’être pénétrantes tout en étant très efficace pour générer des impulsions électriques dans les antennes réceptrices. Cependant, aucune étude n’a pu démontrée que ces ondes pouvaient générer autre chose qu’un réchauffement de la matière biologique. Il est donc facile de déterminer un seuil de “réchauffement” et de fixer une limite de tolérance sécuritaire pour les humains. C’est sur la base de ces calculs que Santé-Canada fixe les limites d’expositions aux rayonnements électromagnétiques.
Mais certaines personnes croient que des effets non thermiques peuvent causer des problèmes de santé à long terme. J’ai vu un documentaire à Télé-Québec il y a quelques mois à propos d’un chercheur qui avait consacré sa carrière à démontrer que les effets “biologiques” des ondes électromagnétiques étaient réels. Ce “chercheur” ne tentait pas de déterminer si les champs électromagnétiques pouvaient avoir un effets dangereux ou non. Il était convaincu que c’était le cas et même si toutes ses recherches échouaient, il continuait car pour lui, la conclusion était déjà écrite et il devait la démontrer. Je m’excuse mais cette mentalité va à l’encontre de tous les principes régissant la démarche scientifique.
Pour terminer, Denis Lévesque a mentionné il y a environ deux semaines lors d’un de ses “j’en reviens pas” que un de ses collègues qui s’était fait poser un de ces compteurs s’était plaint à HQ parce qu’il ressentait des “malaises” du au compteur mais que HQ ne l’avait pas pris au sérieux. Comme exemple de délire psychosomatique c’est difficile à battre: le gars travail dans une station de télévision mais se plaint de malaises dus à un compteur qui émets moins qu’une souris sans fil???
yvan_dutil
25 janvier 2012
07h16
@jim777 Votre interprétation de la façon dont la dangerosité d’un produit est inadéquate. Dans le cas des champs électromagnétique et des radiation à faibles doses, les chercheurs partent de l’hypothèse qu’elles sont cancérigènes et font tout pour le montrer. Après avoir pressé les données comme un citron négliger un paquet de facteurs confondant, ils arrivent à la conclusion “qu’il semble y avoir des indications que…”, qui sont interprété par tous le monde “C’est cancérigène!”. Le hic est que la signifiance statistique est faible. En physique, ce ne serait jamais considéré comme une détection. D’ailleurs, je soupçonne une erreur subtile, mais fondamentale dans la méthodologie qui est relativement peu connue. Je suis supposer examiner cela de façon formelle de cette année.
L’autre chose que personne ne mentionne est qu’en absolu le risque est ridiculement faible. En effet, même si l’effet est réel, dans le cas des champs électromagnétique, cela ne représente qu’un cas de leucémie par année dans une pays comme la Grande-Bretagne ou l’Allemagne par an. En terme de santé publique, c’est complétement négligeable. En fait, c’est si faible que les études épidémiologiques ramassent essentiellement tous les cas existant, ce qui est d’ailleurs pas mal suspect.
En voici un splendide exemple : http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20120117.OBS9003/decryptage-y-a-t-il-un-exces-de-leucemies-autour-des-centrales-nucleaires.html
Essentiellement, des épidémiologues français font une (autre) étude sur l’incidence de leucémie autour des centrales nucléaires. À peu près toutes les études précédentes n’ont trouvé aucun effet, mais ils se disent (et ça, c’est brillant il faut dire) que c’est peut-être parce qu’elles ont toutes divisé le territoire en cercles concentriques autour des centrales, alors que si l’exposition à la radioactivité provient d’une fuite de gaz radioactifs, alors cela n’affectera que les quartiers qui sont sous le vent. Alors ils modélisent les vents autour de 19 centrales, recensent les cas de leucémies partout autour et… ne trouvent aucun effet cancérigène.
Mais, ô surprise, il s’adonne que leurs résultats montrent une corrélation leucémie-centrale statistiquement significative dans… un rayon de 5 km autour des centrales (retour à la case départ). La corrélation n’est pas significative s’ils tiennent compte de tous les cas de leur échantillon de 1990 à 2007, mais elle le devient s’ils ne retiennent que la période 2002-2007. Alors ils se disent qu’il y a peut-être quelque chose là, finalement, et qu’il faut de nouvelles études.
Quand on cherche à prouver qu’une chose n’existe pas, ça peut mener à des extrêmes comme ça.
JFC
yvan_dutil
25 janvier 2012
07h41
@dcsavard À mon connaissance, Google translate n’est pas un logiciel d’intelligence artificielle, mais un algorithme probabiliste. Il est effectivement nourri par un corpus de texte bilingues, mais aussi par les corrections faites par des milliers d’utilisateurs. La qualité dépend donc largement du contexte. Les textes juridiques doivent être très bons, grâce à la contribution des documents officiels de nombreux pays (Canada, Suisse, Belgique) de l’Union Européenne et des Nations Unis.
daniel69
25 janvier 2012
08h37
C’est aussi peut-être pour ça que HQ veut ses compteurs intelligents… ;-)
http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201201/24/01-4489078-un-bricoleur-prive-hydro-de-12-millions.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS3
mononke
25 janvier 2012
09h28
Le boutte que je ne comprend pas c’est pourquoi diable les compteurs d’hydro devraient –il émettre des ondes ?
Au fil des ans des firmes associés a hydro ( dans lequel hydro avait des parts via L’ex Nouveler) ont développés des systèmes de transmission d’information entre les thermostats programables et qui communiquait entre eux ( justement pour pouvoir les effacer en pointe! ) qui utilisaient les fils ordinaire d’hydro pour communiquer évidemment sur un fréquence différente de 60 cycles, dans ce cas y a pas vraiment d’onde émises elles transitent sur un fil .
Hydro vendait également sur une base commerciale des service de transmission de données de masses ( en compétition avec vidéotron ) en utilisant les fils de garde des lignes électriques. Avec des fils qui se rendent à tous les conteurs pourquoi aller en communication sans fils? Pour être à la momode…un autre power trip …???
Mais c’est vrai aussi que hydro a fait développer des systèmes informatiques qui se sont vendu partout ailleurs sauf ici pour finir par acheter a fort prix ailleurs des services mal adaptés qui ont couté une fortune en patchage … que voulez vous c’est Hydro…. On sait que probablement on se fait avoir ce qu’on sait pas cette foi ci c’est comment ? A quand un Wikileak Québécois ?
carljf
25 janvier 2012
09h41
JFC ” C’est pour cette raison que la science a un biais positiviste : on considère qu’une chose n’existe pas jusqu’à ce que l’on ait de bonnes raisons de penser qu’elle existe”
Et si je peux me permettre d’ajouter quelque chose, une stratégie courante (volontaire ou non) des pseudo-sciences et “médecines alternatives” de tout acabit est justement de renverser ce fardeau de la preuve. Le classique raisonnement erroné : “nous avons raison puisque vous êtes incapable de prouver que nous avons tort”… Autrement dit, considérer que l’absence de preuves négatives est en soi une preuve positive, alors que ça ne prouve, en réalité, strcitement rien.
stephanie2009
25 janvier 2012
09h42
On évalue chaque source de pollution électromagnétique séparément mais il faut aussi se souvenir que les sources de cette pollution se multiplient et que ses effets sont cumulatifs et. dans certains cas (comme pour le cancer) mettent des années à apparaître. Tout est une question de dosage et de durée d’exposition. C’est l’exposition passive à des sources auxquelles on ne peut pas se soustraire qui choque les gens. Nous avons le choix de ne pas mettre un ordinateur portable sur nos genoux à 15 cm de nos organes génitaux 8 heures par jour et même de ne pas utiliser d’ordinateur portable du tout mais on ne peut pas éviter toutes les sources d’ondes électromagnétiques.
Les compteurs “intelligents”viennent s’ajouter aux téléphones cellulaires, aux ordinateur et téléviseurs à écrans plats, aux fours à micro-ondes, aux antennes-relais, aux oreillettes et autres gadgets sans fil (qui émettent davantage que ceux avec fil, contrairement à ce qu’on prétend). Même les ampoules fluocompactes émettent des radiations (elles nuisent d’ailleurs au fonctionnement des stimulateurs cardiaques et l’on déconseille aux gens de les placer dans une lampe sur une table de chevet trop près de la tête). On est exposé à nos gadgets, à ceux des voisins, des autres passagers dans les transports en commun, etc.
On veut mettre des écrans intelligents dans les classes (et sans doute un ordinateur devant chaque élève dans le futur) alors qu’une étude datant de 1990 avait déjà prouvé qu’après seulement 40 minutes d’utilisation, les ondes électromagnétiques émise par un ordinateur altère la capacité d’un cerveau immature à se concentrer et à mémoriser, donc à apprendre (et il n’y avait pas d’écran plat à l’époque!)
Il est trop tôt pour connaître les effets à long termes de technologies arrivées récemment dans nos vies. Pour la plupart d’entre elles, nous n’avons que des études à court terme. Nous devrions attendre d’en savoir davantage avant de considérer par défaut qu’une technologie est sécuritaire.
dcsavard
25 janvier 2012
10h14
@yvan_dutil,
les calculs probabilistes: Hidden Markov Models, Baysian Networks, Particle filters, Kalman filters, etc, sont toutes des méthodes partie intégrante de toute une catégorie d’algorithme d’intelligence artificielle. Il n’y a pas que les réseaux neuronaux, les machines à support vectoriel (SVM), les transformées de Fourier, les régressions linéaires et les régressions logistiques qui fassent partie de l’intelligence artificielle. Les systèmes experts et outils de diagnostics font appel de façon très intensive aux calculs probabilistes.
D’ailleurs, pour une large part, l’intelligence ne consiste-t-elle pas à justement faire consciemment ou inconsciemment des calculs de probabilité? Chaque décision prise par un humain n’est-elle pas le résultat d’un calcul de probabilité?
bertrand_ducharme
25 janvier 2012
10h57
@Yvan_Dutil Vous dites: «Marie Curie avait raison en disant que l’on a peur de ce que l’on ne comprend pas». Votre exemple est très mal choisi: Marie Curie est décédée des suites de son exposition aux éléments radioactifs qui n’étaient pas compris à son époque.
yvan_dutil
25 janvier 2012
11h04
@stephanie2009 0*1000 000=0. Les radiation électromagnétique ne peuvent pas faire de dommage, c’est de la physique 101. C’est impossible de fabriquer une résonance qui ferait autre chose que d’échauffer la peau. Toutes les études qui montrent des effets ont été démolie par des études qui montrent qu’il n’y a pas d’effet. Mais, il y a un marché de la peur qui ne présente que les études qui montrent des effets. Les expériences en double aveugle ont clairement montré de la sensibilité électromagnétique n’est que purement psychologique.
fruitloops
25 janvier 2012
12h04
Est-ce que c’est moi ou le téléphone intelligent de ma chatte, mais il me semble que l’électricité nous arrive dans un fil, qu’il était même question d’utiliser le filage de l’hydro pour y faire voyager l’internet il y a quelques années, et qu’il me semble qu’Hydro pourrait sans doute utiliser le même filage pour ses petits-va-et-vients de compteurs dit intelligents (???… j’en peux juste pu de l’intelligence qualifiée de nos bébelles)?
Il y-a-ti quelque chose que j’ai manqué? C’est quoi le buzz du sans-fil à tout prix quand il y a déjà un paquet de fils bien isolés et parfaitement fonctionnels déjà là? Quoi, une autre conspiration de ceux qui veulent tuer l’industrie du filage électrique?
Et oh, un flash! Tant qu’à faire, allons-y carrément avec de l’électricité livrée en wi-fi! Ça règlerait un paquet de problèmes, en autre celui des bornes pour nos bagnoles électriques… et la disparition des milliards de tites-batteries nécessaires à notre confort, dit intelligent.
dcsavard
25 janvier 2012
12h07
@yvan_dutil,
précisons que votre affirmation est valable en autant que lesdites radiations ne sont pas dans une partie du spectre où elles deviennent ionisantes, comme les rayons-X et gamma, qui eux, sont néfastes à certaines doses.
Il faut aussi préciser que le corps possède les capacités de réparer les dommages et que c’est la raison pour laquelle les doses en radiométrie sont établies sur une base périodique. C’est-à-dire que jusqu’à une certaine dose le corps sera capable de réparer les dommages causés par les radiations et elles seront donc considérées inoffensives. Un seul voyage en avion vous expose à un niveau de radiations bien plus important et dommageable que les compteurs intelligents.
dcsavard
25 janvier 2012
12h15
Bon, v’là la vidéo sur le robot qui apprend à marcher même si personne ne l’a demandée: http://www.youtube.com/watch?v=2iNrJx6IDEo&feature=related
Et ça va jusqu’à un système qui apprend à piloter un hélicoptère en utilisant un simulateur de vol. Au final, le système est capable d’effectuer des manoeuvres en vol que seule une poignée de pilotes dans le monde entier sont capables de faire. Ce système est l’oeuvre du Professeur Andrew Ang de l’Université de Stanford.
stephanie2009
25 janvier 2012
12h40
Voici quelques liens que j’aurais dû mettre à la suite de mon commentaire.
“Lampes fluocompactes : sous surveillance…”:
http://www.securiteconso.org/article794.html
“Avis relatif aux risques liés à l’utilisation des lampes fluocompactes en milieu domestique 11/10 et 01/11″:
http://www.securiteconso.org/article791.html
Document publié sur le site du Centre de recherche et d’information indépendante sur les rayonnements électromagnétiques au sujet du rayonnements des ampoules basse consommation:
http://www.criirem.org/index.php?option=com_content&view=article&id=126:rayonnements-des-ampoules-basse-consommation&catid=45:ampoules&Itemid=124
Annie Lobé, une journaliste scientifique, a réalisé une vidéo sur le sujet:
http://www.youtube.com/watch?v=ufyCyrEpO3o
Document de Santé Canada sur l’utilisation sécuritaire des ampoules fluocompactes:
http://www.hc-sc.gc.ca/hl-vs/iyh-vsv/prod/cfl-afc-fra.php
Voici également le lien d’un extrait d’un article publié dans le “Journal des Parents d’Elèves” en mars 1996. Cependant, comme je viens d’en prendre connaissance et je n’ai pas finit de le lire.
“Ecrans cathodiques = Danger !”:
http://forum.ecole-plus.com/sutra4844.php
Au fait, l’étude à laquelle j’ai fais référence a été publiée le 23 mars 1990 a été publiée par le pédopsychiatre Marcel Rufo.
yvan_dutil
25 janvier 2012
12h45
@dcsavard Effectivement. Sauf que dans le cas des radiations ionisantes on mesure des effets à fortes doses. On a des modèles animaux, on a une compréhension de ce qui se passe in vivo. Dans le cas des radiations électromagnétiques non ionisantes, on a rien d’équivalent car le seul effet connu et plausible est un échauffement.
yvan_dutil
25 janvier 2012
12h52
@stephanie2009 Comme d’habitude, des références non pertinente ou non crédible. Tactique classique de manipulation de l’information.
rogiroux
25 janvier 2012
13h11
“On veut mettre des écrans intelligents dans les classes (et sans doute un ordinateur devant chaque élève dans le futur) alors qu’une étude datant de 1990 avait déjà prouvé qu’après seulement 40 minutes d’utilisation, les ondes électromagnétiques émise par un ordinateur altère la capacité d’un cerveau immature à se concentrer et à mémoriser, donc à apprendre (et il n’y avait pas d’écran plat à l’époque!)” (stéphanie09)
Ce qui est déjà mieux qu’un professeur qui ne jouit
que d’une quinzaine de minutes d’attention de ses élèves
pour chaque période de cours… ((rires))
jim777
25 janvier 2012
13h32
Clairement, le débat mérite de rester ouvert.
On a beau dire, comme le fait Hydro-Québec, que les ondes électromagnétiques n’ont aucunes conséquences sur la santé, c’est aussi ce qu’on disait à propos de la radioactivité, de la fumée de cigarette, de l’amiante, du DDT, des PCB, des dioxines, du bisphélol A, des gras trans, des poulets aux hormones et de milliers d’autre produits ajoutés à notre environnement depuis les débuts de l’ère industrielle.
Une ère industrielle qui, rappelons-le, a vu se multiplier les pourcentages de gens atteints d’allergies, de fatigue chronique, de fibromyalgie, d’obésité, de cancers et de maladies cardiovasculaires entre autres.
Au moins, le fait de se procurer un appareil comme un téléphone cellulaire est un choix.
Si la personne se sent affectée de quelque façon que ce soit par le fonctionnement de son appareil, elle a aussi le choix de s’en débarasser.
Mais si Hydro-Québec vient installer un appareil quel qu’il soit chez quelqu’un sans lui demander son avis, moi je considère que c’est un manque total d’éthique.
Un manque d’éthique comparable à celui de l’industrie du gaz de chiste qui vient sur ton terrain un beau matin faire ses trous sans te demander la permission en prétendant que “jusqu’ici aucune étude n’a prouvé quoi que ce soit de dommageable pour la santé des gens”.
C’est pas une question d’études scientifiques, c’est une question de choisir en fonction du principe de la liberté individuelle les composantes de son environnement.
On ne m’enlèvera pas de la tête qu’il y a quelque chose de profondément irrationnel dans le fait de courir sciemment le «risque» (en supposant que risque il y a) d’un cellulaire et ensuite de refuser de se faire «imposer» un compteur intelligent qui émet beaucoup moins fort, à des distances beaucoup plus grandes et pour des périodes beaucoup plus courtes. Si le premier est inoffensif, le second l’est encore plus.
Je n’ai rien contre la liberté individuelle, bien au contraire. Juste pas sûr qu’il faille l’étendre jusqu’à l’irrationnel.
JFC
yvan_dutil
25 janvier 2012
14h28
@jim777 On ne peut utiliser l’argument de la liberté si les motivations de ce choix sont fausse en partant. Il s’agit d’une justification ad hoc pour tous les comportements.
dcsavard
25 janvier 2012
14h42
@jim777,
que vous le vouliez ou non, le cellulaire n’est même pas un choix. Même si vous ne possédez pas le petit appareil en question, vous êtes quand même soumis aux radiations des appareils de vos voisins, mais surtout des antennes du réseau d’accès des fournisseurs.
Ensuite, comme la discussion le mentionne, aux fréquences concernées l’énergie des photons est insuffisante pour ioniser les atomes constituant les cellules et tissus humains et donc, causer des dommages autre que l’augmentation de l’agitation (effet thermique) de façon complètement imperceptible au corps. Plonger sa main dans l’eau chaude a plus d’effet sur les tissus que les compteurs intelligents.
jim777
25 janvier 2012
14h49
@ JFC
Bonjour.
C’est effectivement irrationnel de fuir une source d’onde électromagnétique et pas une autre.
Mais les témoignages que j’ai entendu à la radio étaient ceux de gens qui évitaient toute source d’ondes électromagnétiques quelles qu’elles soient parce qu’en présence de celles-ci ils se sentaient mal.
Ces gens disaient que d’un jour à l’autre, après l’installation d’un appareil ils ressentaient des symptômes et songeaient à déménager.
Je pense que dans le cas de gens qui n’ont pas fait le choix de voir ces appareils installés dans leur environnement, Hydro-Québec pourraît faire deux choses:
1-Soit de laisser l’ancien compteur, une technologie qui a fonctionné pendant des décennies sans problêmes.
2-Soit d’essayer d’installer le compteur dans une cage de faraday pour éliminer complètement la source réelle ou non des symptômes du client.
Ça serait tellement plus simple de faire ces petites concessions que de faire face à la situation médiatique actuelle amplifiée par l’internet.
C’est en fait Hydro-Québec qui s’entête de façon irrationelle et qui risque de devoir canceller tout son programme de modernisation au lieu de faire quelques concessions peu coûteuses aux rares individus qui en font la demande.
jim777
25 janvier 2012
15h09
@ Yvan Dutil et dcsavard
Vous, et les études que vous mentionnez avez probablement raison.
Mais si certains individus ne veulent pas de ça chez eux, pourquoi est-ce que Hydro-Québec s’obstine ?
Au risque de laisser d’autres gens se faire convaincre d’une éventuelle dangerosité de leurs appareils ?
Dans nos sociétés on laisse les gens avoir des porte-bonheurs.
C’est statistiquement prouvé que ça n’influence rien du tout.
Moi je trouves ça irrationnel, c’est naïf et c’est con.
J’achète jamais de loterie pour les mêmes raisons.
Mais de quel droit une quelqconque entreprise gouvernementale viendrait, au nom de la modernité, enlever aux gens qui le désirent le droit de garder leur porte-bonheur ou de parier à la loterie ?
Ça va juste faire des porte-bonheurs de contrebande et la mafia va recommençer à organiser des loteries clandestines.
Même si le nouveau compteur d’Hydro-Québec n’est pas la véritable cause des symptômes de ceux qui ne veulent pas les avoir, pourquoi ne pas laisser l’ancien compteur à la place et continuer d’envoyer un vérificateur faire la lecture de temps en temps comme ça se faisait depuis le début ?
Ou mettre le nouveau compteur dans une cage de Faraday ?
Ça coûterait bien moins cher à Hydro-Québec (et à nous tous puisque c’est une entreprise qui appartient collectivement à tous les Québécois) que de faire face tout ce cirque médiatique.
Non ?
dcsavard
25 janvier 2012
15h09
@jim777,
vous connaissez les maladies psychosomatiques? Oui, oui, la personne est vraiment malade, mais c’est déclenché par le cerveau.
Installer le compteur dans une cage de Faraday équivaut à enlever l’antenne radio puisque l’appareil ne sera plus en mesure de recevoir et transmettre des informations. C’est une concession impossible à faire.
yvan_dutil
25 janvier 2012
15h13
@jimm777 Le problème c’est que les problèmes de santé sont psychosomatiques. Les expériences en double aveugle le montrent clairement. D’ailleurs, même l’émetteur dans une cage de Faraday règlerait complément le problème en éliminant toute émission. Mais, je ne pense pas que ce soit compatible avec le projet.
à mon avis, toute cette histoire est l’exemple classique du problème posé par une population vivant dans un monde technologique alors qu’elle est totalement dépourvue des connaissances minimales pour en appréhender les concepts. Quand la technologie=magie, la superstition revient au grand galop.
nicolas_vezeau
25 janvier 2012
16h34
Dans le billet de JFC, la remise en cause de la crédibilité du Conseil de l’Europe (CE) en matière de protection de la santé est falacieuse. Le CE n’est pas uniquement chargé de Droits humains et de démocratie comme il le prétend sans fondement, mais également de culture, d’éducation, de médias et de….santé! Une simple recherche sur son site Internet vous permettra d’apprécier ses différentes missions en matière de santé :
“Bioéthique
Drogue
L’Europe pharmaceutique et des soins de santé
Protection de la Santé”
Source :
http://www.coe.int/lportal/web/coe-portal/what-we-do/health?dynLink=true&layoutId=49&dlgroupId=10226&fromArticleId=
Aussi si nous voulons faire le procès de l’organisme recelant la plus importante crédibilité du CE ou de Santé Canada, il serait bon de rappeler que 47 États européens sont représentés par leur ministre des Affaires étrangères au CE, dont certains sont plus développés que le Canada (ex : Suisse, Norvège, Pays-Bas, Finlande, …), et que donc, si une position a été prise par le CE, de facto elle a été entérinée par leurs ministères de la Santé respectifs.
Pour sa part, Santé Canada, est reconnu comme étant un organisme peu avant-gardiste et constitutionnellement illégitime, puisque dans la Constitution canadienne, la santé est de compétence provinciale. Donc, non seulement nous payons un doublons inconstitutionnel, mais de surcroît, Santé Canada ne gère aucun hôpital ni clinique. Il base ses normes sur quoi? Certainement pas sur les travaux de la professeure de l’Université Trent Magda Havas :http://www.magdahavas.org/list-of-public-presentations/
Selon vous, est-ce que l’on devrait croire davantage un organisme illégitime (SC) ou 47 États, parmi lesquels, les plus avancés et dont les citoyens jouissent de la plus grande espérance de vie?
Lisez la page des «objectifs» du Conseil de l’Europe, et revenez me dire que mes allégations n’avaient aucun fondement… Sans rire et sans sourire, bien entendu.
Libre à vous, par ailleurs, d’évaluer la crédibilité scientifique d’une organisation en vous basant sur sa constitutionnalité (?!?).
JFC
2e commentaire (26 janv, 10h) : Je viens de vérifier l’affirmation voulant que les positions du CE sont préalablement entérinées par les ministères de la Santé européens. Les sites français et allemand fixent des limites de 41 volts par mètre (V/m) pour les fréquences de 900 MHz, soit beaucoup plus que la recommandation du CE (0,6 V/m). Il semble que les ministres des Affaires étrangères aient oublié d’aviser leurs collègues de la Santé, ou que ceux-ci ne soient vraiment pas pressés de changer leurs normes.
JFC
jim777
25 janvier 2012
16h48
@ Yvan Dutil & dcsavard
“Installer le compteur dans une cage de Faraday équivaut à enlever l’antenne radio puisque l’appareil ne sera plus en mesure de recevoir et transmettre des informations. C’est une concession impossible à faire.”
Tout à fait vrai. Je propose ça dans le cas où ils tiennent mordicus à standardiser leurs installations et refusent de laisser les anciens compteurs chez ceux qui le désirent.
Il sera toujours possible de brancher le compteur au réseau via une connexion physique genre câble ethernet.
Et oui c’est fort probablement psychosomatique.
Mais la peur, de la technologie est légitime à notre époque dans une certaine mesure parce que ce n’est pas toute la technologie de A à Z qui a été bénéfique pour l’humanité.
Voir: la bombe atomique et le scandale de Love Canal entre autres.
Si certaines personnes ont la phobie des ascenseurs, la compagnie Otis ne réussira jamais à faire détruire les escaliers de secours même en promettant un service d’hélicoptères sur le toit de l’immeuble en cas de panne ou d’incendie.
Si les Amish conduisent encore en charette et certains Juifs ne veulent pas conduire ou allumer d’ampoule le jour du Sabbat, une entreprise hydo-électrique n’oserait jamais les forcer à changer d’avis.
Je trouve simplement que c’est une bataille futile et contreproductive de la part d’Hydro-Québec simplement par refus de faire de petits compromis.
Dans 1000 ans je suis persuadé que certaines personnes continueront d’avoir la phobie du progrès, aussi sécuritaire qu’il soit, et une entreprise qui ne tient pas compte de cette réalité présente et future se tire dans le pied en oubliant la nature humaine.
dcsavard
25 janvier 2012
17h11
@jim777,
vous le branchez dans quelle prise votre câble Ethernet? Il faut encore qu’un réseau se rende jusque là. Vous faites quoi si la personne a aussi la phobie de l’Internet? Vous obligez les gens à avoir un accès Internet pour avoir l’électricité? La phobie technologique est peut-être compréhensible, mais pas légitime.
Et là, il ne faudrait quand même pas exagérer avec les associations à des pratiques religieuses (Amish et Juifs). Remarquez que les Amish n’ont pas l’électricité non plus, c’est peut-être la solution pour ceux qui ont peur. Est-ce que les gens devraient avoir le choix d’avoir des maringouins chez eux ou pas selon qu’ils ont peur ou non du virus du Nil? Et ne me dites pas que ma comparaison est boîteuse, comparer la bombe atomique au compteur intelligent, faut le faire.
yvan_dutil
25 janvier 2012
18h34
@jim777 Les compteurs appartiennent à Hydro-Québec. Je pense qu’aux dernières nouvelles, une entreprise peut disposer de ses biens comme elle l’entend. À un moment donné, les technologies deviennent obsolètes et sont remplacée par de nouvelles.
passage
26 janvier 2012
11h34
Sous la plume de Louis-Gilles Francoeur -26 janvier 2012 :
«Californie – Santa Cruz dit non aux compteurs intelligents. Un rapport de santé publique conclut à un risque significatif pour la santé
Le comté de Santa Cruz, en Californie, a décrété mardi un moratoire sur l’implantation de compteurs «intelligents» sur la foi d’un rapport des autorités médicales régionales qui voient dans «l’exposition involontaire» aux radiofréquences un risque significatif pour la santé publique.»
Quelqu’un a-t-il une opinion là-dessus? Et que vient faire la volontarité dans l’évaluation du niveau de risque?
P.S. La discussion est fort intéressante. Merci à chacun.
dcsavard
26 janvier 2012
13h11
@passage,
disons que la formulation alambiquée (exposition involontaire) semble relever plus de la croyance religieuse que de la véritable évaluation des risques de façon objective. Ils semblent donc plutôt défendre la position de ceux qui veulent avoir le choix ou non d’y être exposer, mais comme vous le dites, ça n’a rien à voir avec l’évaluation du risque.
passage
26 janvier 2012
13h40
@dcsavard
Règle générale, j’aime bien Louis-Gilles Francoeur mais il me semble qu’il aurait fait oeuvre plus utile en questionnant les circonstances à l’origine de cette prise de position tout de même en décalage avec les résultats de la recherche scientifique et les organismes réglementaires reconnus.
Fernet_G
27 janvier 2012
16h16
BRAVO pour cet article, AQLPA ne connait pas son dossier et dit n’importe quoi.Ces 2 soit-disant experts n’en sont pas. Un technicien en réparation d’aéronefs et un prof à école de métier. Ce sont des fonctions louables mais pas des experts en électromagnétisme. Pour ma part, je suis ingénieur physicien, pas un expert mais je connais ça assez pour juger….
yvan_dutil
27 janvier 2012
19h15
Un point dont on ne parle jamais est le risque en valeur absolue. Je me souvint d’avoir lu un article ou l’on notait que si l’effet “détecté” par les études épidémiologiques étaient réel, cela voudrait dire qu’une seule leucémie par année serait causée pour l’ensemble du territoire britannique. Les chiffres pour la dangerosité de vivre près des centrales nucléaires sont exactement du même ordre.
dcsavard
29 janvier 2012
11h27
Amir Khadir, microbiologiste et physicien de formation demande un moratoire sur les nouveaux compteurs, mais il ne fait pas appel à ses connaissances scientifiques pour s’opposer aux compteurs, il table plutôt sur les études déjà citées et surtout sur les pertes d’emplois et le fait que les compteurs sont fabriqués aux USA.
yvan_dutil
30 janvier 2012
06h57
“M. Khadir dit comprendre les inquiétudes des citoyens face aux radiations électromagnétiques qui émanent de ces compteurs numériques de nouvelle génération, potentiellement cancérigènes selon l’Organisation mondiale de la santé.”
Hum, le reste de sa position est sensée au moins.
outback
31 janvier 2012
14h57
On s’entend pour dire qu’il faut pousser plus loin les recherches en santé. Les connaissances actuelles indiquent aussi que d’autres appareils (router, réseaux Wi-Fi publics, cellulaires, téléphones sans fil,, four micro-ondes) ont des puissances de 20 à 200 fois plus élevés. En conséquence, ceux qui sont vraiment inquiets devraient se faire un devoir de promouvoir aussi l’élimination de ces équipements surtout en milieu urbain. Mais je ne crois pas qu’ils auront ce courage et cette rigueur de peur de déplaire. C’est malheureux car encore une fois nous allons laisser la peur nous guider. Soit la peur des compteurs ou la peur d’aller jusqu’au bout du problème. Richard Chabot
AlainDigne
31 janvier 2012
18h50
Pour réponde à Monsieur Cliche,
Tout d’abord les normes de Santé Canada sont désuètes et date de 1940, il serait tout à fait normale qu’un nouvelle norme soit établie en fonction d’une exposition permanente aux RF. La seuil minimal d’exposition véhiculé à outrance par Hydro-Québec correspondait à l’époque à du matériel de guerre utilisé par des hommes de bonne constitution… normes révisées par des scientifiques européens avec raison.
«D’une part, la chaleur émise peut avoir des effets biologiques sur l’organisme (effets biologiques de source thermique). Ces effets sont réglementés par le Code de sécurité 6 de Santé Canada, qui est appliqué par Industrie Canada.
D’autre part, des effets biologiques peuvent résulter des harmoniques des émissions de radiofréquences ainsi que de la pulsation (modification du champ électromagnétique). Le Code de sécurité 6 canadien ne touche pas à ces effets.
Il est en effet reconnu qu’une série d’émissions pulsées a un effet biologique plus grand qu’une émission continue (analogique) dont la durée serait égale à la somme des émissions pulsées (c’est-à-dire des émissions on et off successives).
David E. McCarty et, à l’université d’État de la Louisiane, ont récemment établi de façon clinique qu’indépendamment de la durée des émissions, c’est la variation de champ elle-même, c’est-à-dire le fait d’allumer puis d’éteindre fréquemment et de façon successive l’émission de radiofréquence qui avait un effet sur l’organisme humain…» AQLPA
Plus de 75% des foyers des résidents de Villeray sont à l’intérieur des maisons, et dans certain cas, des personnes peuvent être exposées de longues heures à moins de 1 mètre de ces compteurs. Je vous défie M. Cliche de servir de cobaye et de vous exposer 24 heures aux radiofréquences et ce 365 jours par année, vous pourrez me dire alors si vous ne ressentez pas certains malaises. Mon compteur est dans ma cuisine où je me retrouve chaque jour pour préparer cuisiner et pour y manger, ne croyez-vous pas que j’ai raison de m’inquiéter?
Des chercheurs, médecins, scientifiques de par le monde ont démontré avec des études sérieuses, le risque pour la santé. http://www.cellphonetaskforce.org/?page_id=128
On m’impose une technologie qui va à l’encontre des politiques de développement durable du Ministère des ressources naturelles ou des engagements du Ministère de la santé et des services sociaux. On enfreint les droits et liberté et de sécurité des individus. On demande seulement qu’Hydro-Québec, en tant que «citoyen responsable», réponde aux questions de la population et à leurs inquiétudes avant de déployer les «compteurs intelligents» sur une grande échelle. Il est tout à fait légitime de remettre en question l’empressement d’Hydro-Québec dans ce dossier puisqu’elle semble avoir manqué de transparence et d’éthique sociale en omettant d’informer la population avant d’envahir leurs domiciles.
Pour ce qui est du sérieux de notre démarche, vous constaterez qu’il existe des gouvernements, des hommes de science et des médecins à travers le monde qui se sont penchés sur la question bien avant vous et moi.
http://www.ckoi.com/estrie/audioplayer-emission.php?mp3=122686
Les normes canadiennes datent de 2009, pas de 1940. Vérifiez vos faits avant de balancer n’importe quoi. Quant à votre défi, il est déjà relevé par l’humanité toute entière depuis l’aube des temps, puisque nous recevons 1600 µW/m^2 d’émissions radio du Soleil en permanence.
Vos histoires d’ondes pulsées sont en outre fausses, d’après le National Cancer Institute. Voir ici, ici et ici.
JFC